Nous serions un peu prompt à l'oublier mais lors de son ouverture en 1952, l'hôtel casino Sahara, toujours en activité ce qui est également à signaler, inaugura l'ère des mamouths du divertissement qui transformèrent en quelques années, le désert du Nevada en enfer du jeu. Bien avant le Caesar palace, le MGM grand ou le Sands, ne parlons même pas du Tropicana, du Mirage ou du Bellagio, le Sahara proposa une piscine olympique, des attractions de première catégorie (Marlene Dietrich en exclusivité) et un décor à thème, pour faire simple : africain.
Ceci explique d'ailleurs que la salle de spectacle de l'hôtel se nomme la Congo Room (vision africaine très globale donc, en non simplement nordiste) et que pour rester dans le coup au début des années 60, elle s'offrit même les Beatles, qui durent pourtant jouer au Convention Center de la ville, les 600 places de la Congo ne permettant pas de répondre à l'hystérie suscitée par ces quatre jeunes gens.
N'étant pas forcément le premier nom qui vienne à l'esprit lorsqu'on pense célébrités en concert à Vegas, le Sahara promettait pourtant au début des années 70 qu'il y avait toujours une superstar dans ses murs, et même si certains noms ont depuis sombré dans l'oubli, retenons Sonny and Cher ou Johnny Mathis pour en être convaincus. Mais que nous révèlerait une enquête un peu poussée sur les têtes d'affiche du Sahara alors ? Voyons cela :
Bon. De vieilles gloires MGM en panne de films (Donald O'Connor, Ann Blyth ou Jane Powell), des latin lovers (Fernando Lamas), des chanteuses perdues mais sur le chemin de la rédemption (Betty Hutton), des survivantes des big band des années 40 (Martha Raye) et des curiosités exotiques (Charo) : peut-on vraiment dire qu'il y avait en permanence une superstar au Sahara ?
Si nous ajoutons à cela qu'en ce moment même, le Sahara propose un spectacle "Magic Mike XXL" alors que le Caesar accueille Adele, le Resort Katy Perry et le Flamingo Wayne Newton (qui en est donc à son 50 000e show), nous pouvons en conclure que parfois, la publicité ne dit pas totalement la vérité.
Contrairement à ce que certains peuvent croire, nous aimons lorsque c'est net et sans bavure. La semaine dernière, 9 minutes après la mise en ligne du Quizz, Nina annonçait que l'inconnue sans doute virevoltante était Jane Powell et malgré des doutes sans doute de modestie, le mystère tombait.
Nina, vous êtes l'éclair du lundi soir, le Speedy Gonzales de l'énigme, la flèche du Quizz. Comment donc ne pas voir une nouvelle fois votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages ? C'est un plaisir. C'est un plaisir mérité. C'est un plaisir mérité et à renouveler. Bravo.
Sorti en 1948 et film dont la capture est tirée, "A date with Judy" alias "Ainsi sont les femmes" est une douce nouillerie comme la MGM en produisit des wagons, surtout d'ailleurs sous la présidence de Louis B Mayer qui trouvait qu'il n'y avait jamais assez de films familiaux à la Metro.
Et malgré la présence d'une juvénile Jane Powell, d'une ensorcelante Liz Taylor, d'une exotique Carmen Miranda, d'un viril Robert Stack et d'un presque décédé Wallace Berry, reconnaissons qu'il est un peu difficile aujourd'hui de visionner "A date with Judy" sans avoir prévu de faire autre chose en même temps, tant le film vous laisse l'esprit libre à, par exemple, la fabrication d'une tourte à la moelle, ce qui faisait longtemps.
"Ainsi sont les femmes", dont le titre est intéressant puisque le scénario ne met en scène que d'excitées adolescentes, est pourtant un exemple du savoir-faire MGM de la fin des années 40, une production honnête sans être pour autant fastueuse, adapté d'un feuilleton radiophonique à succès mais avec des costumes d'Helen Rose, des coiffures de Sidney Guilaroff et des chorégraphies de Stanley Donen.
La chose n'avait visiblement qu'un seul but, continuer de mettre sur orbite Jane Powell et Elizabeth, encore fraîches dans l'écurie et d'utiliser ce que le producteur Joe Pasternak et le réalisateur Richard Thorpe avaient sous la main, à savoir une touche exotique, Carmen Miranda et Xavier Cugat, un jeune premier encore inconnu, Stack, quelques seconds rôles que plus personne n'a besoin de diriger et une antiquité du studio, Wallace Berry, qui décédera 6 mois plus tard.
Apparemment amies véritables, Jane et Elizabeth avaient pourtant trois ans de différence et il est toujours spectaculaire de réaliser que, des deux, c'est Liz la plus jeune. Dans "A date with Judy", elle semble avoir 20 ans quand Jane parait pousser sur 14, en réalité Jane venait de fêter ses 19 ans quand Liz n'en avait que 16.
C'est aussi cela, la magie du cinéma. Wallace Berry, qui joue le père de Jane avait alors 63 ans, le même âge que George Cleveland qui joue dans le film le grand-père. Et en découvrant que Robert Stack avait lui déjà 29 ans, on comprend pourquoi les scénaristes décidèrent d'achever sa romance avec Liz par cette vibrante déclaration : "mon amour attendra que tu sois majeure".
Jane et Liz sont en tout cas bien mignonnes et il est rassurant de savoir qu'elles purent se serrer les coudes face à Wallace Berry, connu pour être le partenaire le plus épouvantable de l'histoire d'Hollywood.
Et soudain nous ne savons plus si nous vous avons rappelé que Jane est toujours parmi nous et qu'elle a 88 ans. Une jeunette comparée à Suzy Delair qui aura 100 ans le 31 décembre mais une octogénaire vibrante et toujours charmante. Le lyrique, nous ne voyons que cela comme secret de conservation.
Par contre, la manche courte, nous ne sommes pas sûrs...
N'allez pas croire que nous en tirons de hâtives conclusions mais il apparaît qu'une fois encore, certaines suaves créatures aient attendu que nous soyons en vacances pour disparaître, en catimini comme Andréa Parisy ou avec plus de retentissement comme Micheline Dax.
En elles-mêmes, ces disparitions, aussi tristes soient-elles, n'entravent pas la bonne marche de ce blog puisque vous savez, suaves visiteurs, que nous donnons rarement dans la nécrologie... ce qui nous a toujours semblé logique étant donné que 90% des personnes apparaissant sur nos pages sont déjà décédées. Mais enfin, Micheline, 90 ans, Andréa, 78 ans, et dans un genre différent, Bob Hoskins, 71 ans, nous avons l'intuition que les octogénaires doivent frémir, pris entre deux feux.
En fait pas du tout. A respectivement 80, 81, 82, 84, 84, 85 et 88 ans, Richard, Michael, Debbie, Gene, Tippi, Jane et Angela vont parfaitement bien, assument fièrement l'âge d'une retraite qui ne sonnera qu'avec le chant du cygne.
Ah et bien sûr il y a Kim Novak. Qui assume peut-être un peu moins bien. Mais 81 ans quand même.
Absolument ! On joue avec Croquette, on court dans les vagues et on fait griller des chamallows. On est donc, l'espace d'un instant, presque normal, avec à peine la présence de quelques photographes... A peine...
Sachant depuis fort longtemps que "l'excès en tout est un défaut" et que "rien ne sert de courir il faut partir à point", nous devons vous rappeler que dans l'optique d'une silhouette optimale au plein coeur de l'été, la fin de l'hiver est la période parfaite pour entreprendre une politique de grands travaux.
Cinq mois d'exercices en douceur et rééquilibrage alimentaire vaudront toujours mieux que de se faire coudre les lèvres 15 jours avant votre première apparition en maillot. D'autant que les professeurs ne manquent pas et qu'il faudrait une très grande mauvaise volonté pour ne pas trouver, dans la diversité des suaves méthodes proposées, celle qui sera la plus adaptée à vos besoins.
Perfection du corps mais également beauté de l'intérieur, vous prendrez également soin de vous muscler l'âme, ce qui est une évidence. Votre aura, aussi, a droit au bikini sans honte.