Affichage des articles dont le libellé est Barbra Streisand. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Barbra Streisand. Afficher tous les articles

lundi 29 juillet 2024

Et maintenant chantons !


Lorsqu'en 1985, encore pratiquement en culottes courtes, nous nous sommes rendus dans un cinéma afin de voir "A chorus Line" réalisé par Richard Attenborough, reconnaissons que nous ne savions pas exactement ce que nous allions regarder. 

Il y avait Michael Douglas, que nous avions beaucoup aimé dans "A la poursuite du diamant vert", c'était un film du créateur des dinosaures dans "Jurassic parc" et on allait y chanter. Car le fait que le film soit l'adaptation d'une comédie musicale était tout de même parvenu jusqu'à nous, sans doute grâce aux critiques lues dans le magazine "Première". 118 minutes plus tard, nous n'étions plus vraiment la même personne. 

Nous savions à présent que dans la vie, nous voulions être Vicki Frederick (ce que confirmera le visionnage de "Deux filles au tapis"), ou devenir chirurgien afin d'opérer Cameron English, lui rendre le sourire et éventuellement l'épouser. Nous savions surtout qu'il était vital d'en savoir plus sur "A Chorus line", et par ricochet sur Broadway, et enfin sur Marvin Hamlisch. Nous avions déjà beaucoup trop d'énergie à dépenser.





  





























Ellipse temporelle comme pourrait l'écrire un étudiant en Master 2 Lettres Modernes, nous voilà en 2024 et évidemment nous ne sommes plus tout à fait la même personne. Nous avons entre temps revu de nombreuses fois le film d'Attenborough, eu la chance d'assister à une représentation de "A Chorus line" à Broadway. Et nous sommes donc en mesure d'affirmer que l'adaptation de 1985 n'est pas une réussite et qu'il a finalement été préférable de ne pas être Vicki Frederick puisque nous aurions aujourd'hui 75 ans. 

Mais quid de "What I did for love", visiblement la chanson de la semaine dont nous n'avons pas dit un seul mot depuis le début de ce billet ? Une chose est certaine : la première fois que nous avons fait sa connaissance sur grand écran, elle ne nous a pas fait grand chose, il est même possible que nous en ayons profité pour regarder l'heure sur notre nouvelle Swatch. Nous n'avons jamais été très attiré par l'obligatoire solo mélodramatique de la vedette, ce dont le titre avait toute les caractéristiques. Et Cassie était trop insupportable pour engendrer la moindre sympathie. 

Il s'est d'ailleurs avéré plus tard, que la version qu'en donne le film est une hérésie par rapport au show de Broadway. Non Cassie ne revient pas sur ce qu'elle a pu faire par amour en songeant à son histoire compliquée avec Michael Douglas (quelle idée, d'ailleurs...), ce n'est même pas elle qui chante le titre sur scène, c'est en fait Diana, la danseuse d'origine portoricaine qui se demande, avec le reste des danseurs, ce qu'il se produirait si tout s'arrêtait pour eux et qu'il leur était impossible de continuer à danser. C'est évidemment la même chanson mais avec des intentions totalement différentes. Rien à voir, donc. 


Si nous résumons, la chanson de la semaine est un hymne à la résilience, à l'acceptation de ses propres limites mais également un appel à ce que le spectacle continue. Bien que larmoyante, "What I did for love" est très Broadway, très "The show must go on", mais version 1975. Et tout ceci, nous le devons à Marvin Hamlisch, responsable de l'intégralité de la partition de "A Chorus line", l'homme qui composa en fait la bande son des années 70 et d'une partie des années 80, pour Broadway, pour Hollywood, et pour Barbra Streisand. 

Car Marvin Hamlisch, c'est avant tout "The Way we were". Nous avons toute la semaine pour parler de "What I did for love", nous n'avons par contre qu'aujourd'hui pour nous offrir ce petit plaisir. 

jeudi 25 juillet 2024

Le trio du jour.






























 


































Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois partenaires diversement appréciées, dans des films par ailleurs formidables. 







vendredi 5 août 2022

Et maintenant chantons !


Peut-on dire que vous êtes arrivé lorsqu'un de vos tubes est repris par un groupe surf rock de Nashville ? En 1968, la réponse est : absolument ! Et ce sont d'ailleurs les appropriation de "Alfie" à partir de la fin des années 60 qui vont assurer à la composition de Burt Bacharach sa postérité et son statut de "standard". 

Car si nous observons la carrière de la chanson de la semaine une fois passée l'hystérie des années 1966-1968 et que nous prenons en compte des critères d'évaluation clairs et objectifs, nous obtenons : chanté par Barbra Streisand : check !, entonné comme on le ferait lors d'un office du dimanche à Harlem : check !, repris en bossa nova : check ! Détourné en mélopée des îles : check ! Aucun doute possible : "Alfie" est bien devenu un classique et ce, en à peine 5 ans. 


Nous vous laisserons découvrir les interprétations récentes de "Alfie" qui pullulent, et à l'occasion vous pourrez nous dire ce que vous pensez de celle de Joss Stone qui officia lors du remake du film avec cette fois Jude Law dans le rôle de Michael Caine en 2004. 

Même Lara Fabian s'est laissée séduire, de même que Olivia Newton John ou Alisson Moyet (comment va-t-elle ?). Nous avons une certaine affection pour la cover de Randy Crawford, qui a la gentillesse de nous épargner les violons mais c'est bien parce que c'est Randy et qu'on lui pardonne tout. 


En fait, il ne vous reste plus qu'à vous précipiter sur tous, ou presque, ce que nous avons pu écouter depuis lundi et l'inflation étant ce qu'elle est, ce sont 17 perles qui s'offrent à vous. De quoi satisfaire même l'oreille la plus monomaniaque. 









Et nous savons que vous savez comment faire :) 

lundi 30 août 2021

Et maintenant chantons !


Ou quand Randy Rainbow offre la plus belle promo gratuite pour la sortie du nouvel album de Barbra Streisand. Cet homme est un génie. 

Et dans le genre plus politique qui l'a rendu absolument indispensable aux USA depuis 10 ans : 


Avons-nous dit que cet homme était un génie ? 

lundi 26 juillet 2021

Et maintenant chantons !


Pour cette quatrième saga musicale de l'été, nous sommes particulièrement excités à l'idée de partager avec vous une nouvelle et véritablement énorme obsession qui nous agite depuis des années : la chanson "I'm late" / "Je suis en retard", tirée de "Alice au pays des merveilles" de Walt Disney, qui ne dure à l'origine que 47 secondes, prouvant une nouvelle fois que ce n'est pas la durée qui fait la qualité. Enfin pas toujours...

Composée en 1951, "I'm late" peut même ne pas réellement être considérée comme un chanson tant elle est dans le film anecdotique et se compose d'à peine deux phrases, alors que la scène qu'elle accompagne est loin de l'être : Alice rêvasse en compagnie de son chat et sa somnolence est perturbée par l'apparition d'un lapin blanc particulièrement agité. Il est en retard ! D'où le titre, les choses sont bien faites. Elle le suit, tombe dans un trou et le film est lancé. 

























Cependant, ce n'est pas cette version en elle-même qui nous obsède, il nous en faut parfois peu pour être heureux (pour rester chez Disney) mais tout de même mais la version éblouissante qu'en livra en 1965 Barbra Streisand dans son premier "special" pour CBS. 

"I'm late" servait d'intermède entre des séquences dans la première partie du programme et un suave ami (que nous ne connaissons pas mais c'est forcément un ami) a eu la bonne idée de réunir tous ces petits bouts pour en faire une presque chanson complète sur Youtube. C'est divin. D'autant que cela n'est jamais sorti en vinyle. Ni nulle part. 


"I'm late", version Barbra, est peut-être la mélopée que nous chantons le plus souvent sous la douche, en voiture, ou, comme on l'imagine, lorsque nous sommes en retard (C'est très rare). Et comme Barbra est loin d'avoir été la seule à comprendre qu'il y avait dans ces 47 secondes matière à chef-d'œuvre, c'est avec "Je suis en retard" que nous passons la semaine. 

Et pour que cette introduction soit complète, saluons l'interprète original, Bill Thompson, immense doubleur qui fut également la voix de Droopy ou Bugs Bunny. Dans la version française de 74, que vous avez pu écouter en ouverture, c'est Guy Piéraud, alias la voix de Max la Menace ou Woody Woodpecker, qui s'y collait. Vous avez tout intérêt d'être à l'heure sinon ça va chauffer ! 

samedi 2 janvier 2021

Et maintenant dansons !


Bossa. Barbra. Le choix de la touche Brazil sans laquelle un weekend n'est pas totalement suave nous a demandé trois secondes de réflexion. Peut-être deux même...  

lundi 16 décembre 2019

vendredi 6 décembre 2019

Le vendredi : c'est Scarabées !

Parce que nous n'avons jamais été réellement convaincus de la suavitude des Fab Four, tentons, chaque vendredi, de remédier à cela en parcourant le monde sans pour autant trop nous éloigner de Liverpool.



The Streisand touch.

mercredi 25 septembre 2019

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent soixante douzième édition, Barbra présente le modèle intitulé "La séparation". 

mercredi 1 mai 2019

Et maintenant dansons !



Un jour de 1968, Barbra se réveilla et se dit qu'il serait sans doute cool d'être Lesley Gore pour 24 heures... Cette chanson resta finalement au stade du 45 tours et ne figura jamais sur le moindre album... 

lundi 8 avril 2019

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent quarante huitième édition, Barbra Streisand présente le modèle intitulé "Hélium". 

lundi 4 mars 2019

La fin du Quizz de Nina et Chipie IV



































C'est sans cesse la même chose lorsque la suavitude nous appelle loin de vous et que nous disparaissons quelques temps : il y a toujours un Quizz en suspens et forcément un ou une gagnante potentiellement frustrée. 

Espérons, puisqu'il s'agissait bien de Barbra que Bruno ne nous en veuille pas trop, d'autant que la chose a déjà dû lui arriver bien souvent : malgré le retard, écrivons avec entrain son nom en noir sur gris sur nos pages et félicitons comme il se doit un de nos visiteurs historiques. Bruno vous êtes fort, Bruno vous êtes beau, Bruno vous êtes Soyons-Suave. Si si ! 















Pour reconnaître sans faillir miss Streisand et l'un de ses chiens sur la capture proposée, il fallait avoir été jusqu'au bout de la dernière aventure barbresque à savoir le concert-documentaire réalisé pour Netflix et qui suivait la dernière tournée de l'icone absolue qui a affirmé qu'on ne la reverrait plus jamais sur scène. 

Barbra vivant avec son temps, le documentaire et les dizaines de produits dérivés et images exclusives en bonus, disponibles uniquement sur le web, marquaient l'arrangement entre la chanteuse et Netflix, qui a dans la foulée libéré pour la chaîne les droits de 6 de ses émissions spéciales, qui n'existaient jusqu'alors qu'en coffret dvd relativement onéreux. 



































Et c'était finalement cela la bonne nouvelle. Le concert vaut ce qu'il vaut, il est d'un professionnalisme parfois un peu irritant et Barbra semble... un peu métamorphosée, ce qui n'est sans doute dû qu'à un nouveau style de maquillage, quoi d'autre. Alors que les "specials", notamment "My name is Barbra" et "Color me Barbra" sont absolument époustouflants.

Ils datent, certes, de 1965 et 1966, alors que miss Streisand était encore sur les planches de Broadway dans "Funny girl" et c'est précisément cela qui les rend uniques : la métamorphose, sous nos yeux, d'une jeune chanteuse légèrement "ethnique" de 23 ans en superstar absolue. 















L'histoire de Barbra et ses chiens est évidemment la touche suave de ce Quizz puisque, comme vous l'expliquait Bruno et comme les tabloïds ne se sont pas privés de le commenter abondamment, après la disparition de sa chienne adorée Sammie, Barbra a décidé de cloner la chère disparue dans un laboratoire du Texas ce qui lui a permis d'obtenir 5 petites boules de poils. 

Si elle n'en a gardé que 3, les deux autres de la portée sont allées chez l'assistant de son manager et la petite fille de son attaché de presse. Elle les réunit de temps à autre en précisant qu'elles ont chacune leur propre caractère. Et lorsque le temps le permet, elle les emmène se recueillir sur la tombe de leur maman. En poussette. 


































N'allons cependant pas imaginer que Barbra est devenue une folle des Coton de Tulear en prenant de l'âge et que Fanny Brice s'est métamorphosée sur le tard en mamie caniche : l'histoire de la chanteuse et ses amis à quatre pattes remonte très loin dans le temps, comme le post fleuve que nous consacrions aux dessous de la séance qui mena à la couverture de Life ci-dessus et que vous pouvez retrouver ici

C'était en 2012. Ahhhh, memories.... They light the corners of my mind, comme l'a dit on ne sait plus qui d'ailleurs. 

lundi 21 janvier 2019

La fin du Quizz de Nina.























Avouons que le dernier Quizz fut un peu confus, surtout en début de semaine, peut-être est-ce parce que Omar n'est pas assez présent sur nos pages, ou bien parce qu'on l'a déjà oublié mais tout de même, maintenant que le mystère n'est plus, quel bel homme et quelle classe en smoking. 

Mirabelle, vous voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et gagnez, en plus de nos félicitations et notre admiration éternelle, un abonnement de 15 jours pour une loge à Chantilly. Ne l'ébruitez pas mais dans la cinquième, nous vous conseillons le 2, le 7 et l'as. Vous savez, c'est un peu aussi notre dada. 




































Sorti en 1968 et devenant presque aussitôt le film le plus rentable de l'année, "Funny Girl" de William Wyler, est pratiquement un miracle, non parce qu'il est époustouflant au delà du raisonnable (ce qu'il est pourtant, entendons-nous bien) mais parce qu'il avait plus de chance d'être un flop qu'autre chose. 

Adapté de la comédie musicale du même nom qui fut, dès 1964, le spectacle à ne pas louper à Broadway puis à Londres, il est amusant de penser qu'alors que le show allait devenir un film, la Columbia décida que la meilleure actrice pour incarner à l'écran Fanny Brice était Shirley MacLaine et non Barbra qui était devenue l'attraction numéro 1 aux USA en jouant le rôle sur scène, pendant que Ray Stark le producteur songeait à Frank Sinatra pour le premier rôle masculin et que le studio engageait Sidney Lumet pour réaliser l'ensemble. 



































De mauvaises décisions en amenant généralement d'autres, on décida de plus qu'un grand nombre de chansons écrites Jule Styne pour la scène ne convenaient pas pour la version cinéma et on décida d'adjoindre à la partition d'anciens succès de Fanny Brice qui avaient pour certains 40 ans et parmi lesquels sa version de "Mon homme" datant de 1920. 

Heureusement Dieu existe : après quelques mois, Sidney Lumet se retira du projet et laissa sa place à Wyler mais qui n'avait jamais tourné de comédie musicale et devenait franchement sourd, Ray Stark annonça qu'il se retirait du projet si on engageait pas Barbra et Frank Sinatra n'accepta le film qu'à condition qu'il ait plus de scènes et autant de chansons que le premier rôle féminin, on se tourna alors vers Omar- Gengis Kahn - Docteur Jivago - Mayerling - Lawrence d'Arabie - Sharif. 
























L'annonce d'une romance entre Omar et sa partenaire durant le tournage, et cela quelques semaines à peine après la guerre des Six Jours, éclipsa le fait que les deux étaient alors très mariés et on se concentra sur la nationalité égyptienne d'Omar et la confession juive de Barbra. 

Scandale, qui finit par passer presque par enchantement, pile au moment où Anne Francis prenait la décision de faire un procès à la production en découvrant que toutes ces scènes avec Barbra avaient été coupées, à la demande de la future star murmurait-on. 



Affaire de politique internationale, procès, réalisateur sourd et version originale considérablement altérée, et c'est sans évoquer le fait qu'il s'agissait du premier long-métrage de Barbra, un peu obsédée par l'image qu'elle allait dégager sur grand écran, voilà pourquoi il est sans doute miraculeux que "Funny Girl" soit devenu le film qu'il est, c'est à dire un classique. 

On fut considérablement moins pointilleux lorsque, pour la promotion du film, le magazine Playboy demanda à Omar Sharif de revisiter certains de ses succès en compagnie de quelques bunnies, ce qui donna la ravissante série qui suit, déjà publiée en 2010 : 






































Personne ne s'offusqua de quoi que ce soit. C'est à croire que la nudité n'est pas politique...