lundi 14 janvier 2013
dimanche 13 janvier 2013
La promenade du dimanche.
Puisqu'il n'est pas conseillé de rester une journée entière entre quatre murs et que l'air frais est en tout point salutaire, "Soyons-Suave weekend" vous propose d'aller vous aventurer dans de nouvelles contrées, découvrir d'autres suaves horizons.
Comment la chose est-elle possible, nous n'en savons rien, mais deux ans après avoir publié certaines de leurs créations, nous n'avons toujours pas consacré un post digne de ce nom à l'extraordinaire "Garage Pierre Blanc", qui fait du "tuning de céramique" dans la Drôme.
Comme il se trouve que nous sommes en phase vase et qu'un de nos suaves amis Facebookien nous a, de façon judicieuse, remis en mémoire cet oubli, régalons nous aujourd'hui de quelques unes de leurs pièces uniques et suaves, si suaves.
Envie d'une assiette Yves Mourousi, d'un plat catcheur ou d'afficher Patrick Duffy dans votre cuisine. Rien de plus facile. Il vous en coûtera de 40 à 500 euros (ah oui quand même) mais en soutenant l'artisanat et l'art de vivre à la française.
Et ce n'est pas rien.
Et maintenant dansons !
Norma Bengell ou Norma Benguel ou Norma Benguell est, en raison des fantaisies liées à l'orthographe de son patronyme (la première proposition est la bonne), difficile à trouver mais une fois la chose faite, c'est l'une des plus délicieuses touches Brazil sans laquelle un dimanche n'est pas complètement suave.
Soyons-Suave vous fait gagner 90mn.
Dans son immense suavitude, "Soyons-Suave weekend" vous propose de gagner 90mn (c'est une moyenne) en vous présentant en 5 photos, un film un peu éloigné de nos préoccupations quotidiennes. Comme nous vous en présentons les grandes lignes, et même la fin, vous pourrez vous abstenir de le voir mais pourrez cependant en parler. Ne dîtes rien, cela nous fait plaisir.
Et cette semaine, nous avons regardé "Abraham Lincoln, chasseur de vampires", réalisé par (prenons notre élan) Timur Bekmambetov et sorti en août dernier sur nos écrans. De quoi est-il question ? Même si le titre est assez clair, voyons cela en 5 instants choisis.
Le jeune Abraham Lincoln, déjà reconnaissable à sa grande taille et son grand chapeau, est en plein désarroi. Il déteste les vampires qui ont tué sa mère et ne supporte pas l'esclavage. Mais comment régler deux problèmes de cette envergure ?
Il trouve une première solution en rencontrant le mystérieux Henry qui lui enseigne rapidement les rudiments du chasseur de vampire. Désormais armé d'une hache, Abraham décime tous les suceurs de sang qu'il rencontre.
Mais sa soif de vengeance, il le sait, ne sera étanchée qu'après s'être débarrassé d'Adam et Vadoma, féroces vampires qui ont l'intention de faire des Amériques leur nation.
Et là Abraham dit non ! Entrant en politique un lundi et élu président un mardi, il déclenche le mercredi la Guerre de Sécession derrière laquelle se cache Adam, du côté des Sudistes. Il faut des munitions en argent pour tuer les Confédérés vampires, Abraham fait donc fondre tous les chandeliers et les couverts, même plaqués, de Washington et convoie le précieux chargement, en train, à Gettysburg.
Le convoi est un piège dans lequel tombent les vampires : l'argent est en fait acheminé par madame Lincoln dans des paniers en osier. Abraham renvoie enfin Adam en enfer, tue les vampires, gagne la guerre et met fin à l'esclavage.
"Mâtin quel homme !" pourrait-on s'exclamer après avoir vu "Abraham Lincoln, chasseur de vampires". "J'ignorais totalement cette partie de sa vie" pourrait-on ajouter. "Spielberg en parle-t-il dans son film ?" commentera-t-on enfin.
Evidemment, la réponse à cette dernière question est non. Même si la chose est sans doute superflue, précisons que "Abraham Lincoln, chasseur de vampires" est une fiction (si !), adaptée du livre plutôt rigolo de Seth Grahame-Smith, déjà auteur de "Orgueil et préjugés et zombies" et qui signe ici le scénario.
Cela dit, une réflexion s'impose après visionnage : il faut maintenant arrêter avec les vampires. Il semblerait en effet que le tour de la question ait été fait. On les a transposés, romancés, modernisés et pourtant le constat reste le même : ils sont méchants et on ne peut pas leur faire confiance.
De façon très surprenante, nous trouvons dans "Abraham Lincoln" : beaucoup de fumée et de brouillard, quelques chauve-souris, du bayou, des redingotes et des chemises à jabot. Et évidemment des canines pointues, encore des canines pointues, toujours des canines pointues.
Nous ne connaissions rien de Benjamin Walker qui joue ici le futur président des Etats-Unis, nous nous sommes demandés pendant tout le film s'il n'était pas le fils caché de Liam Neeson et Colin Firth, caché car rappelons qu'il a forcément été conçu dans l'illégalité.
En fait pas du tout, Benjamin Walker dont la filmographie peut être reproduite facilement sur une carte de visite est tout simplement le fils de ses parents. Mais il a bien joué Liam Neeson jeune dans "Kinsey". Quelqu'un s'était donc rendu compte de la ressemblance avant nous.
Annonçons enfin l'intérêt majeur du film : grâce à "Abraham Lincoln", nous avons enfin vu une prestation de Dominic Cooper jusqu'au bout et sans faire autre chose comme s'endormir, préparer un jambalaya ou poser de nouveaux rideaux. Nous n'en tirions aucune fierté, d'autant que nous avions vraiment l'impression à chaque fois d'avoir loupé quelque chose.
Car impossible autrement de comprendre l'engouement pour Dominic Cooper dans les pays anglo-saxons, qui frôle dans certains cas l'idolâtrie. Mais maintenant nous avons vu. Et maintenant nous comprenons.
En fait, Dominic Cooper est l'acteur pour lequel toutes ces chroniques semblent avoir été écrites. Il pourrait à lui seul justifier l'existence de Soyons-Suave. Dominic Cooper a tout compris.
Il est vrai que la première fois que nous l'avons croisé, il palpait, incrédule, la sangle abdominale de Chris Evans dans "Captain America" mais notre esprit était alors ailleurs.
Et en faisant quelques recherches, nous avons découvert, un peu émus, que Dominic Cooper suit depuis le début de sa carrière nos conseils (nous lit-il ?) : il impose une scène sans chemise dans tous ses films. Plus : une scène sans pantalon tous les 3 films.

Ayons une pensée compatissante pour les scénaristes, sommés de trouver un prétexte plus ou moins crédible au tomber de chemise imposé. Dans "Abraham Lincoln", Dominic s'habille en descendant un escalier, prouvant qu'il est multitâche, mais dans d'autres films il est par exemple fouetté et cela passe très bien.
Et nous réalisons le potentiel double sens de la dernière phrase écrite et qui est, bien entendu, involontaire. Mais c'est aussi cela, l'effet Cooper.
Récemment, Dominic (oui, dorénavant ce sera Dominic, Dom peut-être même...) posait pour une série mode dans un magazine plutôt pointu (puisque nous vous disons qu'on l'adore outre-Manche et outre-Atlantique) et redéfinissait l'expression "prendre un verre".
Et soudain le faux-pas !
Ne pas en faire trop, voilà notre conseil. Ce serait tellement dommage de tout gâcher. Un peu de mystère, c'est suave aussi Dominic...
Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?
Ce n'est pas parce que nous sommes dimanche qu'il ne faut pas faire un effort. Jacqueline Bisset montre l'exemple et propose l'option "Robert E. Lee".
L'Infirmière du dimanche.
Nous sommes heureux de vous présenter l'Infirmière du dimanche, dont l'altruisme, le dévouement et l'uniforme virginal, sauront rendre encore plus suave cette journée de célébration.
Et pour sa nouvelle journée de travail, l'Infirmière du dimanche craint d'être incomprise de ses collègues masculins en tentant de prouver que sous la blouse se cache une femme. Les hommes ont parfois l'esprit si mal tourné...
samedi 12 janvier 2013
L'idée collection du weekend.
Parce qu'on ne peut pas éternellement décoller des timbres et empiler des boites de camembert, "Soyons-Suave weekend" vous suggère de temps à autre de nouvelles idées à collectionner, de quoi occuper votre temps libre et éblouir vos amis tout en restant suave.
Vous n'allez pas tarder à vous en rendre compte, nous avons débuté 2013 avec un certain nombre de nouvelles marottes, évoquées dans les derniers jours de 2012 et parmi lesquelles le noeud, le vert, les Antipodes et, objet du jour : le vase sous toutes ses formes.
Pourquoi le vase vous dites-vous ? Gardons-nous d'un "Et pourquoi pas ?" qui serait pratique mais un peu mufle. Le vase donc, car nous pensons sincèrement que 2013 peut être son année et que nous l'avons jusque là très injustement ignoré.
Objet d'une extraordinaire banalité par excellence, le vase fait partie de la famille des récipients au même titre que l'auge à cochons ou le porte-monnaie ce qui prouve bien à quel point ses spécificités sont floues. C'est un objet dont la fonction est d'en contenir un autre. Et voilà.
Mais puisque justement l'auge à cochons et le porte-monnaie, si le coeur vous en dit, que vous êtes habiles ou distraits, peuvent accueillir des fleurs, ils peuvent par conséquent devenir vases ce qui complique notre volonté de clarté.
Déclarons, pour ne pas nous perdre, que nous appellerons vase un récipient pensé uniquement afin d'accueillir des fleurs et rien d'autre. Le pot par exemple sera consacré aux plantes, le vide-poche à ce qui déforme vos vestes et le foudre a tout ce qui dépasse en degrés d'alcool ce qu'un foie humain peut supporter.
Inutile de préciser que le vase existe depuis toujours et qu'il a au gré des siècles plus ou moins conservé la même forme : il possède un cul plat pour tenir debout, une longueur conséquente afin de maintenir les tiges et une ouverture permettant de laisser dépasser le sommet du bouquet. C'est pourquoi, entre autre, la cocotte minute n'est pas un vase. Une fois vissé, le couvercle dissimule la composition.
Collectionner les vases est une activité amusante et pour toutes les raisons que nous avons évoquées, un geste politique. Car en les recherchant, les accumulant et ben sûr les exposant, vous reconnaissez au vase une identité propre, un statut et une fonction, quand bien souvent on l'ignore ou le bafoue.
Pour combien de tulipes finissant dans une cruche, de glaïeuls héritant d'un arrosoir et de violettes terminant dans un verre, même à liqueur, combien de fleurs décemment disposées dans un récipient prévu à cet effet ? Les chiffres parlent : très peu et c'est regrettable.
Comme vous avez pu le remarquer, les vases à collectionner du jour sont blancs : c'est un excellent point de départ qui vous empêchera de vous perdre. Le blanc c'est élégant et cela supporte parfaitement le motif discret et la gravure délicate.
Bordez-le de doré et il dévoile un luxe certain, ajoutez des fleurs et c'est le printemps. Le vase blanc, loin d'être ennuyeux, est l'objet qu'il vous faut.
Et vous n'imaginez pas notre impatience en écrivant ces simples mots : à suivre.
C'est samedi : soyons musical !
Rien de tel qu'un début d'année pour prendre un nouveau départ et tenter de changer ce qui n'était pas jusqu'alors à votre goût. Les mp3 du weekend, eux-aussi, ont décidé de suivre cette logique et vous proposent de découvrir un homme nouveau, un homme différent, un homme désormais sans piano et chandelier : Liberace, période 1970.
Si l'auto-proclamé "Plus grand pianiste du monde" a su depuis longtemps trouver sa place sur nos pages, il n'avait pas encore eu l'occasion de se faire entendre ce qui peut sembler paradoxal. Mais l'image surpassant bien souvent le son avec celui qui nous intéresse aujourd'hui, nous attendions sagement l'album qui délaisserait momentanément Chopin et nous prouverait une bonne fois pour toute que Liberace est suave.
Avec une carrière commencée à la fin des années 30 et un sacre absolu dans les années 50, Liberace, qui fut sans doute l'homme le plus avisé du show-business américain, comprit dès la fin des années 60 qu'un piano, quelques bougies et des variations classiques ne suffiraient plus à vendre des brouettes de disques.
Commence alors une période pop, qui ne durera pas très longtemps mais au cours de laquelle le changement est là et déjà sous nos yeux : Liberace n'est plus en queue de pie, il aime désormais le mobilier design et les chemises psychédéliques. Il va même jusqu'à disparaître de ses pochettes ce qui est une révolution.
La comparaison entre ses productions de 1967, 1968 et 1969 et celle de, par exemple, 1958 ci-dessus est imparable : Liberace a changé.
Il ira jusqu'à le proclamer dans l'album qui nous intéresse aujourd'hui, sorti en 1970 et portant le titre sans appel de "A brand new me". Voici donc venu le temps de découvrir un Liberace que nous ne connaissions pas, qui aime les Beatles, les numéro 1 des hit-parade et donc Burt Bacharach, forcément Burt Bacharach.
Quel régal, suaves visiteurs, que ce "Brand new me", pop, jeune et frais, qui s'adaptera à n'importe quel moment de votre journée, qui saura vous émouvoir et vous faire pouffer affectueusement dès que le piano s'emballe, qui vous prouvera qu'un homme nouveau est forcément intéressant et qu'on peut, même si on pensait le contraire, aimer follement Liberace, selon les pistes de lecture suivante :
1. A brand new me
2. Raindrops keep fallin' on my head
3. Parks and recreation
4. Holly Holly
5. Here, There and Everywhee
6. Footprints on the moon
7. Something
8. Traces
9. Judy Blue eyes
10. Na Na Hey Hey Kiss him goodbye
11. Mixed emotions
Et pour télécharger tout cela au format zip, vous savez comment faire.
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