Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois moments d'abandon.
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vendredi 23 juillet 2021
lundi 3 décembre 2018
La fin du Quizz de Kranzler.
Boudiou, comme on aurait pu le dire dans nos joyeuses et verdoyantes campagnes, voilà un Quizz qui fut épique mais qui heureusement trouva une fin libératrice et qui nous fit, à tous, dire merci à Nina puisque, honnêtement, nous n'en pouvions plus.
Nina, vous avez su rendre Olivia à Gene et Gene à Olivia. Nous ne pouvons que vous féliciter et vous offrir un stage de rollers et les protections qui vont avec. Nous vous savons rapide, vous serez désormais la comète des photos mystères. Bravo.
Réalisé en 1980 par Robert Greenwald, "Xanadu" est en gros célèbre pour trois choses. La chanson titre tout d'abord, composée par Electric Light Orchestra et qui demeure encore aujourd'hui imparable. Gene Kelly, dont ce sera la dernière apparition dans une fiction cinématographique. Et enfin la preuve qu'un film en rollers avec Olivia Newton John, directement sortie de "Grease", n'est pas forcément un succès assuré.
Normalement tout le monde le sait mais rappelons-le tout de même : "Xanadu" sera un immense échec et entrainera même la création des Rasberry Awards qui récompensent depuis presque 40 ans ce qui se fait de pire dans le cinéma américain.

Comme nous sommes encore en service limité, nous n'allons pas nous lancer dans une analyse détaillée de "Xanadu" et des raisons de son échec, qui sont d'ailleurs exactement les mêmes que celles qui rendent le film absolument irrésistible après quelques verres. Contentons-nous de préciser que Olivia Newton John y incarne une des 9 muses antiques, ce qui explique la présence de Terpsichore dans les indices.
Et puisque nous nous sentons très "Le saviez-vous ?" ce soir, ajoutons que le propos du film est littéralement inspiré d'un film des années 40 dans lequel Rita Hayworth, dans le rôle de Terpsichore, descendait sur Terre afin de montrer à un producteur de Broadway ce qu'un muse est vraiment capable de faire.
Et ce n'était pas du roller.
lundi 23 juillet 2018
Le Quizz de l'été volume 3.

Troisième épisode de notre Quizz estival dont nous vous rappelons le principe : identifier un film forcément suave à partir de trois captures d'écran du dit-film. Et nous osons à peine préciser que s'il n'y a pas grand monde au départ sur les images, celles-ci vont se peupler au fur et à mesure des indices, tant nous sommes à priori certains que nous n'aurons pas besoin d'aller jusque là.
Cependant, comme d'habitude, un seul nom par proposition et tout le monde joue.
Quant au Quizz de la semaine dernière, il s'agissait bien de "The Pirate" de Minnelli, chant du cygne en 1948 de la collaboration entre le réalisateur et son épouse Judy Garland, qui manqua 99 des 135 jours de tournage, début d'une spirale qui s'arrêta en 1950 avec le renvoi pur et simple de Judy de la MGM.
C'est Fabrice qui s'accapare les trois points de la victoire ce qui le place à égalité parfaite avec Kranzler. Mais quel suspense en ce début d'été.
Et si vous n'avez jamais vu "Le Pirate", c'est une expérience que nous vous conseillons vivement, ne serait-ce que pour le micro short de Gene Kelly, au centre d'un véritable culte sur internet et à l'origine de nombreuses crises de Judy sur le tournage. Lorsque votre mari semble plus intéressé par les cuisses de son acteur principal que par sa propre épouse, cela peut effectivement être embarrassant.
mercredi 16 mai 2018
Et maintenant dansons !
25 ans après "It's always fair weather", Gene Kelly assure toujours en rollers. Et Olivia, franchement...
lundi 19 juin 2017
lundi 3 avril 2017
samedi 12 décembre 2015
Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?
Ce n'est pas parce que c'est le weekend qu'il ne faut pas faire un effort. Frank et Gene montrent l'exemple en proposant l'option "Ship ahoy".
vendredi 15 août 2014
samedi 22 février 2014
Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?
Ce n'est pas parce que nous sommes le weekend qu'il ne faut pas faire un effort. Gene Kelly montre l'exemple et propose l'option "A Joinville le Pont pon pon".
vendredi 31 janvier 2014
La question suave du jour : Gene Kelly avait-il une préférence ?
Il n'est pas dans nos habitudes de dévoiler ce genre de choses mais devant de telles preuves, nous sommes bien obligés de le dire : Gene Kelly était très nettement à droite !
lundi 4 novembre 2013
La question du jour : était-ce moins suave sans toupet ?
La calvitie, ce douloureux problème qui peut se régler de deux façons radicales : le rasage intégral et définitif ou à l'inverse, le complément capillaire. Evidemment il existe une troisième voie, la greffe, mais qui nous est douloureuse rien qu'en écrivant son nom.
Nombreuses furent les stars masculines qui passèrent leur carrière affublées d'un postiche, acceptant de façon rarissime, dans certainement un moment d'abandon, de se montrer nues. Nous les connaissions fournis, en fait ils étaient carencés du bulbe. Mais alors : avec ou sans ?
Et si finalement tout cela n'était pas si important et si, en fin de compte, l'erreur n'était pas d'oublier sa perruque mais d'en mettre une ?
dimanche 3 février 2013
Les très suaves heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où Cole Porter fut plagié et le prit en vrai gentleman.
En 1951, l'une des personnalités hollywoodiennes dans la peau de laquelle nous aurions trouvé fort suave de pouvoir nous glisser (ne serait-ce qu'une journée) est sans aucun doute possible Arthur Freed et cela pour trois raisons.
Tout d'abord il travaille à la MGM dont il est l'un des plus puissants et respectés producteurs. Ensuite il est l'intime de Judy Garland dont il a lancé la carrière en produisant 14 de ses films depuis "Le magicien d'Oz". Et enfin, il peut commander quand bon lui semble une chanson à Cole Porter, ce qui est même au delà du suave : le rarissime Uber-Suave.
Freed est donc l'équivalent de Dieu le père au sein de la MGM dont le responsable, Louis B Mayer, est également considéré comme le Créateur Suprême. Voilà pourquoi nous nous devons de changer notre comparaison et de l'aborder sous un angle plus polythéiste : Freed est le Zeus d'un univers dont Mayer serait Cronos.
Et quel chemin pour celui qui débuta comme pianiste puis se fit parolier à succès, auteur, metteur en scène, directeur de revues burlesques et enfin producteur. Sans Freed, point de Judy, de Gene Kelly, de Lena Horne ou de Vincente Minnelli. Point de Fred Astaire en pré-retraite de la RKO ou de June Alysson ou de Cyd Charisse. Tous ces gens existaient bien évidemment avant Freed mais que serait-il advenu de leur carrière sans lui ? Nous ne le saurons jamais.
L'influence de Freed sur la comédie musicale hollywoodienne a été abondamment commentée et tous les auteurs s'étant penché sur son cas sont unanimes pour souligner que le génie de Freed fut, non seulement de savoir s'entourer, mais également de parvenir à distinguer la trace de génie chez ses futurs collaborateurs, qu'ils fussent chorégraphes, costumiers ou arrangeurs musicaux.
Gene Kelly venait de Broadway et jouait les utilités à la Columbia quand Freed l'engagea. Stanley Donen avait 25 ans et aucune expérience lorsque Freed lui confia la coréalisation de "Un jour à New York". Roger Edens était le pianiste de Ethel Merman et un petit arrangeur pour la MGM et Freed le nomma responsable du service musique de son unité de production, dont la première réalisation fut "Meet me in Saint Louis".
Comme nous l'évoquions hier, en 1950, alors qu'une partie de l'équipe s'échine sur ce qui va devenir "Un américain à Paris", Freed lance le projet d'un film qui s'inspirerait de ses chansons composées avec Nacio Herb Brown du temps de la préhistoire, c'est à dire les heures lointaines, sombres et chaotiques des premiers pas du cinéma parlant et dont le titre sera "Singin' in the rain".
Et comme l'expliquent avec malice les scénaristes Comden et Green qui héritent du projet, tout était à faire avec une seule certitude : l'évidence d'une scène au cours de laquelle quelqu'un chanterait alors qu'il pleut. On pense tout d'abord à un projet pour Howard Keel, une histoire de cowboy chantant mais puisque que les chansons qui doivent être utilisées ont été écrites entre 1929 et 1932, Green et Comden décident de situer l'histoire aux premiers temps du cinéma parlant, de faire du héros un chanteur-danseur et on appelle Gene Kelly.
Kelly n'a aucune idée que le film qu'il vient tout juste d'achever va remporter l'Oscar du meilleur film, il est par contre certain de vouloir retravailler avec Oscar Levant qu'il a trouvé magnifique dans "Un américain à Paris". Mais problème : le scénario de "Singin' in the rain", qui a déjà été maintes fois réécrit, exige que l’acolyte de Gene sache danser. Exit Oscar et on engage Donald O'Connor.
Connu pour avoir été le compagnon de "Francis la mule qui parle", succès surprise de 1950 auquel on donnera 5 suites, Donald O'Connor va épater l'équipe de "Chantons sous la pluie" qui n'avait pourtant pas pu ne pas savoir qu'à 25 ans, il est déjà un vétéran de la scène, née dans une famille de danseurs et débutant lui-même devant les caméra à l'âge de 12 ans.

De l'avis de Gene Kelly, de Stanley Donen et de Comden et Green, il faut un solo à O'Connor démontrant à la fois ses talents de danseurs mais aussi de clown et c'est alors (enfin vous direz-vous) que commence la belle histoire du dimanche.
Accélérons au cas où vous la connaissiez déjà : rien ne convenant dans le catalogue des chansons composées par Freed, Kelly, Donen et surtout Roger Edens, responsable de la musique demandent à Freed de composer une nouvelle chanson. "Mais dans quel esprit ?" demande-t-il . Dans celui, par exemple, de "Be a clown" que Cole Porter a écrit pour "The Pirate", production Freed de 1948 et qui donnait ceci :
Freed s'enferme donc dans son bureau, en ressort quelques temps plus tard une partition à la main. On file en studio répéter avec l'orchestre, on écrit les arrangements, on fait venir Donald O'Connor qui l'enregistre et cela donne cela :
Oui, à quelque chose près, c'est la même chanson.
Mais Arthur Freed étant Zeus, on ne peut pas lui faire remarquer qu'il n'a pas écrit une chanson dans l'esprit de "Be a clown" mais simplement réécrit "Be a clown". Les versions concernant ce qui suivit divergent mais se retrouvent sur un point : le malaise qui gagna peu à peu l'équipe fut tel qu'on fit venir en studio le monumental compositeur Irving Berlin qui après simplement 8 mesures s'écria "Mais c'est "Be a clown", qui a écrit ça ?" ce qui entraîna un grattement de gorge de de Freed et un départ précipité pour une pause déjeuner.
C'est par Berlin lui-même, dont il était un des amis intimes, que Cole Porter fut prévenu du plagiat qu'il préféra considérer comme un hommage, se refusant, d'ailleurs, et par principes, à se brouiller avec un collègue parolier. Sa chanson avait de plus été composée en 1948, on saurait donc aussitôt qui a copié qui.
Ce n'est pas exactement ce qui se passa. En 1948, "The Pirate" passa presque inaperçu quand "Singin' in the rain" rapporta plus de 7 millions de dollars en quelques semaines après sa sortie en avril 52. Le numéro de Donald O'Connor devint presque instantanément un classique et il n'est rare qu'encore aujourd'hui, on s'étonne que Cole ait si outrageusement copié "Make 'em laugh" en écrivant "Be a clown".
C'est évidemment injuste. Mais une fois encore Cole Porter nous donne une leçon de suavitude. Et point positif : lui ne fut pas transformé en réclame pour matelas. Mais si, souvenez-vous :
Bon ben à ce soir ?
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