mercredi 8 février 2017

La question suave du jour : Howell Conant n'avait-il qu'une seule muse ?

































Dans l'esprit de la plupart des gens, des gens que cela intéresse évidemment, le photographe Howell Conant est à jamais associé à Grace Kelly, en raison, non seulement de leur première collaboration, un cliché d'une simplicité rare qui fera la une du magazine Colliers alors qu'il s'agit à priori d'une photo de vacances, mais surtout de l'amitié sincère qui unira le photographe à la future princesse, et ce jusqu'à la mort de celle-ci en 1982. 

L'histoire est jolie (pas celle de la voiture qui tombe dans le ravin, bien sûr) : le jeune Howell qui travaille pour Photoplay réalise en 1954 des photos de Grace. Le courant passe si bien qu'elle l'invite en vacances à la Jamaïque. Il en rapporte des photos qu'il montre tout de même à ses employeurs, avec l'accord de Grace.



















Howell Conant va devenir si proche de Grace qu'il sera le seul photographe autorisé à la suivre lors de sa traversée en direction de Rainier et Monaco et le seul à pénétrer les coulisses du mariage du siècle. 

Là encore, de bien jolies photos. Qui paraîtront dans Life.




































Alors qu'en 1981 il réalisait encore le portrait officiel de la famille, Howell Conant sera l'un des premiers à venir soutenir Rainier après le décès de Grace. Album souvenirs dans Life encore et dans Paris Match. Howell ne venait-il pas de perdre sa meilleure amie et son plus fidèle modèle ? 

Ce n'est pas exactement ce que devait penser Audrey Hepburn qui en 1954 avait fait la connaissance du photographe lors d'une séance pour Look magazine. Le courant était si bien passé que la jeune femme ne tarda pas à le demander fréquemment, jusqu'à ce jour où on lui proposa d'incarner Holly Golightly dans "Diamants sur canapé". 

































Fait relativement rare, Howell Conant, qui était indépendant, fut chargé des photographies de plateau durant le tournage du classique de Blake Edwards et des clichés presse pour la sortie, quand de son côté, la Paramount, productrice et distributrice du film, assurait ses propres photos. 

De ce fait, "Diamants sur canapé" et Audrey Hepburn furent sans doute le film et l'actrice les plus photographiés de 1961, mais ce sont souvent des clichés d'Howell dont on se souvient, construisant eux-aussi, la légende du film et de son actrice. 



























Tout au long des années 60 et 70, Howell retrouvera régulièrement Audrey, pour des séries qui ne sont pas moins célèbres, comme la séance en 1962 pour laquelle Givenchy avait exclusivement  dessiné quelques chapeaux pour son amie et qui fit un temps les beaux jours de l'instant "Vous n'allez sortir en cheveux" de Soyons-Suave weekend. 































































































Si la vie est cruelle et paradoxale, elle peut être aussi ironique. Il existe très peu de clichés présentant dans le même cadre Audrey Hepburn et Grace Kelly, mise à part une série qui sortira dans Life et qui montre la rencontre dans les coulisses de la 28e cérémonie des Oscars des deux actrices. 

Howell aurait sans doute adoré photographier ses deux muses. Mais cette série est d'Allan Grant. Qui réalisera quelques années plus tard la dernière séance de Marilyn. Howell, au moins, ne portrait pas la poisse. 




Mais avant de poursuivre, une retouche maquillage...


C'est mercredi : soyons LGBT !

Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne". 

C'est donc avec fierté que nous vous offrons un roman lesbien, une moustache et un instant transgenre.




Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent quatre vingt huitième édition, Anna Piaggi présente le modèle intitulé "Petit Trianon", également appelé dans certains salons : "A l'abordage !". 

lundi 6 février 2017

Pour le plaisir.


































Soyons-Suave est heureux de vous offrir une nouvelle super héroïne.

Le Quizz de Mirabelle.






















Mirabelle vous propose ce soir un Quizz qui, espérons-le, ne va pas vous laisser dans le flou... et ce sera notre blagounette de l'année, promis, nous arrêtons aussitôt. 

Comme il n'est pas impossible que la silhouette mystérieuse soit rapidement démasquée, n'ajoutons rien et reprécisons seulement quelques évidence : un seul nom par proposition, on ne mitraille pas dans le vide, indices mercredi en cas de panne et bien entendu, Mirabelle ne joue pas. A vos cellules grises. 

17 fois Cécile Cassard ?






















Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une Nana, ce sera déjà hautement satisfaisant.


Cache-cache - saurez-vous retrouver Robert Conrad dans cette image ?


































Gagné ! Il était dans le jardin, c'était facile. 

Et maintenant chantons !




Soyons-Suave vous emmène à l'église et vous donne une idée pour ne plus perdre vos clefs de voiture. 

Pendant ce temps, à Hollywood...






















Ingrid combat suavement la migraine ophtalmique. 

La fin du Quizz de Nina.



































Ainsi donc il ne s'agissait pas du hasard mais d'une réelle intuition, que disons-nous, d'un souvenir refoulé qui permit à Mirabelle de rendre sa propriétaire à Minette et son nom à Simone Simon. 

Car oui, notre inconnue d'il y a 15 jours était bien la Séverine de "La Bête humaine", cheveux de jais et col en dentelle, voilà pourquoi Mirabelle, vous voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et recevez un coupon pour un séjour d'une semaine à Calais. Vous reviendrez dentellière et comblée. Bravo ! 



































Jean Gabin, Jean Renoir, un peu d'Emile Zola et une grosse locomotive : voilà ce qui allait faire le succès de "La Bête humaine" en 1938 et asseoir les carrières déjà fantastiques de Gabin mais surtout de Simone Simon, qui était depuis 3 ans aux Amériques et faisait là un retour triomphal sur les écrans gaulois.

L'histoire veut que lors du casting de ce projet, Renoir rejetait toutes les actrices que les producteurs, les frères Hakim, lui proposaient, ajoutant qu'on ne lui suggérait que des "putes" et qu'il voulait une femme pure, un peu comme Simone Simon. Ce à quoi on finit par lui répondre : "Eh bien demandons à Simone Simon, elle n'est pas morte à ce qu'on sache".  


















Ce qui arrêtait Renoir était visiblement que Simone avait la réputation d'être très chère (ce qui était la vérité et lui fera louper un certain nombre de rôles et en accepter d'autres, plus lucratifs qu'elle aurait mieux fait de décliner) et qu'il ne la voyait que brune dans le rôle alors qu'elle incarnait une certaine idée de la blondeur champêtre. 

Parce que Simone était formidable, elle anticipa et se fit faire une jolie teinture profonde. Quant au salaire, on imagine qu'il était dans sa fourchette puisqu'elle répondit oui au télégramme que lui envoya Renoir et sauta d'Hollywood directement à bord du Normandie.  



































Sans aller jusqu'à dire que Simone Simon est un peu oubliée aujourd'hui ("La Féline" reste sa plus belle carte de visite pour la postérité), il est tout de même incroyable de réaliser qu'en 21 ans, c'est à dire de 1931 à 1952, elle tourna 35 films, ce qui est considérable mais dont finalement peu de titres subsistent. 

Simone Simon choisissait, en plus du cachet, ses rôles pour des raisons, disons très personnelles. Elle tourna dans "Olivia" de Jacqueline Audry en 1950 parce que visiblement les tenues lui plaisaient beaucoup. Mais c'est après tout une raison comme une autre et une raison pour laquelle nous lui disons merci, tant ce film est une curiosité. 


































En panne de lecture, nous ne pouvons que vous conseiller le charmant ouvrage que lui consacra Pierre Barillet en 2013 et dont nous avons déjà parlé. 

Et terminons en vérifiant qu'elle était tout de même beaucoup plus jolie que Fernand Ledoux, mais que nous n'avons jamais vu dans une petite robe noire, il est vrai. Dommage ? Allez savoir. 

Le String de la semaine.

Contrairement aux idées reçues, on peut être suave en String. Chaque lundi, la preuve en image. 


































Et cette semaine, notre ami le string joue les contrastes. Et brille un peu...

Le Brushing du jour.






















Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent quatre vingt septième édition, Renée Zellweger présente le modèle intitulé "Aïe", également appelé dans certains salons "Nous ne voulons pas être là au moment du démêlage". 

C'est lundi !


































Mais avant toute chose : saluons un basset hound !

vendredi 3 février 2017