Affichage des articles dont le libellé est Archives. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Archives. Afficher tous les articles

mercredi 13 juin 2018

La question du jour : comment suavement célébrer les 50 ans de "Rosemary's baby" ?


Cela peut sembler difficile à croire mais il y a 50 ans (le 12 juin 1968 pour être exact, nous sommes le 13 juin 2018 donc flûte quoi) sortait sur les écrans "Rosemary's baby" de Roman P. (nous ne sommes plus certains d'être autorisés à écrire l'intégralité de son nom...). 

Revue récemment (mais cela n'est pas significatif puisque nous visionnons les contractions de Mia Farrow au moins une fois par an), l'adaptation du roman d'Ira Levin est toujours aussi extraordinaire et rappelons pour mémoire qu'elle partagea les devantures des cinémas avec ceci, ce qui la rend, si cela est possible, encore plus extraordinaire. 



































Il y aurait eu de nombreuses façons de célébrer cet anniversaire : avoir un enfant avec Satan, préparer des boissons énergétiques au goût prononcé, égorger une chèvre, mais nous avons finalement choisi d'exhumer un très vieux billet datant du 9 juillet 2010 et qui appartient à une défunte série qui vous proposait de revisiter, façon "Elle Déco", certaines célèbres demeures vues au cinéma. 

Anticipant d'éventuels commentaires moqueurs ou grincheux, rappelons que recycler, c'est suave. Et puis c'est pour le bien de la planète ! 

Et maintenant rions ! 

"Rosemary Woodhouse nous présente sa symphonie en jaune"
9 juillet 2010



Rosemary et Guy Woodhouse ont toujours été attiré par l'ancien, par tout ce qui a une âme, aussi n'ont-ils pas hésité une seconde lorsqu'ils ont visité ce grand appartement de 4 pièces en plein coeur de Manhattan.

"Ce qui nous a frappé ce sont les proportions et le charme de l'ensemble, quelque chose que les constructions modernes ne peuvent pas recréer" explique la propriétaire, qui s'est entièrement chargée de la rénovation et de la décoration.


Le plan classique du lieu, un long couloir desservant les pièces de vie, n'a pas intimidé Rosemary, qui s'est plutôt laissée séduire par les grandes baies donnant sur la ville, une cuisine spacieuse, prolongée par un cagibi et, luxe suprême, une cheminée pour les longues soirées d'hiver.


















"A l'origine l'appartement était immense mais il a été harmonieusement découpé en deux logements. Je crois que nous possédons les anciennes pièces du personnel. C'est très amusant".

Un personnel qui ne se plaindrait pas en tout cas s'il découvrait aujourd'hui la façon dont la maîtresse de maison a transformé le lieu.














"J'ai vraiment essayé d'unifier les espaces, par l'utilisation importante, bien que subtile du jaune, ma couleur préférée". Et c'est vrai que tout est jaune chez Rosemary et Guy, des rideaux aux accessoires de la cuisine, et même l'électroménager, qui n'a pas été simple à trouver.

"Nous aimons la simplicité, nous voulions un intérieur qui nous ressemble" s'excuse presque l'apprentie décoratrice, évoquant les meubles scandinaves du salon et cette étonnante tête de lit en briques simplement peinte en blanc. "Une idée de Guy... la seule !" plaisante Rosemary.


Finalement avec peu de moyens, des idées et beaucoup de goût, le jeune couple est parvenu à transformer un appartement vieillot en cocon chaleureux et moderne. Mais il reste une dernière touche à apporter. "Je dois m'occuper encore de la pièce de télévision... pour en faire une chambre d'enfant".

Rosemary et Guy vont en effet bientôt agrandir leur famille. Mais une chose est certaine : pas de longues conversations pour savoir si la nursery sera rose ou bleue. Vous l'aurez deviné. Elle sera jaune bien sûr.

mercredi 17 juin 2015

Les suaves archives de Soyons-Suave.

Vous le demandiez, le voici : le premier billet publié sur Soyons-Suave, avec une mise en page encore hésitante et une connaissance plus que relative des outils blogger mais tant de coeur, déjà, dans ce post... Suave lecture. 





Il est inutile de tenter de dissimuler cette irrésistible fascination que vous ne pouvez dans certains cas même pas expliquer, Doris Day reste l'exemple à suivre en matière de sophistication et de style ! Aucun spectateur par exemple, n'a pu, à ce jour, visionner "Pillow Talk" sans complètement reconsidérer son point de vue sur la toile imperméable orange et les twin-set vert bouteille.

Comment fit-elle ? Comment fait-elle même, puisqu'à 82 ans elle est toujours un exemple à suivre pour les rares personnes qui l'aperçoivent à Carmel en Californie où elle réside avec ses 234 chiens ? Il y a, vous vous en doutez, un truc !



Et notons à ce propos un point important des gens suaves : ils partagent.

C'est ce que fit Doris en 1976 dans "Doris Day, her own story", publié chez Star Book et écrit avec l'aide de A.E. Hotchner, résultat de longs entretiens où la star du cinéma et du disque se livra sans retenue. Pour l'essentiel biographique, ce livre, qui se classa immédiatement en tête des ventes, permet à DD non seulement de se raconter mais aussi de livrer ce qu'on pourrait appeler sans peur sa philosophie de vie. Il est donc beaucoup question de naturel, de soin de soi, d'exercices, d'aimer les autres, de s'aimer soi-même et de se respecter. Facile à dire, moins facile à faire... eh bien détrompons-nous car un des intérêt de ce livre réside dans les nombreuses pages où Doris n'hésite pas à partager avec le lecteur, avide d'en savoir plus afin d'être suave, ses secrets. Mais laissons lui la parole, lisons attentivement et prenons des notes.



Exercices :

"Faire du vélo est une des activités que j'affectionne le plus, mais je reconnais que dans un espace restreint, ce sport peut rapidement devenir gênant pour vos proches. Il existe des merveilles de vélos d'appartements qui prennent peu de place, vous permettent de vous relaxer en pédalant pendant de longs kilomètres, mais qui bien sûr ne procurent pas le dépaysement d'une promenade à la campagne, où tout est si vert et les animaux fascinants. Néanmoins, cela reste le meilleur moyen de pratiquer cette activité si agréable.


Plus abordable, la natation renforcera les muscles de votre dos et consolidera votre apparence générale. Je m'inscris en faux contre tous mes amis qui prétendent que la possession d'une piscine privée est la condition nécessaire pour s'adonner à ce grand bonheur. On trouve désormais presque partout des piscines ouvertes au public pour un prix modique, où on s'ébat en toute camaraderie, on me l'a rapporté. Mon exercice préféré contre le stress reste la planche, que je pratique chaque jour pendant plus de 20 minutes depuis plus de 15 ans, variant fréquemment la position de mon corps de visage vers le ciel à visage vers le fond de l'eau, mais moins longtemps tout de même en ce qui concerne la seconde position.


Enfin, je ne résiste jamais très longtemps à ma planche de bois, que j'emporte partout avec moi. C'est une simple planche, que j'incline en posant une extrémité sur une chaise par exemple, et sur laquelle je m'allonge, la tête en bas, 15 minutes chaque matin et 15 minutes chaque soir. Vous relaxez ainsi tous les centres nerveux en déplaçant votre centre de gravité, et facilitez la circulation du sang vers les extrémités, votre teint et votre cuir chevelu vous diront merci. Je préfère de loin cela à marcher sur les mains pendant le même laps de temps, ce qui procure des résultats similaires mais provoque une tension au niveau du cou, toujours déconseillée, et surtout interdit toute autre activité, comme lire un scénario prometteur ou discuter avec un groupe d'amis."

Naturel :

"Contrairement à beaucoup de mes amies, je n'ai rien contre la chirurgie esthétique, se refaire faire les seins, un lifting ou Dieu sait quoi, à condition de pouvoir s'offrir un bon chirurgien, on entend pendant longtemps les cris des pauvres âmes charcutées et abandonnées par des néophytes ou des charlatans. Mais si j'insiste sur un point tout particulièrement, c'est sur la nécessité impérieuse de respecter le corps que la nature nous a donné.





Il en va de même en ce qui concerne son alimentation, l'excès est toujours dommageable. Je pèse le même poids aujourd'hui qu'en 1948 pour mon premier film, car si je ne mange pas toujours des aliments qui me plaisent, je sais au moins qu'ils sont bons pour mon organisme. Je me passerais bien de fromage blanc par exemple, et pourtant j'en mange une fois par jour, sur une tartine de pain de seigle, avec du sel, du poivre, et une rondelle d'oignon. Et c'est excellent.

Rester naturelle est mon maître mot, et que de batailles j'ai dû livrer avec les chefs maquilleurs des studios afin d'éviter de me transformer en quelqu'un que je n'étais pas. La caméra et les éclairages exigent de lourds fonds de teint et des rouges à lèvres très appuyés, mais pas au point de ne pas me reconnaître dans la glace de ma loge. Pour la vie de tous les jours, me considérant comme une personne "de l'extérieur", je bannis tous les produits qu'on applique à l'éponge, préférant les crèmes liquides qui se fondent à la texture de ma peau. Mon vrai truc est de m'assurer, quelles que soient les circonstances, un bronzage du corps parfait mais surtout pas du visage, je porte toujours pour cela un grand chapeau. J'aime le soleil mais pas ce qu'il fait à ma peau. Il ne me reste plus après qu'à coordonner avec une base mate la teinte de mon visage avec le reste de mon corps. Quant à mes lèvres, je les protège toujours avec de l'oxyde de zinc, rien de plus. En fait, si vous avez un joli hâle, vous pouvez ne maquiller que vos yeux, c'est ce que je fais et je n'ai jamais eu aucune critique. La meilleure chose à faire enfin, pour la santé de votre corps, et de vous offrir, une fois tous les deux mois, un soin complet à la vaseline. Personnellement, j'en achète de grandes quantités, je me la procure en bidons pour être exacte, je m'en enduis intégralement le corps mis à part la tête, et j'enfile vite une chemise de nuit et des chaussettes et "au lit". Bien sûr, votre mari peut ne pas être d'accord car l'odeur est très forte et parfois incommodante. Néanmoins, rien de tel pour assouplir la peau et lui donner une douceur incomparable. Faîtes néanmoins attention, vous devenez très glissante et pouvez tomber du lit, ce qui m'est arrivée plus d'une fois !

Soin de soi :

Prendre soin de soi, c'est proposer une apparence qui reflète votre personnalité et dit au monde qui vous êtes à l'intérieur. Les vêtements et le soin que vous apportez à votre toilette est très important. Par exemple j'aime le gris, qui n'est pas une couleur à la mode, et mon bijou préféré est un rang de perles qui, elles non plus, ne sont plus très dans le vent. Et bien cela ne m'empêche pas d'avoir une foule de choses, manteaux, robes, blouses, tailleurs pantalons, imperméables gris, que je coordonne avec du blanc ou du chameau, ce qui reste ma combinaison favorite. J'aime aller contre les préjudices, et je me répète que ce que j'aime et porte, est pour moi, de toutes les façons, à la mode !!!



Je refuse que mes tenues me portent, combien de femmes sont écrasées par leurs tenues à tel point qu'on ne voit plus qu'un chapeau ou une fourrure, et non la personnalité qui les a choisis. Sachez qui vous êtes pour montrer qui vous êtes et être qui vous êtes, voilà mon opinion.

Enfin, n'oubliez jamais que nos visages reflètent ce que nous sommes et qu'il n'y aura jamais de meilleur lifting que le lifting mental. Lorsque nous nous perdons dans des pensées tristes et haineuses, nos visages et nos yeux renvoient ces images hideuses qu'aucune base hydratante et ombres à paupières ne pourront masquer. Les pensées positives et joyeuses retendent les rides, le corps se tonifie, l'esprit rajeunit, voilà le meilleur des produits de beauté, et croyez-moi, il ne coûte pas un sou."

Nous savons maintenant ce qui nous reste à faire pour être suave. Merci Doris.



Et la prochaine fois, si vous êtes sages, vous découvrirez les produits de beauté naturels et faciles à confectionner de Joan Collins.

vendredi 19 décembre 2014

Les archives de Soyons-Suave : et si on faisait un Turbaconducken ?















Cherchant peut-être un idée de repas de fêtes pour régaler, famille et amis le soir du réveillon, il n'est pas impossible que vous ne pensiez pas forcément à ce qui est, peut-être, l'un des plus suaves mets qu'on puisse servir : le (ou la, le genre n'est pas réellement défini) TURBACONDUCKEN !

Ne soyez cependant pas désespérés si vous entendez ce mot pour la première fois malgré vos connaissances encyclopédiques en gastronomie, le TURBACONDUCKEN, que nous trouvons résolument plus dramatique en capitales, possède en effet une origine floue. Il serait né dans le sud des Etats-Unis et aurait débuté sa lente ascension vers les tables et les estomacs au début des années 80. Gageons cependant qu'il existe depuis des temps immémoriaux. Il est trop suave pour être né d'hier. 
















Mais de quoi est-il finalement question et surtout : qu'est-ce qu'un TURBACONDUCKEN ? Tout est en fait dans l'intitulé si vous êtes familier avec l'anglais : c'est une dinde fourrée d'un canard fourré d'un poulet, le tout entouré de bacon. Mais comment ne pas y avoir songé avant, une volaille dans une volaille dans une volaille, avec la touche nécessaire de porc. 

Ne commettez pas l'erreur d'ailleurs d'omettre l'ajout de protéines, tout d'abord parce que votre TURBACONDUCKEN deviendrait alors un banal turducken (qui ne mérite que les minuscules) et ne permettrait surtout pas de laisser s'exprimer votre esprit créatif. Car si l'aspect gigogne est finalement assez basique, l'enrobage de fine tranche de lard admet toutes les fantaisies. Fourrer est ennuyeux, larder est amusant. 
















Comment ne pas s'émerveiller devant ce damier en poitrine ?  Et pensez à la joie, et la surprise de vos invités lorsqu'ils découvriront, suite à la découpe, que la dinde est en fait un papier cadeau renfermant d'autres calories inattendues.  














Gardez-donc à l'esprit que le chaînon manquant entre le chapon et la cuisse de chevreuil existe. Et un bonheur n'arrivant jamais seul, Paula Dean, la sainte patronne du cholestérol, en propose une version panée et on en trouve même pour nos petits compagnons. Joyeux Noël.  



mercredi 5 mars 2014

Les archives de Soyons-suave : faut-il réhabiliter la cape ?

Cela vous aura peut-être échappé, mais lors de la dernière cérémonie des Oscars, nous avons contemplé, émus, un phénomène que vous nous annoncions dès octobre 2011 : le retour de la cape. Et si, seul le selfie qu'à présent tout le monde a vu qu'il le désire ou non, a laissé son empreinte, observons plutôt quelques instants "tapis rouge" : 





































C'est saisissant.

Aussi pour éventuellement rattraper votre retard, revoici le petit billet du 21 octobre 2011 :


Octobre déclinant et les températures baissant, une question ne va pas tarder à surgir : le duffle-coat soit, la doudoune éventuellement, le trench, bien que fin, bien sûr, mais quid de la cape ? Cela fait d'ailleurs maintenant près de 10 ans que, chaque automne, les esprits s'échauffent sans parvenir à une réponse claire et définitive. Parmi toutes les possibilités offertes afin de résister au froid, la cape est tentante. Mais est-elle suave ?

Il n'est sans doute pas inutile de préciser qu'une cape n'est pas une pèlerine, elle n'a rien à voir avec un manteau et survit fort bien sans capuche. A priori déclinée de "capa", "vêtement" en occitan, elle fut un temps assimilée à la pelisse ce qui n'est plus vraiment le cas et a longtemps été l'apanage des immaculées conceptions, des enchanteurs, des dictateurs de petite taille avec problèmes gastriques et des guerriers crétois. Liste non exhaustive.


Milieux de la mode mis à part, la cape, qui semble appartenir à un passé lointain n'a pas pour autant disparu. On l'aperçoit encore sur des femmes âgées fortement brushées et des octogénaires bavarois. Mais notons malgré tout que ces exemples sont rares et accompagnent la cape d'ornements divers : médailles, plumes, robes blanches, cardinaux, le Vatican : accessoires que nous ne possédons pas tous dans nos placards !

En tout cas, accordons-nous sur un point : pour que cape il y ait, manches se seront absentées. C'est un peu médiéval comme structure, certes, mais c'est catégorique. Une cape n'a pas de bras !


Pourquoi la cape est-elle tentante ? Ayant longuement débattu de ce point en conseil de rédaction, l'équipe de Soyons-Suave est parvenue à établir que le charme de la cape vint d'abord du fait qu'elle offre une possibilité qu'aucun autre vêtement ne permet : se placer sur tous les autres.

On ne termine pas plus sa tenue en enfilant une culotte qu'on ne parfait sa silhouette en boutonnant une chemise par-dessus sa veste de tailleur. La cape éclipse tout. Elle serait l'arme ultime si elle était autorisée comme figure dans une partie de "Pierre-Feuille-Ciseaux". D'ailleurs qu'il y a-t-il sous celles d'Audrey ou Grace ? On ne sait pas, on ne sait plus, on est perdu.


N'est-elle donc pour les vêtements qu'un équivalent du tapis pour la poussière ? Bien sûr que non ! On ne porte pas la cape uniquement pour cacher un trou de mite ou bien pire, un pull à rayures sur un pantalon à carreaux. On la choisit délibérément, parce qu'on la veut, elle et rien d'autre. La cape est bel et bien une déclaration.

Nous en voulons pour preuve le choix que fit Barbara Stanwyck parmi les innombrables modèles proposés lors de sa participation à la campagne Blackglama. Saisit-elle une étole ? Un trois-quart ? Un boléro en jars ras ? Que nenni, elle imposa la cape, impériale, sobre, un rien virile, et nous savons tous pourquoi.


Affirmons-le : porter une cape n'est pas innocent et encore moins anodin, cela ne convient ni aux timoré(e)s ni aux indécis(es). La cape enveloppe parfaitement une personnalité affirmée qui saura en utiliser toutes les ressources.

Car tombante elle saura dévoiler une épaule appétissante ou une gorge n'attendant qu'à être croquée, sur l'épaule à la cosaque c'est une invitation à de joyeuses cavalcades et, bien évidemment, ouverte brutalement c'est un papier cadeau qu'on déchire. Oui, la cape est sexuelle. S'en est même indécent.


Quelques précautions s'imposent tout de même dans le choix et l'utilisation d'un tel vêtement. La couleur, la matière nécessitent une attention particulière, comme n'importe quelle autre pièce nous direz-vous. Pas exactement. Un pantalon en peau est certes un peu rustique, une robe en chanvre un peu datée mais aucun de ces exemples ne passe pour un déguisement ce qui, malheureusement, peut être le cas lors d'une erreur de cape.

Trop opaque et c'est l'envol vers la Transylvanie, trop brillante voire satinée et c'est l'assurance qu'on vous tirera dessus afin de vérifier l'efficacité de vos bracelets à l'épreuve des balles.


Notons enfin que la longueur de la cape n'est pas anecdotique. Elle doit impérativement se choisir en fonction de sa morphologie et être malgré tout conséquente. "J'aime beaucoup ton pashmina". "Mais enfin Jeanine, c'est une cape !" entendait-on récemment. C'est intolérable.

Cape pas franche.

Cape extrême.

Il est grand temps d'apporter une réponse définitive à cette question du jour bien enveloppée. Les suaves visiteurs qui nous suivent depuis le début l'auront compris : évidemment, la cape est suave, il est impératif et une bonne fois pour toute de la réhabiliter et pas uniquement par qu'elle surclasse tout, sait être un appel au sexe et témoigne d'un fort caractère.

La cape est suave car elle est simple (finalement ce n'est ni plus ni moins qu'une couverture avec un lacet) supporte et appelle même l'accessoire, se décline en matières rares qui pourraient faire pleurer l'Argentine et vous permet pour un soir d'être reine de France.





Et si nous ajoutons qu'elle se fait même au crochet, nous aurons, espérons-le, achevé de vous convaincre. Encapez-vous avant qu'il ne soit trop tard. Nous vous aurons prévenu !