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lundi 2 août 2021

Et maintenant chantons !


Attention pour cette 5e saga musicale, nous abordons comme vous ne pouvez l'ignorer en jetant un coup d'oeil ci-dessus, un standard absolu, le divin "My heart belongs to daddy" de Cole Porter, créé en 1938 mais dont Marilyn offrait en 1960 une sorte de version définitive, en collant et gros pull et accessoirement Yves Montand dans la pénombre. 

Petit rappel toujours utile : avec "Let's make love", alias de façon bien plus édulcorée "Le Milliardaire", Marilyn tournait son avant dernier film complet puisque son dernier film officiel, "Something's got to give" ne fut jamais achevé. Oeuvre un peu étrange et musicale pour quelqu'un qui ne souhaitait plus chanter et danser dans une production, il est difficile pourtant de se lasser des passages musicaux de "Let's make love" et en particulier de cette ode à Papa. 




















Nous allons donc passer la semaine non pas en compagnie de Marilyn mais de "My heart belongs to daddy", qui grâce à elle se doit de débuter par "Mon coeur est à papa, you know, le propriétaire" ce qui ne fut pas du tout le cas à la création de la chanson. 

Mais d'ailleurs cette introduction, où est-elle ? Eh bien elle arrive puisque pour d'obscures questions de droits, il est impossible de trouver le numéro dans son intégralité sur Youtube. Un ami a cependant eut la bonne idée de le découper en deux parties. 

Vous serez donc gentils de tout remettre dans l'ordre, merci. Mais qu'elle était belle...

lundi 3 juin 2019

La fin du Quizz de Mirabelle.


















Alors là, nous applaudissons des deux mains parce qu'à moins d'une intervention divine, il fallait être particulièrement perspicace, ou un immense fan du programme, pour être capable d'identifier sans faillir Simone Signoret dans l'épisode de "What's my line ?" daté de novembre 1961. 

Kranzler, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et gageons que vos rivales et rivaux doivent se réjouir lorsque vous êtes hors-jeu à chaque victoire. Ce sera le cas ce soir. Profitez-en ! En tout cas mille bravos. 





Si vous venez de regarder l'épisode ci-dessus, vous savez que la partie avec Simone débute à 15m40, si ce n'est pas le cas, déplacez le petit curseur jusqu'au moment approprié. 

En 1961, "What's my line ?" en est à sa 11e année d'existence et le programme de jeux préféré des américains a encore quelques beaux jours devant lui puisque, annulé par CBS en 1967, il renaîtra en 1968 pour s'éteindre finalement en 1975, mais est-il vraiment mort ? 

C'est ce dont on peut douter en découvrant que la chaine Youtube qui lui est consacré propose plus de 700 émissions et comptabilise un nombre de vues qui pourrait rendre jaloux n'importe qui. Sans compter les rediffusion diverses, les compilations, les hommages enamourés. En fait, "What's my line ?" est toujours aussi populaire et il est assez facile de comprendre pourquoi. 






































Comme beaucoup d'autres choses quasi éternelles (la roue, l'eau chaude, Amanda Lear...), "What's my line ?" proposait un concept d'une grande simplicité : un panel de quatre personnalités, surveillé par un maître de cérémonie avenant et drôle, posait des questions à des invité(s) afin de découvrir leur profession, le "line (of work)" du titre. Mais une fois par émission, le panel se bandait les yeux puisque entrait alors une célébrité dont il fallait alors démasquer l'identité. 

Alors si évidemment on se branchait sur CBS pour découvrir quelle star de magnitude interplanétaire allait faire son apparition vers la fin du show, on regardait surtout "What's my line ?" pour ses membres permanents : le présentateur John Daly et les trois invités perpétuels : la comédienne Arlene Francis, la journaliste de radio et presse écrite Dorothy Kilgallen et l'éditeur Bennett Cerf, fondateur de rien moins que Random House.

Il était difficile avec ce quatuor, agrémenté chaque semaine d'un invité, de faire plus new-yorkais, plus chic et plus élégant, naviguant au quotidien dans les plus hauts cercles de la culture et de la politique américaine. D'ailleurs peu d'invité(s) mystères leur ont résisté et on pleure encore aujourd'hui en en observant la liste interminable : 




















Pour en revenir à Simone Signoret, en 1961, elle venait de remporter l'Oscar de la meilleure actrice pour "Les Chemins de la haute ville", était en chemin pour l'Irlande où elle allait tourner avec Laurence Olivier dans "Le Verdict" et avait fait trembler le monde entier dans "Les Diaboliques". Mais c'est en tant qu'épouse d'Yves Montand, alors sur scène à New York qu'elle était invitée. 

Trois semaines avant cette apparition, c'est Yves Montand qui s'était prêté au jeu de l'invité mystère de "WML?". Démasqué très rapidement, on le félicita néanmoins pour sa participation au show, qu'on jugea courageuse considérant sa mauvaise connaissance de l'anglais. 

Si vous voulez notre avis, nous voyons plus de courage chez Simone qui venait jouer en souriant quand personne n'ignorait les infidélités d'Yves avec Marilyn. Mais ce n'est que notre point de vue bien entendu. 








lundi 12 novembre 2018

La fin du Quizz de Vincent.























C'était il y a déjà une éternité et pourtant nous n'avons pas oublié. Quoi donc ? Mais la rapidité avec laquelle Kranzler démasqua Yves Montand, de dos, dans "Le Milliardaire" de George Cukor, qui en 1960, permettait au crooner d'origines transalpines de réaliser son rêve à Hollywood et accessoirement de tromper Simone avec une certaine Marilyn. 

Kranzler, voyez votre nom cette semaine en noir sur gris sur nos pages et recevez nos félicitations et notre admiration. Huit minutes, c'est pratiquement un nouveau record. Bravo. 




































Aujourd'hui encore, "Le milliardaire", alias "Let's make love" alias, inflation oblige, "El Multimillionario" demeure un film étrange qui donne l'impression d'être coincé entre plusieurs temporalités. Il est évident qu'il s'agit là d'un pur film de studio à l'intrigue un peu poussiéreuse, inspirée d'ailleurs d'un petit succès de Madeleine Carroll et Dick Powell de 1937, partant du principe qu'un quiproquo est toujours rigolo. 

Mais il est difficile de ne pas y voir une sorte de production "fin de règne", qui convoque d'ailleurs le temps d'une petite scène Bing Crosby, Gene Kelly ou Milton Berle, et une chanson de Cole Porter, "My heart belongs to daddy", composée en 1938 !

Gardons enfin en tête que la Fox, pour laquelle Montand était loin d'être le premier choix, imposé finalement par Arthur Miller après les défections de Gregory Peck ou Rock Hudson, y vit l'occasion de lancer, après Charles Boyer et Louis Jourdan, un nouveau French Lover qui n'était attendu par personne. 





















Evidemment, la sortie du "Milliardaire" fut quelque peu obscurcie par l'annonce d'une aventure entre Montand et Marilyn, pratiquement sous les yeux de Simone et surtout du monde entier, une humiliation dont Signoret aura du mal à se remettre et qui inaugurera les fissures dans l'union Marilyn - Arthur Miller. 

Après cela, Marilyn ne tournera que "Les désaxés", Montand mettra rapidement un terme à sa carrière américaine et Cukor, après l'arrêt de "Something's got to give", aura un très joli chant du cygne avec "My fair Lady" en 1964. La suite, jusqu'à son décès en 1983, est un peu plus anecdotique. 




































A chaque visionnage de "Let's make love", nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une pensée émue pour Frankie Vaughan, dont la présence au générique du film provoqua de nombreux "Mais qui est-ce ?" et autre "Pourquoi ?". 

Vedette du music-hall britannique, essentiellement pour ses reprises de succès US, Vaughan était tranquillement installé dans les hit-parades anglais lorsque son manager pensa qu'il était temps pour lui de conquérir l'Amérique. Un petit tour à Hollywood et puis s'en va : le public ne s'intéressa pas du tout à un nouveau crooner au pays des crooners. Il retourna donc en Angleterre et fit sa dernière apparition sur scène en 1985 dans "42nd street" avant de décéder en 1999. 






















Une légende tenace raconte que lors du départ de Vaughan pour tourner "Let's make love", le magazine musical New Musical Express titra en énorme "Frankie goes to Hollywood", ce qui, quelques années plus tard, inspira un groupe de Liverpool à prendre ce nom et à inviter le monde à se relaxer. 

C'est une très belle histoire qui laisserait penser que Frankie Vaughan a un peu marqué l'histoire de la musique. Mais il semblerait que cela soit faux. Nous sommes donc doublement tristes, comme à chaque fois que quelqu'un aurait pu mais n'a finalement pas du tout.