dimanche 6 janvier 2013

Soyons-Suave vous fait gagner 90mn.





















Dans son immense suavitude, "Soyons-Suave weekend" vous propose de gagner 90mn (c'est une moyenne) en vous présentant en 5 photos, un film un peu éloigné de notre préoccupations quotidiennes. Comme nous vous en présentons les grandes lignes, et même la fin, vous pourrez vous abstenir de le voir mais pourrez cependant en parler. Ne dîtes rien, cela nous fait plaisir. 

Et cette semaine, nous avons regardé "Cloverfield" de Matt Reeves, il serait temps puisque le film est sorti en  2008. De quoi est-il question ? Voyons cela en 5 instants choisis.













Des amis sont réunis à Manhattan pour célébrer le départ de Rob au Japon qui vient, et nous aussi le félicitons, d'obtenir un poste de vice-président dans on ne sait quelle compagnie. Mais Rob n'est pas à la fête : il aime Beth qui l'aime en retour mais il y a le Japon donc c'est compliqué.













L'humeur de Rob sombre franchement puisque c'est exactement le moment que choisit un monstre mystérieux mais féroce et gigantesque pour attaquer Manhattan. Tout le monde comprend que les choses sont graves lorsque la tête de la Statue de la Liberté atterrit en bas de leur immeuble : le chaos commence.













Si les amis s'éparpillent et tentent de quitter l'île en prenant le pont de Brooklyn à pieds aussitôt détruit d'un coup de queue (le monstre a une queue), Rob n'a qu'une obsession : retrouver Beth qu'il sait coincée chez elle sous le mur de sa chambre. Accompagnés de quelques fidèles, il affronte un New York en feu et des petites créatures qui vous font pleurer du sang et exploser lorsqu'elles vous mordent.













L'immeuble de Beth est écroulé sur son voisin : qu'à cela ne tienne, Rob, intrépide, grimpe les 58 étages, passe par le toit, libère Beth et tue un petit monstre. Le groupe de survivants peut s'envoler à bord des derniers hélicoptères de l'armée évacuant Manhattan avant le largage d'une bombe mais ce serait trop facile : le monstre attrape l'hélicoptère de Rob et Beth qui s'écrase dans Central Park.















Réfugiés sous un pont de fortune, ayant vu décéder tous leurs amis sauf ceux d'origine afro-américaine, Rob et Beth se disent qu'ils s'aiment et meurent, alors que la bombe fatidique embrase le coeur de New-York.

Ne soyons pas faussement naïfs : nous connaissions bien sûr "Cloverfield" de réputation tant il avait provoqué d'articles enflammés lors de sa sortie. Film évènement, produit par le "petit génie" J.J. Abrams, scénariste et créateur des séries "Alias" et "Lost" et réalisateur de "Mission Impossible 3 et 4" et récemment de "Super 8", "Cloverfield" était le projet hype de la Paramount, qui décidait de prendre en route la mode des faux documentaires.

Lancée par "Le projet Blair Witch" et avant cela "Cannibal Holocaust" (et dans la foulée "Rec" ou "Paranormal Activity"), ces petites productions tournées en caméra vidéo rendaient finalement hommage au pionnier "La dame du lac" de Robert Montgommery, premier film tourné en 1947 entièrement en caméra subjective.

A ceci près que "Cloverfield" n'est pas une petite production, ce n'est pas un film tourné en vidéo pour dissimuler un budget inexistant, c'est une grosse machine qui se donne l'apparence de, et propose au passage les plus subtils placements de produits que nous ayons vu depuis longtemps.














Côté suavitude, tout repose sur les épaules de Michael Stahl-David, inconnu comme la totalité du casting parce qu'un faux documentaire met par définition en scène des gens qu'on ne connait pas, Michael qui court beaucoup, en chemise et en cravate.

Grâce sans doute à son agent qui connait le métier, il nous gratifie d'une courte mais sympathique séquence en caleçon mais qui intervient dans les premières minutes du film et donc rapidement oubliée. Conséquences : nous sommes depuis "Cloverfield" sans nouvelle de lui. Ahhh, si tous les jeunes acteurs lisaient Soyons-Suave...














Le reste du générique est assez amusant puisqu'il repose principalement sur des clones de vedettes du moment. On y trouve donc une presque Megan Fox dans le rôle de Beth et une semi Emily Blunt dans celui de Miranda, qui explose en ombre chinoise.





















Le défaut principal du film reste tout de même d'avoir confié la caméra à Hub, insupportable personnage et dont on ne cesse de souhaiter la mort qui ne survient que dans les dernières minutes. Il est la personne que vous ne supporteriez pas 2 minutes dans la vraie vie et avec lequel vous êtes pourtant coincés pendant 81mn.

Car c'est la bonne nouvelle : "Cloverfield" ne dure que 1h21, ce qui permet de multiplier les séances en multiplexes mais est amplement suffisant pour tester votre résistance aux mouvements de caméra proches de l'épilepsie. Et maintenant que nous y pensons : "Cloverfield" est finalement le film parfait d'après les fêtes puisqu'il permet de tester l'état de son foie. Le notre a parfaitement résisté mais cela tient sans doute du miracle. 

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?





















Ce n'est pas parce que nous sommes dimanche qu'il ne faut pas faire un effort. Joan Collins montre l'exemple et propose l'option "Ivan Rebroff ". 

L'Infirmière du dimanche.

Nous sommes heureux de vous présenter l'Infirmière du dimanche, dont l'altruisme, le dévouement et l'uniforme virginal sauront rendre encore plus suave cette journée de célébration. 

































Et pour sa nouvelle journée de travail, l'Infirmière du dimanche a Perry Mason aux fesses autant dire qu'elle a peu de chances de s'en sortir. 

samedi 5 janvier 2013

Un café avant de partir.





















Noir et sans sucre pour nous, merci.

L'idée collection du weekend.

Parce qu'on ne peut pas éternellement décoller des timbres et empiler des boites de camembert, "Soyons-Suave weekend" vous suggère de temps à autre de nouvelles idées à collectionner, de quoi occuper votre temps libre et éblouir vos amis tout en restant suave. 


















Si nos dernières propositions de collection étaient un peu orientées vers les fêtes que nous avons tous traversées, laissant derrière nous des cuisines dévastées et de la vaisselle sale encore intouchée, réjouissons-nous de démarrer l'année avec une nouvelle idée qui risque, un bonheur n'arrivant jamais seul, de vous aider à solutionner un des deux problèmes susmentionnés. Et si, en effet, on collectionnait des torchons ? Mais bien évidemment, pas n'importe lesquels. 

C'est à des milliers de kilomètres que nous vous proposons de vous rendre, réellement ou grâce à la magie d'internet, découvrir ce qui est, avec le koala, le kangourou et ce long tuyau qui fait "bouuuuuuuuuuu" quand on souffle dedans, l'autre spécialité de l'Australie : la Tea Towel. 

















En langue anglo-saxonne, on appelle "Tea Towel", de "towel", serviette et "tea", thé, une pièce de lin dont l'usage, au XVIIIe siècle, n'était réservé qu'aux maîtresses de maison afin d'essuyer la verrerie, activité qu'on ne pouvait résolument pas déléguer aux bonnes, beaucoup trop gourdes. La "Tea towel" servait donc de chiffon mais pouvait également recouvrir un plat sortant du four ou garnir le fond du plateau sur lequel on s'apprêtait à servir le thé. 

Voilà donc pourquoi ce rectangle de tissu, qui s'adonnera rapidement au coton, s'appelle si on simplifie "Serviette à thé" et pourquoi c'est une spécificité des pays grands consommateurs de Ceylan ou de Darjeeling. En Angleterre, la "Tea Towel" va rapidement devenir un produit industriel tout en conservant une sorte de pureté qui peut éventuellement confiner à l'ennui, en Australie, réjouissons-nous qu'elle soit devenue un support à n'importe quoi, pour peu que ce n'importe quoi glorifie la plus grande île du monde (et nous venons de perdre en écrivant cela nos lecteurs du Groenland). 




















L'heure de gloire de la "Tea Towel" australienne sera incontestablement les années 70 où elle devient l'objet sans lequel on ne quitte pas un lieu de villégiature et celui sans lequel on ne rend pas visite aux cousins du Queensland. Tout le monde imprime sa "Tea Towel", elle remplace le calendrier des postes et la carte postale, elle permet soudain l'identification de la faune et la flore et reconnait même l'existence des aborigènes. 

Mais parce qu'on la trouve partout et que personne finalement ne peut stocker 150 torchons décoratifs dans sa cuisine, la "Tea Towel" connait dans les années 90 un sort comparable à celui du canevas dont elle est la cousine des antipodes : elle agace, elle lasse, elle trépasse. 






















Il est toujours amusant de repérer le moment historique qui permet à un objet de passer de dépassé à kitsch et enfin à hip. Les aventures de la boule sous la neige ou de la veilleuse moule Vallauris ne sont pas des cas isolés : il était donc écrit que la "Tea Towel" renaîtrait de ses mailles et c'et exactement ce qui est en train de se produire. 

















Rendons hommage ici même à Suzie Standford, jeune décoratrice qui fut sans doute la première à voir le potentiel énorme de la "Tea Towel" australienne et révisons par la même occasion ce qui définit un objet prompt à être collectionné. Tout d'abord il est dédaigné par la grande majorité, ensuite il est peu onéreux et si embarrassant qu'il est parfois prêt à être donné et enfin, il se plie aux détournements qui vont pouvoir le rendre suave.

En devenant coussins, fauteuils, canapés, tabliers, la "Tea Towel" australienne ne risque plus de voir le moindre plateau ou le moindre verre à pied mais est enfin reconnue comme une icone. Et elle offre la seule possibilité d'avoir chez soi un ornithorynque.


S'il est encore temps de vous lancer dans la collection de "Tea Towel" australiennes, sachez que déjà les prix grimpent et qu'il est rare d'en trouver à moins de 10 euros pièce, même sur "The good Corner". Et afin d'éviter de longues recherches inutiles, non, il n'existe pas de "Bon coin" australien. C'était une blague.

Mais lorsqu'on réalise que pour moins d'une centaine d'euros (car vous aurez obtenu un prix de gros), on peut confectionner un rideau de séparation ou une tenture murale que vous ne verrez chez personne d'autre, on se dit que finalement, la dépense est justifiée.


















Ne traînez donc pas, envolez-vous pour l'Australie et engrangez tous les chiffons que vous trouverez. La "Tea Towel" a aujourd'hui droit à des tirages d'art limités ce qui n'est jamais bon signe. La marque même du déclin si vous voulez notre avis. 




Et que mange-t-on ce midi ?





















Un dernier gâteau, avant de tout reprendre à zéro. 

L'Instant mode du weekend.

































Ne serions-nous pas passés à côté de la cagoule Cardin ? 

C'est samedi : soyons musical !

















Nous ne savons pas, vous, mais en ce qui nous concerne, un peu de douceur en ce mois de janvier ne serait pas pour nous déplaire. Un peu de chaleur non plus et si nous vous disons tout, un peu de bossa nova serait absolument parfait.

Mais par quel heureux hasard les premiers mp3 de l'année se trouvent être le quatrième volume de nos Touches Brazil ? Mystère. Quatrième, quand on y pense, c'est vertigineux, cela veut dire que par trois fois déjà nous avons fait avec vous le bilan de ces délicates perles venues de ce grand pays et qui illuminent chaque dimanche. Et c'est bien simple, nous ne nous en lassons pas. 




















Au cours des dernières semaines de 2012, nous avons une fois encore pu vérifier que la bossa n'a pas de frontière et qu'il s'agit bel et bien de la langue internationale de la suavitude. Nous avons pu croiser Michel Legrand et Josephine Baker, des choeurs enflammés et un rien baroques, nous avons fouillé dans les méandres de la Vallée des poupées et sommes même remontés à la source avec de nombreux natifs, ce qui ne semble que justice.

Nous avons surtout découvert qu'une femme n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle chante le Corcovado, qu'elle aime secouer sa tête dans les champs, servir de mire avec sa chemise ou écouter ce que lui murmurent les fleurs. 




















Le volume 4 des Touches Brazil de Soyons-Suave est certes un brin mélancolique mais c'est cela aussi la saudade. Et en cas de grosse dépression, vous y trouverez aussi les Mike Sammes Singers. Parce que c'était eux et que c'était nous. 


Embarquez donc à bord de notre vol spécial Avianca Brazil que vous savourerez selon les pistes de lecture suivantes : 

1. André Previn - Chance meeting
2. Astrud Gilberto - Les lavandières du Portugal
3. Eydie Gorme - The Gift
4. The Anita Kerr Singers - One note samba
5. Ryoko Moriyama - Ameagari no samba
6. Sonia Rosa - Paraquinho do meu bairrio
7. Michel Legrand - His eyes Her eyes
8. Maria Toleda & Luis Bonfa - Tanto amor
9. The Mike Sammes Singers - Here's to the losers
10. Claudine Longet - Nothing to lose
11. Herbie Mann & Tamiko Jones - How insensitive
12. Josephine Baker - Avec










Et pour télécharger tout cela au format zip, vous savez comment faire. 

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?

































Ce n'est pas parce que nous sommes samedi qu'il ne faut pas faire un effort. Bette Davis montre l'exemple et propose l'option "Black is black (and This 'n That)". 

Bienvenue dans "Soyons-Suave weekend" !


































Comme chaque samedi, Soyons-Suave devient "Soyons-Suave Weekend", c'est à dire la même chose mais en plus "fin de semaine", un supplément détente qui vous permettra, sans erreur, d'affirmer que, oui nous sommes samedi, crévindiou nous sommes dimanche.

Et au programme de ce cinquante huitième et premier numéro de l'année : des chapeaux, une touche Brazil, une idée repas, de la mode, du café, le volume 4 de nos voyages à Rio, une collection cotonneuse et des antipodes, un nouveau gain de 90mn, une promenade et une caresse. 

De belles histoires, de douces musiques, de chatoyantes couleurs pour vos yeux. C'est le weekend. C'est "Soyons-Suave Weekend" !


vendredi 4 janvier 2013

Pour le plaisir.





















Soyons-Suave est heureux de vous offrir une migraine ophtalmique.

Connaissez-vous Jean-Michel ?

Il n'est évidemment pas pensable de songer à un vendredi sans notre cher ami Jean-Michel, qui chaque fin de semaine, partage avec nous, et le monde, les plus suaves clichés de son album photos. 

































Jean-Michel, 34 ans, passe les pires vacances de sa vie à Loué.