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vendredi 29 août 2025

Et maintenant dansons !


Parfois sort un titre et disons-le franchement, le résultat est relativement bof, à peine envisageable pour un manège d'autos tamponneuses, ce qui n'est pas franchement un gage de qualité. C'est globalement ce que nous pourrions dire de "Stupidisco" de Junior Jack, dj italien mais résident en Belgique sorti en 2004 puis remixé en 2006 avec le même résultat. 

Mais : lorsqu'un autre dj s'empare du titre, en l'occurrence l'espagnol David Penn, et transforme la chose en "elektrik disko remix", ce qui fait beaucoup de "K" un peu inutiles, alors il n'y a rien plus à dire et il ne reste plus qu'à poser son Maï Taï et filer sur la piste.  

Evidemment, "Stupidisco" est une revisite du "Dare me" des Pointer Sisters, que nous vénérons à un point que nous n'avons plus à préciser, surtout à vous, suaves visiteurs. Un trio emblématique, un dj inspiré, un remix disco. Que voulez-vous ? Dansons ! 

jeudi 28 août 2025

Et maintenant dansons !


Il est parfois effrayant de réaliser qu'un morceau, sur lequel il nous arrive encore de danser, date de 1999 alors que sa fraicheur semble évidente. 1999 donc, le monde entier succombe à Wamdue Project, à la voix de Gaelle Adisson et à cet étrange refrain qui évoque le fait d'être le roi de son château et de libérer son esprit emprisonné. Preuve du succès : il existe un clip, ce qui est tout de même la consécration ultime, ou l'était en tout cas, au glorieux temps de MTV. 

Chose amusante, le titre qui enflamma les dance floors était déjà un remix puisque le titre était déjà sorti dans une version bien plus lente en 1997. Et nous ne nous appesantirons pas sur le pouvoir du mix, que nous évoquons depuis début juillet.

Mais enfin tout de même, un retravail par un dj inspiré peut rajeunir une chanson qui ne sembalit pas en avoir besoin. Purple Disco Machine, (alias Tino Schmidt) est l'un de nos amis depuis longtemps. Il est allemand (bon, voilà), il a une tendresse pour le disco, ce que son pseudonyme permet aisément de supposer. Il est formidable dans tout ce qu'il fait. Et donc dansons ! 

mercredi 27 août 2025

Et maintenant dansons !


Nous pouvons remercier la House pour de nombreuses choses, nous permettre de danser jusqu'au bout de la nuit déjà, muscler sans s'en rendre compte nos cervicales, et parfois, nous faire découvrir des chefs d'œuvres oubliés, ou inconnus de nos services pour ne pas donner l'impression que nos connaissances musicales sont plus anthologiques qu'elles ne le sont. 

2016, le sympathique duo allemand Coeo propose ce qui va devenir un classique, ce "Like it is" qui d'emblée vous fait dire : c'est incroyable de parvenir ainsi à sonner autant old school. Et pour cause, le titre est une revisite de "Do you think there's a chance" de Luther Ingram, qui date de 1977 et figure au fin fond de la face B d'un de ses albums. 

"Do you think there's a chance" ne fut jamais un tube, le titre n'est jamais mentionné lorsqu'est évoquée la carrière du chanteur qui s'offrit quelques numéros 1 et signa pour d'autres des succès importants. Donc merci messieurs Coeo, ce n'est plus une reprise, c'est un sauvetage. 

mardi 26 août 2025

Et maintenant dansons !


Après notre absence d'hier (la vie, parfois...) et ce long weekend, reprenons le fil de notre été House avec deux surprises sur lesquelles nous sommes presque tombées simultanément : le hit House de quelqu'un que nous n'attendions pas à trouver là et celui de quelqu'un qu'il était finalement logique de retrouver ici. 

Depuis son triomphe planétaire en 2017 avec "Human", le britannique Rag'n'Bone man, de son vrai nom Rory Graham, n'a plus besoin d 'introduction. Il est LA VOIX, que nous n'imaginions pas un jour collaborer à un titre House. Grave erreur : sorti il y a trois semaines sur le label de référence House Defected, le single "Whisper" est notre tube de l'été... parmi, certes, nos 12 autres tubes de l'été. 

Autre surprise : découvrir un titre de 2014 de notre glotte préférée, Jennifer Hudson, jamais ô grand jamais entendu, "It's your world", et qui semble être l'hommage de la chanteuse à la House de Chicago des années 90. Et soudain une voix masculine : renseignement pris, il s'agit de R. Kelly, compositeur par ailleurs de la chanson. Depuis R. Kelly est en prison, purgeant une peine de 31 années pour viols, détournement de mineures et autres horreurs. Jennifer a donc retiré la chanson des plateformes et ne la chante plus en concert. 

Evidemment nous comprenons. Mais quel titre ! 

vendredi 22 août 2025

Et maintenant dansons !


Suaves visiteurs, il y a une histoire derrière le tube House du jour, pas forcément intéressante donc vous pouvez clairement lancer la vidéo et faire autre chose, plutôt que de lire ces quelques lignes. Mais enfin tout de même, l'anecdote est assez significative de ce que c'est qu'être nous... et c'est une anecdote dans laquelle, nous en sommes certains, beaucoup peuvent cependant se reconnaitre. 

Début des années 2000, un dancefloor à une heure déjà avancée, la sueur coule (suavement), les muscles tirent mais c'est très secondaire et soudain le calme : une voix s'élève, simplement accompagnée de quelques accords. La voix s'envole, un son monte et le rythme arrive : la basse vous transperce et c'est l'extase. 

A peine redescendu de ce nirvana, une obsession s'impose : trouver ce titre, dans lequel la chanteuse répète suffisamment "Right place", "right love" ou "Right girl" pour que nous puissions lancer une recherche intensive. Faisons court : la chanson s'appelle "Rite place" et l'envolée se situe en fait à 2m32 du morceau. Ce que nous ne découvrirons que beaucoup d'achats infructueux de remix plus tard. Mais quelle idée, aussi, de ne pas jouer les titres dès le début ! 


Trois réflexions s'imposent à la suite de ce récit pas des plus captivants mais nous vous avions prévenus. D'abord, remercions chaque jour l'inventeur de Shazam grâce auquel notre vie est nettement moins compliquée. Ensuite, ne mésestimons jamais le pouvoir du remix. Vous pouvez ainsi écouter la version originale de "Rite place" ci-dessus. Cela n'a aucun intérêt. Vraiment. Puisqu'il n'y a pas de montée orgasmique, évidemment. 

Enfin, il est impossible d'échapper à son destin, son chemin, appelez cela comme vous le voulez. Mais le remix tant recherché et toujours autant aimé de "Rite place" porte le nom de "Crazy penis". Et il y a beaucoup de remix de "Rite place". Le "Blacksoul Mix" est très agréable par exemple. Mais ce n'est pas le pénis fou. Il n'y a pas de mystère. Et maintenant dansons ! 

Le trio du jour.


Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous rappeler qu'Yvonne assurait aussi avec un micro, et qu'elle a créé "I'm still here", ce qui n'est pas rien quand même...

jeudi 21 août 2025

Et maintenant dansons !


Voilà bien longtemps que nous n'avons pas évoqué cette épineuse question mais il est évident que si quelqu'un nous demandait la liste des disques à emporter sur une île déserte, un album de King Britt figurerait forcément dans nos bagages, tout en précisant que nous n'avons aucune aspiration à un exil insulaire... Les Maldives peut-être...

Anyway, originaire de Philadelphie, producteur, compositeur, dj, King Britt apparut au début des années 90 lorsqu'il était parfois compliqué de différencier l'acid jazz de la NuSoul de la House. Peu importe, ou peut importe, comme le dirait notre moitié qu'une liaison imaginaire n'a jamais effrayé, ce fut, avec King, l'amour à la première écoute et nous passâmes, ensemble, de merveilleuses années 90.  


Que ce soit sous son pseudonyme, ou son alias Sylk 130, King Britt nous fit découvrir qu'on pouvait aimer de la même façon, mais pour des raisons différentes, un original et son remix, et qu'il y a toujours quelque part un dj pour nous sauver la vie. 

Toujours actif, avouons que si nous nous sommes un peu perdus de vue à l'orée des années 2000, nous revenons régulièrement vers monsieur Britt, avec lequel nous ne sommes jamais à l'abri d'être passé à côté de quelque chose, tant il a produit ou remixé. 

Il y a seulement quelques mois, nous avons découvert ainsi une collaboration avec Lizz Fields datant de 2005 et qui nous évoque mystérieusement Sergio Mendes. Pourtant en 2005, nous étions là et à l'affut. Et Liz Fields était déjà l'une de nos amies. Parfois la vie vous échappe. Mais parfois on peut aussi parvenir à la rattraper :) Alors dansons ! 

mercredi 20 août 2025

Et maintenant dansons !


Nous sommes toujours sidérés par la créativité (certains parleront au contraire de manque d'originalité mais vous connaissez tous le problème du verre à moitié vide ou bien à moitié plein) de certains groupes de House, ou plus généralement de musique électronique, capables de saisir au vol dans une obscure chanson une phrase, un accord, un gimmick et en retravaillant la chose, d'en faire un tube imparable. 

L'année dernière encore, le duo britannique Disclosure s'emparait du refrain de "Dance on" d'Ennio Morricone, sympathique disco composé pour la bande originale de "La Fille", drame italien de 1978 dans lequel Marcello Mastroianni tombait amoureux de Nastassja Kinski avant de se demander si elle n'était pas éventuellement sa fille (!). 

"Dance on" n'était que la 5e plage de la face A de la bande originale. Ce ne fut jamais un tube et la chanson trouva rapidement sa place dans les compilations "Obscurs hits des années 70" quand ce n'était pas "Fordidden disco songs". Alors que franchement, on ne peut, une fois encore, qu'applaudir Ennio. 


Pour revenir aux deux frères Lawrence qui composent Disclosure, depuis leur apparition dans le monde musical en 2012, leur CV ressemble à une sorte de Who's Who de première catégorie. Compositeurs poussés vers l'électronique mais avec un certain goût pour la chanson (dans son format en tout cas), ils font constamment appel à des chanteurs puisqu'ils apprécient la musique mais aussi les paroles. 

Accrochons-nous à nos écouteurs : Sam Smith, Lorde, Fatoumata Diawara (bien avant M), London Grammar, notre amie Jessie Ware, Gregory Porter, c'est à se demander qui n'a pas collaboré avec le duo. En 2020, en l'invitant à revisiter l'un de leurs premiers tubes, ils transformèrent même Mary J Blige en diva House. Ce qui manquait à nos 3 semaines consacrées au sujet, non ? 

mardi 19 août 2025

Et maintenant dansons !


Si le titre d'hier, "Flawless" de The Ones est devenu avec le temps un classique, "Is it all over my face ?" de Loose Joints le fut dès sa sortie en 1980, ne serait que parce qu'il était, alors, le morceau avec le titre le plus improbable, en gros "Est-ce que j'en ai plein le visage ?", laissant à chacun le loisir d'imaginer de quoi il était question. 

Tube underground, puis se répandant dans toutes les discothèques, "Is it all over my face ?" est un disco mal chanté, disons-le, avec une encore plus obscure version masculine, composé par l'étonnant Arthur Russell, violoncelliste le jour pour Philip Glass ou David Byrne, et créateur de tubes dance moites la nuit. Avouons d'ailleurs que Loose Joints n'existe pas, c'était une pure création de studio et la voix anonyme que l'on entend sera à jamais sans nom puisque Russell invitait des gens croisés dans la rue pour s'amuser en studio. 

En 2000, quelqu'un allait encore en avoir plein le visage lorsque sous la houlette de Nellee Hooper, que s'arrachaient alors Madonna, Bjork ou Massive Attack, quand il n'était pas à la direction du groupe Soul II Soul, on ressuscita ce classique. C'était toujours bien, c'était franchement house. Dansons ! 

lundi 18 août 2025

Et maintenant dansons !


Suaves visiteurs, comme promis, we are back et nous sommes fortement heureux de vous retrouver, même si cette escapade estivale était la bienvenue, ainsi que les nombreuses heures dans notre véhicule à moteur qui nous a permis de faire le point sur les plages musicales indispensables afin d'accompagner la suite de notre été House. 

Et finalement, après une première semaine consacrée à l'histoire de la House, suivie de trois semaines dédiées aux divas des dancefloor, il nous semble logique de vous proposer un petit florilège très personnel de ce que nous avons adoré, et continuons d'aimer follement, dans ce genre musical fait pour danser. 

C'était une évidence, même si nous flirtons avec la disco futuriste, que "Flawless" de The Ones, datant de 1999, allait ouvrir le bal de notre Panthéon, tant nous aimons ce titre qui nous semble toujours aussi frais. Quelqu'un d'ailleurs ne s'y est pas trompé : en 2004, George Michael rendait hommage au trio newyorkais (qui ne fit d'ailleurs pas que cela) en revisitant "Flawless" avec, ce qui ne gâche rien, une vidéo époustouflante.  

C'est donc reparti : dansons ! 

vendredi 1 août 2025

Et maintenant dansons !


Suaves visiteurs, nous allons passer ce vendredi à l'église pour apporter une touche Gospel House à notre été, tout en saluant quelques divas et même quelques divos. 

Ecrire Gospel House suffit sans doute à définir ce sous-genre spirituel de la House, qui consiste à s'élever vers dieu en dansant, et en troquant une voix disco pour un choeur d'église. Et remercions chaleureusement les parents responsables de la venue au monde de Ramona Renea, avec laquelle, c'est bien simple, nous aurions pu passer l'intégralité de l'été. 

Née à Brooklyn, apprenant à marcher et à chanter entre les aubes et les encensoirs, c'est sans doute la glotte la plus miraculeuse depuis Ledisi et elle ne quitte plus nos playlists depuis 2019. Allez écouter ses titres plus jazz, c'est un enchantement. 




La chose qui se trouve juste au-dessus de nous, alors que nous écrivons, est peut-être le titre House le plus addictif que nous connaissons, le plus pénétrant et finalement le plus transcendantal puisque la première fois que nous avons été happés par ce rythme et ces paroles sur une piste de danse, eh bien oui, nous avons vu la lumière... avant de réaliser que c'était sans doute un effet du show laser alors en pleine puissance.  

Mais nous savons ce qui fait la puissance de "Church lady", qui date déjà de 2006, en plus de la production de Dennis Ferrer et de la voix du vocaliste Danil Wright : ce sont les choeurs invraisemblables de Jennifer Renée Morrison, dont nous ne savons pas grand chose, mais dont nous baisons les pieds à chaque écoute. 

Et puisque cette journée est définitivement gospel, il n'était pas possible de ne pas vous présenter, si vous n'en aviez jamais entendu parler, les trois frères Winans, membres de la famille royale du gospel, les Winans de Detroit, qui remixés par le génial DJ et producteur Louis Vega, avec l'aide des membres d'une autre dynastie gospel, les soeurs Clark, vous donnent sérieusement de vérifier à quelle heure est l'office dimanche prochain. 

Halleloo !






















jeudi 31 juillet 2025

Et maintenant chantons !


Exactement à l'opposé de ce que nous écrivions hier, la diva House du jour pourrait servir de poster à toutes les divas house de la planète. Voguant allégrement vers ses 73 ans, Pepper Mashay, écrit parfois, et c'est encore plus délicieux, Pepper MaShay (la majuscule fait alors toute la différence), vivotait au fond d'un studio comme choriste lorsque vers la trentaine, on eut l'idée de lui faire enregistrer un single. 

C'était en 1995, la House et les grosses voix étaient partout et on savait pouvoir compter sur Miss Mashay, qui avait déjà, comme choriste, su combler les attentes de gens aussi divers que Céline Dion, Tina Turner, Lennie Kravitz, Cher ou Bob Dylan. 

Alors certes, on ne lui fit pas enregistrer les choses les plus raffinées ni les plus mélodieuses, on lui confia même cette über House qui ne prend son sens qu'en boite de nuit, alcoolisé, mais qu'on imagine mal écouter au calme chez soi. Enfin c'est évidemment possible. La suavitude est, elle-aussi, insondable. 






















Depuis 1995 et ce premier single, Pepper ne s'est pour ainsi dire jamais arrêtée, une trentaine de singles, trois albums, quelques numéros 1 dance, des tournées, et des gayprides, beaucoup de gayprides, puisque presque la moitié de ses titres finirent par apparaître dans la bande son de la série "Queer as folk". 

Pepper est devenue une icone, une sympathisante de la cause, une alliée et surtout la reine de la house catégorie B, que la petite fille qu'elle était et qui écoutait en boucle Janis Joplin ne pensait sans doute jamais devenir un jour. 

mercredi 30 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Il est bon et doux, et même réconfortant de réaliser que toutes les divas House ne sont pas forcément quinquagénaires et qu'en couveuse, de jeunes pousses à la glotte puissante préparent la relève. 

Teni Tinks, à peine 30 ans, née aux USA mais élevée et résidant toujours à Londres, est sans doute l'une des voix les plus excitantes de la scène actuelle, et qu'elle ait été choisie par The Shapeshifters pour les accompagner depuis 2018 est un signe qui ne trompe pas.   

Et comme, en plus, elle a l'insigne honneur d'apparaître dans les vidéos, quand de nombreuses voix House se résument à un vague nom sur une pochette, tous les espoirs sont permis : Teni est là et bien là. 


































Evidemment, Teni est présente sur à peu près tous les réseaux sociaux existants aussi vous pourrez la suivre dans toutes ses activités, en tournée avec Christina Aguilera, à l'anniversaire de sa soeur ou attendant son fish n' chips. Et c'est toujours satisfaisant. 

Et en attendant qu'une éventuelle carrière solo décolle, vous pouvez réécouter sans vous lasser le tube de 2021, "You ain't love", qui résonne au moins une fois par semaine dans notre campagne fleurie. Et qui n'est en rien une déclaration à qui que ce soit. Tout va très bien, merci :)

mardi 29 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Nouvelle semaine, nouvel hymne, nouvelle diva House, et c'est bien ce qui est pratique avec notre thème de l'été, c'est que nous ne risquons pas rester en panne de voix. Et en ce qui concerne Barbara Tucker, qu'on pourrait croire surgie des années 60 alors que pas du tout, nous voilà face à une authentique D.I.V.A, productrice, chorégraphe, DJ, et évidemment chanteuse sans quoi nous n'en parlerions pas.

Dire que Barbara règne sur la House depuis plus de 30 ans serait encore en deçà de la réalité puisqu'elle a tout fait, s'installant à Ibiza quand elle n'est pas en studio à New York, alignant 6 numéros 1 des charts dance et toujours en activité : son dernier hit date de 2017 et elle n'a visiblement pas l'intention de s'arrêter.

Comme c'est souvent le cas, son premier essai fut aussi son plus gros triomphe, le très enthousiasmant "Beautiful people" de 1994 mais nous avons une affection particulière pour "Stop playing with my heart" de 2000. Et ça tombe bien : il arrive !

vendredi 25 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Terminons cette nouvelle semaine consacrée aux Divas de la House par quelques contre-exemples qui ne manqueront pas de vous interpeler. Soyons cependant précis : nous sommes toujours en compagnie de divas et nous dansons toujours sur des rythmes house. Disons que nos trois invitées sont parvenues jusqu'à notre été un peu par accident, sans forcément en avoir été prévenues et même bien après leur disparition : magie du remix. 

Dusty Springfield, qui fit en son temps beaucoup danser, était décédée depuis presque 20 ans lorsque "Spooky", qui date de 1968, refit son apparition grâce au DJ peut-être néerlandais Quinten 909, qui lui offrit une seconde jeunesse. Enfin une troisième, et sans doute même plutôt une dixième, le titre ayant été copieusement pillé depuis son lancement. 

Pour Barbara St Clair, nous pouvons parler d'une résurrection puisque surnommée la reine de la soul de Buffalo, après une carrière plus que confidentielle (sauf évidemment à Buffalo), elle coulait une retraite paisible lorsque son unique petit succès, "Teacherman", de 1976, donna naissance au gigantesque tube "Epsilon Girls" tiré de l'album du DJ allemand Andy Hart en 2014. Et c'était très très bien. Sauf que Barbara venait juste de nous quitter lorsque la chose sortit dans les bacs. 


Nous ne savons pas exactement ce qui se passa dans la vie de Randy Crawford en 1998, Randy Crawford qui nous accompagne depuis que nous avons 12 ans, mais soudain, elle eut envie de faire danser. 

Ou plutôt, le DJ turc Mousse T, à peine sorti de son tube mondial "Horny" (Je suis excité), eut envie de faire bouger Randy et lui produisit un album entier, dont le bijou est la reprise du slow de Rose Royce "Wishing on a star", transformé en hymne pour club, ce qu'il va devenir assez vite. Randy avait été une des déesse de la soul, elle devenait à présent house. 

Un an plus tard, Mousse T approchera Tom Jones et parviendra à le convaincre d'enregistrer "Sex Bomb". Carton intersidéral. Entre "Horny" et "Sex bomb", la prière à une étoile de Randy était nettement moins débridée, dans les paroles en tout cas. Et un bonheur n'arrivant jamais seul, en plus du mix original, un remix club de 9mn fut mis à la disposition des foules en délire, dont nous avons fait partie. Vous savez quoi, voici les 2 : 

jeudi 24 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Si la diva du jour de notre été House est bien née à Philadelphie, a été biberonnée au gospel et a très vite compris que la piste de danse était l'avenir de la chanteuse au début des années 90, elle n'est pas à proprement parler une diva de la House mais de la Dance. 

Nous espérons que vous ne verrez rien d'insultant dans cette petite restriction mais ce n'est pas exactement la même chose. Pourtant Lonnie Gordon a une grosse voix, elle affectionne particulièrement les "yeahyeahtyeahohoh" que nous entendons depuis presque trois semaines et elle a très peu enregistré de slow larmoyant. 

Cela tient donc au fait que, mariée à un britannique et donc expatriée en Angleterre à la fin des années 80, Lonnie va être signée par le label de Stock, Aitken et Waterman, le trio derrière Rick Astley, Kylie Minogue, les Bananarama et des dizaines d'autres chanteuses et chanteurs oubliés et qu'ils vont lui offrir un numéro 1, qui aurait tout autant pu être chanté par n'importe quel poulain de leur écurie. Cela fonctionne, cela fait danser, c'est un peu électronique mais c'est tout de même plus pop que techno. 


Après un nombre surprenant de tubes, qui n'obtiendront cependant jamais la popularité de "Happenin' all over again", Lonnie va décider de prendre sa carrière en main. Elle rejoindra le cirque du soleil à Las Vegas puis va fonder son propre label. L'aventure ne sera pas exceptionnelle mais cela lui permettra de continuer à enregistrer des disques jusqu'au début des années 2010. Depuis c'est moins folichons. Heureusement, on inventa un jour la gaypride.

Mais que fait donc Lonnie dans cet été et au beau milieu des ces renversantes divas ? Une réponse : "I'm gonna catch you". En 1991, souhaitant peut-être un break dans l'enchaînement des ritournelles un peu prévisibles de Stock, Aitken et Waterman, elle céda aux appels de producteurs italiens et enregistra ce gospel house sur lequel nous avons beaucoup, mais alors beaucoup dansé. 

Et nous sommes certains que nous ne sommes pas les seuls. 

mercredi 23 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Puisque nous avons déjà évoqué "Show me love" de Robin S. et "Gypsy woman" de Crystal Waters, il semble logique de rendre hommage au troisième membre de la sainte trinité house du début des années 90, CC Peniston dont le "Finally" est peut-être le chaînon manquant qui permit à la House Music de devenir le genre dominant de cette décennie. 

Et si nous savions que les femmes étaient destinées à dominer le monde, Robin, Crystal et CC vont littéralement atomiser l'univers musical en ce début des années 90, ce que CC va continuer à faire jusqu'à aujourd'hui. Des trois divas, c'est incontestablement celle dont la discographie est la plus impressionnante, ce qui est d'autant plus extraordinaire en découvrant qu'elle fut une reine de la House malgré elle, n'aspirant qu'à chanter du gospel et éventuellement du R' n B'. 

Mais puisqu'en 1991, le son hip était house, elle devint une reine des dancefloors, et fut rappelée vers les pistes de dance dès qu'elle s'écartait du chemin par des DJ's et des producteurs souhaitant travailler avec elle. A l'image du génial Steve Silk Hurley qui en 1999 lui proposait l'immense "He loves me 2". 


C'est presque anecdotique mais "He loves me 2" est sans doute dans le top 10 des morceaux les plus utilisés par nos amies drag queens et autres créatures. Cherchez pour vous en convaincre la performance de Jazell Barbie Royale, vous sauverez au moins 8mn d'une journée potentiellement morose. 

Mais la relation étroite entre les divas house, CC Peniston en particulier et les foules LGBT n'est normalement plus à prouver. C'était en 1994, une scène d'anthologie, dans un film qui soudain montrait que l'Australie, ce ne sont pas que les kangourous et qu'un cœur bat toujours sous les sequins. 

Trois ans après sa sortie, "Finally" allait regrimper dans les charts. Merci qui ? 

mardi 22 juillet 2025

Et maintenant dansons !


La diva du jour est presque une capsule temporelle à elle toute seule puisque débutant sa carrière solo en 1991 (après des années à faire les choeurs derrière à peu près tout le monde), Alison Limerick va régner sur les pistes de dance et s'imposer comme la reine house de l'année, sortir quatre albums et puis plus rien. Alors certes, elle chante toujours, du jazz principalement, et honore de sa présence quelques festivals House mais plus un disque depuis 1998, ce qui commence à faire. 

En tout cas, Alison est la femme derrière et devant "Where love lives", puisqu'elle en est l'auteur, paroles et musique, ce qui n'était pas si fréquent dans l'univers de la musique pour danser des années 90. Généralement, on s'offrait les services d'une très bonne chanteuse le temps d'une session d'enregistrement, après quoi on la remerciait chaleureusement. Puis on engageait un mannequin pour la vidéo.  

Rien de tel avec Alison qui écrit, compose, chante et danse. Et si nous parlions de capsule temporelle, peut-on faire plus 90's que ce qui suit ? 


Seul disque d'Alison Limerick à franchir la Manche, "Where love lives" aura une certaine carrière aux USA et c'est tout. Mais en Angleterre comme en Amérique du Nord, le titre devient un hymne. Il figure d'ailleurs dans les classements des meilleurs titres de dance de pratiquement tous les magazines les plus sérieux, intéressés par le sujet. 

Remixé, ressorti au moins 10 fois depuis 1991, "Where love lives" n'est pourtant pas le seul hit de miss Limerick. La même année, elle va offrir au monde "Make it on my own", qui est le titre qui nous a fait tomber en amour pour elle. 

Réveillon du jour de l'an. Londres. Un appartement nous ne savons plus où. Beaucoup de gens. Un DJ. Et soudain Alison. C'est formidable la musique, quelques accords et tout revient...

lundi 21 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Nouvelle semaine de notre été House et surtout nouvelle Diva, qui restera à tout jamais la voix de "Show me love", premier tube house à franchir en 1993 la frontière pourtant réputée inviolable entre le monde de la dance et celui de la musique grand public. Car si depuis 15 jours maintenant, nous évoquons souvent des titre ayant atteint la première place des charts, c'est toujours des classements dance dont nous parlons. Robin S. réussira, elle, à entrer dans le top 10 de l'équivalent du top 50, ce qui n'était encore jamais arrivé.   

Et un bonheur n'arrivant jamais seul, l'histoire de "Show me love" pourrait largement donner lieu à une belle histoire du dimanche, tant elle est rocambolesque. Nous sommes en 1989, Robin Stone, qui chante dans un groupe de R'n'B est signée par Atlantic. Le label souhaite lui faire sortir un album, on l'envoie donc en studio et parmi tout ce qu'on a préparé pour elle, il y a un titre assez rapide, qu'elle déteste. Le soir de l'enregistrement, elle doit même combattre la grippe pour parvenir au bout de la session. 

Surprise : c'est le titre haï que la maison de disque choisit pourtant comme premier single. Et c'est un flop, aux USA en tout cas. Atlantic, qui déteste s'être trompé, décide de le lancer en Angleterre via une de ses filiales et même chose : le 45 tours ne va nulle part. 


Il sera clair pour tout le monde en parvenant à 1m08 que c'est bien l'équipe derrière le "Somebody else's guy" de Jocelyn Brown qui a produit ce "Show me love " de Robin Stone, tant on reconnait la même ligne mélodique. 

Mais avançons jusqu'en 1992 : Champion Records, la filiale anglaise d'Atlantic, embauche un nouveau DJ et afin de tester ses capacités, lui demande de remixer d'anciens titres n'ayant rien donné. Sten Hallström, tel est le nom du DJ forcément suédois, fixe son attention sur "Show me love", qu'il déshabille totalement en ne conservant que la voix de Robin Stone. 

En fin d'année sort donc sur les radios le nouveau "Show me love", chanté cette fois par Robin S. parce que ça fait plus 1993 et on connait la suite. La personne la plus surprise sera Robin Stone, soudain appelée pour apparaître dans la vidéo d'une chanson qu'elle avait totalement oubliée et qu'elle ne reconnait même plus. Mais que cette fois elle apprécie. 


Le succès de "Show me love", le remix, sera si considérable qu'on expédie aussitôt Robin en studio pour un nouvel album et on lui offre même un nouveau hit, "Love 4 love", qui est exactement la même chose que "Show me love" mais que pour, des raisons que nous n'avons toujours pas élucidées, nous avons toujours préféré, et de loin. L'atmosphère affriolante des laveries automatiques, sans doute...

Depuis 1993, Robin Stone vit grâce à ce titre qu'elle ne voulait pas enregistrer et dont l'histoire devrait être enseignée à tous les apprentis chanteurs. Car Andrea Martin, qui chanta la demo du titre et composa une partie des paroles (d'après elle) ne toucha que 300 dollars pour sa contribution, et aucun droits d'auteur. Sten, le remixeur de génie, n'eut droit qu'à un chèque de 1000 livres pour son travail de réécriture et c'est tout. Quant à Robin, elle continue d'expliquer en interview qu'elle intervint énormément sur la structure de la chanson originale sans pour autant être créditée comme compositrice. Rien pour elle en droit non plus. 

"Show me love" reste le titre qui fit en quelque sorte sortir la House des discothèques et certains ou certaines s'en souviennent. Dans la nuit du 20 juin 2022, Robin Stone fut réveillée par un téléphone qui n'arrêtait pas de sonner pour la prévenir qu'elle était en tête des trend sur Twitter. Tous les gens, trop jeunes pour se souvenir de "Show me love" ne parlaient que d'elle. La raison : Beyoncé venait de sortir son premier single après 6 ans de silence et cela rappelait vaguement quelque chose. 

vendredi 18 juillet 2025

Et maintenant dansons !


Si nous parlions hier d'Ultra Naté, notre diva House du jour est pratiquement la justification de son existence puisqu'en simplifiant, Ultra fut signée par Warner UK pour rivaliser avec celles qui trustaient alors les sommets des charts et contribuaient à la démocratisation de la musique House : Robin S. et Crystal Waters. 

Et si nous nous replaçons dans le contexte, en 1991, il était impossible d'ouvrir une radio, entrer dans un club ou prendre un ascenseur sans entendre "ladadiladida", joué à plein volume ou fredonné par l'inconnu montant également au 6e. 

Petite nièce de l'immense Ethel Waters, Crystal était jazz. Un jour elle rencontra les Basement Boys (qui produiront plus tard Ultra Naté) et découvrit la House. Et dans la foulée elle décrochait son premier numéro 1 des charts dance aux USA. 


En plus de 30 ans de carrière, Crystal Waters, qui écrit presque toutes ses chansons, décrocha 12 numéro 1, collabora avec presque tous les DJ's du monde et foula du pied absolument toutes les GayPride de la planète. Car Crystal est une amie. 

Et parfois le hasard fait que vous vous trouvez au bon endroit au bon moment. Minute confidence : en 1994, pour des raisons pas si intéressantes que cela à expliquer, nous transpirions, mais avec suavitude, sur la piste d'une discothèque de Washington DC lorsque le DJ annonça qu'il allait jouer en exclusivité le nouveau single de Crystal Waters. 

Nous apprendrons plus tard qu'elle était là, que cette discothèque dont nous avons oublié le nom avait été son QG à l'adolescence et que le DJ était l'un de ses plus proches amis. Ce fut un moment rare. Plein d'amour. De beaucoup d'amour. Ce qu'est finalement la musique, non ?