Nous dirions même mieux : il eut été suave que l'on pensât à nous inviter !
lundi 21 novembre 2016
Et maintenant dansons !
De nouveau disponible sur Youtube après 3 semaines de censure mais toujours pas officiel alors chut....
La fin du Quizz d'Irène Agathe.
Suaves visiteurs, à vrai dire nous ne savons pas si nous devons nous excuser ou au contraire vous en vouloir. Sachant que nous sommes suaves, éliminons aussitôt la deuxième proposition et reconnaissons qu'il était sans doute un peu complexe de reconnaître la divine Lypsinka sous la chevelure noire et les gants opéra.
Voilà pourquoi nous félicitons et célébrons d'une douche de champagne Lady Cancan et Scott Von Teufel qui, à deux minutes simplement d’intervalle, ont résolu l'énigme après sans doute quelques sueurs froides et potentiellement les mains moites. Suave gagnante, et suave dauphin, nous vous serrons dans nos bras. Bravo. C'était très fort.
Puisque nous avons passé une bonne partie de ces journées d'angoisse sans vainqueur à crier que tout était pourtant là sous vos yeux et cela sans grands résultats, explicitons. La capture est tirée d'un film HBO nommé "Witch Hunt" (indice 3), réalisé par Paul Schrader (indice 4) et mettant en vedette Dennis Hopper (indice 1).
L'inconnue, nous le savons à présent était donc Lypsinka (indice 2), membre historique de Wigstock (indice 5 et c'était même écrit dans la colonne de droite tout en haut), qui a passé les 5 dernières années à incarner Joan Crawford dans différents spectacles et vénère par-dessus tout "Maman très Chère", indice 6.
Alors bien sûr, nous entendons d'ici les récriminations : "Ouiiiii, il fallait le savoir....", "Personne ne connait Lypmachin".... "Et avec simplement 4 apparitions, comment supposer un haut degré de vénération....". Ce à quoi en substance, nous répondons, excusez l'expression, prout !
Oui ! Prout ! Lypsinka, The Lady Bunny et RuPaul forment la sainte trilogie incontournable qui à partir des années 80 a donné un visage moderne au monde des drag queens. Et combien nous vous envions si vous ne découvrez qu'aujourd'hui son existence : un monde suave et mystérieux s'ouvre à vous.
La vidéo ci-dessus est l'incarnation même de ce qu'est un spectacle de Lypsinka : une bande-son au millimètre près, mêlant chansons obscures et hits de Broadway, des extraits de dialogues de films où règnent Joan Crawford, Liz Taylor ou Gloria Swanson, et une interprétation hallucinante.
On est loin du gros monsieur en vichy faisant un playback sur "La Madrague" ou d'une énième perruque brune pensant être Cher.
Il serait sans doute un peu étrange de préciser que Lypsinka a été pour nous un mentor sans ne donner aucune explication et pourtant c'est ce que nous allons faire, en vous promettant un long post à venir dans lequel nous vous dirons tout, si vous acceptez d'attendre trois ou quatre semaines.
Alors oui, nous vous demandons beaucoup. Et nous avons conscience de vous avoir dit "prout" ce qui n'était guère suave. Mais nous vous aimons vous savez. Presque autant que Lypsinka, pour dire...
Le String de la semaine.
Contrairement aux idées reçues, on peut être suave en string. Chaque lundi, la preuve en image.
Et cette semaine, notre ami le string est assailli de questions : qui sont ces gens ? Pourquoi l'ont-ils attaché ? A quoi servent ces arcs ? Et pourquoi s'évertuer à l'appeler Sébastien alors qu'il se tue à répéter qu'il se prénomme Gérald ? Non vraiment, il y a méprise !
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent soixante quatrième édition, Daniel Day Lewis présente le modèle intitulé "Viens dans ma roulotte".
mercredi 16 novembre 2016
La question du jour : quoi de suave au Brésil depuis Carmen Miranda ?
Evidemment, nous serons bien d'accord pour commencer, pour dire haut et fort qu'il s'est forcément déroulé de nombreuses choses fort suaves au Brésil depuis le décès de Carmen en 1955 à Beverly Hills. En 1959 arrivait par exemple sur les écrans "Orfeu Negro", dans les transistors la musique de Jobim et le monde découvrait la bossa nova. En ce qui nous concerne, nous ne nous en sommes toujours pas remis mais nous digressons.
La référence à Carmen nous pousserait en fait à nous demander : quoi de frais, de jeune, de joyeux, quoi de trop maquillé et habillé de manière trop voyante en ce moment au pays du café et du ragoût d'oreilles de porc ? Une réponse s'impose : As Deendjers !
Duo formé des très suaves Vinicius Lavezzo et Thiago Vilas Boas, coiffeurs et maquilleurs de leur état, peut-être en couple mais rien n'est officiel, As Deendjers n'a ni plus ni moins qu'entrepris de ressusciter une certaine forme de glamour disparu avec l'âge d'or hollywoodien.
Que Vinicius et Thiago se prennent de temps à autres pour les réincarnations de Marilyn et Jane Russell n'est même pas un problème, depuis la première apparition des deux créatures en 2004, le Brésil en est fou, au point de leur confier des campagnes publicitaires, ce qui est généralement le premier pas vers le mainstream.
Les dizaines de vidéos, la page Facebook du duo et leurs innombrables référencements Google vous permettront d'en savoir plus sur ces deux ovnis qui, sous le maquillage, ressemblent à cela :
Terminons en ajoutant que nous n'avons pas pu nous empêcher de sourire en découvrant que As Deendjers était originaire et vivait toujours à Curitiba, havre de paix et de culture de presque 2 millions d'habitants au Brésil, incarnation d'une modernité dont Rio est souvent jalouse et dont nous avions eu, pour la dernière fois, des nouvelles en 1950.
Interprétée par Jacques Hélian, Tahoma, Francis Linel pour n'en citer que quelques uns, cette ritournelle, immense succès, faisait rimer Curitiba avec, dans l'ordre, "magnolias, véranda, résédas, pampa, catalpas, Maria, Bahia, chocolat, samba, tabac, sofa, quinquina".
Ça ne fonctionne que très moyennement aujourd'hui avec As Deendjers. C'est dommage. C'est pratiquement le nouvel emblème de la ville.
C'est mercredi : soyons LGBT !
Chaque mercredi, Soyons-Suave propose une tribune aux minorités opprimées, puisque la suavitude passe aussi par le respect et la compréhension. Quelqu'un a dit : "Il faut commencer par s'aimer pour pouvoir aimer les autres", ajoutons "Il faut reconnaître la suavité de l'autre avant de s'attaquer à la sienne".
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent soixante troisième édition, Catherine Deneuve présente le modèle intitulé "Avec des fleurs".
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