Si nous sommes heureux d'être de retour ce soir après notre petite escapade, c'est non seulement parce que nous vous retrouvons, mais aussi parce que nous pouvons dignement célébrer la victoire de Lady Cancan qui avec maestria, reconnut sans appel Samantha Eggar lors de notre dernier Quizz.
Très chère amie, c'est avec joie que nous écrivons cette semaine votre nom en noir sur gris sur nos pages et que nous vous disons bravo. Mais forcément une question nous taraude : que se passe-t-il avec Kranzler ? Une belle histoire ? Un beau roman ? Vivez-vous désormais en peuplant votre existence de photos mystères et de litres de tisane ? Et si c'était l'amour... ce serait beau, ce serait suave.
Précisons immédiatement ce que nous n'avons pas encore fait (mais que Lady Cancan n'oublia pas de citer) : la capture était bien extraite de "L'obsédé", alias "The Collector", le film que décida de tourner William Wyler à la place de "La mélodie du bonheur" ce qui n'est pas rien.
Adapté du premier roman de John Fowles, le film, s'il ne devint pas "Psychose" à la place de "Psychose" comme le souhaitait Wyler, lança en tout cas la carrière de Samantha Eggar qui n'avait pas fait grand chose avant cela. Double prix d'interprétation à Cannes, Golden Globe, il est facile d'imaginer que Samantha oublia devant cette avalanche de récompenses le cauchemar que fut le tournage, en partie parce que Terence Stamp la détestait et voulait Julie Christie. Et peut-être aussi parce qu'elle avait par le passé repoussé ses avances.
S'il serait possible de vous parler longuement des adaptations des romans de Fowles et notamment de l'inénarrable "Jeux pervers" / "The Magus", préférons malgré tout revenir sur Samantha Eggar parce que cela permet de bien jolis clichés.
Presque inconnue en 1964, star en 1965, Samantha quitta son Angleterre natale pour s'installer à Los Angeles et devenir l'espace d'un moment le nouveau visage d'Hollywood. Quelques superproductions plus tard, elle va s'installer à la télévision jusqu'à devenir incontournable. C'est d'ailleurs là qu'on peut encore la croiser, à 78 ans, toujours chic et parfois encore rousse.
Une chose est certaine : dans les années 60 et les années 70, Samantha était bien jolie et surtout terriblement fraîche, et nous vous renvoyons pour le vérifier aux merveilleux films super 8 de Roddy McDowall que d'ailleurs nous n'avons pas visionnés depuis longtemps.
Ah Simone ! Ah Roddy ! Ah Malibu et Samantha... C'était suave mais c'était en 1965.
Terminons sur une note moins suave : vous savez peut-être que le roman et le film "L'obsédé" inspirèrent de nombreuses autres œuvres cinématographiques parmi lesquelles "Le Silence des agneaux".
Ce que l'on sait moins dans l'Hexagone est que Fowles et Wyler servirent de guide à de nombreux tueurs en série aux Etats-Unis. La page Wiki de "L'obsédé" vous mènera à eux. Nous, nous préférons collectionner les papillons. Comme Samantha, nous sommes prêts à le jurer.