Voilà quelques étés que nous laissons le grand gagnant, ou la grande triomphatrice du Quizz estival, attendre patiemment notre retour en décembre pour savourer officiellement sa victoire. Ce n'est pas juste. Ce n'est pas suave. Voilà pourquoi cette année, décernons la couronne tandis que l'été n'est pas encore totalement mort.
Lors de notre dernier épisode, le film d'Angela Lansbury à identifier était bien "The reluctante debutante" de Vincente Minnelli, alias "Qu'est-ce que maman comprend à l'amour", alias "Mama nos complica la vida", une merveille.
Alors bien sûr, il s'agit plus d'un film mettant en vedette le couple Kay Kendall et Rex Harrison qu'Angela mais elle y est formidable, comme toujours, et vole pratiquement toutes les scènes où elle apparait.
A part peut-être celles avec John Saxon qui était décidément une jeune homme fort sympathique. En 1958.
Avec une nouvelle victoire et 3 nouveaux points, c'est Gatsby qui remporte le Quizz de l'été, du haut de ses 12 points, loin devant tout le monde. Aussi recevez, cher visiteur parmi les plus fidèles, nos félicitations et notre admiration. Nous nous permettons également d'embrasser chaleureusement Nina, qui, c'est ) présent écrit, remporte le Quizz une année sur deux.
Ne reste que la couronne. La voici ! Sachez-le, elle est énorme.
Puisque nous sommes de retour, il l'est lui aussi, forcément, le grand quizz estival consacré cette année à la filmographie d'Angela Lansbury et la guerre fait rage et nous en sommes, après cette légère pause, aux scores suivants : Gatsby 9 points, Nina 3 points et le reste du monde rien du tout.
Juste avant de nous absenter, le film mystère à identifier était bien "Harlow", biopic sur la Jean du même nom dans lequel Angela Lansbury, alors âgée de 40 ans, jouait la mère de Carroll Baker, qui avait alors 34 ans.
Rassurons-nous, point d'affront à miss Lansbury cette semaine avec le nouveau film dont voici les captures :
Ne dites pas que vous ne l'attendiez pas à un moment ou à un autre. A vos cellules grises !
Ahalala, ça y est, le Quizz estival s'enflamme puisqu'en démasquant "L'Apprentie sorcière", datant de 1971, Gatsby remporte 3 nouveaux point et détient à présent la coquette somme de 6 points, devant Nina, 3 points, et le reste du monde rien du tout. Gatsby, bravo mais à présent la pression est terrible.
Voilà pourquoi nous adressons tous nos encouragements à Nina et LouisD, et à vous tous, quelque part là-bas, dans le noir. Rien n'est joué, tout est possible et non, l'essentiel n'est pas de participer, surtout si vous avez des vues sur la couronne.
Réalisé par le vétéran hollywoodien Robert Stevenson, qui à partir du début des années 60 se refit une santé chez Disney, "l'Apprentie sorcière" ou "Bedknobs and Broomsticks" souffre encore aujourd'hui de sa comparaison avec "Mary Poppins", sorti 7 ans plus tôt. Et cela est bien naturel puisque, en gros, le projet même naquit lorsque les choses devinrent compliquées entre Walt Disney et Pamela Travers, la créatrice de Mary Poppins.
A deux doigts d'abandonner Mary, le studio chercha donc rapidement un autre scénario avec des enfants, de la magie, et une femme célibataire aimant chevaucher des balais. Mais lorsque finalement, "Mary Poppins" se tourna, sortit et remporta un succès considérable, forcément, on rangea momentanément le projet bis dans des cartons.
"L'Apprentie sorcière" ne manque pourtant pas de charmes, et obtint même un certain succès dans les cercles lesbiens qui virent en Eglantine Price, incarnée par Angela Lansbury, une consoeur. Elle a un certain âge, elle est célibataire et ne veut pas de mari. Elle n'est pas non plus très portée sur les enfants. Et elle adore son chat.
Pour le reste du public, tous ces éléments n'arrivèrent pas à la cheville du charme de Julie Andrews et le film fut le plus gros échec du studio Disney, qui mit en veilleuse les comédies musicales mêlant prises de vues réelles et animation pendant un certain temps.
Avouons que de temps à autre, nous aimons vaquer à des occupations domestiques en fredonnant "Dans le bleu de la mer". La version française de 1972 uniquement, interprétée par Francis Linel et Eliane Thibaut (qui doublait déjà Julie Andrews dans Mary Poppins) uniquement. Toute la VF originelle est d'ailleurs un enchantement du doublage : Mony Dalmès, Henri Virlogeux, Jacques Marin et Jacques Ciron, et pour les chants Danielle Licari et Anne Germain et Jean Stout. Un casting royal.
Mais voilà qu'il est l'heure de s'agiter avec un nouveau film mystère à identifier, toujours tiré de la filmographie d'Angela Lansbury. On ne triche pas, on ne mitraille pas non plus dans les réponses.
Troisième Quizz estival et déjà le suspense est insoutenable puisqu'avec sa victoire, Gatsby remporte 3 points et se hisse à la hauteur de Nina, détentrice également de 3 points. C'est donc un combat des géants, un nouveau "King Kong contre Godzilla" qui s'annonce, en vous laissant le choix de définir qui est qui évidemment. Nous ne souhaitons heurter personne.
Car il s'agissait bien de "Something for everyone", premier des deux uniques long-métrages réalisés par le metteur en scène et producteur Harold Prince (West Side Story, Un violon sur le toit, Cabaret, Evita et presque tous les Sondheim), un film de 1970 qui n'eut jamais droit à un titre français mais possède par contre deux titres en anglais et une version espagnole. C'est déjà ça.
Gatsby, bravo, parce que montagnes ou pas, il fallait du courage et de la méthode pour retrouver ceci dans la filmographie de miss Lansbury. Le problème est que nous vous avons déjà offert une grosse pilule vendredi... Est-il possible d'attendre un renouvellement d'ordonnances pour un cadeau ?
Mais qu'est-ce donc que ce "Something for everyone", gros échec à sa sortie et qui resta invisible pendant de très longues années ? Définitivement une curiosité, une sorte de "Théorème" de Pasolini mais dans les alpages avec culotte de peau et drôle... et tout autant dérangeant. Qui permettra à Michael York de peaufiner son futur rôle dans "Cabaret" puisqu'ici, déjà, il joue un jeune homme ouvrant ses bras et son lit à tout le monde sans discrimination de sexe ou d'âge.
Dans le rôle de la Comtesse bavaroise désargentée, Angela Lansbury est impériale et accepta sans doute, non seulement en raison de son amitié pour Harold Prince, mais surtout pour la garde-robe de son personnage, signée en cachette par Irène Sharaff, qu'elle pensa à garder, espérons-le.
Ce film a évidemment une place de choix dans notre suave vidéothèque, rangé sur l'étagère "Un peu raté mais est-ce si grave ?", juste en dessous du rayonnage : "Totalement loupé mais c'est si bon".
Mais nous parlons, nous parlons et il est déjà l'heure de jouer. Voici donc les 3 indices renvoyant au nouveau film de Miss Lansbury à identifier : un seul titre par réponse et on ne mitraille pas.
Deuxième épisode de notre quizz estival, consacré cet été à la carrière cinématographique d'Angela Lansbury et avant toute chose : bravo à Nina, la seule et unique Nina, grande prêtresse des photos mystères et des films nébuleux, qui démasqua en deux réponses "The Manchurian candidate", alias "Un crime dans la tête", alias... mais en fait nous ne sommes pas certains de notre prononciation en japonais.
Nina, vous remportez les premiers 3 points de l'été et franchement, nous vous avons déjà tellement couverte de cadeaux que nous sommes à court d'idées, aussi demandez, et vous serez exaucée.
Quel film étrange que ce "Crime dans la tête" de 1962, mêlant guerre froide, lavage de cerveau, dame de carreau et tentative d'assassinat d'un candidat à la présidence américaine (vraiment de la fiction...) et surtout une Angela Lansbury terrifiante, et terriblement crédible dans le rôle de la mère de Lawrence Harvey qui n'était que de 3 ans plus jeune qu'elle en réalité.
Pour sa prestation, Angela fut nommée partout et remporta le Golden Globes de la meilleure actrice dans un second rôle, le 2e sur les 6 qu'elle recevra durant sa carrière. Notons tout de même que lors du remake d'"Un crime dans la tête" en 2004, Meryl Streep, qui reprenait son rôle, ne remportera rien du tout. Pour une fois dira-t-on.
Mais il est déjà l'heure de jouer avec un nouveau film à démasquer. Comme d'habitude, un seul titre par réponse et on ne mitraille pas. Et voilà les indices :
Ce qui est formidable avec le retour estival de "Soyons-Suave", c'est que tout le monde revient, y compris le quizz dont le dernier triomphateur n'a même pas été célébré comme il se doit. L'année dernière, nous nous intéressions à la filmographie d'Ava Gardner et c'est LouisD qui emporta la couronne avec brio, devançant d'une courte tête Gatsby, ce qui est une métaphore puisque, bien entendu, nous ne connaissons pas la taille réelle de nos suaves visiteurs.
Espérons qu'Angela Lansbury vous inspire autant puisque c'est avec elle et ses films que nous allons passer l'été, en vous garantissant une chose : pas de "Murder she wrote" et encore moins de Jessica Fletcher. De toutes les façons, avec 54 long-métrages (dont certains d'animation) au compteur, nous avons de quoi nous amuser.
Rappelons tout de même le principe du quizz : nous vous proposons chaque lundi trois captures d'écran d'un film avec Jessica, sur lesquelles bien entendu elle n'apparait pas. Les propositions, claires, sont acceptées à raison d'un titre par réponse. En cas de panne, des indices apparaissent le mercredi et enfin le vendredi mais une telle chose ne se produit jamais, tant vous êtes forts.
Mais avant de débuter, il fallait une couronne, celle qui ornera désormais le crâne éclairé de LouisD auquel nous redisons notre admiration et nos sincères félicitations. Celle-ci fut parait-il à Louis XV. Entre Louis, vous saurez vous arranger.
Et voici donc le premier Quizz de cet été 2024 et ses trois premiers indices :
Franchement, c'est cadeau, non ? A vos cellules grises...
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent soixante dix-neuvième édition, Angela Lansbury présente le modèle intitulé "The Snail".
Suaves visiteurs, vous nous pardonnerez ce soir d'être un peu moins bavards que d'ordinaire, mais nous revenons à peine d'un charmant weekend et découvrons qu'il est en fait très malvenu de s'éloigner de sa boite mail lors du black friday.
Alors que nous allons attaquer le tri des 1780 messages reçus en deux jours, célébrons Ivan Fernadez qui démasqua en un tour de main Angela Lansbury dans le rôle qui fit dire à quelques producteurs oeuvrant à la télévision : mais elle est pas mal en détective amateur Angela ! Elle serait bien dans une série !!! Ivan, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages. Et évidemment : bravo !
Si nous reviendrons prochainement sur les adaptations des romans d'Agatha Christie, reconnaissons que seul "Le miroir se brisa" possède, en plus du traditionnel casting prestigieux, Elizabeth Taylor et pas n'importe laquelle, la Liz période John Warner, son 6e époux, sénateur républicain qui lui fit connaître les meetings, les dîners à Washington, un rôle inattendu à savoir celui d'épouse dévouée et finalement la drogue, l'alcool et le centre Betty Ford.
Il fallait sans doute un peu de courage et une bonne dose d'auto-dérision pour accepter le rôle principal de ce "Miroir", où fusent les répliques sur le surpoids et le difficile statut d'actrice has-been. Deux ans plus tard Liz divorça, fit une cure et se lança au théâtre, qui est toujours le meilleur endroit pour se refaire une virginité.
Parce que nous sommes suaves et parce que nous aimons les actrices à la dérive, devons-nous ajouter que nous aimons d'amour "The mirror crack'd", où nous découvrons à chaque nouveau visionnage des petites choses nous ayant échappées.
Et nous ne parlons évidement pas des seins de Kim Novak.
Terminons avec Angela Lansbury, qui en 1980 ne faisait pas grand chose à la télévision et au cinéma, passant son temps sur les scènes de Broadway et qui, comme nous l'évoquions, deviendra à partir de 1984 la Jessica Fletcher d'"Arabesque".
On comprend aisément ce qui séduisit l'actrice dans la future série fleuve, on comprend un peu moins ce qui décida les producteurs : rien de bien glamour dans sa Miss Marple alors que Jessica... Mais n'oublions jamais le pouvoir du relooking.