En rotin ? C'est malin !
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jeudi 21 décembre 2023
mercredi 20 décembre 2023
mardi 19 décembre 2023
lundi 12 juillet 2021
Le trio du jour.
Parce qu'à trois c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous inviter à considérer sérieusement le pouvoir de la ligne !
lundi 23 décembre 2019
La fin du Quizz de Bruno et un peu de l'Anonyme aussi...
Pour une fois, nos prédictions se sont avérées exactes : il n'aura fallu que 9 minutes à Nina, au grand désespoir de Gatsby et Chipie IV, pour démasquer Jane Wyman dans le sapin et accessoirement "Tout ce que le ciel permet" de Douglas Sirk.
Nina, qui voit son nom en noir sur gris sur nos pages cette semaine, est donc l'héroïne de ce Noël 2019, comme elle a pu l'être d'on ne sait même plus combien de Quizz, ce qui fait sans doute d'elle la Tsarine absolue de la photo mystère. Nous sommes donc au-delà des félicitations et des bravos. Vous êtes en fait notre cadeau. Merci !
Sorti en 1955, "Tout ce que le ciel permet" dans lequel Jane Wyman est une jeune veuve un peu esseulée et Rock Hudson un jeune jardinier paysagiste, ne doit pas être confondu avec "Le secret magnifique" du même Douglas Sirk, dans lequel Jane Wyman est une jeune veuve un peu esseulée et aveugle et Rock Hudson un futur brillant chirurgien.
Le premier est en fait à considérer comme la suite du second, disons que devant le succès du "Secret...", il sembla judicieux de réunir la même équipe et de retenter sa chance, ce qui, pour la seconde fois, donna un générique béni des dieux : Jane Wyman, Rock Hudson, Agnès Moorehead, Sirk à la réalisation et Ross Hunter à la production.
Une chose est sûre : "Tout ce que le ciel permet" est le film ultime pour un suave Noël. C'est du moins notre avis et permettez-nous de vous dire que nous le partageons.
Sachant que "All that heaven allows" est un de nos films de chevet et que nous en avons maintes fois parlé sur Soyons-Suave, nous ne vous ferons pas l'affront de disséquer avec la superficialité et la mauvaise foi qui nous caractérise ce chef d'oeuvre.
Précisons simplement pour ceux qui ne l'aurait jamais vu (est-ce envisageable ?) mais sont quelque peu cinéphiles que vous le connaissez pourtant, puisqu'il est la source d'inspiration première de "Far from Heaven" de Todd Haynes, de "Tous les autres s'appellent Ali" de Fassbinder et que la biche à la fin du générique d'ouverture de "8 femmes " d'Ozon lui doit beaucoup.
S'agitant entre boules et guirlandes, profitons plutôt de la présence de Jane Wyman pour vous suggérer quelques idées décoration spéciales fêtes, ce qui n'est jamais inutile.
Et puis le grand jour est presque là. Illustrations :




Si avec tout cela, Noël n'est pas suave...
mercredi 19 décembre 2018
mardi 18 décembre 2018
lundi 10 décembre 2018
17 fois Cécile Cassard ?
mercredi 5 décembre 2018
La question suave du jour : ne manquerait-il pas quelque chose sur cette photo ?
C'est incontestablement la question qu'a dû se poser la graphiste, illustratrice et collagiste (si si) espagnole Susana Blasco avant de se lancer dans la formidable série intitulée "Antihéros" qui incarne pratiquement tout ce que nous aimons : un peu less is more, beaucoup de récupération et surtout énormément de "Mais comment ne pas y avoir songé avant ?".
Suaves visiteurs, vous devez savoir, à ce stade de notre relation, que nous résistons difficilement à un suave collage. Susana est donc définitivement notre nouvelle amie. Illustrations :
Susana Blasco, qui expose aux quatre coins de la planète quand elle ne s'occupe pas de sa boutique Etsy, est active sur Instagram. Elle conçoit une couverture de magazine le lundi, une affiche le mercredi et une édition limitée pour le site d'art "Le timbre" le vendredi.
Elle prend de plus le temps de s'occuper de ses cheveux, qu'elle porte en cascade et réfléchit à des pixélisations minute. Non vraiment, cette femme est formidable.
lundi 3 décembre 2018
17 fois Cécile Cassard ?
Non, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois ce qui nous fait vraiment fantasmer en ce moment, c'est à dire une chambre à coucher et un lit, ce sera déjà hautement satisfaisant.
samedi 16 juin 2018
Les très Suaves Heures de l'Histoire contemporaine : le jour où on demanda à une réfugiée de dessiner un pingouin.
En 1941, rien, mais vraiment absolument rien ne peut laisser supposer à Elizabeth Friedlander que sa vie va être agréable et pour cause. Née à Berlin en 1903, elle a du fuir l'Allemagne après la montée au pouvoir de Hitler puisqu'elle est juive et s'est un temps réfugiée en Italie.
Elle pense être saine et sauve mais le vote de lois antisémites par Mussolini l'oblige à fuir une nouvelle fois et alors qu'elle espère rejoindre les Etats-Unis, seule l'Angleterre lui offre un visa. Sans parler un seul mot d'anglais, elle arrive à Londres où elle devient femme de ménage. Elle va avoir 40 ans, elle est seule, elle passe ses journées avec un balai : qu'attendre donc de l'existence ?
Le salut d'Elizabeth Friedlander va venir du très beau poète et éditeur Francis Meynell dont les traits réguliers et le charme certain n'ont ici que très peu à voir avec la suite. Libéral, franchement même socialiste et ardant défenseur de la cause féminine, Francis détient une information concernant Elizabeth et surtout son passé : elle n'est autre que l'auteur de la police de caractères "Elizabeth", au départ baptisée "Frielander" mais que les nazis à Berlin ont expurgé de ses sonorités israélites.
Car Elizabeth Friedlander est l'une des première femme graphiste en Allemagne et au monde. Elle a travaillé à Francfort pour l'éditeur Bauer pour qui elle a créé le "Elizabeth Antiqua". Obligée de se réfugier en Italie, elle a été l'une des principales illustratrices de la maison d'édition Mondadori à laquelle nous devons aujourd'hui des magazines tels que Grazia ou Closer mais qui diffusait alors "La divine comédie" de Dante.
Parce qu'on ne peut laisser une artiste telle que Elizabeth laver les sols à grandes eaux, sur les recommandations de Meynell, elle est embauchée par le Ministère de la défense britannique qui lui demander de réaliser de faux documents signés de la Wehrmacht. Très habile, elle devient rapidement une des têtes pensantes du département de lutte contre la propagande nazie tout en commençant à intéresser les éditeurs britanniques.
Et c'est finalement à la fin de la guerre que Elizabeth va voir sa vie changer lorsque l'éditeur Penguin, qui depuis 1936 a introduit le livre de poche en Angleterre va lui proposer un contrat. Attachée tout d'abord à la branche "édition musicale" du groupe, elle dessine des dizaines de motifs pour les partitions Penguin pour étendre ses activités à l'ensemble des départements. Elizabeth est devenue madame Penguin et les collectionneurs s'en frottent encore aujourd'hui les mains.
Jusqu'à sa mort en 1984, Elizabeth Friedlander va donner naissance à des milliers de compositions qui vont devenir des papiers peints, des tissus, des couvertures de livres, des cartes, des affiches. Elle œuvrait même à plus de 80 ans pour les commerçants de la petite ville irlandaise où elle avait pris sa retraite en leur dessinant gracieusement des encarts publicitaires et des cartes de visites.
Mais l'heure de gloire de ce génie méconnu du graphisme fut certainement lorsque son employeur lui demanda de revisiter le logo de la maison Penguin à l'occasion de son 25ème anniversaire.
Cela ne lui prit, raconta-t-elle, que quelques instants. C'est depuis longtemps un classique du graphisme.
Pauline Paucker mit un peu plus longtemps pour rassembler la documentation nécessaire à la parution du seul et unique ouvrage consacré à Elizabeth, "New Borders", réalisé à partir des milliers d'archives que laissa la graphiste après sa mort à l'Université de Cork, en Ireland. C'est une merveille. Et un bonheur n'arrivant jamais seul, on commence à organiser des expositions Friedlander et un documentaire a même vu le jour récemment.
Et si nous ajoutons que nous avons, en plus trouvé notre nouveau papier peint...
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