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samedi 19 juin 2021

Entre nous...




















Suaves visiteurs, c'est relativement mollement que nous venons de fêter nos 12 années d'existence... mais ces quelques derniers mois en pointillés comptent-ils vraiment ? Nous nous interrogeons...

2021 sera donc, pour sa première moitié en tout cas, relativement étrange et décousue. Cependant une chose est certaine : nous serons au rendez-vous pour "Soyons-Suave Summer" !

C'est à peine dans quelques jours. Réjouissons-nous ! Et embrassons-nous ! 



lundi 4 novembre 2019

La fin du Quizz de Mirabelle.


































Mais quel talent ! Quelle perspicacité ! Quelle rapidité ! Oui Jérôme, notre inconnue chapeautée et enveloppée dans ce qui pouvait passer pour une tente Quechua était bien Lucille Ball dans "La Roulotte du plaisir" et nous sommes certains que les indices n'ont été d'aucune aide dans votre victoire sans appel. 

Recevez donc, oh fidèle parmi les fidèles, notre admiration sans borne ainsi que nos félicitations humides. Car ne cachons pas avoir versé une larmichette en découvrant votre victoire. Vous la méritez. Bravo ! 



La tente Quechua est en fait doublée...


































































Sorti en 1954 et adapté d'un roman de Clinton Twiss, qui ne verra jamais sur grand écran l'adaptation de son plus grand succès de librairie puisqu'il décédera quelques semaines avant la sortie du film, "The long long trailer" permit aux distributeurs étrangers de proposer leur propre vision du projet puisqu'il s'appela "La roulotte du plaisir" en France, "12 mètres d'amour" en Italie et "Lune de miel agitée" au Brésil. 

Si nous ajoutons que lors de sa sortie en France, le roman fut titré "C'est du billard", nous avons potentiellement affaire à un cas problématique. 



Toujours la tente Quechua, pourtant l'un des 43 costumes de Lucille

















































Dans le même état d'esprit, lorsqu'en 1967, on fit poser Vincente Minnelli, le réalisateur du film devant les affiches de ses films emblématiques, nulle trace de la "Roulotte", qui fut pourtant l'un de ses plus grands succès commerciaux (plus de 4 millions de recettes, excellent chiffre en 1954) et dont le tournage restait un excellent souvenir aux dires de son autobiographie. Il demeura d'ailleurs fort ami avec Lucille Ball et Desi Arnaz. 

Quel mystère donc entoure "The long long trailer" pour qu'en l'envisage, au mieux, comme une sympathique série B, au pire comme une erreur dans la longue et brillante carrière du papa de Liza ? 





































Le regard un peu condescendant jeté généralement sur "La roulotte" est peut-être dû au fait que dans la filmographie de Minnelli, le film est coincé entre "Tous en scène" et "Brigadoon", auxquels il ne peut en aucun cas être comparé (non, vraiment, même en essayant très fort) et qu'il ne met pas en scène Cyd Charisse mais Lucille Ball, déjà croisée par Vincente dans une séquence d'anthologie de "Ziegfeld follies" en 1945 mais dans laquelle elle ne chantait ni dansait mais faisait claquer un fouet. 

Là encore, même en essayant très fort, il est difficile de comparer Lucille et Cyd, pour la simple raison que l'une est beaucoup plus drôle que l'autre. 

Oh Liza ! 



































"The long long trailer" est peut-être finalement regardé par beaucoup comme un très riche couscous garni où chacun des participants aurait ajouté son ingrédient favori sans qu'il fasse forcément partie de la recette originale. 

Par exemple, il semble évident que la MGM ait tout fait pour mettre sa patte sur chaque fragment de pellicule, afin que personne n'ignore que le film était avant tout une production Metro et non un film Desilu, la société de production de Lucille et Desi qui produisait notamment leur triomphe télévisuel "I love Lucy". Difficile de faire plus MGM que les seconds rôles Marjorie Main et Keenan Wynn qui sont à l'écran environ 2mn. On recycla même la bande son du "Bal des sirènes" pour quelques séquences comme celle où Lucille et Desi achètent leur caravane. 

Dans un autre genre, Minnelli lui même semble s'être relativement bien amusé en s'offrant quelques clins d'oeil : Lucille et Desi s'arrêtent en plein carrefour mais devant un cinéma affichant "The Band Wagon", le porche qu'ils détruisent en tentant de se garer en marche arrière appartient à un ancien décor du "Chant du Missouri" et le film que raconte Lucille en pleine ascension périlleuse d'un col n'est autre que "Lame de fond", le film noir réalisé en 1946 par Minnelli. 




































Et Lucille et Desi Arnaz dans tout cela ? Un peu anxieux à l'idée de faire avec ce film leur première apparition sur grand écran, ils s'assurèrent juste que leur public de télévision ne soit pas trop perturbé. Lucille fait donc de nombreuses galipettes, Desi chante tout de même une chanson (c'est sa profession première) et Philip Morris, sponsor de leur show télé est omniprésent dans le film. Buvez un shot de ce que vous voulez à chaque apparition d'une affiche pour la marque de cigarettes et vous ne verrez pas la fin du film.

Nous laissons aux spécialistes de Minnelli le soin de vous expliquer en quoi "The Long long trailer" reste un film du maître. Il s'agit en tout cas d'une comédie burlesque bien moins innocente qu'il n'y paraît, à l'issue de laquelle vous souhaitez vraiment du mal aux deux protagonistes, ce qui n'arrive pas si souvent dans un film hollywoodien des années 50. 

Et la tente Quechua nous demandent soudain quelques amateurs des costumes signés Helen Rose et du camping sauvage ? 


































Elle se vendit 16 000 dollars lors de la vente de la collection Debbie Reynolds ce qui en fait le produit le plus cher que vous puissiez trouver chez Decathlon. Mais en plus suave. En beaucoup plus suave, bien évidemment. 

lundi 13 mai 2019

La fin du Quizz de Juvendis.























Parfois, nous pouvons sentir en lisant vos réponses à quel point la quasi certitude de la victoire transforme le simple fait de proposer un nom en moment de joie intense. C'est certainement ce que nous avons perçu en découvrant le message de Kranzler qui, sans doute aucun, démasqua Ginger Rogers tourbillonnant une dernière fois (ceci reste à vérifier) dans les bras de Fred Astaire lors de la cérémonie des Oscars 1967. 

Kranzler, suave ami, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et recevez nos félicitations ainsi que notre admiration. Vous êtes la preuve vivante que tout vient à point à qui sait attendre. Bravo. Et des nouvelles de Lady Cancan ? 




































Partenaires dans 10 films dont 9 tournés pour la RKO entre 1933 et 1938, Ginger Rogers et Fred Astaire s'enlacèrent une dernière fois sur grand écran en 1949 lorsque la MGM appela Ginger à la rescousse afin de remplacer une Judy Garland légèrement incapable de fonctionner. Le film s'appelait "Entrons dans la danse" et permettait au couple star des années 30 de se retrouver 11 ans après leur dernier pas de deux et pour la première fois en couleurs. 

Personne, évidemment, ne les avait oublié puisque les deux continuaient des carrières assez admirables. Fred sortait de "Parade de Printemps" et avait encore devant lui "Tous en scène", "La Belle de Moscou" ou "Funny Face". Ginger, pour sa part, avait décroché un Oscar en 1941, était devenue "Roxie Hart" et allait rencontrer Marilyn Monroe dans une poignée d'années face aux cameras d'Howard Hawks. 



















En 1967, soit 18 ans après leur dernière collaboration qui arrivait elle-même 11 ans après leur dernier film RKO, c'est à dire, si nous additionnons tout ceci, 29 ans après "La Grande farandole", l'émotion était un peu plus grande en voyant surgir sur la scène des Oscars ceux qui étaient entre temps devenus des mythes du cinéma mondial. 

Car c'est aussi cela la magie des Oscars, convoquer pour quelques minutes des fantômes qu'on croyait disparus, reformer des tandems qu'on pensait brisés, recréer, en croisant les doigts, un peu d'une magie qu'on imaginait évaporée. Illustrations : 





Et lorsqu'en plus, comme en 2003, les Oscars invitent, non seulement Olivia de Havilland, alors âgée de 87 ans, mais en plus certains des lauréats des 75 dernières années, dont Luise Rainer, deux oscars, alors âgée de 93 ans, inutile de dire que nous frôlons l'extase. 

Nous nous en souvenons parfaitement. Ce soir là nous avions mis notre réveil à 2h30 du matin et même enregistré le tout sur CASSETTE ! Qui doit être encore là quelque part dans nos locaux. A moins que nous ne l'ayons jetée... pardon... recyclée. Car on peut aimer les vieilles choses et penser aussi à l'avenir. 


vendredi 10 mai 2019

La question du jour : Lucille Ball était-elle suave en technicolor ? Part 2







































La question du jour est aussi stupide que la première fois que nous l'avons posée en février 2014 : il est évident que le technicolor a été inventé pour Lucille Ball. 

Et ne nous lancez pas la moindre Greer Garson, Rhonda Fleming et autre Arlene Dahl que nous aimons tout autant, cette affirmation est sans appel. Et elle l'a été jusqu'au bout.  


lundi 5 septembre 2016

Le Brushing du jour.


































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette sept cent trente huitième édition, Lucille Ball présente le modèle intitulé "Parfait pour la rentrée". 

vendredi 25 mars 2016

La question suave du jour : la trompette est-elle un accessoire indispensable ?








































Alors en elle-même, non, la trompette n'est évidemment pas un accessoire indispensable, on la croise d'ailleurs assez peu sur les trottoirs et elle était totalement absente des derniers défilés à Milan et New York. 

Mais lorsque vous interprétez "Mame" dans la comédie musicale du même nom de Jerry Herman, alors là, oui,  autant être à l'aise du piston parce que c'est totalement incontournable. Et pour une raison fort simple : c'est sur l'affiche. Et personne ne voudrait décevoir un spectateur amoureux des cuivres clairs. 



































Et on la retrouve même avec la poupée presque officielle, c'est dire son importance...

mercredi 6 janvier 2016

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette six cent quatre vingt douzième édition, Lucille Ball présente le modèle intitulé "Carotène". 

vendredi 28 février 2014

La question du jour : Lucille Ball était-elle suave en Technicolor ?






































Vous allez sans doute nous trouver un rien naïf mais nous avons longtemps été persuadés qu'en fait, le Technicolor avait été inventé pour Lucille Ball. 

Ce qui n'est pas stupide quand on y pense, non ? Parce que dans le cas contraire : pourquoi ?