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jeudi 1 septembre 2022

Et maintenant chantons !


Lorsqu'en 1965, Chris Connor fait partie de l'immense cohorte qui va enregistrer "Feeling good", elle a déjà une vingtaine d'albums à son actif et étrangement, c'est presque pour elle le début de la fin. Chanteuse la plus branchée des années 50, elle fut pour le jazz ce que Peggy Lee fut à la pop : un modèle à suivre qui transformait tout ce qu'elle gravait sur disques en tube. Mais peut-on rester hip toute sa carrière ? Evidemment non. 

Ce qui explique sans doute le virage bossa nova qui en 65 était la musique à la mode. On y vit une tentative un peu désespérée pour rester dans le coup. Nous y voyons un album absolument délicieux. Comme quoi, tout est question de perspectives...

Si nous envisageons aujourd'hui "Feeling good" comme la chanson permettant à certains artistes un peu en pente descendante de rester dans la lumière, et prêts à explorer des styles musicaux relativement expérimentaux (Chris Connor et la bossa n'étaient pas vraiment une évidence), comment ne pas parler de Dorothy Ashby, autre injuste absente jusqu'à ce jour de nos page, l'Impératrice de la harpe, et en tout cas la seule harpiste groovy à notre connaissance, puisqu'il ne nous semble pas que Lily Laskine se soit un jour attaquée à Stevie Wonder. 























Originaire de Detroit et dans ses jeunes années harpiste classique, Dorothy Ashby avait un but dans l'existence : populariser la harpe auprès du public de façon générale et si possible noir de façon plus particulière. La relative obscurité dans laquelle elle se trouve aujourd'hui prouve malheureusement que dans les années 50 et 60 ( car sa carrière fut très longue et propose de très glorieuses associations), personne n'avait réellement envie de voir ou entendre une telle chose. 

Si le coeur vous en dit, nous ne pouvons que vous recommander ses trois albums de 1965, 68 et 69 dans lesquels elles s'attaquaient à la pop et à la soul. C'est exquis et toujours un peu étonnant. Et vous l'avez sans doute entendue sans le savoir puisqu'à partir des années 70, on va la retrouver comme harpiste sur 1 album de soul sur 3 : Earth Wind & Fire, Stevie Wonder, Gladys Knight, Bill Withers... Elle est partout. 

Très déterminée à sortir du Cotton Club et à ne plus être vue comme une ancienne gloire de la MGM, Lena Horne va, elle aussi, aborder un virage à partir des années 60 et s'aventurer loin des standards qui ont fait d'elle une superstar. A partir de 1963, Lena devient latine, puis soul, puis pop. Elle fréquente des guitaristes hongrois et même Michel Legrand. Evidemment, elle reviendra à "Stormy weather" en fin de carrière, comme le saumon revient toujours... et vous connaissez la suite. 



Où est donc Bobbie Gentry ? Voilà une question dont beaucoup de gens, et pas seulement journalistes, aimeraient connaître la réponse car depuis 1982, la pionnière de la country-pop est quasiment invisible, ce qui fait d'elle la Greta Garbo de la guitare acoustique. 

Grosse sensation des années 60, entre 1967 et 1971, Bobbie enregistra 7 albums pour Capitol, décrocha 3 Grammy et un numéro 1 des charts qui détrôna les Beatles. Et puis bye bye. Mais ce qu'on découvrit en 2018, c'est qu'à la même période, elle enregistra des wagons de demos (dont "Feeling good") et de titres qui restèrent dans les archives du label, qui eut la bonne idée de tout ressortir dans un luxueux coffret vite épuisé. 

Nous n'écrivons jamais cela avec une intention particulière mais savez-vous que finalement, Noël n'est pas si loin ? 




mercredi 17 juillet 2019

Et maintenant chantons !



Comme nous vous l'expliquions hier, "You'd better love me" est tirée de la comédie musicale "High Spirits", adaptation musicale de la pièce de Noel Coward "Blithe Spirit" dans laquelle un romancier, en recherche d'informations pour son nouvel ouvrage sur le spiritisme, contacte une médium qui va accidentellement faire revenir d'entre les morts la première épouse insupportable du dit-romancier. 

"You'd better love me" est en fait LA chanson de l'épouse disparue soudainement ramenée sur terre sous une forme ectoplasmique et que seul son époux peut voir, ce qui explique les paroles traduites à la louche : "Profite de m'aimer alors que je suis là car je peux disparaître" mais qui, génie ou incroyable coup de chance, peuvent parfaitement passer pour l'appel de n'importe quelle amante demandant à son prétendant de se dépêcher. 


























Entendue, rappelons-le, pour la première fois sur scène le 7 avril 1964, il est étonnant de découvrir que cette petite chanson va, dès la fin de l'année, avoir été enregistrée sur au moins 4 albums, en 1965 seulement, 6 artistes l'intègrent à leur répertoire et en 1966, elle est déjà presque un classique du tour de chant de Shirley Bassey qui nous propose une version qui ne manque pas d'intérêt. 

Car il s'avère rapidement qu'il y a trois façons de chanter "You'd better love me" : la classique, avec grand orchestre et arrangements qui décollent le papier peint, l'intimiste, susurrée avec émotion et la "du jour", c'est à dire en 1965, sur un beat bossa nova. Shirley, avec la générosité qui la caractérise, nous offre les trois en 1m52... après tout, pourquoi choisir ?

Lena Horne, elle, s'est visiblement posée la question. Ce sera Brazil ! 

mercredi 14 février 2018

samedi 23 novembre 2013

C'est samedi : soyons musical !






















Alors que ce n'est l'anniversaire de rien, entendez de sa naissance, de sa disparition ou de sa première apparition sur la scène du Cotton Club, les mp3 du weekend ont décidé de célébrer Lena Horne, finalement assez discrète sur nos pages et de revisiter sa carrière hollywoodienne. 

Ne cédez pas à la panique : vous n'aurez pas à supporter ici une analyse forcément fine de la filmographie de la tigresse de la MGM, ce qui d'ailleurs serait assez rapide à faire et pourrait se résumer en un mot : schizophrénie. 


















Si on peut lire un peu partout (et à raison puisque c'est en partie exact) que Lena Horne fut la première actrice afro-américaine à signer un contrat avec un des grands studios de l'âge d'or, il serait en fait plus juste d'écrire que Lena Horne fut la première chanteuse tout court à avoir signé un contrat de 7 ans, tant ses prestations à l'écran se résumèrent à pousser la note. 

Une fois mis de côté "Stormy Weather" et "Cabin in the sky" dans lesquels elle joue vraiment, on peut affirmer que Lena Horne passa son très long engagement à la Metro à apparaître dans de ravissantes séquences, habillée somptueusement et fredonnant (qui a dit hurlant?) généralement du Cole Porter ou du Gershwin, de façon totalement déconnectée du film dans lequel elle se trouvait afin que ses prestations puissent être coupées par les distributeurs des états du sud américains. 


















La MGM avait sa star noire mais ne savait quoi en faire. Lena Horne, elle, eut son idée là-dessus et partit à la fin des 7 ans avec l'arrangeur en chef du studio. Episode célèbre : lorsque enfin un rôle de métisse se présenta, on lui préféra Ava Gardner, qui joue donc dans "Show Boat". Et Lena quitta sans regret Leo le lion. 

Effectuant par la suite une impeccable carrière, un rien freinée par des accusations de communisme dans les années 50, Lena Horne va surtout s'épanouir sur scène (Vegas, night-club, Broadway) et à la télévision mais elle ne reviendra jamais sur grand écran, mis à part un western Universal en 1969 et la déroutante adaptation du Magicien d'Oz par la Motown, "The Wiz", en 1978, à peine aidée par le fait qu'entre temps, le réalisateur, Sidney Lumet, soit devenu son gendre.



C'est brillant, les poupons suspendus sont gentils mais cela conclut étrangement une carrière.

Aussi, demandons-nous ce qu'il serait advenu si Lena Horne s'était vue confier les rôles principaux des films dont elle interpréta sur disques les bandes originales. Imaginons "Les parapluies de Cherbourg" sans Catherine, '"Chantons sous la pluie" sans Debbie Reynolds, Lena dans "Diamants sur canapé", Lena à la place de John Voight dans "Macadam cowboy", Lena en Helen Lawson dans "La vallée des poupées" !






Fantasmons donc, suaves visiteurs, et laissons-nous porter par ses douze classiques que Lena Horne n'incarna pas au cinéma mais qui auraient été fort suaves si on avait pensé à elle. 

1. Never on sunday de "Jamais le dimanche". 
2. Singin' in the rain de "Chantons sous la pluie"
3. More de "Monde de chien"
4. I've grown accustomed to his face de "My fair lady". 
5. The surrey with the fringe on top de "Oklahoma"
6. It had better be tonight de "La panthère rose"
7. Diamonds are a girl's best friend de "Les hommes préfèrent les blondes"
8. A fin romance de "Swing time"
9. Moon river de "Diamants sur canapé"
10. I will wait for you de "Les parapluies de Cherbourg"
11. Everybody's talkin de "Macadam cowboy"
12. I'll plant my own tree de "La vallée des poupées".









Et pour télécharger tout ceci au format zip vous savez comment faire. 

vendredi 5 avril 2013

La question du jour : Kermit a-t-il de suaves amies ?









































Ethel ? Liza ? Lena ? Bernadette ? Julie ? Madeline ? Et cette union sans cesse retardée avec Miss Piggy ? Non, vraiment, devons-nous encore nous demander si ce n'est pas Kermit finalement qui est suave...






















Et nous ne dirons rien de Rudolf. 

dimanche 24 février 2013

Et maintenant dansons !



Lena Horne ? "Macadam cowboy" ? Bossa Nova ? La touche Brazil sans laquelle un dimanche n'est pas totalement suave nous surprendra toujours...

lundi 24 décembre 2012

17 fois Cécile Cassard ?































Non, 17 fois Cécile Cassard ce serait trop. Contentons-nous de 11 robes rouges pour les fêtes, qui vous confirmeront qu'on peut oser le vermeil, l'incarnat et le vermillon sans avoir nécessairement besoin d'une hotte et d'un traîneau. 

dimanche 28 octobre 2012

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?















Ce n'est pas parce que nous sommes dimanche qu'il ne faut pas faire un effort. Lena Horne, en avance pour l'office de 11h, propose l'option " Church chic". 

mercredi 15 février 2012

samedi 4 février 2012

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?


Ce n'est pas parce que c'est le weekend qu'il ne faut pas faire un effort. Lena Horne propose l'option "Pêche Melba".

mercredi 21 décembre 2011

Et maintenant chantons !

Parce que c'est Noël, parce que c'est Judy, revisitons cette semaine le "Judy Garland Show".

vendredi 18 novembre 2011

lundi 10 mai 2010

Cache-cache : saurez-vous retrouver Lena Horne ?



Gagné ! Elle était derrière la feuille de papier !

Mais nous avons un peu perdu quelque chose... Vous devez savoir que la politique de Soyons-Suave est de ne pas s'adonner à la célébration de ces chers disparus. Dommage tout de même.