Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, "Soyons-Suave en vacances" est heureux de vous offrir trois animaux un peu coquins quand même...
mercredi 18 juillet 2018
L'inconnu du mercredi.
On ne les connait pas vraiment aussi profitons de l'été pour cultiver notre jardin et découvrir ces jeunes pousses de la suavitude qui feront, peut-être, le monde de demain.
Comme il est très clairement écrit sur le cliché ci-dessus, notre inconnu de la semaine nous vient de Chine et initialement prénommé Hua, une adolescence passée à Auckland en Nouvelle Zélande incita Hua à devenir Edison, Edison Fan, un nom qui continue de fleurer bon l'Empire du Milieu.
S'il ne mesurait pas 1m85, n'avait pas un IMC indiquant théoriquement qu'il est décédé et n'était pas fasciné par la mode, Edison serait ingénieur en génie civil et construirait certainement des ponts ou dessinerait des centrales hydrauliques. Mais l'appel des podiums et des défilés fut plus fort et une fois son diplôme en poche, il se précipita chez un agent qui lui dit "Banco"... en fait qui lui dit d'abord "Déshabillez-vous" puis lui dit "Banco".
Voilà donc une toute petite dizaine d'années qu'Edison est devenu un très joli représentant pour des marques diverses et des produits aussi différents que le maillot de bain ou le rouge à lèvres mais cela importe peu puisque les décideurs ont rapidement compris que l'essentiel était qu'Edison tombe la chemise, ce que finalement n'importe quel article peut justifier...
Edison a lui-même compris que le col roulé n'était que très occasionnellement son meilleur ami (un séjour à Pralognan la Vanoise, peut-être...) et il se dévoile régulièrement sur Facebook mais surtout Instagram dont il est devenu l'un des visages incontournables depuis trois ans.
Il y démontre notamment son goût pour l'ambiance virile des salles de sports, celui plus problématique au niveau de la sudation pour les vêtements de contention très couvrants et enfin sa passion des très petits slips. Par esprit de contradiction, sans doute.

Ce que nous aimons particulièrement chez Edison, outre sa très belle nature de cheveux évidemment, est qu'il a compris que le mannequinat ne pouvait être qu'une activité passagère. Renouant avec ses racines, il est devenu une personnalité appréciée en Chine où il officie comme juge d'une émission de tv recherchant le nouveau top model asiatique. Il est designer pour une grande marque de vêtements de sports et est très engagé dans diverses causes humanitaires, ce qui donne toujours un sens plus aigu à l'existence.
Cependant, nous ne pouvons nous empêcher de n'être pas totalement serein et voilà la raison de cette inquiétude. Aux alentours de 2014, Edison a inondé le monde de clichés de son bonheur : il venait en effet de trouver sa moitié d'orange, avec laquelle il convola la même année lors d'une cérémonie mêlant le faste et l'amour avec un grand A.
Quelques semaines plus tard, il signait un énorme contrat publicitaire avec plusieurs marques chinoises et son époux disparut. C'est bien simple, on ne sait même pas ce qu'il est devenu.
Depuis l'année dernière, Edison a partagé le bonheur suprême qu'il a ressenti en devenant papa pour la première fois, sans qu'une maman ne soit mentionnée mais c'est finalement assez anecdotique.
Mais Edison vient surtout d'être nommé styliste principal de la marque de vêtements "Oh my game" alors si bien sûr, un nourrisson est plus facile à escamoter qu'un époux d'1m70, il est peut-être important de préciser qu'on ne plaisante pas avec les enfants.
Comptez sur nous, nous allons être extrêmement vigilants. Oui, oui, et ce n'est pas la peine de nous regarder comme ça.
mardi 17 juillet 2018
Et maintenant chantons !
A la suite des Boswell Sisters que nous évoquions hier, la musique américaine va subir l'invasion des trios familiaux et les années 30, 40 et 50 vont brusquement redonner un certain espoir aux familles accablées par la naissance successive de trois filles : pas de problème, on va les mettre derrière un micro. Les Andrews Sisters, les Dinning Sisters, les De Marco Sisters, les Fontane Sisters, les Clark Sisters ou les McGuire Sisters vont toutes être immensément populaires et reléguer dans l'ombre les trios masculins qui régnaient depuis les années 20.
Au milieu de tout ceci, les 6 soeurs King vont paraître un brin exotiques, et un chouia onéreuses, ce qui va pousser cette formation mormone originaire de l'Utah à revenir à un nombre plus raisonnable : 4. C'est d'ailleurs sous ce nom, the Four King Sisters que l'ensemble va bâtir sa carrière, à la radio d'abord, puis en chanteuses de big bands. Beaucoup moins populaires que les Andrews Sisters par exemple, les soeurs King vont cependant être les premières à enregistrer "In the mood", à décrocher un contrat de 7 ans avec la MGM et une émission de radio régulière à Los Angeles, remplaçant... les soeurs Boswell parties à New York.
Si le fait qu'une des sœurs soit mariée au chef d'orchestre Alvino Rey va certainement leur permettre de se produire constamment dans les années 40, les années 50, qui renvoyèrent dans l'oubli beaucoup de groupes vocaux, vont au contraire être assez surprenantes pour les soeurs King qui venaient de décider d'abandonner un peu le swing pour un répertoire plus mature et sophistiqué.
Repérées par un agent de Capitol, les King Sisters se retrouvèrent signées dans le label le plus chic et lancées en 1957 comme un nouveau groupe plein d'avenir... 20 ans exactement après leur premier enregistrement. Succès, à la surprise générale, et triomphe lorsque les soeurs décidèrent pour un concert spécial d'inviter toute leur famille, c'est à dire beaucoup de monde puisqu'on n'envisage pas vraiment l'enfant unique lorsqu'on est mormon.
Sans le savoir, les soeurs King venaient de donner naissance à la King Family, à laquelle on va proposer un show télévisé et un contrat pour une poignée d'albums qui vont tous être certifiés platine. Ode aux naissances multiples et à la joie des cousinades, la famille King va devenir une véritable institution et lancer par la même occasion des produits dérivés, à l'image des Four King Cousins, quartet féminin très 60's déjà rencontré sur nos pages, composé de certaines filles des soeurs King.
Toujours blondes, toujours belles, toujours rangées de la plus petite à la plus grande, les soeurs King restaient cependant les gentilles organisatrices de ces orgies familiales. La dernière soeur est décédée en 2013 mais l'esprit survit. Et pas qu'à Salt Lake City.
Le Trio du jour.
lundi 16 juillet 2018
Le Quizz de l'été volume 2.
Deuxième épisode de notre Quizz estival dont nous vous rappelons le principe : identifier à partir de trois captures d'écran un film forcément suave. Et si, au départ, il n'y a pas grand monde sur les clichés, peu à peu et au gré des indices, les choses devraient devenir plus claires. A moins que l'inspiration, bien sûr, ne vous permette de déjouer immédiatement le mystère proposé.
Nous avons de la couleur cette semaine, beaucoup de couleurs d'ailleurs et pas mal de fantaisie. Aussi on n'hésite pas, un seul titre par proposition et tout le monde joue.
Quant au Quizz de la semaine dernière, il s'agissait bien "Madame de..." de Max Ophuls, avec un casting capable de provoquer des érections même chez les plus récalcitrants, dialogues de Achard, musique de Georges Van Parys, une merveille absolue démasquée dès la première réponse par Kranzler qui marque donc 3 points, les premiers de l'été, les plus émouvants.
La seule personne qui détestait "Madame de..." n'était autre que Louise de Vilmorin, qui trouvait l'adaptation de son propre roman particulièrement rasoir et franchement honteuse. Et ajoutons que cette anecdote n'a qu'un objectif : nous permettre de placer ici une photo de la suave Louise, partie trop tôt si vous voulez notre avis.
Et maintenant chantons !
Cette semaine, notre été musical et harmonique va rendre hommage aux formations familiales et comment ne pas débuter par celles qui furent à l'origine de tout, les soeurs Boswell, premières stars vocales de l'industrie du disque, de la radio et du cinéma, des pionnières qui vont inspirer les Andrews sisters ou Ella Fitzgerald, qui se proclamera première fan au monde de Connie Boswell, soliste du trio, toujours assise pour cause de polio ou d'accident de voiture, nous ne le saurons jamais.
L'histoire de Connie, Martha et Helvetia commence pratiquement à Nouvelle-Orléans au début des années 20 où le trio, qui a étudié la musique et le chant classique se produit dans les cabarets. Le jazz est partout, le blues plane et un jour, les soeurs découvrent Mamie Smith, à qui nous devons le premier disque de blues gravé par une chanteuse noire. C'est le choc : bye bye le classique, les soeurs Boswell vont faire de la musique qui bouge, chanter comme des chanteuses noires, ce qui ne va pas que leur attirer des sympathies mais elles s'en moquent.
Entre 1930 et 1936, année de leur séparation pour cause de mariage et d'envie de bébés, les soeurs Bowell vont enchaîner les succès, les shows radiophoniques et les tournées mondiales, permettant au public qui ne connaissait que leurs voix de réaliser que non, elles n'étaient pas noires.
Seule Connie, toujours assise, va poursuivre une carrière plutôt florissante et figurer dans les hit-parade jusqu'en 1954, après quoi elle va se faire plus discrète. Elle décède en 1976 à l'âge de 68 ans.
On utilise dans la langue anglaise l'expression "singers' singer", pour désigner les chanteurs qui sont avant tout admirés par leurs pairs. Connie et ses soeurs étaient également adulées par le public. Une reconnaissance absolue qui explique les douzaines d'admirateurs qui, de part le monde, continuent de maintenir vivante, la légende Boswell. Pour de mystérieuses raisons, nous aimons beaucoup les Sorelle Marinetti. Non, vraiment, nous ne savons pas pourquoi...
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