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vendredi 25 juillet 2025
Le trio du jour.
lundi 21 octobre 2019
lundi 18 juin 2018
17 fois Cécile Cassard ?
Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois un toast à votre santé, ce sera déjà hautement satisfaisant.
Et maintenant une semaine de Volvic !
samedi 28 octobre 2017
Les très suaves heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où Lauren Bacall le prit très mal.
En cette fin d'année 1967, Lauren Bacall est épuisée, tant physiquement que psychologiquement. Cela fait maintenant presque deux ans qu'elle joue à Broadway dans l'adaptation du succès parisien de Barillet et Grédy "Fleur de cactus". La pièce est un triomphe, Lauren la reine de New York et on commence enfin à la prendre pour une véritable actrice de théâtre, ce qui était loin d'être le cas lorsqu'elle débarqua d'Hollywood à la fin des années 50 avec comme seul titre de gloire d'être la veuve de Bogart.
Tout sur le papier semble donc parfait ce qui est pourtant loin d'être le cas. Evidemment, elle est ravie de cette popularité qu'elle pensait ne plus jamais connaître mais elle vient de découvrir que jouer sur la durée la même pièce la plonge dans un ennui profond, proche de la dépression et surtout, elle songe chaque jour en arrivant au théâtre qu'elle ne touche pour son calvaire qu'un salaire à peine décent, en raison du contrat que lui a fait signer deux ans plus tôt le producteur de la pièce, David Merrick.
Monstre de Broadway dont la silhouette et la moustache font qu'il est presque plus célèbre que la plupart des stars qu'il emploie, David Merrick n'avait au départ aucune envie d'engager Lauren Bacall, conscient de sa réputation d'actrice difficile au comportement de diva. Homme cependant intelligent, il voyait bien la publicité qu'il pouvait tirer d'un tel nom et ne consentit à offrir le rôle principal à Lauren qu'à deux conditions : qu'elle signe aussitôt pour une durée de deux ans et à salaire fixe, c'est à dire sans augmentation possible en cas de succès.
Depuis le début de la pièce, les rapports entre le producteur et sa star sont donc d'une température sibérienne, ils s'évitent autant qu'ils le peuvent, posent de temps à autre devant les photographes tout sourire mais personne n'est dupe puisque régulièrement, Lauren se répand dans la presse contre celui qu'elle nomme son tortionnaire, tandis qu'en privé, Merrick ne prononce jamais le nom de Bacall mais lui préfère "the bitch".
Entrent alors en scène, non seulement notre belle histoire du dimanche mais surtout Gene Saks, que l'on voit ci-dessous se cachant quelque peu en couverture de People Weekly derrière son épouse depuis 20 ans Bea Arthur. Saks est un metteur en scène prodige de Broadway, qui a réussit ce que seuls Minnelli et Cukor sont parvenus à faire, c'est à dire passer de la direction d'acteurs sur les planches aux studios hollywoodiens.
Et depuis quelques temps, en plus de ses activités au théâtre (il met en scène "Half a sixpence" ou "Mame"), il est pratiquement devenu le spécialiste des adaptations sur grand écran des succès de Broadway, en raison notamment de sa collaboration avec Neil Simon qui ne veut que lui derrière la caméra dès qu'une de ses pièces part pour Hollywood. Saks est le metteur en scène des versions filmées de "Pieds nus dans le parc" et de "Drôle de couple". Un nouveau défi l'attend : s'occuper de "Fleur de cactus".
Avant même que ne s'ouvre la pièce à Broadway avec Lauren, Merrick, détenteur des droits aux USA a eu la bonne idée de vendre "Fleur de cactus" à la Columbia pour une somme confortable, avec en plus l'assurance que si le film était mis en chantier, il en serait un des coproducteurs et toucherait une partie des bénéfices. En 1968, alors que Bacall est enfin libérée de son contrat, on annonce officiellement que "Castus Flower" va être adapté au cinéma et Lauren biche.
Ce rôle au cinéma, il est évident qu'il doit lui revenir. Elle a fait de la pièce un succès, elle s'est offerte pendant deux ans pour une misère. Grâce à ce projet, elle va pouvoir revenir sur les écrans et demander légitimement un cachet cette fois décent. Et puis sachant que tous les individus engagés pour le film viennent du théâtre, elle est certaine que pour une fois, on ne commettra pas l'erreur de donner un rôle associé à une actrice au théâtre à une autre pour son adaptation cinématographique.
Ingrid Bergman ! Lorsque la nouvelle tombe, Lauren manque d'en faire autant. Quelques jours avant l'annonce officielle, on lui avait encore certifié qu'elle serait dans "Fleur de cactus". Quelqu'un l'a torpillé. Est-ce Merrick ? Est-ce Saks ? Ne serait-ce pas les auteurs français de la pièce qui apprécient sans doute la francophonie de l'actrice suédoise ? Et puis Bergman n'a rien tourné à Hollywood depuis plus de 10 ans, elle sort de l'épouvantable scandale de sa liaison avec Rossellini qui a provoqué son bannissement des Etats-Unis. Comment est-ce possible ?
Eh bien cela l'est en raison de tout ce qui est mentionné ci-dessus. Pour la Columbia, Bergman dans un film américain, c'est l'assurance de gros titres et de publicité gratuite. En plus elle revient dans un rôle sans danger. "Fleur de cactus" n'est pas un scénario polémiste, c'est de plus une comédie dans laquelle la comédienne ne semblera pas arrogante, au contraire, l'histoire de cette vieille fille qui se révèle ne peut qu'entraîner l'empathie du public. C'est donc vendu. Tant pis pour Lauren.
Contrairement à la vision qu'on peut en avoir aujourd'hui, "Cactus flower" va être en 1969 un succès, au box office déjà et même auprès des critiques, qui jugeront le film léger, spirituel et le casting formidable. Pour sa première apparition à l'écran, Goldie Hawn va remporter un oscar et Bergman va même faire oublier Lauren.
Lauren, elle, n'oublie pas. N'ayant pas trouvé de véritable responsable à son non engagement, elle a jugé que finalement, la seule personne à blâmer était Ingrid, qui aurait dû refuser le rôle, comme aurait dû le faire avant elle Audrey Hepburn lorsqu'on lui proposa "My Fair Lady" ou Mitzi Gaynor "South Pacific". Parce que ces rôles appartenaient à Julie Andrews et Mary Martin que les avaient créés au théâtre.
Commença donc alors une longue inimité entre les deux femmes qui avaient rarement eu l'occasion de se côtoyer et qui n'avaient en commun qu'un rôle et un acteur, Bogart. Souvenons-nous. Casablanca. Lauren étant particulièrement "bavarde" sur les talents d'Ingrid dans la presse, ne pouvant s'empêcher d'évoquer combien Humphrey l'avait détesté durant le tournage du film qui les mit en orbite, Bergman n'évoqua plus Lauren à partir de ce moment que sous le nom de "La personne qui me déteste le plus au monde".
Comment allait donc se passer leur rencontre sur le tournage du "Crime de l'Orient Express" en 1974 ? Eh bien elle se passa. Lauren était satisfaite de son rôle et riait sous cape devant le choix d'Ingrid d'opter pour un personnage presque absent du scénario alors qu'on la voulait au départ pour un rôle plus important. Elle savait de plus que son nom serait au-dessus de celui de Bergman sur l'affiche, ordre alphabétique oblige. Elle s'assura simplement d'être, d'après elle, plus avantagée sur le poster que réalisa le dessinateur Amsel, le faisant retoucher par trois fois avant d'être satisfaite, seule personne du casting qui eut ce genre d'exigence.
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| Lauren tête baissée sur la première esquisse |
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| Lauren tête légèrement relevée pour l'affiche définitive |
Et pour sa participation presque confidentielle qui faisait tant rire Lauren, Ingrid remporta un Oscar. Le troisième. Le premier pour un second rôle mais un Oscar tout de même. Quand on n'envisagea pas même une nomination pour Bacall.
Au cours des années 70, les deux actrices n'eurent qu'une seule occasion de se revoir, lors de la soirée de lancement de l'autobiographie de Lauren à Londres en 1978. Les photographes étaient là, on n'ignorait pas que les deux femmes ne s'aimaient pas beaucoup, en tout cas que Lauren ne portait pas Ingrid dans son coeur. Elle venait de déclarer qu'il était dommage qu'Ingrid se perde dans des pièces ridicules, signées au passage George Bernard Shaw ou Somerset Maughan. Et lorsqu'elles furent enfin face à face, Lauren fit cette chose admirable : elle lui attrapa le double menton.
Il n'est pas très suave d'être rancunier, surtout lorsque, à priori, cette rancune est assez injustifiée. Lorsqu'on demanda à Lauren si elle avait un mot à dire à la suite de la disparition de Bergman en 1982, elle déclara qu'elle ne pouvait s'enlever de la tête les mots de John Gielgud qui avait dirigé Ingrid au théâtre à Londres : "C'est étonnant, cette femme parle 5 langues et elle ne sait jouer dans aucune d'entre elles.
Bon d'accord c'est drôle. Mais ce n'est pas suave. Mais c'est drôle.
mercredi 15 mars 2017
lundi 6 février 2017
vendredi 5 décembre 2014
La question du jour : la vie est-elle plus suave en Kodachrome ?
Nous vous proposons, en fait, d'oublier que nous avons posé cette question.
Et nous remercions encore du fond du coeur Claire, notre chère Maharanée, pour cet épatant livre qui peut, parfois, nécessiter le port de verres protecteurs.
lundi 12 mai 2014
La fin du Quizz de Marianne.
Ah Valentine, Valentine !!! Et allez, ne mégotons pas, ajoutons-en un troisième : Valentine ! Si nous vous disons bravo, nous sommes à deux doigts de vous dire merci, tant nous pensions qu'une grande partie de la planète avait oublié "Nina / A matter of time" de Vincente Minnelli avec Liza, qu'il fallait ici identifier.
Merci donc Baronne et voyez comme votre nom brille en noir sur gris (oui, c'est possible) cette semaine sur Soyons-Suave. Vous êtes notre soleil, notre espérance mais cependant vous n'y couperez pas et copierez 100 fois MINNELLI. Ce n'est pas compliqué : deux N, deux L. Et dire qu'on en a même fait une chanson...
"A Matter of time" donc ! Nous sommes en 1976 et Vincente Minnelli ne le sait pas encore : il tourne ce qui sera son dernier film et sans doute l'un de ses pires souvenirs s'il n'avait alors commencé à perdre un peu la tête. Adapté d'un roman de Maurice Druon, "Nina" deviendra une pièce avant que le réalisateur n'y voit un sujet en or lui permettant de concrétiser un de ses rêves : faire tourner sa fille, oscarisée depuis 1972 pour "Cabaret".
Produit pour une poignée de millions quand une dizaine aurait été largement nécessaire, "A matter of time" sera un cauchemar, tourné en Italie avec une équipe fréquemment en grève, un Vincente parfois incompréhensible et un producteur prompt à prendre les choses en mains. Totalement remonté sans solliciter le réalisateur, "A matter of time" sera un échec et un triste souvenir pour presque toutes les personnes y ayant participé. Enfin presque.
La plus heureuse durant le tournage fut incontestablement Ingrid Bergman, non seulement parce qu'elle retrouvait pour une scène et plus de 30 ans après "Hantise" Charles Boyer mais surtout parce qu'elle put réunir autour d'elle ses deux jumelles, Isabella et Isotta, obtenant pour la première un rôle alors qu'elle n'était pas actrice et pour la seconde un poste de maquilleuse alors qu'elle n'avait jamais joué professionnellement du pinceau.
"A matter of time" est par conséquent le dernier film de Minnelli et Boyer mais le premier d'Isabella Rossellini qui dérobera délicatement Martin Scorsese à Liza durant le tournage.
A vrai dire, il est un peu douloureux de regarder "A matter of time" tant on devine ce que le film aurait pu être si... mais nous savons tous le pouvoir du "si". La chose est invraisemblablement mélancolique, parfois d'un suave absolu et en quelques occasions musicale.
La chanson titre, composée par Kander et Ebb (Chicago, Cabaret, New-York, New York...) deviendra même, comme le rappelait Bruno, un incontournable des tours de chant de Liza, qui manquait pourtant de se briser les cordes vocales à chaque interprétation. Attention, c'est un peu strident dans les dernières secondes...
vendredi 19 avril 2013
La question suave du jour : Cary Grant embrassait-il mieux à droite ?
Pour des raisons que nous ignorons, il semblerait que Cary Grant ait été bien plus à l'aise à droite dans les nombreuses scènes de baisers qu'il partagea, au cours de sa carrière, avec, il faut bien le dire, les partenaires les plus illustres.
Magie du cinéma, de la projection et de la fatale inversion à l'écran : Cary, en embrassant à droite, se retrouve systématiquement à gauche. Était-ce cela, l'effet recherché ? Illustrations :
Et puis un jour surgit Sophia et rien ne va plus :
De quoi laisser Cary songeur.
Après tout, même Randolph Scott n'était parvenu à un tel tour de force...
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