mercredi 26 décembre 2012

C'est mercredi : soyons LGBT !


Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne". 

C'est donc avec fierté que nous vous offrons un roman lesbien, une moustache et un instant transgenre.




Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette quatre cent huitième édition, Goldie Hawn présente le modèle intitulé "The morning after the morning after". 

lundi 24 décembre 2012

Pour le plaisir.

































Soyons-Suave est heureux de vous offrir une des nombreuses images auxquelles vous aviez jusque là miraculeusement échappé. 

Pas de Quizz en ce 24 décembre, nous laissons vos cellules grises goûter aussi à la trêve des confiseurs. Nous nous retrouvons mercredi et d'ici là, un très suave Noël, où que vous soyez, qui que vous soyez. 

17 fois Cécile Cassard ?































Non, 17 fois Cécile Cassard ce serait trop. Contentons-nous de 11 robes rouges pour les fêtes, qui vous confirmeront qu'on peut oser le vermeil, l'incarnat et le vermillon sans avoir nécessairement besoin d'une hotte et d'un traîneau. 

Pendant ce temps à Hollywood...





















Jennifer et Rock sont totalement raccord...

La fin du Quizz d'Arnogogo.

















Nous serions suaves, nous n'hésiterions pas à déclarer qu'il y a deux gagnants au Quizz de Noël, Renaud qui sut identifier Bing Crosby et Dsata qui lui associa, alors que cela n'était même pas demandé, Marjorie Reynolds. Mais attendez... nous sommes suaves ! C'est même inscrit, tout là-haut, en violet sur fond noir. 

Suaves visiteurs, proclamons donc la victoire main dans la main de Dsata et Renaud, les Marie et Joseph qui manquaient à notre crèche des pourfendeurs de photos mystère. Félicitations à vous deux, membres quasi historiques de cette grande communauté de la suavitude qui nous ravit chaque jour. C'est émouvant, infiniment touchant. C'est Noël. 



















La photo mystère était bien tirée de "Holiday Inn", production qui talonne généralement d'assez près "White Christmas", "Le chant du Missouri" et "La vie est belle" dans la liste des films préférés de Noël, auxquels s'ajoutent "Love actually" pour nos amis plus sensibles et "Piège de cristal" pour les amoureux des débardeurs.

Si "Holiday Inn" occupe une place particulière dans l'histoire, c'est que pour ce film, Irving Berlin composa, une dizaine de chansons originales dont "White Christmas" qui hérita en 1943 de l'Oscar de la meilleure chanson et est, en quelque sorte, le "Petit Papa Noël" américain. Ahhhh, quand j'entends chanter, Noël....


















Devant le succès phénoménal de la chanson, il sembla naturel à la Paramount, à peine dix ans plus tard, de refaire exactement la même chose : une comédie musicale sur Noël avec Bing Crosby, Fred Astaire et dont la chanson titre à tous les sens du terme serait "White Christmas". Devant l'indigence du scénario, Astaire déclina, devant la complexité des chorégraphies, Donald O'Connor se foula la cheville. Voilà pourquoi votre fille est muette et Danny Kaye dans le film.

Nous avons à cette heure une pensée émue pour Marjorie Reynolds qui malgré une cinquantaine de films ne laissa pas franchement, elle, son nom dans l'histoire. On se souviendra cependant de sa voix charmante dans "Holiday Inn". Ce n'est pas elle qui chante mais Martha Mears mais ce n'est pas bien important. Car c'est Noël. Et vous aurez compris que tous nos posts aujourd'hui vous le rappellerons. Et maintenant chantons et dansons.



Et puisque c'est Noël (ah bon ?) et si ce charmant remix vous a diverti, vous pouvez le télécharger... mais vous savez comment faire.


Et maintenant chantons.



S'il est évident que Karen ne finira pas sa dinde aux marrons, il est encore plus déroutant de la voir chanter "Jingle Bells" avec son four. Magie de Noël ? D'une certaine façon... 

Le String de la semaine.

Même si l'idée semble impossible, on peut être suave en string. Chaque lundi, la preuve en image. 

































Et cette semaine, notre ami le String n'hésite pas à en faire un peu trop. Il sait que cette avalanche de boules et de pommes de pins risque de déclencher quelques réflexions grivoises mais il s'en moque. C'est Noël. 

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette quatre cent septième édition, Doris Day vous présente le modèle "Neiges éternelles". 

C'est lundi !

































Et devons-nous vous rappeler que nous sommes le 24 décembre ? Aussi, suaves visiteurs, peu importe les conditions climatiques cette semaine, nous vous souhaitons de très suaves fêtes et avant de sortir, songez simplement à assortir la personne au gui sous lequel vous l'embrasserez. 

dimanche 23 décembre 2012

Une caresse avant de se quitter.


















C'était le 57e numéro de "Soyons-Suave weekend". Nous serons là bien sûr demain mais surtout : à la semaine prochaine pour le dernier supplément de l'année. 

La promenade du dimanche.

Puisqu'il n'est pas conseillé de rester une journée entière entre quatre murs et que l'air frais est en tout point salutaire, "Soyons-Suave weekend" vous propose d'aller vous aventurer dans de nouvelles contrées, découvrir d'autres suaves horizons. 






Nous vous en avons déjà parlé mais n'allez pas vous imaginer que nous vous proposons une nouvelle ballade chez "Kitschy Living" car nous sommes à court d'itinéraires. 

Il se trouve que la sélection de Noël de ce tumblr qui ne cesse de nous surprendre est un délice et que reposter ses trouvailles reviendrait à publier en intégralité ses pages. 





Et si en plus nous vous disons qu'on vous y apprend à réaliser très simplement un tableau en relief lumineux avec trois euros et 6 sous (ce qui semble toute de suite plus onéreux que "trois francs six sous")...





















C'est suave, c'est kitsch. Ajoutons que c'est peut-être aussi un certaine façon de voir la vie. C'est donc pratiquement philosophique et politique.  C'est "Kitschy Living". 

Et maintenant dansons.



Ce qu'il y a de terrible avec les Mike Sammes Singers c'est qu'une fois qu'on commence, il est très difficile de s'arrêter. La touche Brazil sans laquelle un dimanche n'est pas totalement suave est donc la suite logique des mp3 du weekend mais allons-nous nous en plaindre ? 

Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Connie Francis ressuscita dans une robe bleue.





















En 1982, une certaine excitation parcourt la foule qui se presse pour assister à la 39e remise des Golden Globes Awards. Décernés par l'Association Hollywoodienne de la Presse Étrangère, les Golden Globes ont toujours été considérés comme un galop d'essai et le baromètre des Oscars qui généralement suivent à quelques semaines mais en 1982, une raison bien particulière est la cause de cette fièvre. 

On a en effet annoncé qu'une seule interprète chanterait les 5 titres en compétition pour la chanson de film de l'année, ce qui est déjà en soit un évènement puisqu'une telle chose ne s'est pas produite depuis Judy Garland dans les années 50. Mais les organisateur ont surtout révélé que cette personne serait Connie Francis, invisible depuis une dizaine d'années.





















A vrai dire, le monde (entendez l'industrie du spectacle américaine) a pratiquement oublié Connie Francis en ce début des années 80 ce qui prouve combien il a la mémoire courte. Car pendant près de 10 années, Connie Francis a été la record-woman absolue de vente de disques au monde. 

De ses débuts en 1958 jusqu'à cette date, elle a enregistré plus de 50 albums, des brouettes de 45 tours et tourné dans 7 films dont "Where the boys are", qui va lancer la mode des films pour adolescent et accidentellement l'habitude qu'ont depuis les étudiants américains de consommer le plus d'alcool possible dans le temps le plus court à l'occasion de ce qui se nomme le "spring break".






















L'histoire même de Connie Francis est un scénario de film. Née dans une modeste famille italienne du New Jersey sous l'impossible (mais très italien) nom de Concetta Rosa Maria Franconero, la future Connie va d'abord se révéler être un as de l'accordéon avant de se lasser de cet instrument, se mettre à chanter et intéresser MGM records. 

Elle a 17 ans, elle va enregistrer dans une certaine indifférence 9 titres et prêter sa voix à Tuesday Weld et Jayne Mansfield mais rien ne se passe jusqu'à l'enregistrement du dernier titre qui la lie à la MGM. Elle n'aime pas la chanson qui a été crée en 1923, son père insiste, elle s'exécute. Le titre de la dernière chance s'intitule "Who's sorry now" et va rapidement dépasser le million d'exemplaires. 



"Who's sorry now" va lancer Connie Francis à la vitesse d'une catapulte et définir celle qu'elle va être pendant les 25 années à venir : une jeune femme très sympathique qui chante autant avec son coeur qu'avec ses mains, des ballades souvent poignantes qui peuvent éventuellement se terminer par un oeil humide.

La meilleure façon de comprendre la popularité de Connie Francis est encore les chiffres : entre 1959 et 1960, elle enregistre 15 (!!!) albums, chiffre démentiel qui n'est pratiquement pas humain et qui devient franchement surnaturel lorsqu'on découvre qu'en même temps, elle tourne un film et participe à toutes les émissions de radio et de télévision possibles.






















Au demeurant simple et naturelle, Connie Francis n'envisage pas moins cependant que la domination du monde, ce qui se reflète par une discographie qui couvre les 5 continents, fait d'elle une star en Italie et en Allemagne et une très décente interprète de Burt Bacharach. Seule la France a relativement échappé à sa domination. Et l'Albanie nous informent de suaves visiteurs de Tirana.

Mais alors quid ? Que passa dans la vida de Connie Francis pour qu'elle disparaisse littéralement en 1974 et ne refasse surface qu'en 1982 sur la scène des Golden Globes ? Un paragraphe n'y suffirait pas mais tentons néanmoins la concision : en 1974 lors d'une tournée, elle est violée et laissée pour morte dans sa chambre d'hôtel par un homme qui ne sera jamais retrouvé. S'en suivent un procès contre la chaîne d'hôtel Howard Johnson où la tragédie a eu lieu (qu'elle gagne), une dépression, une volonté de tourner la page en se faisant refaire le nez ce qui endommage ses cordes vocales et la rend muette pendant 2 ans et l'assassinat de son frère dont elle découvre qu'il était un membre important de la mafia.

Dire, par conséquent, que la présence de Connie Francis à la 39e cérémonie de Golden Globes est une renaissance est un euphémisme. On en oublierait presque la robe bleu nuit et la permanente.



Effectuer un comeback devant près de 100 millions de téléspectateurs était sans doute une chose osée mais cela permit en tout cas à Connie de quitter l'enfer des hôpitaux psychiatriques, admettre des troubles maniaco-dépressifs dont elle deviendra d'ailleurs un  porte-parole à travers le pays et trouver le courage d'écrire son autobiographie qu'elle intitulera "Who's sorry now". Retour à la case départ. 



















Connie Francis possède, certes, aujourd'hui un nez étrange mais elle continue de sillonner les Etats-Unis pour des concerts exceptionnels ou des galas de charité. Nous ne sommes pas en mesure de vous donner les dates de ses prochaines apparitions mais sommes certains qu'elle fut touchée par l'extraordinaire hommage qui lui fut rendu en 1993 lorsque sa chanson "Lipstick on your collar fut choisie comme titre et générique de l'indispensable série de Denis Potter. 

Tout finit donc par des chansons, c'est un peu mièvre comme conclusion, nous vous l'accordons mais nous sommes le 23 décembre. Joyeux Noël. 

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?





















Ce n'est pas parce que nous sommes dimanche qu'il ne faut pas faire un effort. Liz Taylor montre l'exemple et présente l'option "Etoile des neiges".