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lundi 20 mai 2019

La fin du Quizz de Kranzler.























Pour ne rien vous cacher, nous avons eu un peu peur que ce Quizz tire en longueur, mais c'était sans compter sur Mirabelle qui est capable de proposer, récuser et démasquer une photo mystère en moins de temps qu'il ne faut pour dire Nina Companeez. 

Mirabelle, puisqu'il s'agissait bien de Micheline Dax et Fanny Ardant, voyez votre nom en noir sur gris cette semaine sur nos pages et recevez nos félicitations les plus admiratives et sincères. Et doublées : deux personnages, deux réponses donc deux salves. C'est logique. 




































Il nous semble logique que l'évocation de Nina Companeez et de ses productions télévisuelles des années 70, 80 et 90 provoque une certaine nostalgie, qui peut être doublée d'une touche de perplexité et d'étonnement lorsqu'on réalise la place très relative qu'on lui accorde aujourd'hui. 

On s'aimait alors avec délicatesse, on badinait beaucoup, on se quittait sans heurt, on se retrouvait parfois dans de grandes maisons de vacances qui sentaient la tarte aux pommes. C'était un peu comme chez Claude Sautet mais sans la tabagie, l'alcool et les drames personnels. Et sans Romy Schneider. 

Si on observe de surcroît que les films à l'incroyable charme de Michel Deville, dont Nina Companeez fut pendant 10 ans la scénariste attitrée, ne semblent pas exciter plus que cela les historiens du grand écran ou les écoles de cinéma, alors on veille à ce que la nostalgie ne se transforme pas en amertume, puisque, et quelque soit son âge, on est toujours trop jeune pour être amer. 





















Diffusé sur Antenne 2 en 1982, "Le Chef de famille" pourrait être un prototype des œuvres de Nina Companeez, qui n'aimait rien moins que les grandes familles et les femmes fortes. Et les castings surprenants puisqu'il n'y avait sans doute qu'elle pour imaginer qu'Edwige Feuillère puisse être la mère de Micheline Dax et elle-même mère de Fanny Ardant. 

Et il serait malvenu d'oublier Dominique Blanchard dont les plus théâtreux se souviennent sans doute qu'elle fut la protégée et l'ingénue préférée de Louis Jouvet. Et deux Molière, quand même...



































Si les séries de Nina Companeez ont mis comme aucune autre les femmes à l'honneur, des femmes originales, indépendantes et au phrasé souvent particulier (Edwige, Fanny et Micheline, ne l'oublions pas...), ce n'est pas sans rapport avec le fait que la plupart de ses oeuvres aient été produites par Mag Bodard, originale elle-même et un temps seule femme productrice du cinéma français dont la vie méritait tellement un livre qu'on lui en a d'ailleurs consacré un. 

Une femme à l'écriture, la même à la réalisation, une femme à la production et des actrices comme s'il en pleuvait, de toutes les générations et venant d'horizons fort différents. C'est peut-être cela qui nous rend nostalgiques alors que c'était au début des années 80 et que cela semblait presque normal.  

Sur ce nous allons regarder encore une fois "Les Dames de la Côte" qui nous a présenté tant d'actrices et d'acteurs qu'un seul merci ne suffirait pas. Quelqu'un, d'ailleurs, a des nouvelles de Denise Grey ? 


lundi 18 mars 2019

17 fois Cécile Cassard ?



























Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois une volute, ce sera déjà hautement satisfaisant.

Mais pas dans les yeux, ça pique. 


lundi 22 novembre 2010

La fin du Quizz de Charlus80



Grâce à Charlus80, Fanny Ardant a fait la semaine dernière son entrée sur Soyons-Suave et nous avons, nous-même, été surpris de découvrir qu'elle n'y était jusque là jamais parue. C'était, au passage, bien elle qui était plongée dans un ouvrage si passionnant qu'elle en oubliait le Grand Canal. Et il fallait bien un Vaporetto pour l'aider à transporter une édition si volumineuse.

Que l'adjectif snob ne choque personne, il n'était en rien diffamatoire, et encore moins depuis que Soyons-Suave est référencé, à sa grande surprise, sur BeSnob. Car après tout que découvre-t-on en se penchant sur le plus bel hommage à Ava Gardner que le cinéma français ait produit : une enfance à Monaco, un père officier de cavalerie et un ancêtre théoricien du combat à cheval, des débuts sur scène dans Corneille et Racine et une thèse en relations internationales intitulée "Anarchisme et surréalisme". Si ce n'est pas snob c'est en tout cas fort chic !


Si vous suivez Fanny Ardant depuis toujours, sa présence à Venise ne vous a pas surpris, tant l'actrice entretient depuis toujours une relation particulière avec l'Italie. Formant un fort joli couple à l'écran avec Victorio Gassman, elle se promena également au bras de Marcello et s'enthousiasma tant pour les grandes figures historiques transalpines qu'une association des victimes des Brigades Rouges lui fit un procès après qu'elle ait déclaré que pour elle, le fondateur de la sinistre association était un véritable héros. Elle s'excusa en précisant qu'elle n'est qu'une actrice.

En ce qui concerne son degré de suavitude, il est assez élevé puisqu'elle s'est illustrée fréquemment dans les nombreuses figures imposées auxquelles, suaves visiteurs, vous êtes habitués. En plus de rendre glamour la consommation de nicotine et de goudron, Fanny Ardant a montré un certain goût pour les accessoires improbables sans lesquels une photo reste une photo et non un cliché digne de ce nom : admirons son flegme en compagnie d'une tête de cerf naturalisée, d'un nounours ou de Vincent Perez.




Mais ce qui est le plus remarquable nous permet de revenir à notre photo de départ : son goût pour la littérature. Parfaitement à l'aise dans la catégorie "Jamais sans mon livre", Fanny Ardant, en allant voir ce qui se cache dans les rayonnages du haut, est entrée dans le très fermé club des "Actrices sur une échelle dans une librairie", auxquelles Dsata, de Pictures, rendait hommage récemment. Et cela, c'est parfaitement suave.