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lundi 30 août 2021

vendredi 9 juillet 2021

Jean-Claude Pascal était l'invité de la semaine...


 



















Oui mais voilà, c'est fini. En tout cas c'était très chouette de sa part d'avoir dégagé un peu de son temps afin de passer cette semaine avec nous, et avec panache. 

Il est cependant comblé en découvrant qu'il sera remplacé dès lundi par Grace Jones. Rien à voir, donc. Inutile de dire qu'il va y avoir du Grrr et de la coupe courte. A lundi. 

Et maintenant chantons !


Terminons cette semaine musicale et amoureuse par ce que vous attendez tous (si si) : non seulement le récapitulatif à télécharger de toutes les merveilles entendues depuis lundi (accompagnées de quelques ajouts) mais également deux curiosités qui vont confirmer que vraiment, "Nous, les amoureux" fut et continue d'être une grande chanson. 

La variété yougoslave est-elle assez présente sur nos pages ? Nous pensons que non, aussi accueillons le francophile Vice Vukov (mais comment peut-on se prénommer Vice ?) qui dès 1961 permettait aux Balkans de chanter l'Eurovision, avant de représenter la Yougoslavie en 63 et 65 au concours puis d'être banni et interdit d'antenne dans son pays pour ses revendications trop croates. 






















Dans un genre beaucoup moins polémique, c'est en juin 61 que les Riff, formation vocale comme il y en eut quelques unes dans les années 60 et dont les membres étaient souvent interchangeables, enregistra cette fort jolie version de "Nous, les amoureux", sous la direction de leur créateur, Jean-Michel Riff, alias le Ray Conniff français que nous vous avions déjà présenté. 

"Nous, les amoureux" fut donc LE TUBE de 1961 et connait depuis quelques temps une sorte de renaissance. Totalement oublié pendant des années, il accompagnait il y a quelques semaines la vidéo de la nouvelle campagne de Santé Publique contre les discriminations et était repris par un candidat de The Voice dans une version atroce dont on se dispensera aisément.

Heureusement pour nos oreilles, il reste tout ce que nous avons savouré cette semaine et que vous pourrez télécharger ci-dessous, avec en prime quelques versions instrumentales et chantées inédites. 


 

 




Ne dites rien, c'est normal. 

Le trio du jour.




Parce qu'à trois c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous rappeler trois éléments importants concernant notre invité de la semaine, à savoir, selon les illustrations ci-dessus : 

1. Très discret sur sa vie privée, il était pourtant de notoriété publique, enfin dans les milieux concernés bien entendu, que Jean-Claude vivait en fait avec Jean Chevrier, acteur et également chanteur, époux de Marie Bell (pour les photos donc) et qui connut un dernier succès au théâtre au début des années 60 aux côtés de Sophie Desmarets dans " Adieu Prudence", qui sera également le dernier succès sur les planches de Jean-Claude en 1985 avec Françoise Christophe. 

2. Acteur, producteur, chanteur, Jean-Claude Pascal qui fut styliste pour Dior ou chez Hermès avant de devenir comédien avait une passion dévorante pour le tricot, auquel il consacrera les dernières années de sa vie et qui lui valait déjà en 63 d'être le "tricot célébrité" de "Mon ouvrage Madame".

3. Si l'envie vous prenait d'aller déposer un bouquet ou un paquet de king size (jamais sans ma cigarette) sur la tombe de Jean-Claude Pascal dans le cimetière du Montparnasse, sachez enfin qu'il n'y repose pas du tout malgré la plaque semblant l'indiquer puisqu'il fut incinéré et ses cendres dispersées dans la baie du Mont Saint Michel (et un peu aussi dans la baie d'Hammamet)


Soyons plastique !


 

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et avec Michèle Morgan, ils vous disent bonjour ! 

jeudi 8 juillet 2021

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et il vous dit bonsoir. Et à demain. 

Et maintenant dansons !


Une nouvelle fois, nous allons pouvoir vérifier aujourd'hui ce que nous écrivons chaque année, à savoir que le véritable succès d'une chanson, avant 1980, bien entendu, se calcule bien plus au nombre de versions instrumentales enregistrées qu'au nombre réel de 45 tours vendus. Souvenons d'un temps où un hit, même modéré, était aussitôt repris par d'innombrables orchestres de danse, dont les noms sont aujourd'hui oubliés à jamais. Enfin presque. 

Jazzman, compositeur, chef d'orchestre et créateur de la marque de consoles et amplificateurs Freevox (nous acceptons plus de renseignements sur le sujet qui nous échappe un peu), Gérard Poncet et son orchestre évolua, et ceci est précisé sans méchanceté aucune, dans une sorte de catégorie bis tout en étant extraordinairement actif. Il y eut Raymond Lefebvre et Dalida, Franck Pourcel et Lucienne Boyer, Paul Mauriat et Mireille Mathieu. Il y eut aussi Gérard Poncet et des tas de gens certainement formidables.




































































En 1961, Gérard enregistrait donc forcément le succès de l'année, en nous permettant de le placer enfin dans une catégorie définie : le slow moderato. 

Le second d'une longue liste de chefs d'orchestre se tournant également vers "Nous, les amoureux" a sans doute moins besoin d'une présentation. La moustache, certainement. 






















le trio du jour.




 










Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois fois trois Jean-Claude au naturel. 

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et il vous dit bonjour ! 

mercredi 7 juillet 2021

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 


















Et il vous dit bonsoir. Et à demain !

Et maintenant chantons !


Nous commencions à l'évoquer hier, avec ses paroles qui rendent pourtant impossible l'identification de genre des amants qu'elle évoque, la chanson "Nous, les amoureux" séduisit finalement assez peu d'interprètes masculins (Jean-Paul Mauric) mais fit un tabac auprès des glottes féminines, peut-être plus enclines à chanter les amours contrariés. La femme, on le sait, peut être parfois un peu mélodramatique.

Dès 1961, et alors que Jean-Claude Pascal savoure tout juste sa victoire à l'Eurovision et le Luxembourg son premier trophée (Le Grand Duché en remportera 5 et que des tubes), deux jeunes femmes vont graver "Nous, les amoureux" et à chaque fois pour leur première galette : Nicole Croisille et Isabelle Aubret. 
























Imaginons un monde dans lequel Isabelle Aubret n'a pas encore rencontré Jean Ferrat et Nicole Croisille Pierre Barouh, dans lequel Isabelle ne sait pas encore qu'elle passera un certain nombre d'années dans des unités de soins intensifs et Nicole sur les planches des salles aujourd'hui communales. Imaginons enfin un monde dans lequel tout est possible et le meilleur forcément devant nous. 

En toute honnêteté, "Nous, les amoureux" ne fera pas grand chose pour la carrière des deux chanteuses qui devront attendre un peu avant de connaître le succès. Ce sera rapide pour Isabelle qui en 1962 va remporter à son tour l'Eurovision avec "Un Premier Amour", et pour la France, merci. 

Nicole, qui ne trouve pas vraiment de place dans l'univers musical hexagonal du début des années 60, va traverser l'Atlantique, y rester quelques années mais reviendra à Paris avec l'irrésistible envie de susurrer des "Chabadabada". Ce sera en 1966, merci Francis Lai. Mais en attendant ce sont deux belles versions qui s'affrontent en 1961, jazzy en diable pour Nicole et slow qui tue pour Isabelle,  mais avec toujours un seul vainqueur : Jean-Claude !

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et il vous dit bonjour ! 

mardi 6 juillet 2021

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et il vous dit bonsoir. Et à demain ! 

Et maintenant chantons !


Nous passons, comme vous ne pouvez l'ignorer depuis hier, la semaine en compagnie de "Nous, les amoureux", succès Eurovision 1961 et titre qui propulsera Jean-Claude Pascal en tête des hit-parade et nous allons aujourd'hui nous arrêter sur cette composition de Jacques Datin et Maurice Vidalin, couple très prolifique qui composera, entre autre, pour Edith Piaf, Patachou, Jacqueline François ou Juliette Gréco, une liste qui fleure bon la variété française de qualité, la Piste aux étoiles et Tante Yvonne écoutant tout cela sur son petit transistor en attendant le retour du grand Charles. 

A vrai dire, "Nous, les amoureux" demeure le plus gros succès de Datin et Vidalin, qui séparément, allèrent tout de même écrire la musique de "Cécile" pour Nougaro (Datin) ou les paroles de "Paris en colère" pour Mireille M. (Vidalin). Et ensemble offrir des "Boutons dorés" à Jean-Jacques Debout ou une "Julie" à Marcel Amont. Et là, nous sommes franchement dans "La Chance aux chansons". 

En tout cas, en 1961, leur composition pour Jean-Claude Pascal, avec lequel ils n'avaient jamais collaboré, fit l'unanimité et le Luxembourg, via RTL, plébiscita la chanson pour le sixième concours Eurovision de la chanson remporté l'année précédente par "Tom Pillibi" d'André Popp. Et Jacqueline Boyer, évidemment. 
























Parce qu'il y a toujours des choses passionnantes à raconter dès lors qu'on évoque l'Eurovision, pour ce même concours de 1961, la France était représentée par Jean-Paul Mauric, chanteur varois qui avait remporté la sélection devant Isabelle Aubret et la Suisse par la franco-italienne Franca di Rienzo, très jolie voix et épouse du chef d'orchestre et arrangeur Christian Chevallier, et future touche féminine des Troubadours, groupe folk français qui sévit jusqu'en 1977. 

Arrivant respectivement 4e et 3e avec, encore respectivement "Printemps, avril carillonne" pour Jean-Paul et "Nous aurons demain" pour Franca, il est très amusant de remarquer que lorsqu'il fut temps de graver sur disque leurs hymnes européens, on leur suggéra également de reprendre "Nous, les amoureux" sur le même 45 tours, un affront, si vous voulez notre avis. 

Dans les semaines qui suivirent la victoire de Jean-Claude Pascal, "Nous, les amoureux" se retrouva donc sur trois disques, celui du vainqueur et ceux de deux des perdants, offrant d'ailleurs une des rares interprétations masculines autre que celle de Jean-Claude du titre dont s'emparèrent essentiellement des interprètes féminines. Mais tout cela c'est pour demain. Attention, ça craque ! 


Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


































Et il vous dit bonjour ! 

lundi 5 juillet 2021

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et il vous dit bonsoir. Et à demain ! 

Et maintenant chantons !


Puisque nous passons cette première semaine de "Soyons-Suave en été" en compagnie de Jean-Claude Pascal, il était inimaginable de ne pas le retrouver en tête d'affiche de notre saga musicale  hebdomadaire, et avec quoi d'autre que "Nous, les amoureux", l'hymne crypto-gay qui lui permit en 1961 de remporter l'Eurovision (Yeahhh) mais pour le Luxembourg (Bouhhh). 

Définitivement suave dans sa vie de tous les jours, Jean-Claude savait-il exactement ce qu'il chantait en évoquant ces amoureux qu'on voudrait séparer, qu'on menace de l'enfer et qui espèrent que l'heure sonnera des jours moins difficiles où ils pourront enfin s'aimer ? La réponse est oui ! C'est du moins ce qu'il confiera dans son autobiographie en 1986, "Nous les amoureux" allant aussitôt rejoindre la cohorte des chansons arc en ciel à message caché, juste à côté du "Jardin extraordinaire" de Trénet et son ode aux rencontres entre messieurs dans le jardin des Tuileries. 

Grâce à cette composition et à ce succès, Jean-Claude verra s'ouvrir les portes d'une carrière discographique juste au moment où celles de sa carrière cinématographiques commençaient à se refermer. Merci donc aux créateurs, Jacques Datin pour la musique et Maurice Vidalin pour les paroles et dont nous allons parler jusqu'à vendredi. Mais en version studio, cela donne quoi déjà ? 

Jean-Claude Pascal est l'invité de la semaine...


 



















Et il vous dit bonjour !