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dimanche 31 décembre 2023

C'est le weekend : soyons musical !


 








Suaves visiteurs, après notre semaine très festive et très Noël, il était inconcevable de ne pas venir vous saluer encore une fois alors que 2023 vit ses dernières heures et que les yeux et les cœurs sont déjà tournés vers 2024. Ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose : l'année qui s'achève nous laissera-t-elle d'immortels souvenirs ? Non, franchement non, et même de bien pourris si vous nous permettez ce petit écart de langage. 

Mais comme nous sommes bien trop suaves pour être amers, célébrons comme il se doit ce 31 décembre 2023 par une surprise party dont le seul but est de mettre en lumière nos nouveaux amis, qui parfois en moins de 12 mois sont même devenus, pour certaines et certaines, très chers à nos locaux.

Imaginons donc que nous sommes quelque part entre 1963 et 1976. Le bar est achalandé, les hors d'œuvres et autres mignardises à disposition et à profusion. Le dress-code est évidemment d'être suave. Que reste-t-il d'autre à faire que de danser ? 


Nicole Martin : formidable et discoïde. Yvonne Baker : exceptionnelle et Jamesbondesque,. Les Chordettes : en pleine résurrection grâce à dernière saison de la série "La Fabuleuse Mrs Maisel". Et ce ne sont là que quelques unes de nos inclinations de l'année qui se termine et il était temps de vous les présenter en bonne et due forme puisque toutes les personnes citées précédemment sont décédées, sauf, nous semble-t-il, une Chordette.  

Il y a d'ailleurs très peu de gens vivants dans cette compilation "Dansons jusqu'en 2024" mais est-ce vraiment un problème ? Hildgarde Knef, Salena Jones ou GG Junior, ils sont toujours parfaits même s'ils ne sont plus de ce monde. 


Il y a en tout 25 pistes pour finir l'année ou débuter la nouvelle, il y a des slows et des twists, du cha cha et du disco, de la soul et de la variété italienne. C'est donc un smögasbord musical dont nous avons le secret et qui donne ceci : 

01 Orquesta Romanticos de Cuba - Cote DAzur
02 Mina - Moliendo cafè
03 Audrey - Prima o poi
04 The Chordettes - Pink Shoelaces
05 Etta James - Pushover
06 Salena Jones & The Keith Mansfield Orchestra - Right Now
07 Yvonne Baker - You Didnt Say a Word
08 The Paul Horn Quintet - (I Cant Get No) Satisfaction
09 Hildegarde Knef - Von nun an gings bergab
10 Horst Jankowski - Slick
11 Martin Böttcher - Love Me (from Sonderdezernat K1 )
12 Barbara St Clair - Teacherman
13 G.G. Junior - Tu mconnais pas
14 Nicole Martin - Où Aller
15 Richard Chamberlain - I'll be around
16 Robert Conrad - Again
17 Dalida - Dans La Ville Endormie
18 Diana et les Pygmees - Ne siffle pas
19 Les Rockets - Une petite salade feat Irene Hilda
20 Kathy Kirby - Sometimes I'm happy
21 Barbara Lewis - Love Makes The World Go Round
22 Ada Lee - Something missing
22 Ethel Ennis - I Believe In Love
23 Bobbie Gentry - Fancy
24 The Classics IV - Spooky
25 Le Systeme Crapoutchik - La Vie Est Belle (Life Is Beautiful)








Et pour télécharger tout cet amour tiré de nos archives personnelles, vous savez normalement comment faire. 

samedi 24 décembre 2022

C'est le weekend : soyons musical !


 


















Puisque vous êtes déjà les heureux propriétaires de la compilation "Suave Noël 2022" (elle est bien, hein ?), il était sans doute un peu redondant pour les MP3 du weekend, spécial réveillon, de vous proposer à nouveau de délicieuses versions de "Mon beau sapin" ou de "White Christmas".

Comme la buche aux marrons et surtout à la ganache montée, les chansons de Noël se doivent d'être très ponctuelles et dégustées avec parcimonie, à moins d'être en possession d'un stock de citrate de bétaïne arrivant bientôt à expiration. 

Choix radical s'il en est, pas la moindre promenade en traineau aujourd'hui et pas l'ombre d'un bois de Rudolph : nos invitées du jour sont de fidèles amies depuis 2011 et ont déjà illuminé nos fêtes de fin d'année. Mais elles ne chantent pas Noël. Suaves visiteurs, c'est le retour des Golddiggers ! 






















Puisque nous l'avons déjà fait le 19 décembre 2011 (et qu'à notre immense surprise, nous venons de découvrir que le lien de téléchargement fonctionne toujours, donc si vous ne l'aviez pas utilisé pour leur somptueux album "We need a little Christmas", dépêchez-vous !) nous n'allons pas vous représenter en détail les Golddiggers sur lesquelles vous pouvez obtenir des renseignements vitaux ici.   

Mais comme nous vous savons aussi et parfois légèrement paresseux, rappelons quelques éléments fondamentaux : les Goldiggers (qui existent toujours sous une forme très ramassées), fut le groupe féminin le plus télégénique de la fin des années 60 et du début des années 70, créé de toute pièce pour accompagner Dean Martin dans son show hebdomadaire sur NBC. 

Composé selon les années de 8 à 13 membres, son succès auprès du public fut tel qu'on lui proposa rapidement d'avoir sa propre émission lors des programmes d'été qui marquaient une pause pour tous les shows réguliers. Les Golddiggers furent pendant 6 ans partout, à la tv, au Vietnam pour soutenir le moral des troupes, dans toutes les conventions imaginables, à Las Vegas et à Londres. Et on comprend pourquoi en n'observant qu'un extrait de ce qui clôturait systématiquement le Dean Martin Show. 


Une fosse à conversation, des coussins, des brushings et des harmonies : les Golddigers ont été assemblées pour nous, cela semble évident. 

Et si vous venez de lever un sourcil interrogatif devant ces jeunes demoiselles en mini jupes accompagnant lascivement un crooner quinquagénaire, sachez que toutes les autobiographies écrites par d'anciennes Golddiggers disent la même chose : Dean était pour elles une vraie figure paternelle et non un libidineux sugardaddy, qui avait l'habitude de leur offrir des albums à colorier quand il sentait qu'elles étaient un peu down. Ce qui pourrait, également, se prêter à analyse mais c'est un autre sujet. 

La saga, car s'en est une, des Golddiggers, pourrait aisément donner lieu à une page de nos suaves heures de l'histoire contemporaine mais il ne sera aujourd'hui question que de musique. Et nous ne serons pas sans reparler des Dingaling Sisters, dérivées des Golddiggers, dont nous avons récemment découvert l'existence. En 1969, les 12 chanteuses originales enregistraient leur premier album et il est quasiment introuvable car jamais réédité. Et cela donnait, entre autre, ceci. 



Franchement ! n'est-ce pas d'une suavité infinie ? Et que dire de ce petit twist donné à cet extrait de la comédie musicale "42nd street", qui justifiait le nom du groupe, hommage aux girls des films des années 30 de Busby Berkeley et qui sera la marque de fabrique des Golddiggers ? 

Voici donc, pour vous, car c'est Noël, le premier album de ces chercheuses d'or qui nous enchantent depuis plus 10 ans et depuis plus de 50 ans pour leurs fans qui ne sont pas décédés. Et l'aventure Golddigers n'est pas achevée puisqu'il existe un troisième et dernier album enregistré en 1971 et que nous n'arrivons pas à localiser. Mais nous ne désespérons pas. 













































Plus qu'un album, une capsule temporelle, que vous dégusterez en suivant les pistes indiquées ci-dessus. 








Et pour télécharger ce dernier cadeau au format zip, vous savez normalement comment faire. 

samedi 2 juillet 2022

C'est le weekend : soyons musical !

 


Il est difficile d'exprimer la joie intense que ressentent aujourd'hui les MP3 du weekend à l'idée de partager avec vous ce bijou intégral qu'est l'album de 1976 de Jaye P. Morgan, intitulé sobrement "Jaye P. Morgan", ce qui va immanquablement nécessiter d'expliquer qui fut et est encore (elle a aujourd'hui 91 ans) Jaye P.  Morgan. 

Alors que nous nous apprêtons à écrire pour la 4e fois en 3 lignes "Jaye P. Morgan", quelques explications : originaire du Colorado, la petite Mary Margaret commença à chanter avec ses frères (elle en avait 5) jusqu'à ce qu'elle soit repérée par le label RCA qui lui offrit un contrat et auquel, par reconnaissance, elle offrit quelques tubes. 

Chanteuse blonde des années 50 parmi des centaines de chanteuses blondes de la même époque, Jaye P. fit tranquillement son chemin des juke-box à la télévision en devenant la glotte officielle de plusieurs programmes, jusqu'à avoir en 1956 son propre show. Elle était sympathique, très inoffensive et un rien country. Parfaite pour l'époque, entre 1954 et 1962, elle enregistra 15 albums aux pochettes irrésistibles et fortement chargées en saccarose. 















Rien à voir pour le moment avec la vision fortement lissée qui ouvre ce billet et ce pourquoi les MP3  trépignent : le virage des années 70. Pendant 20 ans, Jaye P. va suivre la mode et faire ce qu'on attend d'elle, jouant des coudes avec Patti Page, bien plus populaire et Jane Morgan avec laquelle on ne manquait pas de la confondre. Jusqu'à ce qu'un beau matin (nous imaginons évidemment cette scène), elle dise "halte-là" et décide de montrer au monde qu'elle était drôle, bien plus moderne qu'on ne l'imaginait et finalement un peu punk. 

Et à partir notamment de 1976, Jaye P. va faire sa révolution : musicalement, elle décide de s'autoproduire pour chanter ce qu'elle aime vraiment, et entame à la télévision une carrière de guest ébouriffante dont on redoute un peu les sorties salaces. Accessoirement elle se coupe les cheveux : Carita nous voilà. 

Deux faits marquants vont sceller l'arrivée de cette nouvelle Jaye P. : jurée préférée des téléspectateurs d'une sorte de "L'Amérique a un incroyable talent", sans crier gare, elle expose sa poitrine en plein enregistrement. Imaginons, pour comprendre le choc, Charlotte Julian remontant sa jupe en pleine "Académie des neuf". Et il y a comme vous l'imaginez l'album qu'elle sort en 1976, qui sera pendant de longues années le disque autoproduit le plus cher du monde. 






















Pour comprendre le choc que fut l'album "Jaye P. Morgan" de 1976, peut-être est-il bon de se remémorer que dans les années 50, Jaye P., c'était ça :


En 1976, à l'âge de 45 ans, Jaye P., c'est à présent cela : 



Il nous est très difficile de n'écouter qu'une seule fois "I fall in love everyday" et à vrai dire, il nous est quasiment impossible de passer un mois sans retourner vers cet album que Jaye P. finança entièrement et dont elle confia la production au jeune David Foster, bien avant qu'il devienne Monsieur Tube (mais nous en reparlerons cet été) en produisant et en composant pour Céline Dion, Chaka Khan, Chicago, Donna Summer, Barbra Streisand ou Whitney Houston. "Bodyguard" par exemple, c'est lui. 

Et si nous devions définir l'ambiance de ce LP, nous dirions que c'est un peu Quincy Jones qui rencontre avant l'heure Jamiroquaï tout en serrant dans ses bras l'intégralité de la scène West Coast des années 70. On pouvait s'attendre à cela de la part de beaucoup de monde mais certainement pas de Jaye P., que beaucoup de stations de radio noires, qui ignoraient tout d'elle, se mirent à programmer en célébrant l'arrivée d'une nouvelle "soul sister", avant de réaliser qui elle était. 

Tiré à très peu d'exemplaires, une sorte de "vanity project" donc, destiné à l'origine à la presse et regroupant les meilleurs musiciens et compositeurs de l'époque, l'album ne fera pas grand chose auprès du public, ce n'était finalement pas le but, mais deviendra aussitôt fort recherché, d'autant qu'il attendra 2019 pour une sortie officielle en CD, vite épuisée et donc encore plus demandée.



















Il est grand temps de découvrir à votre tour cette merveille absolue, qui pourrait, soyez prévenus, devenir rapidement un de vos disques préférés, si vous aimez le groove, la crème des musiciens de studio, les voix chaudes et les résurrections. 

9 pistes, ce qui est bien trop peu évidemment, dont les titres se trouvent juste au-dessus de ces lignes. 









Et pour télécharger ce monument, normalement, vous savez comment faire... 

dimanche 2 janvier 2022

C'est le weekend : soyons musical !


Nous savons que nous l'avons déjà évoqué mais préparer de suaves compilations est sans doute l'une de nos activités préférées et composer pour vous les MP3 du weekend un de nos passe-temps favoris. Aussi c'est dans la joie et l'enthousiasme que nous vous proposons afin de débuter l'année, le volume 5 de "Soyons-Suave au cinéma", que nous testons déjà depuis quelques jours et qui semble être approuvé par toutes les oreilles qui ont été bien obligées de l'écouter en boucle.

Mais avant de dévoiler le contenu de ce cinquième opus, précisons à nouveau son principe : exhumer des pépites musicales et cinématographiques, généralement entendues lors du générique de fin ou d'une course poursuite et qui n'eurent que très rarement la chance d'une sortie digne de ce nom. 






































En ce 2 janvier, nous nous tournons vers de charmantes comédies qui hurlent "Nous sommes si légères que vous nous aurez oubliées avant même la fin de l'année", au casting fortement hip et résolument international et qui nous rappellent que dans les années 60, Gina fut une actrice comique aux USA et Virna Lisa une déesse dans tout ce qu'elle orna de présence.

Et si nous pensons parfois à la carrière étrange de Hope Lange, nous avons surtout une pensée émue pour Jane Powell, qui nous quitta dans une certaine indifférence le 16 septembre dernier et qui garda, jusqu'à sa disparition, son frais minois et sa silhouette gracile.  

Elle chante bien sûr dans "The girl most likely", mais ce n'est pas ce qui nous intéresse, alors que le générique interprété par les Hi Lo's sur une composition de Nelson Riddle est nettement plus excitant, tout comme la BO de "Love is a ball" signée Michel Legrand ou celle de "Buona Sera Mrs Campbell" du formidable Riz Ortolani. Ne parlons même pas des premiers pas de John Williams pour "Not with my wife you don't", présents deux fois dans cette compilation car quand on aime, on ne compte jamais. 





























































































Bien que n'ayant pas remporté de prix ou gravi les marches des hit-parades, les pistes de ce 5e numéro de "Soyons-Suave au cinéma" ne rigolent cependant pas et leurs compositeurs sont ce qu'on peut appeler des gens sérieux. Le tandem Evans et Livingston, détenteur de 3 oscars et avec à leur actif le "Que sera sera" de Doris Day pour "L'homme qui en savait trop" firent par exemple ce qu'ils purent pour offrir un disque d'or à Sophia Loren dans "La péniche du bonheur". 

Cela ne fonctionna pas aussi bien qu'ils le souhaitaient et précisons que même Sam Cooke essaya à quatre repise de transformer "Almost in your arms" en disque de platine. Même chose pour Carmen McRae et le générique du formidable "Hôtel", pourtant né de la plume de John Keating qui alignait les tubes pour Petula Clark ou Sammy Davis. 

Et parlant de Jr, on pouvait penser que l'improbable "Sel, poivre et dynamite" et sa BO signée John Dankworth, l'homme qui offrit au monde "Modesty Blaise" allait faire swinguer le box office. Que nenni. Pas plus que le pourtant tube en puissance des Foundations pour le terrible flop que fut le très 70's "Take a girl like you", réflexion sur le consentement entre Hayley Mills, alors 24 ans et très vierge et Oliver Reed, libidineux même lorsqu'il ouvre la porte d'un réfrigérateur. 







































Finalement, notre horizon musical prend un tournant fortement 70's en allant saluer Francis Lai, par deux fois, déjà pour la BO de "The Games" qui permit en 1970 à Charles Aznavour d'incarner un marathonien, et celle de l'adaptation de La Modification de Butor, dont le titre phare est interprété, comment et pourquoi, nous l'ignorons, par notre amie Marian Montgomery dont on ne chantera jamais assez les louanges. 

Au même moment, en Italie, Luis Bacalov faisait swinguer Ann-Margret dans le très curieux "Rebus" mais tout le monde doit payer ses impôts et montrait avec le thème du film "L'Amica" que la bossa n'a pas de frontière. 

Et si vous n'avez jamais vu "The Landlord" ou écouté sa BO signée Al Kooper, dites-vous que vous avez désormais un projet pour cette nouvelle année. Et si les trois noms suivants ne vous décident pas : Pearl Bailey - Norman Jewison - Lee Grant, c'est que vous avez loupé certaines de nos pages. 


Mais le moment n'est-il pas venu de dire "Assez parlé ?". Si nous résumons, nous avons Michel Legrand, Nelson Riddle, Francis Lai ou John Williams, les Hi Lo's et même les Mike Sammes Singers, la voix enchanteresse de Carmen McRae et celle un peu plus transalpine de Sophia Loren. Nous avons du twist, de la bossa, du swingue et du gospel. Et un générique qui s'étend de 1958 à 1970 grâce aux pistes suivantes : 

01 Carmen McRae - This Hotel
02 Michel Legrand - Love Is a Ball
03 Jimmy Roselli - Buona sera Mrs Campbell
04 Johnny Williams - Not With My Wife, You Dont
05 The Foundations - Take A Girl Like You
06 The Staple Singers - Brand New Day
07 L'amica - Luis Bacalov
08 The Mike Sammes Singers - Too Soon To Tell You
09 Francis Lai  Barbara Moore Singers - Warm Summer Rain
10 Marian Montgomery - Change of Heart
11 Ann-Margret & Luis Bacalov -  Take a chance
12 Caroll Burnett Martha Raye John Williams - A Big Beautiful Ball
13 Sammy Davis Jr - Salt and Pepper Pepper and Salt
14 The Hi Lo's - The Girl Most Likely
15 Sam Cooke - Almost In Your Arms
16 Sophia Loren - Almost in Your Arms


Comment ? Vous n'êtes pas en train de cliquer comme des fous alors que pourtant, vous savez comment faire ? 

dimanche 5 décembre 2021

C'est le weekend : soyons musical !



Il fallait au moins cela pour nous faire resurgir du néant : les MP3 de Noël et la traditionnelle compilation que nous vous proposons sans faillir depuis 2010, un rendez-vous que nous ne louperions sous aucun prétexte et que vous êtes d'ailleurs, suaves visiteurs, les premiers à guetter dès que décembre pointe le bout de son nez. 

Et cette année, nous avons fait les choses très sérieusement, nous avons eu le temps pourriez-vous dire, en décidant d'organiser un peu nos fichiers et en ordonnant ces listes qui traînent sur des bouts de papier et qui dorénavant ont intégré un très pratique fichier Excell. Autant dire que nous ne regrettons pas ce stage "Je fais des tableaux même dans mon sommeil" sponsorisé par Microsoft. 

Praticité exemplaire mais réalité qui nous a sauté au visage et qui nous amène à vous présenter de plates excuses : il semblerait que par deux fois, en 2013-2015 puis en 2015-2020, nous ayons commis la maladresse de vous proposer deux fois le même titre. Ce qui est impardonnable et ternit considérablement cet argument de poids auquel nous tenons tant : chaque année, de la nouveauté ! 


 












Alors bien sûr, nous pouvons toujours nous réfugier derrière ce chiffre réconfortant : depuis 2010, nous avons fait résonner 171 chansons de saison, l'erreur est humaine et de toutes les façons, c'était de très bons titres mais la rigueur nous définissant, pas question de renouveler une nouvelle fois ce faux-pas. Aussi cette année, la mention "all new all fresh all suave" est absolument garantie. 

Et comment est, d'ailleurs, ce nouvel opus ? Eh bien il est, comme chaque année, formidable, testé en voiture, devant la cheminée et en préparant à l'avance la buche glacée que nous aurons soin de congeler et de sortir deux heures avant le repas du 24. Et il est surtout délicieusement éclectique, ce qui est un gage de fêtes réussies. 




 












Puisqu'il serait idiot de se priver de plaisirs musicaux, surtout en ce moment, vous allez retrouver quelques habitués des compilations de Noël : la chorale hystérique de Harry Simeone, vraiment survoltée cette année, les cuivres agiles de Bert Kaempfert et les glottes expertes des Mike Sammes Singers. C'est Noël après tout. 

Mais nous accueillons également des jeunes pousses de la Saint Sylvestre, dont pour certains, nous n'avions jamais entendu parler. C'est swing, c'est groovy, souvent assez hype, occasionnellement garage. C'est même parfois californien. Du soleil donc.




 































Et au milieu de tout ce bonheur, saluons l'arrivée de Dinah Washington, que nous n'avions jamais encore associée aux célébrations de Noël, des très québécois Bihankis et du mystérieux Veo Gray, chez qui nous soupçonnons une consommation certaine de LSD si on en croit les envolées psychédéliques de son unique album festif, fort recherché et donc fort suave. 

Et qui craque, ce qui est encore meilleur. 















Suaves visiteurs, c'est avec un immense plaisir que nous vous proposons de vous jeter tels des convives affamés voyant arriver les premiers zakouskis sur les 14 boules musicales de cette année, avec, comme il se doit, le titre bonus de rigueur, que vous écouterez, ou pas, dans l'ordre qui suit : 

1. The Mike Sammes Singers -  God Rest Ye Merry Gentlemen

2. Bert Kaempfert - Holiday For Bells

3. Bobby Vinton - Christmas Eve in My Home Town

4. Dinah Washington - I Want a Present for Christmas

5. Clarence Carter - Back Door Santa

6. Jan Bradley - Christmas Time 

7. The Galaxies - It's Christmas Eve

8. Veo Gray and The Jody Lyons Singers - Deck the Halls

9. The free design - Close Your Mouth (Its Christmas)

10. Les Bihanki - Joyeux Noel

11. The Harry Simeone Chorale - Have Yourself A Merry Little Christmas

12. The Harmony Grits - Santa Claus Is Coming To Town

13. Honey And The Bees - Jing Jing A Ling

14. The Turtles - Christmas Is My Time Of Year

15. Bonus Track





Et pour télécharger ce qui vaut largement une tranche de foie et un bout de chapon, vous savez normalement comment faire.