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mercredi 18 août 2021

Et maintenant chantons !


Tube de 1950 par Tony Martin et surtout Patti Page, "I don't care if the sun don't shine" qui sonne tellement comme un titre des années 40 qu'on pensa dès sa sortie à une reprise, connut une petite carrière dans les années qui suivirent sa création mais franchement, rien de bien spécial dans les années 50, à l'exception de la curiosité qui ouvre ce billet : sa présence dans "Scared Stiff", 9e film sur 17 du tandem Dean Martin - Jerry Lewis en 1953. 

Tout en se demandant s'il fallait s'appeler Martin pour s'emparer de la composition de Mack David, il semble à la réflexion logique que Dean chante "I don't care..." dans ce film de George Marshall, puisqu'il y interprète un crooner (surprise) et que la chanson est un appel à la croonerie. Et si "Scared Stiff" n'est franchement pas une merveille inoubliable, le propos est croquignolet : Lizabeth Scott y hérite d'un château hantée à Cuba ! Et tout le monde s'y rend pour y chasser les fantômes. Et rencontrer au passage Carmen Miranda ! 

Oui, cela fait beaucoup d'informations pour un film mineur qui se fera étriper à sa sortie (il faut dire que c'est la 4e fois que la Paramount recycle le scénario) mais c'est le dernier film de Carmen et l'un des premiers de Dorothy Malone qu'on aperçoit au début de la vidéo. Et il est toujours plaisant de regarder et d'écouter Lizabeth Scott, l'autre Lauren Bacall, dont la rivalité à ses débuts sur scène avec Tallulah Bankhead est donnée comme la source d'inspiration de "All about Eve". Quand même ! Et ne parlons pas des rumeurs sur ses escapades dans les cabarets lesbiens parisiens qui lui coutèrent en partie sa carrière. 





































Chanson pour chanteur de charme, "I don't care..." n'inspirera pas d'autres interprètes célèbres dans les années 50 si ce n'est Don Cherry mais qui est autant connu pour sa glotte que pour ses talents de golfeur, et les choses ne s'arrangeront pas dans les années 60 puisque c'est Eddie Fisher qui se souviendra de ce titre, Eddie Fisher dont nous ne savons jamais trop quoi penser, comme chanteur s'entend.

Comme homme, souvenons-nous qu'il abandonna son épouse Debbie Reynolds et ses enfants pour fauter avec une Elizabeth Taylor fraichement veuve. Mais qui sommes-nous pour juger ! Et puis le titre de l'album ci-dessous ne parle-t-il pas pour lui...


Avant d'aborder les choses sérieuses dès demain (si si), remercions pour finir "I don't care..." pour nous avoir fait découvrir une énième formation vocale des années 40 et 50, les Crew Chiefs, au moment où nous pensions en avoir fait le tour. 

A l'image de "Scared Stiff", rien de bouleversant ici, une sorte de sous-Modernaires qui accompagna à peine Glenn Miller mais surtout les survivants de son orchestre après le crash de son avion en 1944. Cependant, les harmonies sont jolies et illustrent que si on a bien écouté les Pied Pipers, on peut toujours produire quelque chose de décent. 

lundi 13 juillet 2020

Le Quizz de l'été volume 2.

Comme chaque été, le Quizz du lundi prend sa forme estival c'est à dire qu'il n'est plus question de rendre son identité à un invité ou une invitée mystère mais d'identifier un film à partir de captures qui en sont issues.

Si au départ, il n'y a pas grand monde sur les photos, plus les jours passent, plus elles se peuplent. 

Vous identifiez le film dès lundi, vous remportez trois points, deux points si vous parvenez à cela grâce aux indices du mercredi et un seul grâce à ceux du vendredi. En fin d'été, nous faisons le compte et couronnons la triomphatrice ou le triomphateur de l'été.



















Souvenez-vous que cet été, nous explorons des films à tendance très musicale et allons jusqu'à des chefs d'oeuvre... en tout cas pour nous. Une idée ? Trois points quelqu'un ? A vos cellules grises !





































Quant au Quizz de la semaine dernière, il s'agissait bien de "The Gang's all here", alias "Banana Split", le film qui nous permit en une seule fois de faire la connaissance de Carmen Miranda, Alice Faye, Charlotte Greenwood, Benny Goodman et Busby Berkeley... et peut-être même du technicolor. 

Bravo à Gatsby qui emporte les 3 premiers points de l'été. Mais le chemin est encore loin jusqu'à la couronne. Ou la banane.


lundi 23 janvier 2017

La fin du Quizz d'Ana Maria.





































Suaves visiteurs, vous découvrez peut-être un peu ébahis que le Quizz de la semaine dernière était diabolique puisque notre inconnue peroxydée n'était autre que Carmen Miranda, qu'on a connu, admettons-le, beaucoup plus brune. 

Mais Nina veillait et elle voit son nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages puisqu'elle sut rendre son identité à la bombe du Brésil qui fit que plus jamais, on ne regarda les corbeilles de fruits de la même façon. Nina, vous remportez à ce propos une caissette d'ananas et deux régimes de bananes, dont vous ferez, au choix, un smoothie, un dessert rafraîchissant ou un turban pour sortir. En tout cas, bravo ! 

































































Sorti en 1947, "Copacabana" est loin d'être le film le plus célèbre dans lequel joua Carmen Miranda et c'est même pratiquement un chant du cygne puisque rejoignant juste après la MGM pour embellir deux comédies musicales avec Jane Powell, en 1953, elle apparaissait pour la dernière fois sur les écrans, dans "Scared stiff" avec Jerry Lewis et Dean Martin, film, pour le coup, que tout le monde a oublié. 

Pourtant sur le papier, "Copacabana" était excitant ; association inédite de Carmen et Groucho Marx, qui apparaissait d'ailleurs pour la première fois sans ses frères, premier film de Carmen libérée de son contrat avec la Fox, une Carmen désireuse de montrer ses talents comiques dans un double rôle et Alfred Green à la réalisation, un vétéran de la caméra aux cent films, ayant dirigé en 1921 Mary Pickford dans "Le petit lord Fauntleroy", Bette Davis en 1935 dans "L'intruse" (Oscar) et l'année précédente Larry Parks dans "Le roman d'Al Jolson", un triomphe. 



































La fatale erreur de "Copacabana", en plus d'un scénario... légèrement indigent, de seconds rôles sans intérêt et d'un budget plutôt limité (on paya beaucoup d'argent au propriétaire du Copacabana de New York afin d'avoir le droit d'utiliser le nom du night-club) est incontestablement de l'avoir tourné en noir et blanc, ce qui est un non sens lorsqu'on a Carmen Miranda en tête d'affiche. 

On suppute d'ailleurs, dans les milieux spécialisés du turban et de la samba, que c'est très exactement ce qui contribua à la pente douce de la carrière cinématographique de la brésilienne la plus célèbre du monde, l'arrêt de la couleur par la Fox pour ses films dès 1944, quand elle était, par essence, une créature du Technicolor.




Le film cependant ne manque pas de moment très suaves, comme ce "Je vous aime" intégralement en français puisque Carmen incarne une chanteuse ne trouvant pas d'engagement et qui devient célèbre en se faisant passer pour mademoiselle Fifi, mystérieuse artiste parisienne voilée (?!). 

Mais pour vous dire la vérité, vous pouvez sans difficulté ne regarder de "Copacabana" que les 5 dernières minutes, c'est à dire le dernier tableau au cours duquel Carmen interprète la chanson titre accompagnée par Groucho, son épouse d'alors Kay Marvis à la voix ravissante, les girls du Copacabana et les soeurs De Castro dont nous n'avons toujours pas compris la présence dans le film. 



































Oui, ce sont les mêmes, à quelques années d’intervalle. 

Une dernière chose, il convient de préciser que le film du jour n'a rien à voir avec deux autres "Copacabana", que pour des raisons très différentes nous vous conseillons cependant de regarder si vous en avez l'occasion. 



































Mais il nous semble que nous vous avions promis un finale. 

Alors ajoutons juste que Carmen, nous vous avons beaucoup aimé, nous vous aimons toujours énormément et avons infiniment pleuré en lisant votre biographie parce que vraiment, votre vie est trop triste. Mais n'y pensons plus et dansons le Copacabana. 






vendredi 11 novembre 2016

Et maintenant dansons !



Ce n'est pas parce que nous allons vous avouer que ce morceau est toute notre adolescence qu'il va falloir imaginer que nous sommes nés vers 1928...

lundi 6 février 2012

La fin du Quizz de Claire.


Suaves visiteurs et amis, nous adorons le Quizz, les surprises qu'il entraîne, les réponses qu'il suggère : c'est, chaque lundi, un plaisir renouvelé. Et quand, en plus, il permet l'entrée en scène d'un outsider, le frisson est à son comble. Notre belle défigurée de la semaine dernière était bien Charlotte Rampling et ce sont 8 nouvelles lettres à ajouter au Panthéon des pourfendeurs de mystères qui l'ont démasqué : Marianne, à qui nous souhaitons la bienvenue et accueillons d'une holà collégiale.

Marianne, voyez votre nom en noir sur gris sur Soyons-Suave cette semaine et recevez nos félicitations les plus sincères. Vous êtes ici chez vous et s'il vous semble que vos nouveaux collègues sont un brin chafouin, cela ne durera pas. D'ici peu, ils seront vos amis... en fait ce sont déjà vos amis.


En 1979, le photographe Olivier Giraud demandait au gratin parisien et vaguement international de grimacer devant son objectif : il en tirera "Grimaces de stars", objet hautement collectionnable aujourd'hui et dont le prix varie d'une quarantaine à parfois plus d'une centaine d'euros.






Les clichés du recueil, assez réjouissants, montrent qu'on avait de l'humour en 79 et qu'il existe des degrés dans l'art de la grimace. Si Isabelle Huppert, Bernard Blier ou Claudia Cardinale se défigurent joyeusement, Isabelle Adjani ne semble qu'anticiper de futures interventions et elle n'est pas loin, aujourd'hui, de ressembler à celle qu'elle exagérait alors.

Quid de Charlotte ? Elle est de loin celle qui inspira le plus l'objectif de Giraud, nous offrant des photos très éloignées de sa perfection habituelle.





Si Charlotte Rampling est, depuis des mois, engagée dans d'âpres discussions concernant les avantages d'avoir une mutuelle, souvenons-nous qu'elle fut et demeure, quand elle n'est pas en table ronde, une actrice hautement expérimentale, promenant un air d'indifférence polie qui prouve, en fait qu'elle n'a peur de rien.

Charlotte a posé nue, souvent, elle a été surexposée, floutée, dédoublée, déguisée et elle est toujours restée suave. Illustrations :




Doit-on s'étonner qu'il existe finalement assez peu, voire pas du tout, de photographies montrant une Marlène, une Lana, une Marilyn ou une Joan Crawford grimaçantes ? On peut le regretter mais cette absence est assez logique : quel aurait été l'intérêt de défigurer des incarnations de la perfection ?

Qui put donc se permettre un peu d'auto-dérision ? Des personnalités comiques, beaucoup plus accessibles ou incarnant le "cool" : en fait, "je grimace car je ne suis pas dupe du système dont je me moque". Martha Raye en a fait une carrière, Carmen Miranda fut une hyperbole en mouvements quant aux jeunes acteurs de la Méthode, la grimace fut obligatoire. Et avec Marlon Brando c'est pratique puisqu'elle vient même déjà encadrée.







Ce ne sera pas une surprise mais c'est à Faye Dunaway que nous devons ce qui est peut-être notre visage grimaçant préféré au monde, juste derrière celui de Glenn Close quelque part vers la fin de "Liaison fatale".


Le regard se fige, les yeux de croisent : plus de trente ans plus tard, nous ne nous en lassons pas, ce qui doit être, enfin d'après notre humble avis, le critère absolu d'une grimace réussie.

dimanche 11 décembre 2011

Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Carmen Miranda s'offrit un nouveau nez.


En 1943, Carmen Miranda est officiellement l'actrice la mieux payée des Etats-Unis. Elle vient d'achever ce qui va se révéler être son film le plus marquant, "The Gang's all here" de Busby Berkeley ("Banana Split" in french) et malgré un mariage pas forcément heureux, est suffisamment sereine quant à son avenir pour envisager de quitter la Fox et devenir indépendante.

Installée depuis 1939 aux USA après une carrière exemplaire au Brésil (elle a été la première chanteuse sous contrat avec une radio afin d'assurer l'exclusivité de ses prestations), Carmen Miranda est une curiosité, la première importation brésilienne à avoir un tel impact sur la société américaine depuis le café : elle lancera la mode du turban, du nombril à l'air, des plateform-shoes, Saks à New-York créera une ligne de bijoux inspirée par ses costumes et un an après sa première apparition sur les écrans, elle laisse ses empreintes devant le Grauman's Chinese Theater.


Il n'est un mystère pour personne que la carrière de Carmen à Hollywood doit pour beaucoup à la guerre en Europe. Voyant les échanges avec le vieux continent considérablement limités depuis que l'Allemagne a envahi la Pologne, les USA se sont naturellement tournés vers leurs voisins les plus proches afin de combler les pertes économiques dues au conflit européen.

Roosevelt va lancer à cette fin une "Good neighbor policy", grande entreprise de rapprochement qui va toucher le Mexique, l'Argentine, le Brésil, appelant à l'aide Hollywood qui va, pour séduire ces voisins soudain si séduisants, produire quantité de film brossant dans le sens du poil ces pays qu'on ne souhaite surtout pas voir rejoindre les forces de l'Axe.


Carmen Miranda va devenir l'ambassadrice de cette politique, montrant à quel point les USA aiment l'Amérique du sud : entre 1940 et 1942, elle apparaîtra dans "Sous le ciel d'Argentine", "Une nuit à Rio" et "Weekend à la Havane". Et si son pays d'adoption lui reproche de se vendre à l'Oncle Sam et de proposer non pas une image réelle mais une caricature du Brésil, Carmen poursuit sa route en acceptant d'être LA Brésilienne préférée des américains et bientôt du monde, quitte à en faire beaucoup.

Si Hollywood n'a eu aucun mal à imposer Carmen Miranda, c'est qu'elle possédait tout ce que les studios mettaient parfois des années à obtenir chez leurs poulains : une image forte, immédiatement identifiable, un physique parfait, un sourire éclatant, un regard intense et surtout une très forte capacité de travail sans jamais la moindre plainte. Carmen voulait réussir, prête à tous les sacrifices afin de parvenir à la perfection, entreprise que gênait un petit détail : son nez.


Les photos pré-Fox de Carmen Miranda expliquent le malaise de la future reine des bananes. Malgré les régimes, les heures de danse, les soins divers et les artifices du maquillage pour modeler son corps et son visage, elle ne supporte pas son nez, large, un peu épaté, présentant de plus une légère bosse visible lorsqu'elle se présente de profil ce qu'elle ne fait pratiquement jamais.

Elle subit donc une première opération en 1939, pratiquée par le sinistre docteur Holden qui sera, quelques années plus tard, responsable du massacre sur Ann Miller. La chirurgie plastique, qui va considérablement progresser après la seconde guerre mondiale, est encore balbutiante. Si on peut facilement changer un sourire et recoller des oreilles (Clark Gable), la rhinoplastie est autrement plus invasive, ce qui explique que Debbie Reynolds préférera ne pas signer un contrat avec la Fox plutôt que de passer entre les mains d'un boucher de l'appendice nasal.




Ann Miller sera moins bien avisée et cédera aux conseils de son agent qui lui garantit qu'une modification de son nez lui assurera un contrat à la MGM. Elle sera effectivement signée par la Metro après des années de disette à la Columbia mais devra porter une prothèse discrète pendant toutes ses années fastes : bien avant l'heure le Dr Holden lui avait fait le nez de Michael Jackson, nécessitant donc quelques comblements plus photogéniques qui s'envoleront hors du plateau pendant le tournage d'un des numéros de "Kiss me Kate".

Carmen Miranda n'est pas plus satisfaite en 1940 de son nouveau nez, qu'on modifie sur les photos de presse, quitte à la rendre méconnaissable. Sur pellicule il est moins possible de tricher. Carmen devient donc dès qu'elle arrive sur un plateau la meilleure amie du directeur de la photographie, passant des heures à étudier le placement des lumières, les meilleurs angles afin de minimiser l'infâme protubérance.




Mais fin 1943, la coupe est pleine. Après la première de "Banana Split" dans lequel elle a l'impression de voir Cyrano en drag, Carmen décide qu'une seconde opération s'impose, d'envergure celle-ci et s'envole pour St Louis où officie le docteur Blair. Cet éminent praticien s'est distingué dans le domaine de la chirurgie reconstructrice pendant la première guerre mondiale et est considéré comme le meilleur plasticien au monde.

En Mars 1944, Carmen, sa mère, sa soeur Aurora, son maquilleur et son attaché de presse privatisent un étage du Park Plaza Hotel de St Louis afin de faire face, non seulement à l'opération mais surtout à la convalescence. Bien leur en prend puisque la rhinoplastie se révèle un cauchemar. Le lendemain de l'opération, la température de Carmen s'élève, son nez opéré gonfle. On diagnostique rapidement une septicémie et la couleur verte que prend subitement Carmen indique une attaque du foie. Elle restera pendant 8 semaines à l'agonie.


Le nez de Carmen après cela ne sera plus jamais comme avant, c'était le but mais Carmen non plus ne sera tout à fait la même. L'expérience traumatisante et la peur d'être à jamais défigurée l'ont laissé dépressive, dépendante de calmants et anti-douleurs divers.

Déjà fragile quant à son apparence, Carmen sera désormais totalement obsédée par son image, optant parfois, alors que le résultat de l'opération est parfait, pour une prothèse à la Ann Miller, modérant ses apparitions à l'écran au profit des concerts et de la télévision.



Sa mort en 1955 à l'âge de 46 ans prendra Hollywood par surprise. La veille de son décès elle enregistrait un épisode du show de Jimmy Durante pour NBC, émission qui ne sera jamais rediffusée jusqu'en 1996. Il faut dire que les images sont éprouvantes : vers la fin de son numéro, Carmen s'effondre avant de se reprendre et finir le sketch qu'elle interprète avec Durante. Voyant le présentateur inquiet, elle sourit et répond qu'elle est à bout de souffle. Elle ignore qu'elle vient d'avoir une première crise cardiaque. La seconde la tuera le lendemain matin. Elle sera inhumée à Rio devant une foule digne des funérailles de Rudolph Valentino.

Carmen avait semble-t-il particulièrement malmené son corps depuis 1944 et l'opération nasale. Ses proches imputèrent sa mort à un état de fatigue intense. Elle n'avait pourtant travaillé que 4 semaines en 1954. Bien des années plus tard, sa soeur Aurora confiera à un magazine brésilien la dépendance de Carmen aux amphétamines.




Il existe à Rio un charmant musée Carmen Miranda où l'équipe de Soyons-Suave ne désespère pas un jour d'aller présenter ses hommages à la plus célèbre brésilienne du monde mais également à ses robes et ses chaussures. Il semblerait que la boutique du dit-musée vaille, à elle seule, le voyage.

Pas particulièrement enclin à la colorisation, puisque nous avons déjà eu l'occasion de vous proposer la magique restauration en HD de "That night in Rio", optons pourtant pour les nouvelles couleurs de "Let's do the Copacabana", qui réparent un sacrilège absolu : le noir et blanc. Car si quelque chose n'est pas suave dans ce monde, c'est bien Carmen sans couleur.