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jeudi 20 juillet 2023

Et maintenant chantons !


Etant donnée ses paroles, il est assez logique que la chanson "Why don't you do right" ait été avant tout une chanson de femmes mais notre minutieuse enquête préparatoire a mis en évidence que des hommes s'étaient bien emparés du tube de Peggy Lee, en contournant le problème et en en livrant des versions instrumentales. 

De toutes les façons nous sommes jeudi et cette journée est généralement sans parole, l'occasion de nous aventurer dans le monde merveilleux des albums purement orchestraux qui furent tant à la mode à la fin des années 50 et au cours des années 60, parfaits pour servir de toile de fond sonore à la moindre garden party. Et la question "Comment différencier un album d'ambiance d'un autre album d'ambiance ?" n'a finalement aucun sens, tant la réponse est évidente : les instruments. 















































Guitares en folies, cuivres en feu, pianos possédés, congas incontrôlables ou orgues déchaînés, avouons une petite préférence pour les percussions et particulièrement les carillons de Peter Appleyard, se prenant l'espace d'un instant pour Enoch Light et qui apportent, vous en conviendrez, une saveur particulière à la chanson de la semaine. 

Il existe pourtant bien des messieurs qui osèrent se frotter à "Why don't you do right", deux en l'occurrence et dans un lapse de temps très court : 1960 et 1962 et avec le même esprit c'est à dire en changeant les pronoms. Ce sont désormais des hommes qui interpellent des femmes. Cela groove au possible et c'est la parfaite transition pour la journée de demain


Cependant des messieurs qui demandent à leur femme : "Fais quelque chose, donne-moi de l'argent, comme le font les autres filles", ça fait un peu proxénètes, non ? 

jeudi 11 juillet 2019

Et maintenant dansons !



Partant du principe que dans les années 60, un tube n'est vraiment un tube qu'à partir du moment où il possède sa bonne dizaine de versions instrumentales, la magnifique chose que vous pouvez trouver ci-dessus est sans doute la preuve qui manquait aux plus indécis pour être convaincus que, oui, "1-2-3" fut un tube majeur de la musique pop. 

Canadien d'origine, Percy Faith, dont nous avons une petite statue devant laquelle nous déposons régulièrement quelques offrandes, fut le pape de la musique instrumentale, d'ascenseurs s'écrient les plus grincheux, classant 21 de ses albums dans les charts au cours d'une carrière qui dura presque 25 ans. 

C'est finalement, mais ce n'est pas un hasard, au début des années 60 que Percy devint vraiment Percy, avec l'immense "Theme from a Summer Place" qui lui permit de remporter l'année d'après le Grammy de l'enregistrement de l'année et sa série "Themes for..." à partir de 1963, réorchestrations magistrales de succès divers destinés aux jeunes, aux romantiques et dans le cas de l'album où figure sa version de "1-2-3", aux gens hip.  






















Si d'aventure vous n'êtes pas sensibles aux orchestrations luxueuses (ce qui ne doit pas être facile tous les jours), nous avons pour vous une version plus low key et résolument plus orgue. 

Vous permettrez que nous ajoutions un beat bossa ? De toutes les façons ce sera toujours bien puisque c'est "1-2-3"