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vendredi 29 juillet 2022

Et maintenant chantons !


Alors que vous trépignez peut-être (ou peut-être pas du tout) à l'idée que nous sommes vendredi et que vous allez pouvoir enfin télécharger ce que nous avons écouté et parfois regardé depuis lundi, achevons cette saga "Bei mir bist du schön" par ce qui nous a manqué depuis le premier épisode, et ce sont déjà, des messieurs, annonçant à leur tour à l'élue de leur coeur qu'elle est formidable. C'est chose faite avec les Crew Cuts, sur lesquels nous vous disions tout ou presque ici, en juillet 2018. 

Depuis les années 60, la carrière de "Bei mir bist du schön" se cantonnant aux groupes vocaux féminins ayant vaguement en ligne de mire les Andrews Sisters (jetez un oeil sur Youtube, c'est saisissant), à l'image, récente, des Puppini Sisters ou des Swing Sisters ou des Airlettes ou des Girls from Mars, et à quelques formations "jazz manouche", ce qui ne veut pas dire qu'on joue de la contrebasse dans une caravane, nous vous épargnerons les solos de clarinette et les trilles en harmonie.

Par contre, nous ne pouvons vous laisser sans une version mambo-cha cha cha de notre titre de la semaine, qui plus est interprété par la jeune alors et déjà irremplaçable Dorothy Loudon, entrée en 2010 dans notre petit Panthéon du rire, et c'était ici. 


Comme pourrait le dire certaine personne partageant aujourd'hui et légalement notre existence : "C'est bien gentil mais est-ce qu'il y a des gens qui ne sont pas morts qui chantent encore cette vieillerie ?". La réponse est oui, et elle nous vient d'Israël, qui est une façon assez suave de boucler la boucle si vous voulez notre avis. 


Place à présent au bonheur sans fin et aux perles musicales tant attendues, et vous êtes gâtés cette semaine puisqu'il y en a 15. 








Et pour atteindre la félicité, normalement, vous savez comment faire. 

mercredi 25 juillet 2018

Et maintenant chantons !




Contrairement à ce que l'on pourrait croire, si, bien entendu, les Crew Cuts vous disent quelque chose, le quatuor canadien qui ravagea les hit-parade en 1954 avec "Sh Boom" n'est pas du tout le groupe d'un seul tube. Entre 53 et 57, Rudi, John, Ray et Pat classèrent régulièrement des singles dans le top 10, jusqu'à ce que finalement, en 1964, ils comprennent que le rêve était terminé et décident de se séparer avant que les choses ne deviennent gênantes, en terme de ventes, bien entendu. 

Chantant dans la pure tradition barbershop (4 voix masculines suivant chacune une ligne mélodique particulière), les Crew Cuts vont marquer l'histoire puisqu'ils vont être les premiers à bâtir leur succès en reprenant des titres déjà enregistrés par des groupes noirs et à en faire des tubes destinés à un public bien plus disposé à acheter la dernières galette de charmants garçons bien coiffés (la coupe crew cut...) que celle d'une formation un peu trop colorée, même en costumes coordonnés. 

Jusqu'en 1959, le top 50 américain croulait sous ces adaptations blanches de tubes noirs, les premières extrêmement populaires quand les secondes restaient cantonnées aux radios locales de Detroit. Et puis Berry Gordy dit stop, créa la Motown dans le but de vendre de la musique noire à un public qui ne l'était pas. Et nous connaissons tous la suite. 







































Célébrons donc les douces voix des Crew cuts tout en saluant celles tout aussi suaves des Chords, qui furent les premiers à enregistrer "Sh Boom", mais s'en souvient-on ? 

Evidemment qu'on s'en souvient.