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jeudi 24 août 2023

Et maintenant dansons !


Comme nous l'expliquions dès lundi, "Mr Lucky" d'Henry Mancini va devenir dès l'année de sa sortie en 1959 un tube imparable, repris par tous les instrumentalistes, quel que soit leur instrument de prédilection. Et nous avons finalement décidé de vous épargner les variations presque sans fin du thème, à la guitare, au saxophone, à la trompette, au cor, au piano, au violon, au kazoo ou à la harpe, pour ne garder finalement que cette version déchirante à l'orgue, afin de vous faire encore plus apprécier ce qui va suivre. 

Car s'il est possible de ne voir dans "Mr Lucky" qu'un thème accompagnant le crépuscule et l'amour naissant, en tamisant les lumières et en époussetant discrètement la peau de bête devant la cheminée, certains n'oublièrent pas que Mancini fut et reste monsieur Latin, enfin monsieur touches latines, incorporant un peu de Copacabana dans presque tout ce qu'il composa. Et forcément notre cœur chavire lorsque "Mr Lucky" devient bossa et parfois même salsa. 



Si nous n'avons rien oublié, Henry Mancini offrit au monde trois albums explicitement latins, dont "Mr Lucky goes latin", forcément, mais il est toujours amusant de partir à la recherche des nombreuses bossa cachées dans les bandes originales des films dont il assura l'illustration musicale. 

Une de nos préférées se trouve dans "Seule dans la nuit", l'angoissant thriller avec Audrey Hepburn donc rien à voir avec la baie de Rio et passe subrepticement à la radio pendant une scène relativement anecdotique. Et ça donne ceci : 























Pour revenir à "Mr Lucky" et ses versions carioca, comment ne pas évoquer Laurindo Almeida, au nom très Brazil et pour cause, il est né à Sao Paolo en 1917 et qui est considéré comme le précurseur de la bossa nova, juste avant Jobim ou Gilberto, une bossa avant l'heure qui serait née aux USA où Almeida travaillait depuis la fin des années 40. 

Ecoutez donc ses deux albums enregistrés en 1954 avec le saxophoniste Bud Shank. Nous sommes 5 ans avant la naissance de la bossa au Brésil. Et si Almeida et Shank, conscient d'avoir inventé quelque chose, décident d'appeler leur musique du "jazz samba", cela ressemble beaucoup à une nouvelle vague, en ce qui nous concerne. 

vendredi 5 août 2022

Et maintenant chantons !


Peut-on dire que vous êtes arrivé lorsqu'un de vos tubes est repris par un groupe surf rock de Nashville ? En 1968, la réponse est : absolument ! Et ce sont d'ailleurs les appropriation de "Alfie" à partir de la fin des années 60 qui vont assurer à la composition de Burt Bacharach sa postérité et son statut de "standard". 

Car si nous observons la carrière de la chanson de la semaine une fois passée l'hystérie des années 1966-1968 et que nous prenons en compte des critères d'évaluation clairs et objectifs, nous obtenons : chanté par Barbra Streisand : check !, entonné comme on le ferait lors d'un office du dimanche à Harlem : check !, repris en bossa nova : check ! Détourné en mélopée des îles : check ! Aucun doute possible : "Alfie" est bien devenu un classique et ce, en à peine 5 ans. 


Nous vous laisserons découvrir les interprétations récentes de "Alfie" qui pullulent, et à l'occasion vous pourrez nous dire ce que vous pensez de celle de Joss Stone qui officia lors du remake du film avec cette fois Jude Law dans le rôle de Michael Caine en 2004. 

Même Lara Fabian s'est laissée séduire, de même que Olivia Newton John ou Alisson Moyet (comment va-t-elle ?). Nous avons une certaine affection pour la cover de Randy Crawford, qui a la gentillesse de nous épargner les violons mais c'est bien parce que c'est Randy et qu'on lui pardonne tout. 


En fait, il ne vous reste plus qu'à vous précipiter sur tous, ou presque, ce que nous avons pu écouter depuis lundi et l'inflation étant ce qu'elle est, ce sont 17 perles qui s'offrent à vous. De quoi satisfaire même l'oreille la plus monomaniaque. 









Et nous savons que vous savez comment faire :) 

samedi 6 février 2016

Et maintenant dansons !



La touche Brazil sans laquelle un weekend n'est pas totalement suave nous rappelle que si Frank et Antonio c'est bien, Sammy et Laurindo, c'est aussi formidable.