Si nous avons choisi "You stepped out of a dream" comme première saga musicale estivale, c'est non seulement parce que nous l'aimons beaucoup, mais également parce que son histoire semble avoir été écrite pour figurer sur nos pages. Récapitulons : immense succès de 1941, si identifié à ses deux interprètes, Glenn Miller et Tony Martin que personne n'osa s'y frotter dans la décennie qui suivie sa naissance, la chanson semblait vouée à rejoindre le musée des rengaines du passé.
Mais au milieu des années 50, cette charmante petite chose un brin angélique, qui aurait pu être considérée comme totalement démodée, va intéresser la nouvelle scène des chanteurs de juke-box et tout le monde va se mettre à l'enregistrer, ce qui, lorsqu'une telle chose se produit, n'en finit pas de nous sidérer.
Le premier de la série sera Nat King Cole, qui en fera un tube mais il n'est pas le seul baryton à tenter de rendre la chose plus dansante. Car c'est cela qui est jubilatoire : dans les années 50 et au début des années 60, "You stepped out of a dream" swingue, ce qui n'était pas gagné.
Il n'y eut finalement que Johnny Mathis en 1957 pour choisir l'option slow langoureux mais cela n'aurait pas été un tube de Johnny Mathis si cela n'avait pas été langoureux. Ou sirupeux. Ou dangereux pour les diabétiques.
Et si vous pensez qu'on ne peut pas donner davantage dans le saccharose, il convient aussitôt de vous proposer la nouvelle version que Johnny enregistra, en compagnie d'Henry Mancini en 1986. Préparez l'insuline.
Ah mais que nous sommes heureux d'être vendredi, puisque voilà bientôt le weekend mais voilà surtout le jour où nous partageons. Et n'est-ce pas finalement ce que nous aimons le plus, partager avec vous, pour que la suavitude gagne le monde et que nous vivions tous enfin heureux, un long drink à la main ? Et quand en plus il s'agit d'Henry Mancini...
Débutée en 1959, la saga "Mr Lucky" peut joyeusement remonter jusqu'à nous puisque, si son heure de gloire fut bien les années 60, jamais l'enregistrement de la composition d'Henry Mancini ne cessa, et elle reprit de plus belle depuis les années 2000, le titre étant devenu un standard, pour les jazzmen ou les chanteuses de bar d'hôtels.
Il n'est pas impossible, d'ailleurs, qu'avec les Beatles, Henry Mancini ait été l'un des rares compositeurs à voir fleurir, de son vivant, autant d'albums hommage, généralement intitulés "XXX sings Mancini", ou "Tribute to Mancini" et encore "XXX loves Mancini", quand ce n'était pas "The Mancini songbook", à la manière d'un Gershwin ou d'un Cole Porter.
En 1965, l'album consacré à Mancini par Anita Kerr fut sans doute le premier à remporter un immense succès, et un Grammy à Anita, beaucoup d'autres suivront, en fait cela ne s'est jamais arrêté.
Terminer cette semaine avec l'ultra groovy Jimmy McGriff et l'über suave Quincy Jones, franchement, pourions-nous imaginer mieux ? Voilà pourquoi il ne nous reste plus qu'à nous taire et vous laisser vous diriger vers tout ce que nous avons pu écouter depuis lundi, sans peur et sans risque puisque c'est Mancini.
Et pour télécharger tout ceci au format zip, vous savez commencer faire, bande de petits chanceux.
Comme nous l'expliquions dès lundi, "Mr Lucky" d'Henry Mancini va devenir dès l'année de sa sortie en 1959 un tube imparable, repris par tous les instrumentalistes, quel que soit leur instrument de prédilection. Et nous avons finalement décidé de vous épargner les variations presque sans fin du thème, à la guitare, au saxophone, à la trompette, au cor, au piano, au violon, au kazoo ou à la harpe, pour ne garder finalement que cette version déchirante à l'orgue, afin de vous faire encore plus apprécier ce qui va suivre.
Car s'il est possible de ne voir dans "Mr Lucky" qu'un thème accompagnant le crépuscule et l'amour naissant, en tamisant les lumières et en époussetant discrètement la peau de bête devant la cheminée, certains n'oublièrent pas que Mancini fut et reste monsieur Latin, enfin monsieur touches latines, incorporant un peu de Copacabana dans presque tout ce qu'il composa. Et forcément notre cœur chavire lorsque "Mr Lucky" devient bossa et parfois même salsa.
Si nous n'avons rien oublié, Henry Mancini offrit au monde trois albums explicitement latins, dont "Mr Lucky goes latin", forcément, mais il est toujours amusant de partir à la recherche des nombreuses bossa cachées dans les bandes originales des films dont il assura l'illustration musicale.
Une de nos préférées se trouve dans "Seule dans la nuit", l'angoissant thriller avec Audrey Hepburn donc rien à voir avec la baie de Rio et passe subrepticement à la radio pendant une scène relativement anecdotique. Et ça donne ceci :
Pour revenir à "Mr Lucky" et ses versions carioca, comment ne pas évoquer Laurindo Almeida, au nom très Brazil et pour cause, il est né à Sao Paolo en 1917 et qui est considéré comme le précurseur de la bossa nova, juste avant Jobim ou Gilberto, une bossa avant l'heure qui serait née aux USA où Almeida travaillait depuis la fin des années 40.
Ecoutez donc ses deux albums enregistrés en 1954 avec le saxophoniste Bud Shank. Nous sommes 5 ans avant la naissance de la bossa au Brésil. Et si Almeida et Shank, conscient d'avoir inventé quelque chose, décident d'appeler leur musique du "jazz samba", cela ressemble beaucoup à une nouvelle vague, en ce qui nous concerne.
Puisque le divin Mancini, dès 1959, envisagea des paroles au thème de "Mr Lucky", écrites par l'illustre tandem Jay Livingston et Ray Evans, avec lequel Mancini collabora de nombreuses fois et qui étaient déjà responsables des lyrics de "Peter Gunn", finalement, les chanteurs et chanteuses en quête de nouveautés n'avaient plus qu'à entrer en studio puisque tout était déjà fait.
Et c'est George Chakiris le premier qui va entonner "They call us lucky, you and I, lucky girl,lucky guy", George Chakiris fier de son succès dans "West Side Story", ce sera d'ailleurs un argument de vente sur la pochette de son album, et George Chakiris qui voyait enfin la lumière après 10 années à courir les cachets à Hollywood. Vous n'ignorez sans doute pas qu'il est aux côté de Marilyn dans le numéro "Diamonds are a girl's best friend", derrière Gene Kelly dans la scène du mariage dans "Brigadoon" et vaguement au loin dans "The country girl" avec Bing Crosby et Grace Kelly".
En contrat avec Capitol de 1962 à 1965, pour quatre albums qui n'iront pas, en gros, nulle part, George se perdra à la fin des années 70 en France où il enregistrera une poignées de 45t dont les pochettes peuvent donner lieu à une idée collection. Mais musicalement, l'écoute prolongée de "Réveille-toi" ou "Mon pays c'est le soleil" peut entraîner des troubles irréparables, sachez-le !
Chronologiquement, nous pénétrons une autre dimension en découvrant que la deuxième personne, et première voix féminine à s'accaparer "Mr Lucky" est Sarah Vaughan qui en 1964 va consacrer l'intégralité d'un album à Henry Mancini. Il n'est pas impossible d'ailleurs que nous ayons découvert au même moment l'instrumental tiré de la BO de "Mr Lucky" et la version de la divine. Mais nos souvenirs sur ce point sont incertains et plus important, on s'en moque. Puisque plus rien n'importe dès que Sarah chante, non ?
Evidemment, là, nous ne sommes plus dans la sensation pop que tentait d'être George Chakiris mais dans la maîtrise absolue, la finesse, et le grave évidemment, sans parler du vibrato caractéristique qui nous donne toujours l'impression qu'une chanson interprétée par Sarah Vaughan est l'équivalent musical d'un tour de Grand-Huit, looping compris.
Et parlant de maîtrise, nous sommes plus qu'heureux de pouvoir enfin consacrer quelques lignes à Marilyn Maye, le secret le mieux gardé du show-business américain, enfin, jusqu'en 2008 quand à l'âge de 80 ans, miss Maye, qui chante professionnellement depuis 1946, connut ce qu'elle n'attendait plus : la célébrité.
Chanteuse de big band, à la radio, puis de cabaret à Kansas city, Marilyn Maye enregistra quelques albums et fit plus d'une centaine d'apparitions à la TV américaine mais relativement en vain. On la connaissait vaguement mais pas assez pour qu'elle devienne une star.
Et puis, peut-être parce qu'elle ne renonça jamais et continua sans cesse de se produire sur scène, à la fin des années 2000, on se souvint qu'elle existait et qu'elle était une chanteuse formidable. A 95 ans, en mars denier, elle a fait ses débuts sur la scène du Carnegie Hall. Avec un statut de légende. La vie, parfois, franchement...
En 1959, Henry Mancini sort dans les bacs la bande originale de la série tv "Mr Lucky" et son succès va être pratiquement similaire au désormais fameux "tum tum tum tum tum tum tum tum" (il y en a 8) de "Peter Gunn" en 1958, un Emmy et deux Grammy, et qui n'imaginait pas se retrouver plus tard sur des albums d'Art of Noise, des B 52's ou sur la BO des "Blues Brothers".
Et jusqu'en, disons, 1966, "Mr Lucky" va être pratiquement partout, c'est à dire sur tous les albums instrumentaux des plus grands orchestres et en bonne place sur les opus des jazzmen les plus en vue. Car c'est aussi cela, la touche Mancini : incorporer des éléments de jazz dans des compositions plutôt pop. On n'a pas débuté une carrière dans le big band de Glenn Miller sans qu'il en reste quelque chose.
L'exemple le plus significatif est peut-être George Shearing, roi incontesté du piano entre 1948 et 2011 (si si), inventeur du Shearing Sound (dont nous ne sommes pas vraiment en mesure de vous détailler les tenants et aboutissants, sauf qu'il est question de mélodie doublée à l'octave, si cela fait sens à quelqu'un...) et qui va, bien entendu, enregistrer "Mr Lucky" en 1965, avec cordes et chœurs. Comme il se doit donc.
Blanc, anglais et aveugle de naissance, George Shearing va parfois être considéré comme l'équivalent pour le jazz de ce que fut Liberace, ou Richard Clayderman pour la musique classique. Inscrivons-nous en faux. George fut bien plus que cela. Et les autres peuvent-ils se targuer d'aussi suaves collaborations ?
En tout cas, pendant plus de 6 ans, "Mr Lucky" va d'abord s'envisager comme le thème chic par excellence, avec cette intro d'une suavitude extrême qui semble réclamer un Martiny dry et une cigarette king size.
C'est la sophistication poussée dans ses derniers retranchements, et surtout cela va avec tout : orgue, trompette, piano évidemment et cordes de toutes longueurs. C'est en fait l'équivalent de la haute couture : cela semble tout bête mais on sait que cela demande des heures de travail par des petites mains expérimentées. C'est Mancini en fait, le Dior de la pop, le YSL de la variété.
Suaves visiteurs, pour cette nouvelle semaine et cette nouvelle saga musicale, Soyons-Suave revient à ses racines les plus profondes puisque nous allons nous intéresser à une composition de l'un de nos saints patrons : Henry Mancini. Et il est certain que nous ne serions pas ce que nous sommes si nous n'avions pas, un jour, croisé la route du divin compositeur aux quatre Oscars, aux vingt Grammys, aux quatre-vingt dix albums et arrêtons-nous là avant d'avoir épuisé tous les nombres à notre disposition.
Pendant très longtemps, lorsque d'aventure on nous demandait où nous aimerions bien vivre, nous répondions sans hésiter : "Dans un album d'Henry Mancini". Ce qui nous semblait totalement cohérent puisqu'un album d'Henry Mancini se compose de mélodies imparables, de cordes, de choeurs et d'une touche latine. La maturité aidant, et prenant conscience qu'il est relativement compliqué de vivre dans un 33 tours, il nous semble aujourd'hui tout aussi intéressant de traverser la vraie vie, avec en fond sonore un album d'Henry. Essayez, cela change presque tout.
Dans quelles conditions avons-nous pour la première fois entendu "Mr Lucky" ? Sans doute sur l'album du même nom, à moins que ce ne soit par l'entremise de Sarah Vaughan dont nous reparlerons plus tard dans la semaine. Une chose est certaine : cet achat se fit du bout des doigts. Nous étions jeunes, nous ne connaissions que le thème de "La Panthère rose". Comment savoir si le compositeur était capable d'autres merveilles ? En écoutant un autre album au hasard, qui comme personne ne l'ignore, fait parfois bien les choses. Ce fut donc "Mr Lucky".
En 1959, Henry Mancini commence son envolée vers la voute céleste. Il vient d'entamer sa collaboration magique avec Blake Edwards en composant la musique d'une série intitulée "Peter Gunn" et son travail vient de lui faire gagner le premier Grammy de l'histoire pour la meilleur album de l'année. Le même Blake Edwards lui a demandé de poursuivre l'aventure, cette fois pour un long-métrage cinéma. Ce sera "Diamants sur canapé" et deux Oscars pour Mancini dont celui de la meilleure chanson avec "Moon River".
Mais si nous revenons à "Mr Lucky", il s'agit donc du thème principal de la série "Mr Lucky", diffusée pendant la saison 1959-1960, 35 épisodes racontant les aventures d'un joueur professionnel très très chanceux (d'où le titre) et qui dirige un casino flottant en compagnie de son associé, joué par Ross Martin qui ne savait pas encore qu'il serait condamné à incarner les seconds couteaux toute sa vie, notamment pendant 4 ans aux côtés de Robert Conrad dans "Les Mystères de l'ouest".
La série, rarement rediffusée et qui ne bouleversa pas l'histoire de la télévision, donna cependant naissance à deux albums, "Mr Lucky" et l'encore plus suave "Mr Lucky goes latin", qui contient l'unique "Lujon", qui ne figura jamais dans la série mais deviendra un des thèmes les plus marquants de Mancini.
Et si vous voulez savoir quel intérêt nous pouvions trouver à l'idée de vivre dans un album de Mancini, sachez que lorsque nous écoutons "Mr Lucky goes latin", nous voyons ce qui suit, et qui marque l'entrée officielle (ne hurlez pas) de l'Intelligence Artificielle sur Soyons-Suave. Car ce qui suit n'existe pas. Et c'est bien normal puisque c'est dans notre tête.
Nous allons donc passer la semaine en compagnie de "Mr Lucky", qui va connaître et connait encore une carrière fort respectable, la très suave histoire d'un instrumental qui ne s'attendait certainement pas à être autant repris et détourné.
Et comme nous passons la semaine en compagnie d'Henry M, il faut impérativement des choeurs. Cela tombe bien : les voici.
Oui, c'est un peu la journée Lesley Ann Warren... Et puis comment résister à l'occasion de passer un peu de Henry Mancini, Oscar de la meilleure musique de film pour Victor/Victoria, son quatrième, cela dit en passant.
Parce que nous n'avons jamais été réellement convaincus de la suavitude des Fab Four, tentons, chaque vendredi, de remédier à cela en parcourant le monde sans pour autant trop nous éloigner de Liverpool.
Peut-être qu'il n'est pas possible d'acheter l'amour mais avec Henry Mancini, nous sommes toujours certains qu'il a de quoi acheter un orchestre de 52 musiciens et 28 choristes.
Vous n'ignorez pas, suaves visiteurs, que parfois, nous ne sommes, ni d'une grande lucidité, ni même d'une grande rapidité. Malgré cela, avouons que cela a été un choc de découvrir que notre précédent volume de "Soyons-Suave va au cinéma" datait d'octobre 2013, alors que nous pensions sincèrement qu'il remontait à, à peine quelques mois.
Le temps est assassin, certes, il passe trop vite, résolument, ou alors c'est Alzheimer, ce qui finalement revient exactement au même.
Que ces considérations ne nous empêchent pas de rendre une nouvelle fois hommage aux bandes-sons oubliées, aux "thème de..." qui n'arrivèrent jamais, ou presque, jusqu'à la radio et qui ne furent parfois même jamais distribués sur disques. Et ajoutons que cette semaine, le programme est riche en mélopées introuvables, autour du maître lui-même : Henry Mancini.
Le principe de "Soyons-Suave va au cinéma" étant d'exhumer quelques pépites perdues au fin des génériques ou au détour d'une course poursuite, nous avons allègrement replongé dans la discographie pratiquement inhumaine du divin Henry pour découvrir que finalement nous ne le connaissions pas, enfin pas totalement.
Ainsi donc il offrit une chanson à "La canonnière du Yang-Tsé" ? De la soul à "Refroidi à 99%" ? Une ambiance de saloon à "L'or noir de l'Oklahoma" ? Un poème chanté à "Moi Natalie" ? Eh bien voilà : nous n'en savions rien.
Même si vous croyez donc tout savoir de lui, il n'est pas impossible que ce troisième volume de "Soyons-Suave va au cinéma (avec Henry)" vous surprenne, comme ce fut le cas, en ce qui nous concerne, en découvrant Julie Andrews chantant atrocement et volontairement faux dans la bo de "Quand la Panthère Rose s'emmêle"" ou notre très chère Sue Raney entonner le thème de "Seule dans la nuit" qu'on ne trouve absolument nulle part. Et Johnny Mathis. Et Andy Williams. Et donc beaucoup d'amour.
Et puis il y a le Henry qu'on voudrait épouser sur le champ, à qui on pourrait offrir son premier né pour des thèmes autant immortels que "Charade" ou "Diamants sur canapé" et qui pourtant ne jouissent pas du même prestige. Illustration avec et sans Ann-Margret en mode bossa mais toujours sur des paroles de Johnny Mercer :
Installez-vous donc confortablement, choisissez de ne pas opter pour du popcorn mais plutôt un petit bol d'olives que vous laisserez infuser dans votre Martini, selon les pistes suivantes tirés des films indiqués lorsque le titre de la chanson est différent :
1. Andy Williams - And we were lovers (de "La canonnière du Yang-Tsé")
2. Ann-Margret - Man's favorite sport
3. Anne Murray - Send a little love my way (de "L'Or noir de l'Oklahoma")
4. Bobby McFerrin - Le fils de la Panthère Rose
5. Chorus - Don't call it love (de "Elle")
6. Dorothy Provine - La grande course autour du monde
7. Elsie Brunner - The shadow of Paris (de "Quand l'inspecteur s’emmêle")
8. Johnny Mathis - The Sweatheart Tree (de "La grande course...")
9. Julie Andrews - Until you love me (de "Quand la Panthère Rose s'emmêle")
10. Rod McKuen - Natalie (de "Moi Natalie")
11. Sue Raney - Wait until dark / Seule dans la nuit
12. The New Seekers - The Greatest gift (du "Retour de la Panthère Rose")
Et pour télécharger toute cette suavité inconnue au format zip, vous savez comment faire.
Il est possible qu'à l'issue d'une harassante journée de travail (ne le sont-elles pas toutes ?), vous ayez été plus d'une fois tentés de vous affaler devant la télévision, à la recherche d'un programme distrayant. Généralement, vous avez alors vu défiler sur les chaines, y compris celles de la TNT, du câble et du satelitte, divers policiers et brigades spéciales à la recherche la plupart du temps de dangereux tueurs en série. La police est partout vous êtes-vous dit. Et vous avez éteint la télévision car vous ne cautionnez pas la violence.
En 1976, le phénomène commençait à peine à prendre de l'ampleur et les héros de la ménagère n'allaient pas tarder à s'appeler Kojak, Barreta, à défendre les rues de San Francisco ou les plages d'Hawaii. Les forces de l'ordre devenaient "in" et se mettaient même à porter des talons, merci Angie Dickinson.
Ce phénomène qui n'allait plus s'arrêter ne pouvait que croiser la route d'Henry Mancini, le papa de la Panthère Rose, le double de Blake Edwards et l'homme aux 4 Oscars et aux 20 Grammy. Non content de composer d'immortelles mélodies pour le cinéma ou la télévision, Henry Mancini occupait également le marché du disque en sortant, avec une régularité un rien terrifiante, de joyeux albums instrumentaux, parfois accompagnés de choeurs, toujours impeccablement produits, toujours suaves.
Henry en profita pour nous montrer, entre autre car il était d'une richesse incroyable, sa facette country, ses racines latines, son amour pour le blues et les trois drôles de dames. Henry explora tous les territoires. Henry fut le Vasco de Gama de la musique lounge, l'Amerigo Vespucci du symphonique.
En 1976, Henry Mancini va donc se pencher (il était très grand) sur la petite lucarne et offrir à son public sa vision des thèmes qu'il entend chaque semaine. C'est à la fois fidèle sans l'être complètement, c'est surtout invraisemblablement groovy. Illustration :
Nous ne pouvons reprocher à cet album que sa durée : à peine 25mn, ce qui par conséquent ne justifie pas le prix prohibitif auquel il est vendu remasterisé et digitalisé. Les mp3 du weekend craquent donc un peu mais vous feront danser, eh oui, tout en vous donnant l'envie de brandir à bout de bras un magnum et nous ne parlons pas de la friandise glacée.
1. Mystery movie theme
2. The streets of San Francisco
3. Bumper's theme
4. Kojak/S.W.A.T
5. Baretta's theme
6. The Rockford Files
7. Hawaii Five-O
8. Police Woman
Et pour télécharger tout cela au format zip vous savez comment faire.