lundi 18 juin 2018

Cache-cache : saurez-vous retrouver Sophia Loren dans cette image ?


































Gagné ! Elle était sur l'étagère du milieu !

Et maintenant dansons !



Voici ce qui nous réveille tous les matins et nous pouvons vous assurer que cela booste aussitôt votre degré de suavité pour la journée. 

Pendant ce temps, à Hollywood...


































Raquel s'aime en flou...

La fin du Quizz d'Ivan.























Il n'est pas donné à tout le monde d'être capable de reconnaître un dos, aussi travaillé soit-il. Kranzler nous cache-t-il qu'il fréquenta un temps notre inconnu qui ne l'est plus ? Conservons le mystère, ce qui est souvent bien plus intéressant que la réalité. 

En tout cas, une salve d'applaudissements accompagne la mise à nu de Daniel Craig par Kranzler, confirmée d'une manière remarquable par Gatsby. Notre gagnant voit évidemment son nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et reçoit notre admiration éternelle ainsi qu'un gel douche au thé macha dont on nous a dit le plus grand bien. Vous n'hésiterez pas à nous faire un retour détaillé de votre expérience sous la douche, n'est-ce pas ? Merci. 



































Sorti en 2001 et réalisé par Simon West, "Tomb Raider" est bien évidemment l'adaptation du jeu vidéo du même nom qui donna lieu dans les deux années qui précédèrent sa présentation au monde, à l'une des plus belles chasses à l'actrice idéale depuis la quête de la parfaite Scarlett et ceci est, bien entendu, une exagération. 

Mais enfin on se livra tout de même à de multiples castings jusqu'à ce que Angelina Jolie n'apparaisse comme une évidence. On appela donc des jeunes femmes aussi diverses que Jennifer Lopez, Demi Moore, Elizabeth Hurley ou Denise Richards pour leur annoncer que, non, elles n'avaient pas le rôle, ce qui occasionna une grande vague de licenciements chez les agents hollywoodiens. 

















Le choix d'Angelina fit quelques vagues parmi les fans du jeu vidéo puisque si Lara Croft est, par essence, britannique, Angelina demeure américaine, ce qui fait que notre parallèle avec "Autant en emporte le vent" n'était pas si idiot. Sauf que c'était l'inverse. 

On ajouta donc au budget du film une ligne "coach en accent" puisque Angelina dut perdre ses tonalités US tandis que Daniel Craig s'entraînait lui à sonner américain. Ne parlons pas de la somme allouée aux préparateurs physiques qui fut, semble-t-il, aussi importante que celle dédiée aux effets spéciaux. On oublia cependant de payer les scénaristes mais c'est un tout autre débat. 


Qu'avait fait Daniel Craig avant "Tomb Raider" ? Eh bien pas grand chose mis à part de la gym, enfin si, de la télévision, du théâtre, beaucoup de théâtre, jusqu'à ce qu'on lui propose d'être 007 ce qui changera considérablement, et sa silhouette si cela était possible et sa notoriété. 

Nous ne pouvons pas dire que le film fit beaucoup pour sa carrière, pas plus d'ailleurs que la suite, "Tomb Raider, le berceau de la vie" ne propulsa Gerard Butler en orbite lors de sa sortie en 2003. On sait de toutes les façons qu'il n'y a qu'une star dans une production intitulée "Lara Croft" et c'est Lara Croft. Ou son père. Et c'est encore mieux lorsque la fiction rejoint la réalité. 


















Dans "Tomb Raider", c'est Jon Voight qui incarne le père d'Angelina, ce qu'il est également dans la vie et c'était beau de voir enfin sur grand écran le père et la fille brouillés pour de sombres raisons de trahison et de désertion du domicile familial. 

Lors de la promotion du film et alors qu'Angelina était en train de divorcer de son époux d'alors, Jon Voight déclara un peu trop souvent que sa fille était folle et avait besoin d'un soutien psychiatrique. Étrangement cela les sépara de nouveau pour une poignée d'années. 













Et nous nous demandons soudainement si cela était une si bonne idée de parler de cela le lendemain de la fête des pères...

Le String de la semaine.

Contrairement aux idées reçues, on peut être suave en String. Chaque lundi, la preuve en image. 


































Et cette semaine, notre ami le String, dont c'était également l'anniversaire, s'est offert un esclave et croyez bien que nous y penserons pour l'année prochaine. 

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette huit cent quatre vingt treizième édition, Mercedes, notre mannequin cheveux, présente le modèle intitulé "Pas d'erreur c'est Lesieur !"

C'est lundi !


































Mais avant toute chose, saluons un basset hound !

samedi 16 juin 2018

Une caresse avant de se quitter.


































C'était le 127ème numéro de "Soyons-Suave Weekend" et ce fut un plaisir, une nouvelle fois renouvelé. 

Des bises et suave weekend à toutes et à tous. 

Entre nous...


Ce n'est qu'une information, comme ça, en passant mais savez-vous que demain dimanche 17 juin, Soyons-Suave fête ses 9 ans ?

Le temps est un mystère, n'est-il pas ?


Les très Suaves Heures de l'Histoire contemporaine : le jour où on demanda à une réfugiée de dessiner un pingouin.


































En 1941, rien, mais vraiment absolument rien ne peut laisser supposer à Elizabeth Friedlander que sa vie va être agréable et pour cause. Née à Berlin en 1903, elle a du fuir l'Allemagne après la montée au pouvoir de Hitler puisqu'elle est juive et s'est un temps réfugiée en Italie. 

Elle pense être saine et sauve mais le vote de lois antisémites par Mussolini l'oblige à fuir une nouvelle fois et alors qu'elle espère rejoindre les Etats-Unis, seule l'Angleterre lui offre un visa. Sans parler un seul mot d'anglais, elle arrive à Londres où elle devient femme de ménage. Elle va avoir 40 ans, elle est seule, elle passe ses journées avec un balai : qu'attendre donc de l'existence ? 



































Le salut d'Elizabeth Friedlander va venir du très beau poète et éditeur Francis Meynell dont les traits réguliers et le charme certain n'ont ici que très peu à voir avec la suite. Libéral, franchement même socialiste et ardant défenseur de la cause féminine, Francis détient une information concernant Elizabeth et surtout son passé : elle n'est autre que l'auteur de la police de caractères "Elizabeth", au départ baptisée "Frielander" mais que les nazis à Berlin ont expurgé de ses sonorités israélites. 

Car Elizabeth Friedlander est l'une des première femme graphiste en Allemagne et au monde. Elle a travaillé à Francfort pour l'éditeur Bauer pour qui elle a créé le "Elizabeth Antiqua". Obligée de se réfugier en Italie, elle a été l'une des principales illustratrices de la maison d'édition Mondadori à laquelle nous devons aujourd'hui des magazines tels que Grazia ou Closer mais qui diffusait alors "La divine comédie" de Dante. 


































































Parce qu'on ne peut laisser une artiste telle que Elizabeth laver les sols à grandes eaux, sur les recommandations de Meynell, elle est embauchée par le Ministère de la défense britannique qui lui demander de réaliser de faux documents signés de la Wehrmacht. Très habile, elle devient rapidement une des têtes pensantes du département de lutte contre la propagande nazie tout en commençant à intéresser les éditeurs britanniques. 

Et c'est finalement à la fin de la guerre que Elizabeth va voir sa vie changer lorsque l'éditeur Penguin, qui depuis 1936 a introduit le livre de poche en Angleterre va lui proposer un contrat. Attachée tout d'abord à la branche "édition musicale" du groupe, elle dessine des dizaines de motifs pour les partitions Penguin pour étendre ses activités à l'ensemble des départements. Elizabeth est devenue madame Penguin et les collectionneurs s'en frottent encore aujourd'hui les mains. 




















Jusqu'à sa mort en 1984, Elizabeth Friedlander va donner naissance à des milliers de compositions qui vont devenir des papiers peints, des tissus, des couvertures de livres, des cartes, des affiches. Elle œuvrait même à plus de 80 ans pour les commerçants de la petite ville irlandaise où elle avait pris sa retraite en leur dessinant gracieusement des encarts publicitaires et des cartes de visites. 

Mais l'heure de gloire de ce génie méconnu du graphisme fut certainement lorsque son employeur lui demanda de revisiter le logo de la maison Penguin à l'occasion de son 25ème anniversaire. 























Cela ne lui prit, raconta-t-elle, que quelques instants. C'est depuis longtemps un classique du graphisme. 

Pauline Paucker mit un peu plus longtemps pour rassembler la documentation nécessaire à la parution du seul et unique ouvrage consacré à Elizabeth, "New Borders", réalisé à partir des milliers d'archives que laissa la graphiste après sa mort à l'Université de Cork, en Ireland. C'est une merveille. Et un bonheur n'arrivant jamais seul, on commence à organiser des expositions Friedlander et un documentaire a même vu le jour récemment. 


































































Et si nous ajoutons que nous avons, en plus trouvé notre nouveau papier peint...

Que manger ce midi ?


































Du sauté de veau aux asperges, et la joie nous submerge !

Et maintenant dansons !




La touche Brazil sans laquelle un weekend n'est pas totalement suave est, certes, fort courte mais nous rappelle cependant un évidence. 

L'Instant Mode du Weekend ?


































Ne serions-nous pas passés à côté du macramé du soir ?

C'est le weekend : soyons musical !


































Les mp3 du weekend ne sont que très indirectement reliés à la participation de l'Hexagone à une grande compétition sportive internationale et si nous brandissons aujourd'hui un drapeau tricolore, ce n'est que pour mieux naviguer à travers le monde et savourer, une fois de plus, la suavitude inégalée de la compilation monomaniaque. 

Puisque nous ne vous cachons rien, ajoutons qu'il y a de cela quelques temps, nous nous sommes réveillés un beau matin avec une poignée de notes en tête dont il nous a été impossible d'identifier l'origine jusqu'à ce que de nombreuses heures plus tard, l'évidence apparut sous la forme des premières paroles de cet air mystérieux : "Esgourdez rien qu'un instant...".

Comment nous sommes-nous retrouvés coincés avec "La goualante du pauvre Jean" ? Nous ne le saurons probablement jamais, mais après deux heures passées sur Youtube, il paraissait évident qu'il fallait vous en faire profiter. 



































Composée en 1954 et faisant partie des 12000 chansons écrites par Marguerite Monnot pour Edith Piaf (que les Piafophiles et les Monnotologues se calment, il s'agit évidemment d'une exagération...), "La goualante du pauvre Jean" fut instantanément un immense succès pour la chanteuse de petite taille aux cheveux étranges mais pas que, à l'image de la partition qui ouvre ce billet et qui indique clairement qu'en l'espace de deux ans, tout le monde avait enregistré cet air qui colle particulièrement en tête. 

Aussitôt repérée par le parolier américain Jack Lawrence, la chanson traversa l'Atlantique et se retrouva affublée de paroles en anglais qui sont à l'origine, d'après la légende, de la plus belle bourde de traduction de l'histoire de la traduction puisque le "Pauvre Jean" devint "Les pauvres gens", c'est à dire les "Poor people" de Paris. 

Dans son nouveau pays d'adoption, "La goualante" qui expliquait très clairement que "Sans amour, on est rien du tout" devint une ode à Paris où l'amour est partout et dont les habitants sont vraiment malheureux puisqu'ils passent leur temps à échanger leur salive sur fond d'accordéon, confortablement installés sur des bancs publics à l'ombre des platanes. Et le long de la Seine, comme il se doit. Ironie, donc. 



Il est pratiquement impossible d'exposer ici le nombre de versions de "La goualante du pauvre Jean", qui en version instrumentale de Les Baxter, resta 8 semaines en tête des hit-parade en 1956. Et lorsque parfois, nous écrivons que tout le monde l'enregistra, c'est ici à prendre au sens premier.

Au piano, au trombone, à la guitare, sur fond de chœurs hawaïens ou en rythme Mariachi, vous n'avez qu'à demander, cela existe forcément quelque part.





























Et lorsqu'en plus, on découvre que le succès fut hystérique en Finlande, on se dit qu'on a vraiment fait le tour du monde...



Préparez-vous donc à reprendre à l'unisson le refrain en suivant ses douze versions sélectionnées de façon hautement subjective mais qui vous inciteront, ou pas, à poursuivre la traque de ce pauvre Jean, mention particulière à l'hommage de Régine que nous avons préféré ne pas vous imposer. 

1. Les Baxter
2. Enoch Light
3. Henry Theel
4. Xavier Cugat
5. Billy May
6. The Mexicali Brass
7. Los Xey
8. Paul Mauriat
9. Ray Conniff
10. Dean Martin
11. Hudd Solo and the Italiano Quartetto
12. Edith Piaf











Et pour télécharger autant de bon goût français au format zip, vous savez comment faire. Si si !