vendredi 5 août 2022
Et maintenant chantons !
jeudi 4 août 2022
Et maintenant chantons !
mercredi 3 août 2022
Et maintenant chantons !
mardi 2 août 2022
Et maintenant chantons !
lundi 1 août 2022
Et maintenant chantons !
vendredi 27 août 2021
Et maintenant chantons !
jeudi 26 août 2021
Et maintenant chantons !
mercredi 25 août 2021
Et maintenant chantons !
mardi 24 août 2021
Et maintenant chantons !
samedi 2 janvier 2021
C'est samedi : soyons musical !
Parce que ceci est notre premier rendez-vous musical de 2021, parce que vous êtes sur Soyons-Suave et parce que finalement nous n'avons pas vraiment besoin de raisons pour nous tourner une nouvelle fois vers Burt, les MP3 du weekend ne sont pas peu fiers de vous proposer, afin de débuter janvier, une compilation qui fait les délices de nos trajets en voiture depuis de longues semaines et que vous gardions au chaud en attente de la parfaite occasion.
Burt Bacharach donc. Encore ? Oui, encore. Et même toujours, serions-nous tentés d'ajouter, tant les surprises que semble nous réserver le maître absolu de la musique suave n'ont visiblement pas de limite.
Comme l'évoquait récemment un ami le soir d'ailleurs du réveillon, après peut-être un long drink de trop : "Finalement, Burt Bacharach, c'est comme mon tiroir à chaussettes, j'y découvre toujours quelque chose !". Et ce n'est pas complètement faux.
Nous vous proposons donc aujourd'hui de découvrir ce qui fut pour nous une révélation, mais que vous maîtrisez peut-être déjà parfaitement : les aventures du jeune Burt, à peine sorti des longues jambes de Marlene dont il fut l'accompagnateur et l'arrangeur jusqu'au début des années 60 mais avant qu'il connaisse le succès en compagnie de celui qui allait devenir son parolier attitré : Hal David.
Nous sommes entre 1955 et 1963, Burt veut composer et décrocher son premier hit. Comme n'importe quel aspirant compositeur, il produit beaucoup et vend occasionnellement des chansons à des éditeurs, sans connaître forcément l'identité de la glotte qui va s'emparer de ses croches. Les paroles n'ont d'ailleurs pour lui qu'un intérêt relatif. Il travaille avec qui veut bien mettre des mots sur ses notes et croise parfois des paroliers expérimentés, à l'image de Mack David, qui tente de convaincre son petit frère Hal de ne surtout pas s'engager dans la même carrière que lui.
Peine perdue, évidemment.
Où trouve-t-on donc les premières compositions de Burt d'avant "Make it easy on yourself" et "Don't make me over" ? Eh bien un peu partout à vrai dire : en face B de 45 tours, en plage 8 d'albums qu'il faut bien remplir, et parfois dans les juke-box puisque ces premiers pas sont tout de même formidables et rencontrent parfois un certain succès.
Sont-ce des tubes ? Pas encore mais presque, et le talent évident du futur pape de l'easy pousse même les dénicheurs de succès du monde entier à tenter les adaptations. Et en France nous sommes particulièrement gâtés.
Nous vous proposons donc 13 Burt d'avant Hal, que nous n'avions pour la plupart jamais entendu de notre vie, plus la mystérieuse version massacrée de "Make it easy on yourself", premier véritable tube de Bacharach et David, devenue par les Isley Brothers "Are you lonely by yourself" et le très rare "Baby it's you" des Shirelles chanté en anglais dans le texte par Sylvie qui ravira ses fans en devenant "Baby c'est vous".
Il y a Jane Morgan et Nancy Sinatra, de la série Z d'épouvante et Jo Stafford. Et même Marlena Shaw dans un titre qui échoua entre les mains d'Etta James. Inutile d'ajouter que finalement tout le monde est là pour la nouvelle année.
1. Gene McDaniels - Tower Of Strength
2. George Hamilton - Little Betty Falling Star
3. Helen Shapiro - Keep Away from Other Girls
4. Jane Morgan - With Open Arms
5. Jo Stafford - Indoor Sport
6. Patti Page - Keep Me In Mind
7. The Five blobs - The Blob
8. Andy Williams - Dont You Believe It
9. Petula Clark - Le tu sais quoi (VF de Indoor sport)
10. Sylvie Vartan - Baby its you
11. Nancy Sinatra - The Answer To Everything
12. Perry Como - You're Following Me
13. Marlena Shaw - Waiting for Charlie to Come Home
14. The Isley Brothers - Are You Lonely By Yourself
15. Orlando - Toute ma vie (VF de Tower of strength)
vendredi 6 mars 2020
Le vendredi, c'est Scarabées !
vendredi 20 décembre 2019
Et maintenant chantons !
samedi 10 juin 2017
C'est le weekend : soyons musical !
L'ultime curiosité de la bande son reste "God give me strength", coécrit par Burt Bacharach et Elvis Costello qui à la suite de cette collaboration connurent une lune de miel qui entraîna un album, une série de concert et un étrange phénomène d'identification de la part d'Elvis qui épousa par la suite une ravissante blonde du nom de Diana Krall quand 30 ans plus tôt, Burt ravissait Angie Dickinson.
Retrouvez donc ces 15 perles sous influences, avec en plus, la version du film de "God give me Strength" interprétée par Kristen Vigard qui double Illeana Douglas dans le film et qui ne figure pas sur l'album, plus de charmants groupes ayant disparus depuis mais qui font ici très bien ce qu'on attend d'eux.
Et selon les pistes ci-dessus avec une image qui s’agrandit, évidemment.
lundi 10 avril 2017
Et maintenant dansons !
vendredi 24 février 2017
Et maintenant dansons !
mercredi 22 juin 2016
Et maintenant chantons !
vendredi 15 août 2014
dimanche 20 octobre 2013
Les très suaves heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où Burt Bacharach se mit à détester les animaux.
Un an plus tard, Burt est de retour à la cérémonie des Oscars avec un nouvel espoir : "Alfie", composé pour le film du même nom et qu'on entend partout chanté par Dionne Warwick. Cette fois-ci, Burt frôle la dépression nerveuse, tant il estime que sa chanson n'a aucune chance.
Il faut dire que l'histoire entourant "Alfie" est littéralement rocambolesque. Les producteurs de ce film britannique souhaitant une chanteuse anglaise, on demanda donc à Cilla Black de l'interpréter et la chanson passa inaperçue. Pour la sortie américaine, on fit rapidement enregistrer le titre à Cher, qu'on entend donc au générique de fin, pendant que Dionne Warwick entrait en studio. Sa version grimpa à la 15e place quand Cher stagnait à la 32e. Tout cela était bien compliqué et l'Oscar fut remis à la chanson titre de "Vivre libre", composée par John Barry. C'était cette fois un gros lion qui abattait Burt. Fin du deuxième round.
Cela n'est pas grave car, contre toute attente, "The look of love" est en train de devenir un succès encore plus phénoménal chanté par Sergio Mendes et Brasil 66, qui est, en cette fin des années 60, l'un des plus gros vendeurs de disques du continent nord-américain. C'est ben simple, tout ce qu'enregistre Sergio (les Beatles, des brésiliens, des succès de Broadway) devient un hit et ce n'est pas pour rien que ce sont Mendes et les Brasil 66 qui viennent chanter "The look of love" aux Oscars.
La participation du compositeur brésilien à la cérémonie va asseoir considérablement sa popularité et permettre de faire découvrir aux téléspectateurs la beauté sidérantes de ses chanteuses dont nous reparlerons prochainement. Mais, Burt Bacharach ne combat pas ce soir là un charmant volatile ou un énorme félin : c'est à la faune toute entière qu'il fait face. L'Oscar est remis à la chanson titre de "Docteur Doolittle" et cela donne ceci :
Fin du troisième round. Dans de nombreuses interviews, Burt Bacharach expliquera que ses trois défaites en trois ans vont profondément l'affecter et motiver en partie son absence de la 41e cérémonie des Oscars. En 1968, Bacharach se tint aussi éloigné qu'il le put de Hollywood et sans doute du moindre animal.
Les belles histoires étant encore plus belles lorsqu'elles ont une fin heureuse, en 1970, Burt était de retour aux Oscars et à Hollywood avec la bande originale de "Butch Cassidy et le kid" dont personne n'a oublié une formidable promenade à vélo avec en fond, "Raindrops keep fallin' on my head"/"Toute la pluie tombe sur moi" si vous préférez Sacha Distel. Cette quatrième tentative fut la bonne : Burt décrocha enfin un Oscar. Champagne !
Une fois lancé, Burt ne s'arrêta pas et remporta un second Oscar en 1981 pour le thème de "Arthur", chanté par Christopher Cross. Entre temps cependant, il avait connu le pire échec de sa carrière avec la bande originale de "Horizons perdus", s'était brouillé avec Hal David et avait affronté au tribunal Dionne Warwick pour de sombres histoires de royalties.
Mais nous supposons qu'au milieu de tous ces tourments, il s'était réconcilié avec la gent animale. Lorsqu'il décrocha enfin la précieuse statuette en 1970, ce fut en battant un concurrent en particulier, la chanson "Come saturday morning" à laquelle nous avions consacré des mp3 du weekend ici-même. Ce titre était tiré du film "The Sterile Cuckoo" que nous traduirons sauvagement par "Le coucou stérile". Fair-play la victoire ? Mouais...