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lundi 24 juillet 2023

Le Quizz de l'été : volume 3


 


















Partagés entre la joie de voir un quizz démasqué et une énigme qui disparaît trop tôt, nous étions vraiment persuadés que "Tam-Lin" vous tiendrait quelques jours en haleine. Il n'en fut rien, puisque Gatsby ne mit qu'une poignées d'heures et quelques cellules grises à contribution pour démasquer le film mystère. 

Gatsby, bravo. Voilà trois nouveaux points, ce qui porte votre total a déjà 6 points, et rien pour le reste du monde. Et nous retenons la leçon : plus de capture impliquant un sens de circulation routière si nous voulons ménager notre monture. 






































Sorti d'abord en Angleterre en 1970, "Tam-Lin" était le premier film réalisé par Roddy McDowall avec en tête d'affiche, Ava, pratiquement de tous les plans, star parmi les stars, ce qui pourtant n'affola pas les foules et le film fut retiré des écrans après à peine une semaine d'exploitation. Récupéré par la société de distribution American International, celle-ci remonta intégralement le film, changea le titre et le sortit en 1972 sur le sol US sous le titre "The Devil's widow", sans aucun effet. Deuxième échec en deux ans pour Roddy qui ne retourna plus jamais le moindre long métrage de sa vie. 

"Tam-Lin" étant relativement facile à trouver (il en existe une copie plutôt bonne sur Youtube nous semble-t-il), on peut comprendre le désintérêt du public pour cette... expérience visuelle dirons-nous, ultra prétentieuse, über risible et giga ridicule par moment. Mais visionné comme une capsule temporelle tentant de fixer l'esprit du swinging London et la philosophie Et l'esthétique hippie, "Tam-Lin" devient alors un témoignage précieux, pratiquement un ouvrage anthropologique. 



     












"Tam-Lin", en plus d'Ava, merveilleuse, nous permet d'apercevoir Joanna Lumley, pré Chapeau Melon, Stephanie Beacham, pre Dynasty et Ian McShane, pre un peu tout puisque, sous Oliver Reed en début de carrière, il est aujourd'hui un acteur incontournable que vous avez forcément croisé dernièrement, dans "Deadwood", "Game of Thrones", "American Gods" ou "Ray Donovan". 

Il est en tout cas le sosie le plus convaincant de Raf Vallone depuis... Raf Vallone. Non ? C'est encore nos yeux ? 














Mais assez parlé en place au nouveau quizz, donc au nouveau film d'Ava Gardner. S'il tombe aujourd'hui, le film vous rapporte 3 points, 2 mercredi puis 1 vendredi avec indices. On répond de façon claire et on ne mitraille pas dans ses propositions. 




C'est pénible ces gens de dos, franchement... A vos cellules grises. 

lundi 15 mai 2017

La fin du Quizz de Nina.



















Un peu comme te regarder est une joie et une souffrance, le lundi férié est une plaie et une bénédiction, surtout lorsque nous décidons de cette aubaine pour nous éclipser sur la pointe des pieds pour un weekend prolongé. Voilà donc pourquoi nous ne découvrons qu'aujourd'hui la solution au Quizz du 10 avril (si si) et célébrons la victoire de Ivan, imparable et définitive puisque oui, il s'agissait bien d'Elle MacPherson dans "The mirror has two faces"

Ivan, qui prouvez que la barrière de la langue n'en est pas une dès lors qu'il s'agit de pourfendre les photos mystérieuses, voyez votre nom cette semaine en noir sur gris sur nos pages. Recevez nos plus sincères félicitations et permettez que nous lancions un "Olé". Comme ça. Pour le plaisir. 



































Sorti en 1996, "The mirror has two faces" alias "Leçons de séduction" était la troisième réalisation de Barbra Streisand après "Yentl" (Papa can you hear me ?) et "Le prince des marées" et on peut se demander si son relatif échec, ou son succès modéré n'est pas une des raisons qui fait que 21 ans plus tard, nous attendons toujours un quatrième film signé du rossignol new-yorkais ou de la glotte de Brooklyn. 

Nous n'avons plus à proclamer ici-même notre amour pour Barbra. Et qu'il ait résisté à cette comédie très légèrement inspirée du "Miroir à deux faces" de Cayatte avec Michèle Morgan et Bourvil et à la tentative pratiquement désespérée de Barbra de prouver qu'elle pouvait être une bimbo américaine nous surprend encore aujourd'hui. 




































Car par amour pour Jeff Bridges, Barbra délaissait les chignons et les lunettes et goûtait aux joies des lentilles et du balayage ( et du décolleté) alors que depuis 30 ans, elle incarnait la révolte face aux diktats esthétiques. Avoir conservé ce nez, ce strabisme, ces dents non alignées, c'était donc une blague. Barbra secrètement voulait être Farrah Fawcett. 

Il était ironique qu'au début du film, Jeff Bridges s'interroge sur sa relation avec Elle MacPherson pour finir amoureux fou de Barbra qui écrasait donc de sa beauté la femme aux courbes parfaites et aux 180 000 couvertures de magazines. Le rôle d'Elle MacPherson lui permit en tout cas, même en 2 minutes, de montrer qu'elle était surtout faite pour les podiums. 




































Il doit être écrit quelque part que tout top-model qui se respecte doit, un jour, se dire qu'elle est en fait une actrice qui s'ignore et tenter l'aventure cinématographique de manière généralement calamiteuse. Naomi, Cindy, Claudia pleurent encore en repensant à leurs tentatives et reconnaissons qu'avec une dizaine de films et une saison de "Friends", Elle MacPherson est celle qui s'en est le mieux sorti. La preuve est qu'elle a tout de même tourné avec Judith Godrèche. 

En fait, un mannequin célèbre ne peut pas réussir la moindre carrière en dehors des défilés et des shootings, cela n'est possible que si elle est débutante et d'une notoriété très relative, c'est à dire qu'on ne peut la voir que loin de son pays d'origine ou dans des catalogues de ventes par correspondance. Ce ne sont pas là des paroles en l'air. Nous avons enquêté. Illustrations : 






































Candice Bergen, Cybill Sheperd, Kim Basinger, Charlize Theron et Joanna Lumley n'ont jamais été Linda Evangelista. Elles ont été de charmants modèles qui ont vite abandonné leur première occupation. 

Alors bien sûr il y a Lauren Hutton. Mais il y a aussi Cara Delevingne. "Paper Town" ? Quelqu'un ? Et vivement le Valerian de Besson... 



































Et d'ailleurs Joan Crawford aimerait récupérer ses sourcils. 

lundi 23 juin 2014

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette cinq cent quatre vingtième édition, Joanna Lumley présente le modèle intitulé "The Meche from Carnaby". 

lundi 24 décembre 2012

17 fois Cécile Cassard ?































Non, 17 fois Cécile Cassard ce serait trop. Contentons-nous de 11 robes rouges pour les fêtes, qui vous confirmeront qu'on peut oser le vermeil, l'incarnat et le vermillon sans avoir nécessairement besoin d'une hotte et d'un traîneau. 

dimanche 23 septembre 2012

Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?





















Ce n'est pas parce que nous sommes dimanche qu'il ne faut pas faire un effort. Joanna Lumley donne l'exemple et propose l'option "City chic". 

lundi 26 décembre 2011

Le Brushing du jour.


Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette deux cent quatre-vingt-treizième édition, Joanna Lumley nous propose un modèle intitulé "Le Patsy Stone".

lundi 31 janvier 2011

La fin du Quizz de 20100COQ1



C'était fort à propos en cette saison de remises de prix et donc d'Oscars, ce n'était pas d'une facilité déconcertante et pourtant le Quizz de 20100COQ1 n'aura tenu qu'une petite heure et demie face au Baron du Quizz qui doit donner des sueurs froides (et des envies d'homicide) à notre Maharanée, Claire. L'emplâtrée était bien Glenda Jackson, reprenant apparence normale entre deux prises d'"Elizabeth", Charlus80 voit donc son nom en noir sur gris sur Soyons-Suave, reçoit nos félicitations enthousiastes et un petit "clap clap" de la part de Claire.


Fille d'un fabriquant de briques, la petite Glenda va très vite savoir qu'elle veut devenir actrice en mettant les pieds sur une scène lors de son séjour à l'université. A la manière d'une météorite, elle débute professionnellement au théâtre en 1957 alors qu'elle n'a que 21 ans, intègre la Royal Shakespeare Company, se tourne vers le cinéma en 1963 et décroche, en 1969, un Oscar pour "Love" de Ken Russel, son cinquième film.

Le miracle se reproduira en 1973 pour "Une maîtresse dans les bras, une femme sur le dos" de Melvin Frank dont, étrangement, nous préférons le titre original : "A touch of class", le contraire du choix français donc; entre temps Glenda Jackson est devenue l'Actrice britannique la plus Acclamée, avec deux A majuscules, incarnant par ses rôles et ses rencontres une époque bénie : Oliver Reed, Alan Bates, Vanessa Redgrave, Suzannah York, Michael Caine, Helmut Berger, Peter Finch, Dirk Bogarde et même Richard Chamberlain : Glenda fréquente et tourne avec tout cela. Une époque on vous dit.


Glenda Jackson ne sera jamais reine et est-ce pour cela, elle arrête sa carrière en 1992 pour se lancer en politique et accessoirement entrer à la Chambre des Communes où elle siège pour le parti travailliste. Elue en 2010 au Parlement, son nom avait été un temps pressenti pour remplacer Tony Blair après son départ, ce dont elle n'avait visiblement aucune envie. Car c'est dans l'opposition que Glenda semble exceller, elle fut d'ailleurs une des plus farouche détractrices de Blair, pourtant du même bord.

Engagement politique et suavitude, voilà bien deux termes qui ne semblent pas aller d'eux-mêmes alors qu'il est tout à fait possible d'être suave à un meeting ou encore plus suave en tête de manifestation, et cela n'a rien à voir, pour une fois, avec la tenue que vous portez. Oui, suaves visiteurs, l'engagement, le don de soi, l'attachement à une cause est suave, même si, nous sommes bien obligés de le reconnaître, cela dépend de la cause en question. Tout en saluant bien bas marraine Liz Taylor qui permit à la lutte contre le Sida d'éclore au début des années 80, et qui se bat encore aujourd'hui, toutes roues dehors, certains de nos suaves amis ont su, eux aussi, s'investir et prêter leurs noms à de nobles combats, parfois étranges, parfois trop nombreux, mais la passion et la raison ne se fréquentent guère.


Olivia Newton John, par exemple, fit grand bruit dans les années 80 lorsqu'en pleine tournée mondiale, elle refusa de chanter au Japon, afin de protester contre la pêche au thon et le génocide de dauphins qui généralement l'accompagne. Elle exigea qu'on cesse cette ignominie sans quoi sa glotte resterait sèche. Cet appel ne rencontra que peu d'émotion du public nippon qui préféra ses sashimis à l'organe de la belle australienne mais une croisade était née. Le dauphin menant à tout, Olivia devint dans les années qui suivirent ambassadrice pour la défense de l'environnement jusqu'à ce qu'un cancer du sein ne la stoppe. Guérie et vaillante comme au premier jour, elle défend désormais le droit des femmes à une mammographie gratuite et parcourt le monde un ruban rose épinglé à son revers.


Bette Midler, que l'on n'imagine pas forcément armée d'une pelle et d'une binette, a rejoint en 1995 une association qui milite pour la restauration des espaces verts dans les quartiers défavorisés de New York.


A l'inverse d'Olivia qui eut tendance à s'éparpiller (Flipper, les arbres, le cancer), Bette a préféré se concentrer sur cette activité unique qui occupe une part importante de son temps. Car il ne s'agit pas uniquement pour elle se prêter son nom et son image : sac poubelle sous le bras, elle désherbe et dépollue, plante et arrose. Elle en est, aujourd'hui, à sa 60ème inauguration de parcs rénovés.


Beaucoup plus étrange en apparence, Joanna Lumley s'est investie pendant des années pour la reconnaissance des Gurkahs, ces soldats originaires du Tibet, servant dans l'armée britannique mais auxquels on ne reconnaissait, ni la nationalité, ni le droit de s'installer en Grande-Bretagne une fois la retraite arrivée. Joanna n'étant de toute évidence pas Gurkah elle-même, il faut chercher dans ses origines la raison de cet engagement.


Née dans la province du Kashmir, son père était major de l'armée de terre dans un bataillon... Gurkah, en fait c'était assez limpide. En 2008, Joanna obtint gain de cause. Si vous souhaitez en savoir plus, nous avons déjà longuement évoqué le sujet ici-même, suivre pour cela le tag "Joanna Lumley" et vous verrez bien vite les contreforts de l'Himalaya.


Terminons ce rapide tour d'horizon avec notre activiste préféré, Ed Begley Jr, souvenons-nous : "Officiers et gentleman", "Batman forever" ou "Six Feet Under"... filmographie très très sélective. Depuis des années, qui peuvent parfois sembler bien longues au public américain qui ne peut allumer son poste sans l'apercevoir, Ed se bat pour une Amérique plus propre, moins polluante, plus développement durable.

Porte-parole des voitures électriques, de la déforestation et des énergie renouvelables, Ed Begley Jr peut agacer par certains aspects : ne se lance-t-il pas chaque année un défi à lui-même : avoir la taxe carbone la plus faible des USA ? Et il y arrive, chaque année, en alimentant sa résidence en électricité par des panneaux solaires, en roulant électrique, en recyclant et triant, et en faisant fonctionner son grille-pain (attention ceci n'est pas un canular) grâce à un vélo sur lequel il pédale pendant que le pain roussit. Qu'Ed doive être un modèle pour nous tous, nous n'en sommes pas certains, nous ne sommes surtout pas encore prêts à faire 5km en côte pour un toast, cependant sa cause est éminemment respectable. Et puis surtout, cela fait de jolis clichés, tout à fait dans l'esprit Soyons-Suave, qui milite depuis deux ans pour l'utilisation systématique d'accessoires sur les photos.

Ed et un jeune ami.

Ed a soif.

Ed aurait pu être, s'il avait été grec, dieu du vent.

Ed est suave.