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lundi 16 mars 2020

17 fois Cécile Cassard ?




























Non, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une saine occupation, ce sera déjà hautement satisfaisant. 

Même dans les moments difficiles...


dimanche 22 avril 2012

Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où il y eut deux gagnantes.


Le 14 avril 1969 se déroula un évènement qui ne s'était produit qu'une fois dans l'histoire des Oscars : une égalité. L'histoire est fort célèbre : pour leurs prestations dans "Funny Girl" de William Wyler et "Le lion en hiver" d'Anthony Harvey, Barbra Streisand et Katharine Hepburn durent se partager la statuette comme, en 1932, Wallace Beery et Frederic March.

A l'époque, les deux acteurs n'avaient pas reçu l'exact même nombre de votes puisqu'un point de règlement de l'Académie stipulait que si moins de 3 voix séparaient deux nominés, une égalité serait décidée. En 1969 la règle avait été supprimée et l'Académie des Oscars put annoncer, ébahie, que les deux actrices, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, avaient reçu chacune exactement 3030 votes.


Que Streisand, pour son premier rôle au cinéma soit remarquée n'était pas une surprise : depuis la sortie de "Funny Girl", les bookmakers la donnait gagnante. Personnalité ayant sans doute connue l'ascension la plus spectaculaire depuis les 30 dernières années, Streisand était déjà une star du disque, de la télévision et de Broadway.

Elle avait visiblement mis un peu de temps à accepter sa défaite du Tony Award remporté, alors qu'elle était la lauréate attendue, par Carol Channing. Elle allait se consoler avec l'Oscar.




La victoire de Katharine Hepburn était, elle, plus surprenante, non parce qu'elle ne semblait pas méritée mais parce qu'elle était inattendue. Hepburn venait de recevoir l'oscar de la meilleure actrice l'année précédente pour "Devine qui vient dîner", un prix rapidement vu comme un témoignage de sympathie.

Peu de temps avant la cérémonie de 1968, Spencer Tracy avait disparu, ce qui avait fait dire à George Cukor : "C'est la première fois qu'on rend hommage à un acteur en couronnant sa partenaire".

En 1969, Katharine Hepburn n'était pas présente dans la salle, ne croyant pas une seconde pouvoir l'emporter et jugeant impossible d'être là et de perdre devant les caméras.



Nominée également pour sa prestation dans le premier film réalisé par son mari Paul Newman, Joanne Woodward ne se faisait guère d'illusions quant à sa victoire et n'assistait à la soirée que contrainte et forcée. Film à petit budget, "Rachel Rachel" avait pourtant remporté un certain succès, qu'on disait dû uniquement à l'extraordinaire campagne de promotion effectuée par le couple.

En découvrant que Paul n'apparaissait pas dans la catégorie "Meilleur réalisateur", Joanne s'était aussitôt écriée qu'elle boycotterait la cérémonie. Pour finalement s'y rendre, ajoutant que Paul y tenait et qu'elle faisait toujours ce que son époux lui disait de faire.



Produit par la Universal, "Isadora" sur la vie d'Isadora Duncan avait eu droit à une sortie précipitée et surtout anticipée lorsque le studio avait réalisé qu'il n'avait rien à proposer aux Oscars. Que Vanessa Redgrave y soit éblouissante importait peu : militant pour l'arrêt de la guerre au Vietnam, l'actrice était devenue personna non grata à Hollywood.

Quand son nom était apparu sur la liste des actrices retenues pour l'Oscar, un vent de protestation s'était élevé. Voter pour Redgrave, c'était voter pour le Viet Cong, pouvait-on lire sur des pancartes accueillant les invités à la cérémonie. La statuette récompensant, aussi, la popularité d'un acteur, c'est dire si Vanessa Redgrave pouvait être sereine face à la compétition : elle n'avait aucune chance.



Streisand trop jeune ( et doublée d'une réputation déjà épouvantable), Hepburn fraîchement récompensée, Woodward morose, Redgrave pestiférée : tout pouvait finalement conduire à une victoire de Patricia Neal qui avait, dans "The subject was roses", effectué un comeback spectaculaire.

Oscarisée en 1963 pour "Le plus sauvage d'entre tous", Neal s'était retirée des écrans à la suite d'un anévrisme en 1965 qui l'avait laissée dans le coma pendant trois semaines, en partie paralysée et surtout pratiquement bègue. Choix numéro 1 de Mike Nichols pour interpréter Mrs Robinson dans "Le lauréat", elle avait laissé sa place à Anne Bancroft parce qu'elle n'était pas prête à faire son retour. "The subject was roses" était son retour.


Le lendemain de la victoire de Streisand et Hepburn, de nombreux journalistes se penchèrent sur la surprenante égalité parfaite entre les deux actrices pour découvrir que Streisand avait été très rapidement inscrite sur la liste des votants quand cela prend généralement une à deux années après le premier film de l'intéressé. Son premier film n'était pas encore sorti qu'elle était déjà membre de l'Académie des Oscars. En supposant qu'elle ait voté pour elle, cela indiquait que c'est son inscription qui avait déclenché l'égalité. Si l'Académie avait attendu un an, Streisand aurait en fait perdu d'une voix.

Ce détail surprenant fut cependant noyé dans le déchaînement médiatique autour, non de la victoire mais de la tenue de Barbra à la cérémonie, une sorte de pyjama qui se révéla transparent sous les projecteurs et signé Arnold Scaasi, à l'origine Arnold Isaacs et qui, lorsqu'il inversa son nom afin de lui donner une sonorité plus désigner italien, devint le couturier des premières dames des Etats-Unis.


L'Oscar partagé de Hepburn et Streisand ne donna jamais lieu à une photo des deux lauréates brandissant leurs statuettes. Streisand envoya cependant un télégramme à sa nouvelle amie lui déclarant à quel point elle était heureuse de lui être comparée mais lui demandant comme un service de ne jamais chanter. Hepburn n'écouta pas et fit ses débuts sur scène dans "Coco", comédie musicale sur la vie de Chanel où elle prouva que la demande de Streisand était légitime.

Mais finalement, la vraie perdante de ces Oscars 1969 fut Bette Davis, pourtant ni présente, ni nominée, mais qui avait toujours déclaré vouloir être la première actrice à remporter trois oscars. La récompense d'Hepburn pour "Le lion en hiver" fut ce troisième tant convoitée, affront suprême à Davis qu'Hepburn trucidera en en remportant un quatrième en 1981 pour "La maison du lac".


Bette Davis décédera en 1989 à Neuilly sur Seine, trois ans après avoir reçu un Cesar pour l'ensemble de sa carrière, ce qui dut être une franche consolation mais toujours lauréate de seulement deux Oscars.

Les quatre trophées de Katharine Hepburn sont visibles depuis peu au Smithsonian Museum de Washington DC.

jeudi 6 janvier 2011

La question suave du jour : mais où est passé Soyons-Suave ?






Ne vous inquiétez pas, nous ne sommes pas bien loin, un peu à l'écart, au calme, jusqu'à demain c'est promis. Et puis ça ne peut pas durer, la balançoire à la longue nous donne toujours un peu mal au coeur...

dimanche 19 décembre 2010

Pour le plaisir.



Soyons-Suave est heureux de vous offrir une nouvelle pièce à ajouter à votre collection. Là encore, c'est vrai, nous avions dit : plus de poupée...

Il aurait été suave qu'on pense à m'inviter...



C'est vrai, nous avions dit : journée sans Paul !

Tenues de fêtes : que porter pour les réveillons ?




Et pour cette onzième édition, Joanne Woodward vous propose d'ébouillanter un homard dans un ensemble sombre avec tulle et étole... ou peut-être en robe de soie ivoire avec gants et pochette... Ce n'est pas grave si vous ne parvenez pas à vous décider, nous n'en sommes encore qu'aux essayages...

Pendant ce temps, à Hollywood...



Joanne Woodward vient de découvrir le placement de produit...

La question suave du jour : peut-on voir sa vie défiler dans ses cheveux ?







Bien évidemment. N'oublions jamais que les cheveux peuvent être perçus comme une métaphore de l'existence, avec son lot d'erreurs et de choix hasardeux, de grandes réussites et de révélations fortuites. Les cheveux expriment qui nous sommes, ce que nous avons fait, d'où nous venons. Voilà pourquoi nous recommandons Vidal Sassoon.

Pendant ce temps, à Hollywood...



Oscars : Joanne 1, Paul 0...

La fin du Quizz de Mister Superglider.



Est-ce l'esprit de Noël ? Est-ce la persévérance ? Est-ce un flash ? Supputons plutôt une fine analyse des indices et une culture cinématographique admirable : notre invitée mystère de la semaine dernière était bien Joanne Woodward et c'est 20100COQ1 qui inscrit à son tour son nom sur la liste d'or des pourfendeurs de Quizz. A vous, suave visiteur qui aimez les chiffres et les gallinacés, toute notre admiration. Voyez votre nom en noir sur gris sur Soyons-Suave et merci pour ce Quizz de demain déjà reçu : il sera chic et suave, comme vous, nous avons hâte.

Une fois dévoilé, comme le remarquait Charlus80, le nom éclaire les indices. Joanne Woodward a bien sûr été "Rachel Rachel" et l'héroïne de, retenons notre souffle, "De l'influence des rayons Gamma sur le comportement des marguerites", en plus des "Trois visages d'Eve" qui lui valut un Oscar en 1958. Ajoutez à cela "De la terrasse", "Le bruit et la fureur", "The stripper" ou plus récemment "La ménagerie de verre", eh bien non, rien n'y fait, Joanne reste indéfiniment associée à son époux, au point que cela en devient presque ridicule. Faîtes une recherche la concernant sur n'importe quel moteur de recherche et c'est Paul N. qui apparaît. Et qu'il soit mort n'y change rien. Veuve Newman plutôt que miss Woodward.





Apparue de nombreuses fois en compagnie du divin Paul, il semblait naturel de rendre hommage à celle qui va fêter ses 81 ans (dont 50 passés la bague au doigt) et qu'on découvre, au détour de captures d'écran ou entre les lignes de sa filmographie, bien plus suave qu'on ne l'avait imaginé. Si vous vous demandez dans quelles circonstances elle a bien pu friser la perfection avec des perruques malheureusement non commercialisées, sachez que la solution se trouve dans le très mauvais mais délicieux "La fille à la casquette" de Melville Shavelson, dans lequel elle ne fait pas que nous troubler par des ajouts capillaires : elle vient à Paris, rencontre et doit subir un tour de chant de Maurice Chevalier, boit, fume et porte du Edith Head, entourée par Thelma Ritter et Eva Gabor.


Épouse discrète, actrice respectée, philanthrope avérée, Joanne Woodward s'est rarement épanchée sur sa vie avec Paul, malgré les nombreuses rumeurs qui n'ont pas manqué de courir au cours de leur très longue et rare union. Celle que nous préférons nous fait revenir aux origines de leur couple, lorsque Joanne vivait et parlait mariage avec son compagnon d'alors : le romancier Gore Vidal, dont le premier succès littéraire, "Le garçon près de la rivière" en 1948, ne dissimulait pourtant rien de son amour pour les messieurs.


Paul Newman, si jeune, si beau, si prêt à tout pour une carrière, apparut soudainement au milieu de ce couple et ils formèrent tous les trois pendant un temps un très intrigant trio, que la dernière biographie non autorisée de Butch Cassidy présente en fait comme un duo avec spectatrice. En 1958, Paul et Joanne s'unirent, Gore habita un temps avec eux puis s'installa en Italie.

Voilà peut-être pourquoi on reconnait encore aujourd'hui en Joanne Woodward un modèle d'épouse attentive, non parce qu'elle mit sa carrière entre parenthèse mais parce qu'elle choisit de rester à la maison ce qui est plus pratique pour surveiller monsieur. Paul, était-il suave d'aller s'amuser dehors quand vous attend au logis une créature possédant une si belle collection de postiches ?

Cache-cache : saurez-vous retrouver Joanne Woodward ?



Gagné ! Elle était à la fenêtre ! C'était facile !

La pause nicotine de Lauren Bacall

Chaque semaine, Lauren Bacall vient suavement nous rappeler tout l'attrait d'une pause nicotine au milieu d'une journée bien chargée. Elle laisse sa place aujourd'hui à Joanne Woodward.


Ne craignez pas l'addiction, ce n'est qu'une cigarette par semaine !