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vendredi 13 septembre 2024

Et maintenant chantons !


Version lente, très lente ou légèrement plus primesautière, "The End of a love affair" va étonnement traverser les décennies et même s'offrir une cure de jouvence à l'orée des années 70 grâce à de jeunes pousses qui vont lui offrir un radical lifting. 

Radical, certes, mais doux et agréable : notre chanson de la semaine va parfois sentir bon les embruns californiens alors qu'attablé à Santa Monica, on sirote un Singapore Sling, se tinter d'une touche Brazil toujours appréciée ou d'un accent fort frenchie. 


Vous n'aviez jamais entendu parler de Jean-Paul Vignon ? Rassurez-vous, nous non plus. Et pourtant : une belle carrière à Paris puis aux USA dans les années 60 et un duo avec Farrah Fawcett dont nous reparlerons forcément tant il est suave et inattendu. 

Il manque forcément une version étrangère à notre saga et ce qui tombe bien, c'est que seuls les français s'y sont risqués. Dès 1953. Et avec Mademoiselle de Paris elle-même, the French chanteuse, la parisienne de plus d'1m40 (donc après Edith Piaf) la plus connue au monde : Jacqueline François.


Après une semaine d'amour qui s'achève, vous êtes peut-être un peu mélancolique et nous vous comprenons puisque cela nous gagne également. Mais point d'inquiétude : notre amour, à nous, est toujours aussi vif et voilà pourquoi, une fois encore, nous vous proposons de réunir d'un clic tout ce que nous avons entendu depuis lundi. 








Et pour tout télécharger au format zip, normalement, vous savez comment faire. Sinon, c'est à désespérer. 

jeudi 25 juillet 2024

Et maintenant chantons !


Si nous évoquions hier la grand invasion britannique de 1964, et la folie pour tout ce qui pouvait être british en ce milieu des années 60, et qui fut relativement profitable à "You came a long way from St Louis", il serait évidemment fâcheux de ne pas évoquer qu'au même moment se déroulait une autre révolution, cette fois sur le territoire américain et qui n'allait pas tarder à se répandre à la surface de la planète. 

Grande année décidément que 1964 : au moment où les Beatles mettait un pied aux USA, dans un studio d'enregistrement de Detroit, les Supremes enregistrait sans grand enthousiasme "Where did our love go", sans enthousiasme puisqu'elles héritaient, encore une fois, d'une chanson refusée par d'autres artistes Motown plus célèbres, en l'occurrence ici les Marvelettes.

Après trois années de labeur acharné et de singles qui n'allaient nulle part (n'étaient-elles pas surnommées les "no hits Supremes" ?), enfin le trio voyait le bout du tunnel. "Where did our love go" monta jusqu'à la première place du top 100 et suivirent 4 autres numéro 1 consécutifs, du jamais vu. La Motown était lancée, les artistes noirs enfin bankable et le R'n'B le roi du monde. 


Très très blanche à sa création, dans les années 60, "You came a long way from St Louis" devient blues, soul, un peu rock n'roll et donc très rhythm and blues, ce qui est facilement confirmé par des versions que vont livrer Etta James, Gloria Lynn ou Della Reese mais calmons-nous puisque nous gardons Della pour demain. 

Mais la preuve irréfutable qu'un titre est à présent parvenu à séduire à peu près tout le monde, peu importe ses origines, sa couleur de peau et la puissance de sa glotte est évidemment lorsqu'il entre au catalogue de la Motown, interprété par deux des plus grandes stars du label. 1965 : Marvin Gaye, Mary Wells. C'est l'extase.