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vendredi 4 octobre 2013

La question suave du jour : un tournage est-il épuisant ?




























On l'ignore trop souvent mais un tournage de film est une chose épuisante qui nécessite, afin de parvenir sans dommage à la fin du plan de travail, de nombreuses pauses réparatrices. Si le café et la cigarette, et accessoirement le thé ont souvent la préférence des acteurs au bord du burn-out, la sieste ou le tricot sont également des activité reconnues pour leur vertus calmantes. 

Il n'y a guère que Marlene Dietrich qui restaure son capital santé en étant... Marlene Dietrich, mais ce qui est, comme nous le savons tous, une activité à plein temps. 


dimanche 17 février 2013

La promenade du dimanche.

Puisqu'il n'est pas conseillé de rester une journée entière entre quatre murs et que l'air frais est en tout point salutaire, "Soyons-Suave weekend" vous propose d'aller vous aventurer dans de nouvelles contrées, découvrir d'autres suaves horizons. 

































"Famous men wearing tiaras" est probablement le tumblr le plus bête et le plus suave sur lequel nous soyons tombés depuis l'embrasement de la toile suite à l'apparition du chapeau Bretzel/trompes de Fallope de la Princesse Beatrice au mariage de Kate et William. 

Le concept est d'une simplicité à pleurer mais ô combien réjouissante : il s'agit révéler la princesse qui sommeille en n'importe quel homme célèbre en l'affublant d'une tiare. Cela ne sert à rien et c'est précisément pour cela que c'est formidable. 





































Il est même étonnant de découvrir comme l'ajout d'une tiare change considérablement la perception que nous pouvons avoir de la masculinité de certains individus. Dans certains cas c'est une surprise. Dans d'autres une confirmation. 

Mauvaise nouvelle : le Tumblr semble être inactif depuis septembre 2012, cessant toute activité après simplement deux mois d'existence. C'est triste mais c'est également un domaine à saisir, pour peu que vous vous y connaissiez en carats et en Photoshop. Un volontaire ?


lundi 7 mars 2011

La question suave du jour : était-il possible d'éclipser Hedda Hopper ?






Difficile, très difficile : le pouvoir du chapeau est très grand. A moins peut-être de recourir à des accessoires imparables : les caniches et la barbe. Et encore...

jeudi 7 janvier 2010

C'est comment chez vous ? Les leçons de décoration de Soyons-Suave.

Inaugurons dès aujourd'hui une nouvelle rubrique dans Soyons-Suave qui, comme vous l'avez peut-être remarqué avec nos conseils éclairés concernant la réfection de votre salle de bains, a décidé de se lancer dans la décoration et l'architecture d'intérieur de façon sérieuse.

Pour sa première apparition, "C'est comment chez vous ?" vous propose de vous introduire chez le très intrigant Gary Cooper, qu'on associe plus à un colt ou un cheval, ou éventuellement à Marlène Dietrich, qu'à un plan de coupe ou à un permis de construire. Et c'est une erreur, car Gary Cooper était un grand amateur d'architecture, un véritable esthète en matière de bon goût, un admirateur du style le plus pointu, le plus in, le plus suave : le style moderniste.



Ce n'est d'ailleurs pas par hasard qu'il accepta immédiatement le rôle principal du "Rebelle", "The Fountainhead" en version originale, que réalisa King Vidor en 1949 d'après le roman du même nom signé Ayn Rand, qui deviendra grâce à cela, entre autre, la grande prêtresse de la pensée libérale aux Etats-Unis. Très inspiré de la personnalité de Frank Lloyd Wright, auteur de la plus célèbre maison d'architecte au monde, la "Fallingwater" et du plus célèbre musée au monde (pour son architecture), le Guggenheim de New York, le film mettait en scène un architecte individualiste, refusant les compromis, les collaborations, toute autre vision que la sienne et qui n'hésitait pas à faire exploser les constructions qu'il ne jugeait pas fidèle à ses plans.



Et si le film fut renié par l'auteur du livre et reçut de charmantes critiques ("le film le plus inepte produit à Hollywood depuis des années" d'après le NYTimes), il donna en tout cas envie à Gary Cooper d'affronter aussitôt dans la vraie vie les joies des réunions de chantier et des maîtres d'oeuvre caractériels. Et c'est ainsi qu'au début de 1953, il engagea l'architecte A. Quincy Jones (rien a voir avec l'autre sans A.) afin qu'il construise la maison de ses rêves. L'acteur ne connaissait rien au monde du bâtiment, aussi il ne donna que de rares indications : quelque chose de moderne, avec de la pierre, du verre et de l'acier... et une piscine agrémentée d'une cascade, Hollywood quand même.



C'est en 1955 que la famille Cooper put enfin enménager et ouvrir la maison à la presse et à leurs nombreux amis. On s'émerveillait des tableaux de maîtres français et des Picasso, des meubles de style installés par Billy Haines, le décorateur des stars, ancien jeune premier de la MGM et quand ce n'était pas Jane Russel qui passait en voisine faire une bise rapide, c'était Judy Garland et Frank Sinatra qui, bon d'accord, mais juste une, acceptaient de finir les dîners en musique.


Gary Cooper resta dans cette maison jusqu'à sa mort d'un cancer en 1961, après quoi elle changea de nombreuses fois de propriétaires, de décor et de style jusqu'à ce que deux amoureux l'achètent en 1998 et décident de lui redonner sa splendeur passée.



Parmi les derniers vestiges intacts d'un certain âge d'or de l'architecture américaine, la Cooper House ne se visite pas et c'est dommage. Car elle propose quelque chose qui est au-delà du suave : un des rares exemples de bon goût hollywoodien. Ici pas d'hacienda, pas de villa mauresque, pas de copie des chateaux de la Loire. Des lignes sobres, claires, sans tralala.

Mais rassurez-vous, il sera bien sûr tout aussi suave de pénétrer dans d'autres intérieurs où il sera difficile de ne pas pousser un cri. Ben oui. Tout de même.

dimanche 9 août 2009

Est-il suave d'être trop beau ?




La légende veut que le jeune Gary Cooper du sa carrière impressionnante, 36 années d'activité et 3 Oscars, à ses talents auprès des dames (et des messieurs), qui reconnurent toutes, de Marlène Dietrich à Mae West en passant par Paulette Goddard ou Clara Bow (à qui on doit l'immortelle réflexion sur Gary "Trop de beauté et trop de pénis"), que la nature avait été avec lui outrageusement généreuse. Débonnaire, Gary reconnaissait humblement qu'il ne devait ses performances qu'à l'assiette de choucroute qu'il dévorait chaque matin.

Les simples spectateurs que nous sommes ne pouvons admettre qu'une chose : que Gary Cooper était invraisemblablement beau, trop beau même, ce qui n'est presque pas suave. Car c'est ce qu'il y a d'injuste avec la beauté, au même titre que la cellulite ou la bosse des maths, lorsqu'elle s'abat sur une victime qui n'a rien demandé, il n'est pas rare qu'elle s'acharne.

Aussi Soyons-Suave, en ce dimanche, est heureux de vous offrir ce qui est peut-être la seule photo sur laquelle Gary Cooper ait l'air niais. Et c'est presque rassurant... et presque pas suave de notre part.