Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, "Soyons-Suave en vacances" est heureux de débuter cet été par une belle histoire.
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lundi 6 juillet 2020
Le Trio du jour.
Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, "Soyons-Suave en vacances" est heureux de débuter cet été par une belle histoire.
mercredi 19 septembre 2018
La question suave du jour : alors, les séries de l'été ?
Comme personne ne l'ignore, les séries américaines sont diffusées généralement en saison qui, contrairement à celles chères à Vivaldi et aux attentes téléphoniques, ne sont pas au nombre de 4 mais de 2.
Pour faire simple, il y a généralement la saison officielle qui va de septembre à mai, réservée aux énormes choses qui parfois durent depuis 12 ou 15 ans et puis il y a la rigolote saison d'été, de juin à août, pendant laquelle les chaînes et diffuseurs lancent les séries événements, chères et donc courtes ou à l'inverse les nouveautés dont personne ne sait vraiment quoi faire.
Cet été, nous avons été gâtés puisqu'il y avait un peu de tout et comme nous avions du temps et un nouveau site de streaming assez réactif, nous nous sommes copieusement gavés.
Autant commencer immédiatement par nos chouchous, "Killing Eve" et "Pose", diffusés respectivement sur BBC America en mai et sur FX en juin et juillet, ont été nos énormes plaisirs de l'été et nous ont confirmé que Sandra Oh est magnifique et les créatures que nous affectionnons tant le mercredi définitivement suaves.
"Pose" est à ce jour la série la plus transgenre jamais produite, écrite et interprétée. Rappelons qu'en mars dernier et pour sa première incartade en territoire trans, TF1 confiait le rôle de Louis(e) à... Claire Nebout. Mais comme le soulignait une de nos connaissances parfois acerbe : "Plus personne ne la connait donc théoriquement, personne ne se souvient que c'est une femme".
Si vos souvenirs des mois de juillet et août sont encore frais, vous vous souvenez certainement qu'il y fit bien chaud, avec des températures idéales pour rester à l'intérieur une partie de la journée à regarder une série glaçante. Produite par Hulu, "Castle rock" est une sorte de condensé d'oeuvres diverses de Stephen King et fut particulièrement adaptée pour sombrer dans d'agréables siestes. Disons-le, c'est très lent.
Quant à "Sharp Objects" de HBO, qu'Amy Adams a annoncé ne pas vouloir reprendre pour une saison supplémentaire tant son personnage l'avait littéralement plombée, (journaliste, alcoolique, internée, violée, s'auto-mutilant), eh bien Amy nous ôte littéralement les mots des doigts puisque "plombé" était notre choix numéro 1 afin de décrire ce qui restera comme la plus belle compilation de flash-backs jamais vue à la télévision.
Si l'aventure vous tente, prenez votre mal en patience puisque l'intrigue policière n'est résolue qu'à la fin du générique de fin du dernier épisode.
Nous ne dirons pas grand chose des quatre séries ci-dessus puisque nous avons abandonné après un seul épisode mais il faisait sans doute un peu moins chaud et on nous proposa certainement d'aller barboter à des heures indues mais moins étouffantes.
Si cependant vous êtes intéressés par une jeune fille qui prend l'apparence des gens qui l'entourent, par une ancienne obèse bien décidée à se venger des gens qui se sont moqués d'elle, par une femme forte qui va apprendre à vivre avec ses kilos et par des lycéennes qui disparaissent dans l'outback australien (évidemment, "Picnic at Hanging rock" est l'adaptation en série de "Picnic at Hanging rock"...), alors n'attendez plus.
Privilégiant les nouvelles séries aux saisons deux ou trois ou quatre, sauf exceptions notables, nous avons cependant jeté un oeil aux nouvelles aventures de Offred qui nous ont tenu en haleine environ 30mn. N'ayant aucun goût pour les supplices, même montés de toute pièce, nous avons donc laissé la "Servante écarlate" à son triste sort. De sources sûres, on s’ennuie ferme dans cette deuxième saison et on s'arrache les cheveux dans les 5 dernières minutes du dernier épisode. Tout ça pour ça donc.
"Westworld" pour sa part sera le détenteur du KO de l'été et nous parlons de nos neurones qui n'ont rien, mais alors rien compris aux quarante premières minutes de l'épisode 1 de la saison 2. Mais il n'est pas impossible qu'une part de responsabilité revienne aussi au Gin Rhubarbe que nous évoquions lundi. C'est même fort fort probable.
Il y a évidemment beaucoup de choses que nous n'avons pas vu, parce que nous n'en avions aucunement envie ou parce qu'il y avait alors beaucoup plus excitant au programme. Et voilà, déjà septembre et la reprise de la saison régulière. Non franchement, il nous faut de nouvelles vacances.
lundi 9 octobre 2017
17 fois Cécile Cassard ?
Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois un membre du casting du reboot de "Dynastie", ce sera déjà hautement satisfaisant.
Surtout lorsqu'on découvre que Heather Locklear est devenu vénézuélienne et gay.
mercredi 27 septembre 2017
La question suave du jour : que penser de la fin de la série "Teen Wolf" ?
Si nous serons à priori d'accord qu'à des fins éditoriales, il serait absurde de répondre "Rien" à la question du jour, annonçons la terrible nouvelle à celles et ceux qui n'en sauraient rien : il y a deux jours, après 6 saisons et exactement 100 épisodes, l'inénarrable épopée lougaresque de MTV, "Teen Wolf", a tiré sa révérence.
Cela était annoncé depuis des mois, le public en émoi et les fans en pleurs savaient que cette saison serait la dernière mais tout de même, imaginons le déchirement pour beaucoup d'adolescentes et encore plus de messieurs ayant largement dépassé l'adolescence lorsque le dernier générique se mit à dérouler.
A priori, "Teen Wolf" n'était supposé être que l'adaptation par MTV du film qui faillit lancer Michael J Fox (mais sortit 15 jours avant "Retour vers le futur") et qui pouvait devenir le "Buffy contre les vampires" des téléspectateurs de la chaîne musicale, c'est à dire une série fantastique pour ado où on a un peu peur tout en se demandant qui va coucher avec qui.
Il y avait le gentil lycéen qui se fait mordre et découvre qu'il n'est pas aisé d'être un loup garou, son meilleur ami sarcastique et un peu maladroit et sa fiancée qui, le monde est ironique, est en fait issue d'une famille tuant depuis des générations les loups garous. Il y avait aussi de jeunes acteurs sympathiques, de la musique dont les titres apparaissaient à l'écran (très pratique). Il y a avait donc de grandes chances pour que cela soit sans réel intérêt ni suavitude particulière.
Nous ne remercierons jamais assez Jeff Davis, le créateur du show, d'avoir permis que "Teen Wolf" soit bien plus que cela et comme cela se dit dans les milieux spécialisés "Thanks heaven for gay showrunners", qu'on peut traduire très littéralement par : "une série n'est jamais aussi bien placée qu'entre les mains d'un producteur gay".
Dès sa première saison, "Teen Wolf" s'imposa comme le plus grand n'importe quoi homoérotique jamais tourné et il est certain qu'un jour, on écrira une thèse sur l'usage de la métaphore non voilée dans cette série et ses multiples influences sur les jeunes esprits du monde entier. On a déjà dû, d'ailleurs, écrire cette thèse, nous ne voyons pas comment cela puisse être autrement.
Alors que vous venez de survoler une partie du casting masculin des 6 saisons de "Teen Wolf" et qu'il est possible de se demander s'il y eut en fait des actrices dans la série (la réponse est oui mais c'est totalement anecdotique), saluons tous ces jeunes gens qui passèrent des heures, non seulement en salles de sports mais surtout à courir torse nu dans les bois, à grelotter nus sous des douches, à rester attachés à des grilles, ligotés dans des sous-sols.
Pensons à ces carrières qui furent lancées par un tee-shirt lacéré ou une morsure profonde et gouleyante. Nous ne connaissons pas exactement le nombre de comédiens de moins de 30 ans, si possible imberbes et possédant un IMC de 2,6 qui furent utilisés pendant 6 ans par la production mais nous pensons qu'il y a de quoi approvisionner les 200 prochains films d'André Téchiné. Facile !
Devons-nous donc être triste de voir cette ode à la jeunesse, au sport et au bondage s'achever alors que le monde a besoin, parfois, de torses glabres et de références abdominales stables ? Eh bien non, car, d'une part, comme personne ne l'ignore, toutes les bonnes choses doivent savoir s'arrêter, et d'autre part, il semblerait que "Teen Wolf" ait rempli sa mission.
Tout d'abord, comme tout bon tremplin qu'est une série TV, "Teen Wolf" a propulsé ce qu'elle devait faire éclater, c'est à dire les carrières de Colton Haynes et Dylan O'Brien vers le grand écran. Colton se perd, certes, en peu sur Instagram, mais en devenant le héros du "Labyrinthe" et de "American assassin", Dylan peut espérer quelque chose.
Et puis surtout, "Teen Wolf" a démontré qu'il était finalement dangereux de jouer avec la nature. Avant la série, Tyler Posey, Cody Christian et Ryan Kelley étaient trois jeunes comédiens, qui aimaient rire, boire des bières en chemises de flanelle et rentrer le soir chez eux auprès de leurs fiancées.
Après 6 années à être huilés, gonflés, déshabillés, épilés et filmés entre les jambes de préférence, il ne se passe pas une semaine sans qu'un des trois n'égare fortuitement une sexe tape sur internet, ce qui contribua au succès de Kim Kardashian mais qui, aux dernières nouvelles, n'a jamais espéré remporter un Oscar.
Il était donc temps que tout cela s'arrête et que ces messieurs reprennent un peu leurs esprits et un monde un peu moins érotisé. Car ce n'était en fait que de la télévision. C'était pour rire. En tout cas, pendant 6 ans, nous, nous avons bien ri.
lundi 22 mai 2017
17 fois Cécile Cassard ?
Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une série du moment à suivre ou pas, ce sera déjà hautement satisfaisant.
samedi 11 février 2012
Soyons-Suave vous fait gagner 90mn.

Dans son immense suavitude, Soyons-Suave vous propose de gagner 90mn (c'est une moyenne) en vous présentant en 5 photos, un film un peu éloigné de nos suaves préoccupations quotidiennes, garanti sans Joan, Bette ou Lauren et que par conséquent vous pourrez vous abstenir de voir. Comme nous vous en présentons les grandes lignes et la fin, vous pourrez cependant en parler. Ne dites rien, cela nous fait plaisir.
Cette semaine, nous avons regardé pour vous "Les araignées attaquent", également disponible sous le titre plus efficace de "Ice Spiders", réalisé en 2007 par Tibor Takacs. Même si vous vous en doutez un peu, de quoi est-il question ? Voyons cela en 5 instants choisis.
La jeune équipe olympique de ski alpin américaine se rend dans une petite station de l'Utah afin de pouvoir s'entraîner sérieusement en prévision des jeux. N'en disons pas plus, non seulement parce que l'intérêt est ailleurs mais surtout parce qu'on ne reverra pratiquement plus cette joyeuse bande de comédiens installés sans doute par erreur dans l'intrigue.
Ce que tout le monde ignore, c'est que dans une base ultra secrète de l'armée non loin de là, des scientifiques sont parvenus à faire muter génétiquement des araignées, si bien qu'elles se sont échappées en dévorant tout le monde à l'exception d'une spécialiste en anorak Gucci qui comprend qu'elle doit prévenir les touristes de la station des dangers qui les guettent.
Heureusement, à la station, devant les cadavres très entamés que l'on découvre, on comprend qu'il se passe quelque chose d'anormal puisque les ours hibernant et les loups n'étant plus qu'un lointain souvenir, seul un prédateur inconnu, mais dangereux, peut être responsable du carnage.
Mais il est trop tard : les araignées attaquent et plus aucune piste verte n'est désormais sûre. Les skieurs sont dévorés, les amateurs de luge déchiquetés : il est grand temps d'intervenir de façon radicale, contre l'avis du responsable de la mutation qui voit en ces arachnides assoiffées de chair une avancée technologique majeure.
Ce sera au moniteur de ski, ancienne star de la descente, que reviendra l'honneur de décimer les tueuses, en les menant dans une vallée où l'armée, enfin convaincue que ces choses sont dangereuses, va pouvoir jouer de l'explosif. Une seule araignée en réchappe mais elle est capturée : tout le monde peut donc enfin se détendre et rire de cette incroyable aventure.
Nous le savons : il faut se méfier des foires aux DVD et surtout des triples programmes. Et pourtant nous n'avons su résister à cet alléchant coffret regroupant, pour la modique somme de 3 euros, "Ice Spiders", "Mosquito" et "Komodo". L'équipe de Soyons-Suave aime globalement les sciences et particulièrement l'altération des codes génétiques. Comment donc ne pas céder...
Et finalement nous ne le regrettons pas : "Ice Spiders" se prête assez idéalement à une soirée entre amis dont l'enjeu est de boire un dry martini ou autre suave long drink à la moindre incohérence scénaristique. Pensez simplement à prévoir beaucoup de gin puisque vous allez fréquemment shaker.
Que "Ice Spiders" fasse partie de ces films où les méchants sont ceux qui portent des lunettes et des cols cheminée et où tous les militaires ont des biceps de la taille d'un cuisse moyenne n'est pas ce qui est le plus remarquable : le film a en fait été produit pour la chaîne "Sci-Fi" plutôt riche en navets et réalisé par l'homme responsable de "Megasnake", "Mosquitoman" et "Viper". Tout ceci est donc cohérent.
Il est beaucoup plus intéressant de remarquer que, sans doute par souci de compréhension, les araignées, au nombre peut-être de 6, sont toutes identifiables par un code couleur qui les fait vite passer, surtout lorsqu'elles se déplacent à plusieurs, pour quelque chose comme des Power Rangers à 8 jambes. Force jaune, force verte, force rouge : ils sont tous là et il ne sont pas contents.

Un membre du casting qui n'a pas dû également être content, mais pour des raisons bien différentes, est Patrick Muldoon, dont nous n'avons jamais oublié la fin tragique dans "Starship Troopers" où il se faisait littéralement aspirer le cerveau par une tique géante. Sans être une immense célébrité, Patrick a tout de même joué "Le roi Lear" au théâtre, il possède son groupe de rock et a un temps ressemblé à cela ce qui témoigne de certaines qualités.

Dans "Ice Spiders", dans le rôle d'un ancien champion de ski, brisé par un stupide accident et une fracture du genou et usé par la vie, il ressemble à cela ci-dessus. Était-il nécessaire de s'acharner ainsi sur ses cheveux ? Usé ne veut pas dire qu'il ne prend pas soin de sa toison.
Il hérite en tout cas de la meilleure scène du film : attaqué au sein même de l'hôtel de la station par Force Verte, il s'en débarrasse en la tuant à l'aide d'une tête de cerf empaillée. Nous vous disions il y a peu que les trophées revenaient en force.
Dans le rôle du commandant chargé de protéger la base scientifiques des intrus, il est amusant de retrouver quelqu'un que nous avions totalement oublié, Thomas Calabro qui fut pendant 7 ans Michael Mancini dans "Melrose Place". Nous nous disions que pour quelqu'un qui a dépassé la cinquantaine, il porte fièrement son âge jusqu'à ce que nous tombions sur sa photo illustrant un article sur les hommes et le Botox.
Mais nous sommes surtout restés en arrêt lorsqu'au détour d'une scène et d'une attaque arachnéenne, Thomas rencontre la jeune scientifique en combinaison Gucci, seule survivante des araignées mutantes. Ces deux visages, nous les avions déjà vu côte à côte... Mais bien sûr : dans "Melrose Place" justement !

Ce n'est pas la première fois que cette comédienne nous joue des tours et nous avons immédiatement compris qu'il était inutile d'attendre l'apparition dans "Ice Spiders" de l'ancienne miss America, reine des dancefloor des années 90 et accessoirement méchante officielle dans "Ugly Betty". Il existe deux Vanessa Williams et dans "Ice Spiders", ce n'est pas celle que nous espérions.


Brusquement l'affiche publicitaire annonçant la diffusion du film sur "Sci-Fi" et surtout son sous-titre sont devenus clairs : en gros, "ils pensaient que Melrose Place était empoisonné, ils n'avait encore rien vu". Il nous est alors revenu à l'esprit que Patrick Muldoon, aussi, avait officié dans la série. "Ice Spiders" n'est pas un film c'est une réunion d'anciens combattants, à l'issue de laquelle, en plus, personne ne meurt.

Vous trouverez sans aucun doute possible une bien meilleure utilisation aux 3 euros que vous n'allez pas dépenser en ne vous ruant pas sur "Ice Spiders", mais nous vous tenons bien sûr au courant des qualités éventuelles de "Komodo" ou "Mosquito".
Ce film nous a étrangement donné envie de revoir les araignées géantes de Louise Bourgeois mais en mangeant une glace. C'est un peu plus suave. Qui a dit "snob" ?
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