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lundi 26 octobre 2020

Et maintenant chantons !


Pour le grand malheur de nos collègues de brocante, nous avons rapidement déniché un électrophone et ce 45 tours, qui tourna donc sans arrêt pendant deux jours avant d'échapper à une tentative de meurtre sur notre personne. 

mardi 14 juillet 2020

Et maintenant chantons !



































Écrite on ne sait quand ni par qui mais gravée sur disque pour la première fois en 1931, "Maladie d'amour" devient un immense succès en 1948 lorsque Henri Salvador, jusqu'alors chanteur comique et membre des collégiens de Ray Ventura, l'enregistre sur son premier 78 tours, qui comprend également "Clopin clopant". Ce qui est assez savoureux puisque la composition de Pierre Dudan et Bruno Coquatrix sera également un immense succès pour Jean Sablon. 

Ahhhh, Jean Sablon ! Pendant des années, le Bing Crosby français et accessoirement le Rhett Butler (la moustache) de la libération était simplement pour nous un monsieur un peu trop souriant et aux cheveux un peu trop noirs pour être honnêtes, qu'on croisait à la tv dans des émissions de variétés, avec l'impression qu'il avait (ce qui n'était pas totalement faux) trois décennies de plus que tout le monde...  

Nous nous giflons aujourd'hui d'avoir songé "Tiens, on a sortit pépé" lorsque nous contemplons avec un respect gigantesque la carrière hallucinante du frère de Germaine, pour qui Cole Porter composa, qui fit salle comble pendant 40 ans de Rio à Beyrouth en passant par Sidney, qui accompagna les premiers pas de Carmen Miranda à Broadway et refusa tout contrat à Hollywood afin de pouvoir continuer à mener sa vie comme il le souhaitait, c'est à dire avec son compagnon américain Carl avec lequel il vécut ouvertement pendant 57 ans.

Et du coup, forcément, la première photo qui suit prend tout son sens. 



























Si la version qu'enregistre Jean Sablon de "Maladie d'amour" en 1950 ferait sans doute se lever quelques sourcils aujourd'hui (cultural appropriation, you know...), le crooner français va en tout cas beaucoup faire pour la popularité de la biguine martiniquaise puisqu'il se produit dans le monde entier et l'inscrit très vite à son répertoire sans fin.

Notons que c'est en créole qu'il choisit de l'interpréter, ce qui demeure un peu folklorique. A quand de véritables paroles en français ? Contrairement à ce qu'on peut lire à droite ou à gauche, ce n'est pas à Sacha Distel que l'on doit en 1957 la première "Maladie d'amour" en langue de Molière mais aux innombrables formations qui vont, la même année que Jean Sablon, c'est à dire 1950, faire résonner cet air dans l'hexagone.

L'exemple qui nous touche le plus est la version qu'en grave Bernard Hilda et son orchestre (à ne pas confondre avec Hilda Bernard, qui est une chanteuse argentine, quant par ailleurs Bernardo Hilda n'est autre que Bernard Hilda pendant sa période espagnole). Autre personnalité dont la vie est un appel au biopic, Bernard, né à Paris d'un père ayant fui les pogroms en Russie, va être élevé aux USA, puis revenir apprendre la musique à Paris et va devenir un des chefs d'orchestre les plus courus de la Libération et plus tard le monsieur musique de La Piste aux Etoiles.




































En 1950, Bernard Hilda officie dans l'un des plus prestigieux night-club de la capitale, le Dancing des Champs Elysées et a embauché comme chanteuse l'une de nos plus chères amies, Jane Morgan, qui commençait alors une carrière qui allait durer presque 40 ans.

Lorsqu'elle connaîtra enfin le succès dans son Amérique natale en 1957 avec une version en anglais du "Jour où la pluie viendra " de Bécaud, elle enregistrera dans la foulée des wagons de 33 tours dans lesquels Paris n'est jamais bien loin et se fera un plaisir de reprendre, évidemment, "Maladie d'amour", qui est entre temps devenu un tube international et un incontournable aux USA.

Mais ça, c'est pour demain. Aussi pour patienter, vite Jane et un Brushing !



vendredi 13 juillet 2018

Line Renaud était l'invitée de la semaine...


































Mais voilà, c'est fini, de toutes les façons elle a beaucoup de choses à faire aussi il serait inconvenant de la garder, comme ça, tout l'été. 

Elle est de toutes les façons ravie de savoir qu'elle sera remplacée, dès lundi prochain, par David Lee Roth. Autant vous dire qu'il va y avoir de la crinière et du pantalon moulant. Suave weekend à toutes et à tous. 


Line Renaud est l'invitée de la semaine...


































Et elle vous dit bonjour !

mercredi 30 avril 2014

La question du jour : comment vont les octogénaires ? Deuxième partie.






Comme nous l'écrivions il y a peu à propos de leurs collègues anglosaxons, les octogénaires hexagonales vont elles-aussi très bien, alertes, vives et à respectivement 80, 81, 82 et 82, 85, 86 et 87 ans, Françoise, Liliane, Leslie, Anouk, Line, Jeanne et Judith ne semblent pas prêtes à s'arrêter. 

Oh et bien sûr il y a Regine qui a même décidé de tout recommencer. A 84 ans et pas une ride...

vendredi 12 août 2011

Serions-nous passés à côté de Jean Sablon ?





Nous avons eu beau chercher : pas la moindre photo en maillot, en short, en bras de chemise, Jean Sablon n'aura donc pas droit au libellé "Beefcake" et vous voilà privé d'un peu de peau mais enfin tout de même : Jean Sablon ! Le Bing Crosby français !



A la différence d'autres messieurs apparus ici-même, nous ne sommes pas confrontés à un inconnu, bien au contraire : voilà des années que Jean Sablon nous accompagne occasionnellement, par correspondance, sous la pluie, sans nous voir, insensiblement et beaucoup d'anecdotes le concernant nous sont familières. Oui sa moustache est due à Clark Gable, oui il connaissait Carmen Miranda avec laquelle il avait partagé une scène de Broadway, oui il était fou de bossa-nova et du Brésil; il fit d'ailleurs ses adieux à Rio. Et bien sûr il y a le micro, qu'il fut le premier à maîtriser, au point que Sinatra le citait en exemple de suavitude extrême.

Sommes-nous naïfs ? Peut-être... En tout cas, ce à coté de quoi nous sommes totalement, absolument, résolument passés jusqu'à présent fut sa vie quelque peu dissolue puis soudainement rangée et exemplaire, au bras du GI américain qu'il rencontra, non après la guerre comme nous le pensions mais dès 1937, merci Philippe, et avec lequel il forma, pendant 50 ans, un couple de roman qui repose sous la même pierre tombale dans le caveau familial au cimetière Montparnasse.


Affirmons donc que nous sommes vraiment passés jusque là à côté de Jean Sablon, ce qui est impardonnable quand on observe rétrospectivement certaines photos. Line Renaud et Judy Garland ? Un sourire extatique ? Oui, Jean Sablon était très suave.

mardi 26 juillet 2011

La question suave du jour : Casino de Paris ou Alcazar ?






En accordant évidemment une pensée émue à Mistinguett, Joséphine Baker ou Zizi Jeanmaire, la question du jour est pour nous insoluble. Après une étude approfondie de ces quelques affiches, les deux nous semblent très femme, très plumes, très paillettes, très gai.

Et il ne nous semble pas suave d'avoir à choisir entre plaisirs, frénésies et caresses.

lundi 6 juin 2011

Et maintenant dansons !




Noir et blanc ou couleur, rien ne peut rivaliser avec le Twist, excepté... Quoi ?... Le Hully Gully !