Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir 3 instantanés d'une belle et longue amitié. Et on ne doit jamais louper une occasion de célébrer Edwige Feuillère.
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vendredi 12 juillet 2024
vendredi 19 juin 2020
Le trio du vendredi.
Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave vous propose une pause nicotine avec Edwige.
lundi 20 mai 2019
La fin du Quizz de Kranzler.
Pour ne rien vous cacher, nous avons eu un peu peur que ce Quizz tire en longueur, mais c'était sans compter sur Mirabelle qui est capable de proposer, récuser et démasquer une photo mystère en moins de temps qu'il ne faut pour dire Nina Companeez.
Mirabelle, puisqu'il s'agissait bien de Micheline Dax et Fanny Ardant, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et recevez nos félicitations les plus admiratives et sincères. Et doublées : deux personnages, deux réponses donc deux salves. C'est logique.
Il nous semble logique que l'évocation de Nina Companeez et de ses productions télévisuelles des années 70, 80 et 90 provoque une certaine nostalgie, qui peut être doublée d'une touche de perplexité et d'étonnement lorsqu'on réalise la place très relative qu'on lui accorde aujourd'hui.
On s'aimait alors avec délicatesse, on badinait beaucoup, on se quittait sans heurt, on se retrouvait parfois dans de grandes maisons de vacances qui sentaient la tarte aux pommes. C'était un peu comme chez Claude Sautet mais sans la tabagie, l'alcool et les drames personnels. Et sans Romy Schneider.
Si on observe de surcroît que les films à l'incroyable charme de Michel Deville, dont Nina Companeez fut pendant 10 ans la scénariste attitrée, ne semblent pas exciter plus que cela les historiens du grand écran ou les écoles de cinéma, alors on veille à ce que la nostalgie ne se transforme pas en amertume, puisque, et quelque soit son âge, on est toujours trop jeune pour être amer.
Diffusé sur Antenne 2 en 1982, "Le Chef de famille" pourrait être un prototype des œuvres de Nina Companeez, qui n'aimait rien moins que les grandes familles et les femmes fortes. Et les castings surprenants puisqu'il n'y avait sans doute qu'elle pour imaginer qu'Edwige Feuillère puisse être la mère de Micheline Dax et elle-même mère de Fanny Ardant.
Et il serait malvenu d'oublier Dominique Blanchard dont les plus théâtreux se souviennent sans doute qu'elle fut la protégée et l'ingénue préférée de Louis Jouvet. Et deux Molière, quand même...
Si les séries de Nina Companeez ont mis comme aucune autre les femmes à l'honneur, des femmes originales, indépendantes et au phrasé souvent particulier (Edwige, Fanny et Micheline, ne l'oublions pas...), ce n'est pas sans rapport avec le fait que la plupart de ses oeuvres aient été produites par Mag Bodard, originale elle-même et un temps seule femme productrice du cinéma français dont la vie méritait tellement un livre qu'on lui en a d'ailleurs consacré un.
Une femme à l'écriture, la même à la réalisation, une femme à la production et des actrices comme s'il en pleuvait, de toutes les générations et venant d'horizons fort différents. C'est peut-être cela qui nous rend nostalgiques alors que c'était au début des années 80 et que cela semblait presque normal.
Sur ce nous allons regarder encore une fois "Les Dames de la Côte" qui nous a présenté tant d'actrices et d'acteurs qu'un seul merci ne suffirait pas. Quelqu'un, d'ailleurs, a des nouvelles de Denise Grey ?
lundi 28 janvier 2019
La fin du Quizz de Mirabelle.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point nous sommes heureux que le Quizz de lundi dernier soit tombé, qui est plus au bout d'une trentaine de minutes ce qui permit au caniche que nous promettions de dévorer d'avoir la vie sauve. Et nous sommes ravis qu'on se souvienne encore un peu de Marie-Claire Olivia, momentanément sous les feux de l'actualité, certes, sans pour autant qu'on puisse parler de délire médiatique.
Nina étant comme souvent fort joueuse, elle comprendra notre envie de couronner deux gagnantes, elle-même, bien entendu et Chipie IV, qui saluera de notre part les trois premières du nom. Et puis il est savoureux de célébrer un duo de pourfendeuses de photos mystères. Les femmes sont à l'honneur aujourd'hui. Voilà pourquoi vous remportez l'intégrale des oeuvres de Françoise Mallet-Joris et une photo dédicacée de Gertrude Stein.
Il va falloir que nous restions concentrés car nous sentons que ce billet pourrait nous emmener très loin et potentiellement nous occuper toute la journée, tant notre invitée, Marie-Claire Olivia et le film dont est tiré la capture mystérieuse, "Olivia" de Jacqueline Audry, ouvrent de multiples perspectives. Soyons donc organisés et proposons un développement en trois point : Marie-Claire Olivia, Dorothy Bussy et Jacqueline Audry.
Le premier point va aller assez vite : née en Suisse, Marie-Claire Olivia tournera trois films entre 1951 et 1952 et disparaîtra littéralement dans la nature. Il semblerait que sa courte carrière ait été poussée par un producteur suisse qui ne lui voulait que du bien mais dut reconnaître le talent relatif de la jeune comédienne dont les rumeurs prétendent que sur le tournage d'"Olivia", elle était surnommée "Olida".
Elle était en tout cas l'actrice au patronyme tout indiqué pour incarner la jeune Olivia dans "Olivia", adapté du roman de Dorothy Bussy qui parut en 1948 signé "Olivia", avant que le nom de son auteure ne soit finalement dévoilé.
Dorothy Bussy mériterait aisément un biopic, en raison de son existence très anticonformiste et du name-dropping qu'il entraînerait : soeur de l'écrivain Lytton Strachey (qui inspira le charmant "Carrington" à Christopher Hampton en 1995), elle était l'amie intime de Gide et du fiancé d'E.M. Foster ("Maurice"). Son seul roman, "Olivia", fut publié par la maison d'édition de Virginia Woolfe et un temps enseignante, elle eut comme élève Eleonor Roosevelt.
Ce qui nous fascine le plus sont ses années passées en France dans l'institution pour jeunes filles tenue par Marie Souvestre, pionnière du féminisme et de la pédagogie du milieu du XIXe siècle et dont le personnage incarné par Edwige Feuillère dans "Olivia" s'inspire. D'ailleurs voilà les origines d'"Olivia", qui n'est ni plus ni moins qu'une autobiographie déguisée.
Film de femmes qui aiment les femmes sorti en 1951, "Olivia" est avant tout une réalisation de Jacqueline Audry, dont on redécouvre qu'elle fut un temps la seule réalisatrice du cinéma français.
Responsable d'une vingtaine de films entre 1946 et 1973 mais pour l'essentiel tournés dans les années 50, elle manifesta un certain goût pour les amours saphiques ou tout au moins à la marge, en s'intéressant aux adaptations de trois romans de Colette dont "Gigi", à celle de "La garçonne" ou de "Huis-clos" et à une variation autour de l'histoire du Chevalier d'Eon.
Films au sous-texte résolument lesbien, parfois écrit par sa soeur Colette, amie intime de Simone de Beauvoir, mais jamais revendiqué, les réalisations assez conventionnelles de Jacqueline Audry restent cependant très intrigantes, comme le sont ces clichés, avec caniche, dégageant une grande félicité domestique de la réalisatrice (pourtant mariée au scénariste et journaliste Pierre Laroche) et de l'actrice Gaby Sylvia, qui n'étaient bien entendu que de très bonnes amies.
Une légende tenace veut que, à l'image de "Femmes" de Cukor, il n'y ait aucun homme dans "Olivia", bien que Philippe Noiret soit mentionné en figurant sur la fiche IMDB du film mais bon courage pour parvenir à le distinguer.
En fait il y a bien un élément masculin dans ce film, qui vous permettra au passage de recréer chez vous une ambiance bonbonnière lesbienne si vous êtes habile dans la manipulation du chintz et il est même fort poilu. Il fut charmant avec toutes ses partenaires et ravit même Edwige Feuillère qui ne tolérait guère que Jean Marais ou Jean-Claude Pascal à ses côtés.
Il n'a cependant aucune ligne de dialogue. Jacqueline Audry souffrait peut-être de misandrie, allez savoir.
lundi 26 décembre 2016
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent soixante dix-septième édition, Edwige Feuillère présente le modèle intitulé "Mais oui ça va tenir jusqu'au réveillon !".
lundi 14 mars 2016
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent douzième édition, Edwige Feuillère présente le modèle intitulé "Petit buisson".
vendredi 7 février 2014
mercredi 21 mars 2012
La question suave du jour : est-il envisageable de voir des seins sur Soyons-Suave ?
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