Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent soixante et unième édition, Greer Garson présente le modèle intitulé "Butch Queen".
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mercredi 5 juin 2019
vendredi 23 janvier 2015
vendredi 1 novembre 2013
La question suave du jour : George Cukor était-il un homme à femmes ?
Quelques courriers reçus récemment nous ont un peu surpris en nous demandant s'il existait un rapport éventuel entre le fait que George Cukor ait été un extraordinaire réalisateur de films de femmes et qu'il ait, par ailleurs, été, dans sa vie privée, particulièrement suave.
S'il est vrai que le palmarès de Cukor est impressionnant en matière de stars féminines, cette supposition laisserait à penser que seul John Ford, les jambes bien écartées par une masculinité triomphante, était capable de diriger l'également arqué John Wayne, pendant que George, sans doute alangui dans une bergère Louis XVI, pouvait mettre en scène Greta Garbo.
Mais enfin, suaves visiteurs, un peu de sérieux.


Avant de pulvériser ce raccourci quelque peu étrange, rappelons-nous les choses suivantes. Tout d'abord, Cukor a fait l'essentiel de sa carrière à la Paramount, la RKO et à la MGM, trois studios dont la notoriété s'est avant tout construite sur leurs vedettes féminines.
Réalisateur sous contrat comme des dizaines d'autres, Cukor a donc, mathématiquement, fait tourner beaucoup d'actrices, mais ni plus ni moins finalement que, disons Victor Fleming qui hérita à quatre reprise de Jean Harlow, à deux reprises de Ingrid Bergman et reste l'homme derrière "le Magicien d'Oz". D'accord, il y a "Autant en emporte le vent", Clark et sa moustache mais le tout perdu au milieu de beaucoup de crinolines et de robes en rideaux.
W.S. Van Dyke est, pour sa part, le réalisateur du premier "Tarzan" de Johnny Weissmuller et de "L'ennemi public numéro 1" mais également celui d'une quantité infinie d'opérettes viennoises avec Jeanette MacDonald. Susurrons pour finir "Marie-Antoinette" avec Norma Shearer...
Venons-en à présent au point qui nous semble central dans cette question du jour : George Cukor est venu à Hollywood après des années passées à Broadway comme metteur en scène, se spécialisant, après une adaptation remarquée de "Gatsby le magnifique", dans les comédies.
Ce n'est donc pas par hasard qu'on lui confia pour ses débuts derrière la caméra des adaptations de pièces à succès : ce sera le cas de ses trois premiers film pour la Paramount, pour sa première collaboration avec Katharine Hepburn à la RKO et c'est enfin pour cela que la MGM le débaucha, c'était en 1933 pour "Dinner at eight".
Blâmez les auteurs, le public ou les directeurs de théâtre, rien n'y fera : il existe plus de grands textes ou de textes tout court mettant en scène des héroïnes que des héros. Hollywood préférant définitivement les succès aux échecs, c'est encore mathématiquement que George Cukor hérita donc de scénarios adaptés de sujets féminins, satisfaisant ses envies de mise en scène et son amour des dialogues.
Si le western est taiseux et la bande sonore du film de guerre déjà bien chargée en explosions, la comédie sophistiquée a souvent tendance à être bavarde. Que vouliez-vous que George choisisse ?
Puisque pour une fois nous invoquons les chiffres afin de solutionner notre problème du jour, terminons comme nous avons commencé. La preuve irréfutable que George Cukor n'était pas qu'un réalisateur de films de femmes mais un grand directeur d'acteurs tout court tient dans ce nombre impressionnant : tout film confondu, les acteurs ayant joué pour lui furent à 25 reprises en compétition pour un Oscar.
Et si 5 d'entre eux remportèrent la statuette suprême, 3 étaient des hommes (James Stewart dans "Indiscrétions", Ronald Colman dans "Othello" et Rex Harrison dans "My Fair Lady") que vous pouvez admirer, et féliciter ci-dessus. Ingrid Bergman pour "Hantise" et Judy Holiday dans "Comment l'esprit vient aux femmes" sauvèrent l'honneur. Et nous ne préciserons pas que ces 5 films primés étaient tous des adaptations...
Vous comprendrez donc que nous allons répondre non à la question de ce vendredi, définitivement non. Certes George était suave dans sa vie privée (et cela a fait un temps les belles heures de nos histoires dominicales) mais quel rapport avec sa relation avec ses actrices ?
Et si cette réputation naquit de cette rumeur qui veut que Clark Gable fit, lui-même, renvoyer Cukor du plateau de "Gone with the Wind" parce qu'il craignait qu'il n'accorde trop d'importance à Scarlett, cela confirme simplement ce que nous avons toujours pensé : moustache ou pas, Clark était une chochotte.
lundi 18 février 2013
La fin du Quizz de Maxime.
Décidément, chaque Quizz est une surprise et suaves visiteurs, nous pouvons bien l'avouer : vous n'en finissez pas de nous étonner. Non seulement vous démasquez les photos mystères sans indice en moins de temps qu'il ne faut pour dire Greer Garson, mais en plus vous donnez une partie des solutions. Bref vous êtes incroyables.
Célébrons comme il se doit le grand retour de Josée parmi nous, adoubée par Céline de la Saga qui va encore regretter de ne pas avoir fait sonner une alarme et applaudissons Stéphane G. pour les raisons que vous lirez plus bas.
Débarrassons-nous tout de suite des preuves que nous avons pris soin d'agrandir afin de ne laisser aucune place au doute : l'austère dame aux perles était donc bien Greer Garson, qui en 1974, se prêtait à la difficile épreuve de la dramatique en direct (from London) à la télévision.
La chose eut lieu sur NBC dans le cadre de la 23e (!) saison du programme "Hallmark Hall of Fame", à ce jour l'une des plus vieilles émissions de la télévision américaine, crée en 1951 et toujours diffusée. Greer Garson suivait un nombre impressionnant d'acteurs de cinéma acceptant exceptionnellement d'apparaître à la télévision mais aussi un nombre non moins conséquent de visages qui débutèrent grâce au sponsoring de la marque de cartes d'anniversaire : James Dean ou Sarah Churchill par exemple y firent leurs débuts.
Longtemps cantonné à des adaptations de Shakespeare, le "Hallmark Hall of Fame" était assez moderne en 1974 puisque la pièce dans laquelle Greer incarne la reine Mary, épouse de George V, avait été créee deux ans simplement auparavant. Ecrite par Royce Ryton, elle revenait sur les tensions entourant la décision d'Edouard VIII d'épouser Wallis Simpson avec les conséquences que l'on connait.
Et c'est là que resurgit Stephane G. : en proposant le nom de Wendy Hiller, vous suggériez en fait (prémonition, instinct, fulgurance, qu'en savons-nous...) celui de la créatrice du rôle sur les planche londoniennes, Wendy Hiller qu'il est impossible de ne pas aimer dans "Le crime de l'Orient-Express" ou "Elephant man".
On a de l'intuition ou on n'en a pas, on est suave ou on ne l'est pas ajouterions-nous.
Nous ne rajouterons rien sur Greer Garson dont nous avons déjà relaté les débuts hollywoodiens ici-même. Mais Wendy Hiller ? Nous la retrouverons. Il est même étonnant de ne pas en avoir déjà parlé. Mais le monde compte tant de gens suaves...
mercredi 26 décembre 2012
La question du jour : et si on relançait le noeud pour la Saint Sylvestre ?

Alors que Noël est encore là, il est déjà temps de penser à l'autre réveillon. Rien n'est moins suave qu'une tenue improvisée alors qu'à l'extérieur de la villa, le moteur tourne et qu'on vous appelle désespérément. Rien n'est pire que de remettre celle de l'année dernière.
Pour terminer 2012 en beauté, le noeud nous semble parfaitement indiqué. Il est chic et simple, malgré tout complexe (il faut dire qu'il est noué) et se porte à peu près partout de la tête aux pieds. Il illuminera votre tenue la plus sobre et forcera l'admiration de vous amis qui regretteront de ne pas y avoir pensé avant. Illustrations :
Il finit si bien une silhouette qu'il semble suavement indiqué pour finir l'année. Il vous reste donc 5 jours pour vous entraîner. Et ne nous dîtes pas que vous n'avez pas un ami navigateur qui peut, le cas échéant, vous aider.
dimanche 23 janvier 2011
Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Louis B. Mayer partit faire les soldes en Europe.

A l'été 1937, Louis B. Mayer, tsar de la MGM, pense qu'il a bien mérité une petite escapade européenne. Il vient de passer les 12 derniers mois à remettre de l'ordre dans son studio, très perturbé depuis le décès brutal d'Irving Thalberg, époux de Norma Shearer dont la carrière ne se remettra jamais de cette disparition. Poussant sans ménagement dans des placards pas forcément dorés les collaborateurs de son ancien ennemi personnel, il règne de nouveau en maître sur la Metro. Tout va donc pour le mieux sous le ciel d'Hollywood.
Incapable cependant de quitter ne serait-ce qu'une seconde son costume de chef d'entreprise (il est en 1937 l'homme le mieux payé des Etats-Unis : 1.2 millions de dollars annuel) il vogue vers le Vieux Continent sous le prétexte de superviser la première production du récemment crée Studio Denham, destiné à tourner en Angleterre des films MGM avec quelques talents locaux. Officieusement Mayer se rend en Europe pour se livrer à ses deux passions, le jeu ( cartes et chevaux) et les soldes (il est toujours très content d'un vieil achat suédois nommé Greta Garbo).
Greer Garson
Après une brève visite aux studios et un coup d'oeil sur le tournage du premier film Denham, "A Yank in Oxford" dont il ressort moyennement convaincu (il trouve les seconds rôles britanniques sans charisme et notamment la jeune Vivien Leigh), Mayer, ravi d'être à Londres, peut partir à la chasse aux bonnes affaires ce qui peut s'avérer une activité assez sportive. Il faut dire que la Metro est gourmande en talents et nouveaux sujets.
Les premiers achats de Louis B. sont les droits d'une opérette qu'il imagine pouvoir devenir un futur triomphe pour Jeannette MacDonald et Nelson Eddy, "Balalaïka" ainsi qu'une actrice pourtant plus très jeune mais qu'il a trouvé charmante dans une comédie insipide. Elle se nomme Greer Garson, attend désespérément que quelqu'un la remarque depuis quelques années, aussi c'est avec joie qu'elle se rend, accompagnée de sa mère, au rendez-vous que lui donne Mayer après le spectacle. Il faudra 5 minutes à Louis B. pour prendre une décision. La place de "grande dame" de la Metro est à prendre puisque Garbo et Shearer se montrent de plus en plus difficiles et elle est tout ce qu'il aime : retenue, un peu prude, attachée à sa famille. Il lui propose un contrat.
Rose Stradner
Plutôt satisfait de ses premières emplettes, Mayer quitte Londres pour Vienne où il a l'intention de renouveler le catalogue de valses du département musique du studio. Si vous vous demandez pourquoi tant de comédies musicales MGM louchent vers Strauss, ne cherchez plus : Mayer était fou du trois temps. Plusieurs dizaines de partitions plus tard, Louis B. a signé une nouvelle recrue. Elle se nomme Rose Stradner, a joué dans quelques films autrichiens. Il peut donc partir pour la Tchécoslovaquie où les tables de jeux sont, a-t-il entendu dire, les meilleures d'Europe.
Ilona Massey
C'est à Carlsbad que Mayer pose ses valises pour réaliser que les tables de baccarat ne sont pas du tout ce qu'il imaginait. Déçu, il tente de se distraire à l'Opéra et il fait bien puisqu'il découvre une soprano hongroise qui se révèlera une excellente danseuse lors de leur rendez-vous. Elle se nomme Ilona Hajmassy, elle s'appellera désormais Ilona Massey lorsqu'il la quitte. Elle n'a pas gagné qu'un nouveau nom puisqu'elle vient de signer un contrat de 7 ans avec le studio.
Hedy Kiesler
De retour à Londres, Mayer qui est harcelé par, à peu près, tous les impressarios d'Europe, se retrouve à table en compagnie d'une actrice qu'il a déjà rencontré en 1934, Hedy Kiesler. Reconnaissant que la jeune femme est d'une grande beauté, il est pourtant impensable qu'elle rejoigne la MGM puisqu'elle s'est faite connaître en jouant nue en 1933 dans un film Tchèque, "Extase", qui vient de sortir aux USA dans une version censurée. Une actrice Metro ne montre pas plus ses seins qu'autre chose. Conscient tout de même du potentiel de la jeune femme, Mayer lui fait une offre à la limite de l'affront, mais en lui faisant comprendre que c'est tout ce qu'elle pourra obtenir en Amérique. Hedy accepte et rentrera aux USA avec Mayer, qui entre temps l'a rebaptisée Hedy Lamarr en hommage à Barbara La Marr, star de ses premiers films et décédée en 1925 à l'âge de 28 ans.
Ce n'est finalement qu'à l'usage qu'on réalise si des achats compulsifs ont été judicieux. Les placements de Mayer se révéleront heureux en ce qui concerne Greer Garson et Hedy Lamarr qui, grâce au savoir-faire MGM, deviendront des stars reconnues bien qu'à la carrière assez courte. Greer Garson remportera un Oscar en 1942 mais sera considérée par le studio comme finie en 1945, quant à Hedy Lamarr, elle décorera de nombreuses productions jusqu'en 1950 avant de sombrer dans l'anonymat et de s'illustrer dans les faits divers.


Ilona Massey remplacera dès son arrivée Jeannette MacDonald dans le coeur de Mayer et héritera du rôle principal de "Balalaïka", acheté pourtant pour sa rivale. Elle prendra si bien sa place qu'elle jouera principalement aux coté de Nelson Eddy, pourtant partenaire officiel de Jeannette avant de quitter les plateaux 9 films plus tard dont le très étrange "Frankenstein contre le loup garou". Rose Stradner aura une carrière encore plus courte. Après un rôle remarqué face à Edward G. Robinson dans "Le dernier gangster", elle épouse Joseph Mankiewicz, arrête le cinéma, fait deux enfants, s'ennuie, sombre dans l'alcool et se suicide.
Il est indéniable que Louis B. Mayer fit de belles affaires lors de son voyage en Europe. Mais comme n'importe qui, il succomba cependant aux charmes des prix bas. Méfions-nous donc des soldes ! Il n'est pas toujours suave de payer moins cher. La qualité, suaves visiteurs, visez toujours la qualité !
lundi 17 janvier 2011
mercredi 3 novembre 2010
vendredi 8 octobre 2010
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