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lundi 24 octobre 2016

La fin du Quizz de Nina.
























Parfois, le Quizz sombre à une telle vitesse que nous n'avons même pas le temps de chuchoter "TV" ou "Attention à Dsata". Et en l'occurrence, nous aurions été bien inspirés de vous souffler ce dernier élément puisque c'est elle qui démasque la photo mystère et rend à Sherilyn Fenn son identité. 

Dsata, nous savons que vous n'êtes jamais très loin, dès lors qu'il est question de Sherilyn. Tous les suaves visiteurs sont à présent également au courant. Voyez votre nom en noir sur gris cette semaine et recevez de notre part un bocal de cerises à longues queues. Et non, ce n'est pas une récompense aussi farfelue qu'il n'y parait. 














C'était il y a quelques jours sur CBS, l'inusable série "Criminal minds" / "Esprits criminels", dans sa douzième saison mais perdant ses membres historiques plus rapidement qu'il n'est possible de dire "tueurs en séries", nous offrait une de ces participations exceptionnelles dont elle a le secret : Sherilyn Fenn, dans le rôle d'une mère dont le fils (mais en fait le petit fils) coule dans le béton des jeunes femmes depuis qu'il  a appris que sa soeur nymphomane est en fait sa maman. 

Sherilyn apparaissait environ 3 minutes, dans une chemise à carreaux particulièrement flatteuse (non en fait) et affublée d'une coupe Playmobil. Elle se faisait taper deux fois sur la tête et manquait de finir en dalle, passant ses dernières secondes à l'écran allongée sous des barres de fer, position permettant toujours les plans les plus flatteurs (non en fait). 






































Et c'est alors qu'il est temps de nous souvenir des choses suivantes. En 1991, Sherilyn avait 25 ans et venait d'exploser dans la série "Twin Peaks". Elle sortait avec Johnny Depp après une relation avec Prince, elle était le visage de Dolce & Gabbana, posait pour Playboy et décrochait le rôle le plus convoité de la télévision : celui d'Elizabeth Taylor dans une mini-série sur la vie de l'actrice. 

Sherilyn était une des femmes les plus belles du monde, dixit en gros l'intégralité de la planète, et cela nous évoque un entretien au cours duquel l'actrice Catherine Jacob expliquait à une journaliste interloquée pourquoi elle pensait que le comble de la misère était d'être Ursula Andress : "C'est terrible d'avoir été et de n'être plus rien du tout. Je préfère 100 fois être qui je suis. Au moins il n'y a pas de surprise". 























Outre le fait de nous faire systématiquement penser aujourd'hui qu'elle est peut-être la mère de Maggie Gyllenhaal, Sherilyn Fenn poursuit une carrière un peu différente de ce qu'on pouvait imaginer en 1991 mais une carrière tout de même, essentiellement sur le petit écran, le cinéma n'ayant jamais été très aimable avec elle. Deux mots devraient suffire : "Boxing Helena". 

De son propre aveu sabordée par son caractère difficile, alors, et l'incapacité de profiter d'une popularité gigantesque, la trajectoire d'actrice de miss Fenn a vite été remplacée par une carrière de mère et il est heureux de savoir qu'une vie privée épanouie peut être un palliatif efficace à une vie publique moins enrichissante. 


































MAIS, car il y a un "mais" et il est en capitales, 2017 va être l'année au cours de laquelle "Twin Peaks" va renaître, après bien des péripéties et 25 ans d'absence. Sous le contrôle absolu de David Lynch, la grande majorité des acteurs originaux va reprendre du service, à l'exception de Lara Flynn Boyle mais qui n'est plus totalement Lara Flynn Boyle. 


































Des problèmes dermatologiques, sans doute...

Ainsi donc, Sherilyn va redevenir Audrey Horne, ce qui risque d'être un peu perturbant pour tous ceux qui l'avait massivement élue symbole sexuel il y a 25 ans mais rassurons-nous, les surprises risquent d'être partout puisque, forcément, si le temps a passé pour elle, il en a été de même pour ses camarades. 





































Nous avons été amusé de découvrir que des trois beautés figurant en couverture du "Rolling Stone" aperçu un peu plus haut, à savoir la sage Lara, la vénéneuse Sherilyn et la presque transparente Mädchen Amick, eh bien c'est en fait cette dernière qui, contre toute attente, est dépositaire de l'héritage troublant et sexy de la série. 

Comme quoi, et une nouvelle fois, la vie est définitivement paradoxale. 


lundi 7 décembre 2015

vendredi 8 mai 2015

La question suave du jour : peut-on oublier Sherilyn Fenn ?


























Même si l'Histoire, avec un grand "H" comme vous l'aurez remarqué, tend à prouver que les professionnels de la profession peuvent oublier qu'il y eut un jour une jeune actrice prometteuse du nom de Sherilyn Fenn, nos souvenirs émus, eux, refusent de croire qu'elle est à présent dans les limbes. 

Et nous pensons toujours à elle lorsque nous nous trouvons non loin d'une cerise à longue queue, ce qui arrive finalement relativement souvent car quoi de mieux pour offrir la suave touche finale à Maï Taï ? 






















































Émotion de ces dernières semaines : elle pourrait cependant jaillir de l'obscurité puisqu'elle est annoncée dans la troisième saison de "Twin Peaks", prévue pour 2016, si une telle chose voit le jour ce qui est loin d'être gagné, comme le prouve le soap opéra entourant dores et déjà sa mise en chantier. 

Avec David Lynch ? Sans David Lynch ? Se fera ? Ne se fera pas ? C'est insoutenable. 


vendredi 17 février 2012

La question du jour : est-il suave de ressusciter une idole ?


Ce n'est que dans quelques semaines que nous pourrons enfin, après la presque totalité de la planète, découvrir la Marilyn de Michelle Williams, décrétée, sur les affiches du film en tout cas, meilleure performance de toute sa carrière. Incarner Marilyn ce n'est pas rien et ajoutons : redonner vie à une icone est une entreprise risquée.

Avant d'accepter un tel défi, Michelle a-t-elle pris le temps de rencontrer certaines de ses consoeurs qui, avant elle, avaient tenté de relever ce pari suicidaire ? S'est-elle renseignée sur les conséquences d'une telle entreprise ? A-t-elle seulement le numéro de téléphone de Loni Anderson ?

Même s'il est trop tard, investiguons cependant, cela pourra toujours servir à quelqu'un, à partir des cinq remarquables exemples que voilà :

1. Cheryl Ladd est Grace Kelly en 1983.


Deux ans après la fin de "Drôles de dames", il sembla judicieux à quelqu'un, non seulement de produire un téléfilm de 90mn sur la vie de Grace Kelly mais surtout d'en confier le rôle principal à Kris Monroe, c'est à dire à Cheryl Ladd. La légende prétendant que le produit finit fut montré à la véritable princesse, peu de temps avant sa mort, afin d'obtenir son accord, on comprend pourquoi l'ensemble est très inoffensif et à la limite de l'Harlequin.

Ressemblance : malgré la blondeur et la robe à double bretelle, Cheryl Ladd ressemble, ironiquement, bien plus à Tippi Hedren qu'à sa rivale hitchcockienne.

Booster de carrière : presque nul. Cheryl Ladd devint une des reines des mini-séries jusqu'à obtenir à nouveau un rôle récurent 20 ans plus tard dans "Las Vegas" de 2003 à 2008.



2. Lynda Carter est Rita Hayworth en 1983.


En 1983, Rita Hayworth était déjà très malade, aussi n'eut-elle sans doute jamais l'occasion de savoir que sa vie était en train de devenir un téléfilm avec Lynda Carter, à la recherche d'un nouveau souffle depuis l'arrêt de "Wonder Woman". Se concentrant sur les amours malheureuses de Gilda, "The love goddess" permit surtout à Lynda de porter l'une des premières paires de lentilles colorées jetables.

Ressemblance : un peu floue.

Booster de carrière : nul. Lynda Carter est et restera Wonder Woman.



3. Loni Anderson est Jayne Mansfield en 1980.


Décédée en 1967, Jayne Mansfield était depuis longtemps (toujours ?) dans l'ombre de Marilyn lorsqu'un producteur décida, en 1980, de la remettre dans la lumière. Un temps rôle le plus convoité de la télévision, il échoua entre les bras de Loni Anderson pour d'évidentes raisons, laquelle eut le privilège d'être une Jayne assez convaincante face à un Arnold Schwarzenegger débutant.

Ressemblance : plutôt spectaculaire.

Booster de carrière : confirma à Loni que son physique était son meilleur atout dramatique. Elle le promènera au cours des années 80 et 90 et lui fera rencontrer Burt Reynolds dont elle fut l'épouse pendant 5 ans.



4. Sherilyn Fenn est Liz Taylor en 1995.


Après plusieurs tentatives avortées, 1995 fut l'année où, enfin, la vie de Liz Taylor devint un téléfilm qui, étant donné les innombrables péripéties jalonnant la vie de Cléopâtre, aurait facilement pu être envisagé en mini série. 210 minutes tout de même, c'est malgré tout bien peu pour évoquer les mariages, les mariages, les divorces et les mariages. Inutile de préciser que les cures de désintoxications sont à peine évoquées.

Ressemblance : Sherilyn Fenn EST Elizabeth Taylor.

Booster de carrière : aurait dû mais n'a pas pu. Révélation de"Twin Peaks", félicitée pour "Liz", le cas Sherilyn Fenn reste un mystère. Elle tourne actuellement un téléfilm sur le Bigfoot.



5. Jennifer Love Hewitt est Audrey Hepburn en 2000.


Pour ses admirateurs, Audrey Hepburn n'aura connu que 7 années de tranquillité entre son décès en 1993 et la sortie de "The Audrey Hepburn story", officiellement le téléfilm le plus détesté et critiqué de l'histoire de la télévision américaine. Les raisons d'une telle haine se résument en 3 lettres : JLH, Jennifer Love Hewitt, ancienne héroïne de la série "la vie à 5" et chanteuse fort réputée au Japon.

Ressemblance : c'est peut-être le plus gros problème.

Booster de carrière : catastrophique. JLH connaîtra une longue traversée du désert avant de se décider à murmurer à l'oreille des fantômes dans "The Ghost whisperer", 2005-2010.



Au vu de ces exemples, ressusciter une idole semble donc potentiellement très dangereux.

Michelle Williams, qui, ne l'oublions pas, vient de la télévision où elle officia pendant 5 ans dans la série "Dawson", peut cependant se réjouir que "My week with Marilyn" soit un film et non un téléfilm. Evidemment, il y a toujours des exceptions : "Harlow", "Valentino" et ne parlons pas de "Gable and Lombard" mais dans l'ensemble, la fatalité semble moins s'acharner sur le grand écran que la petite lucarne.



Et puis surtout, Michelle Williams semble intelligente. Elle a été très claire : il n'a pas été question pour elle de chercher le mimétisme à tout prix mais plutôt de proposer dans "My week with Marilyn" sa vision de l'actrice.

Nous ne pouvons qu'attendre fébrilement en nous contentant des quelques minutes offertes gracieusement par la production. Une chose est en tout cas certaine : Michelle est parfaite en Marilyn, ce qui doit peut-être donner quelques sueurs à Noami Watts qui l'incarnera également dans l'adaptation du roman de Joyce Carol Oates, "Blonde". Pour quelqu'un dont la vie n'avait jusqu'alors été adaptée qu'à la télévision, deux films en 3 ans, c'est plutôt suave, non ?