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mercredi 17 juillet 2024

Et maintenant chantons !


Si en 1977, "A far l'amore comincia tu" devient le tube planétaire de l'été, phénomène qui ne s'est guère reproduit depuis, c'est que suite à l'enregistrement de la version originale, dont Raffaella Carra pressent qu'elle peut devenir un succès, la star transalpine décide de pratiquer une OPA sur les hit parades de la planète, en l'enregistrant dans toutes les langues possibles et vendeuses. C'est la technique dite de "Petula Clark" ou de "Chariot", également appelée : "Chariot de Petula Clark". 

Logiquement, Raffaella n'envisagera donc ni gallois ni swahili, mais en quelques semaines, ce sont trois versions qui inondent l'Europe tout d'abord : la très française "Si tu l'aimes, dis-le lui", l'espagnole "En el amor todo espezar" et enfin la germanique "Liebelei", qui va quelque peu damer le pion à Tony Holiday. 


Evidemment, la version française se répand dans toute la francophonie et jusqu'au Québec. La version espagnole en fait de même en Amérique latine, quand la version allemande, elle, reste en Allemagne, avec tout de même quelques ventes en Argentine où nous savons que dans les années 70 se trouvaient encore quelques poches teutonnes moyennement fréquentables. 

Chaque pays peut donc, au choix, se ruer sur la version originale ou celle enregistrée spécialement pour lui. C'est très fûté et cela fonctionne, avec tout de même une absente de taille : la langue de Shakespeare. C'est finalement fin 1977 que sort "Do it, do it again", qui vaudra à Raffaella un passage à Top of the Pop et mettra fin à la carrière d'une jeune femme dont nous parlerons vendredi, promis. 

Peu importe la langue, la chanson est imparable, et que dire de cette chorégraphie surnommée "Le coup du lapin", à ne pas reproduire chez soi donc, surtout en cas de vertèbres fragiles. 


Et pas de panique, si le son est là dès le début de la vidéo, l'image n'arrive, elle, qu'au bout de 12 secondes... 

mardi 16 juillet 2024

Et maintenant dansons !


Cela sera peut-être un choc pour certains mais il faut accepter la vérité : non, "Tanze samba mit mir" de Tony Holiday n'était pas une création mais bien la version allemande de "A Far l'Amore comincia tu" de l'unique et blondissime Raffaela Carra, tube gigantesque de 1976, qui, petite anecdote amusante, ne figurait au départ qu'en face B du single "Forte Forte Forte". 

Composée par Franco Bracardi, habitué des finales du festival de la chanson de San Remo et qui offrira "Una Canzone" à Mireille Mathieu ou "Baci baci baci" à France Gall ( et 3000 autres interprètes), "A far l'Amore comincia tu", traduction "Tu te décides à faire l'amour", sera incontestablement le chef d'œuvre de la collaboration entre le compositeur et l'artiste aux mille talents, et cela tombe bien puisque c'est la saga de la semaine. 




































Il est très compliqué en quelques lignes de rendre justice à Raffaella Carra, divinité de la variété italienne, icone dalidesque des italiens un peu suaves et superstar à l'échelle mondiale, notamment dans de nombreux pays hispaniques. Chanteuse, danseuse, actrice, présentatrice tv, sa carrière s'étend sur 7 décennies et s'achèvera par une place de coach dans The Voice Italie, lui permettant à plus de 70 ans de rester toujours dans l'actualité. 

Feuilletez donc Youtube comme on regarderait un album de famille et vous verrez qui fut vraiment Raffaella, disparue en 2021 : jamais sans ses danseurs, toujours dans une tenue mémorable et avec une coupe reconnaissable entre mille. 

Bizarrement, c'est peut-être en France que la Carramania prit le moins, folie furieuse dont nous reparlerons demain mais pour revenir à l'Hexagone, cela ne veit pas dire qu'elle n'essaya pas. Nous aimons particulièrement ce "Super Français" chanté dans un français impeccable et composé encore par Bracardi. Et profitez de cette escale en Gaule puisque demain, on voyage. 

dimanche 27 mars 2011

L'autre question du jour : en quoi la télévision italienne est-elle plus suave que la nôtre ?

Il y a quelques mois de cela, nous avions le plaisir de partager avec vous 3 minutes 14 de suavité absolue, par l'entremise de Sara Carlson, sans doute divinisée de son vivant en Italie, malheureusement méconnue dans l'hexagone pour de mystérieuses raisons. Souvenons-nous pour nos suaves visiteurs à peine sortis d'un coma, cela donnait ceci :



Nous en convenions aisément : rien à dire, un numéro proche de la perfection et instantanément une nouvelle amie. Jusqu'à ce que, pas plus tard qu'hier, nous ne fassions la connaissance d'Heather Parisi, dont nous aurions adoré traduire le patronyme par "Bruyère Paris" si la capitale des Gaules ne s'était écrite "Parigi" en transalpin. Heather est belle, elle aime avoir un Mickey sur la croupe et danse sans retenue sur un Rubik's Cube géant. Plus qu'une amie, un modèle.



Cela aurait amplement suffi à notre bonheur si Heather ne nous avait menés par des chemins que nous avons oublié depuis, tout à notre euphorie, dans les bras de Raffaella Carra, qui aime se multiplier en combinaison moulante lorsqu'elle reprend dans sa langue natale un classique de la disco allemande... et ne faîtes pas comme si vous ignoriez que cela existait.


Une chose est certaine : Sara, Heather et Raffaella ont croisé notre route pour nous rappeler que dans certains domaines, l'humilité est de mise. Et c'est particulièrement le cas en matière de télévision. Nous avons en France de magnifiques programmes, des séries policières que nous envient les américains, des émissions de télé-réalité devant lesquelles bavent les hollandais, et même une chaîne entière consacrée au rapprochement des peuples (nous avons cherché, Arté n'existe nulle par ailleurs).

Cependant, il nous faudra sans doute des années pour parvenir au niveau de suavitude de la télévision italienne, qui nous dominera toujours dans un domaine : la chorégraphie !