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mercredi 23 août 2023

Et maintenant chantons !


Puisque le divin Mancini, dès 1959, envisagea des paroles au thème de "Mr Lucky", écrites par l'illustre tandem Jay Livingston et Ray Evans, avec lequel Mancini collabora de nombreuses fois et qui étaient déjà responsables des lyrics de "Peter Gunn", finalement, les chanteurs et chanteuses en quête de nouveautés n'avaient plus qu'à entrer en studio puisque tout était déjà fait. 

Et c'est George Chakiris le premier qui va entonner "They call us lucky, you and I, lucky girl,lucky guy", George Chakiris fier de son succès dans "West Side Story", ce sera d'ailleurs un argument de vente sur la pochette de son album, et George Chakiris qui voyait enfin la lumière après 10 années à courir les cachets à Hollywood. Vous n'ignorez sans doute pas qu'il est aux côté de Marilyn dans le numéro "Diamonds are a girl's best friend", derrière Gene Kelly dans la scène du mariage dans "Brigadoon" et vaguement au loin dans "The country girl" avec Bing Crosby et Grace Kelly". 


























En contrat avec Capitol de 1962 à 1965, pour quatre albums qui n'iront pas, en gros, nulle part, George se perdra à la fin des années 70 en France où il enregistrera une poignées de 45t dont les pochettes peuvent donner lieu à une idée collection. Mais musicalement, l'écoute prolongée de "Réveille-toi" ou "Mon pays c'est le soleil" peut entraîner des troubles irréparables, sachez-le ! 

Chronologiquement, nous pénétrons une autre dimension en découvrant que la deuxième personne, et première voix féminine à s'accaparer "Mr Lucky" est Sarah Vaughan qui en 1964 va consacrer l'intégralité d'un album à Henry Mancini. Il n'est pas impossible d'ailleurs que nous ayons découvert au même moment l'instrumental tiré de la BO de "Mr Lucky" et la version de la divine. Mais nos souvenirs sur ce point sont incertains et plus important, on s'en moque. Puisque plus rien n'importe dès que Sarah chante, non ? 






















Evidemment, là, nous ne sommes plus dans la sensation pop que tentait d'être George Chakiris mais dans la maîtrise absolue, la finesse, et le grave évidemment, sans parler du vibrato caractéristique qui nous donne toujours l'impression qu'une chanson interprétée par Sarah Vaughan est l'équivalent musical d'un tour de Grand-Huit, looping compris.

Et parlant de maîtrise, nous sommes plus qu'heureux de pouvoir enfin consacrer quelques lignes à Marilyn Maye, le secret le mieux gardé du show-business américain, enfin, jusqu'en 2008 quand à l'âge de 80 ans, miss Maye, qui chante professionnellement depuis 1946, connut ce qu'elle n'attendait plus : la célébrité. 
























































Chanteuse de big band, à la radio, puis de cabaret à Kansas city, Marilyn Maye enregistra quelques albums et fit plus d'une centaine d'apparitions à la TV américaine mais relativement en vain. On la connaissait vaguement mais pas assez pour qu'elle devienne une star. 

Et puis, peut-être parce qu'elle ne renonça jamais et continua sans cesse de se produire sur scène, à la fin des années 2000, on se souvint qu'elle existait et qu'elle était une chanteuse formidable. A 95 ans, en mars denier, elle a fait ses débuts sur la scène du Carnegie Hall. Avec un statut de légende. La vie, parfois, franchement...

mardi 30 juillet 2019

Le Quizz de l'été volume 4



















Comme chaque été, le Quizz du lundi prend sa forme estivale c'est à dire qu'il n'est plus question de rendre son identité à un invité ou une invitée mystère mais d'identifier un film à partir de captures qui en sont issues.

Si au départ, il n'y a pas grand monde sur les photos, plus les jours passent, plus elles se peuplent. 

Vous identifiez le film dès lundi, vous remportez trois points, deux points si vous parvenez à cela grâce aux indices du mercredi et un seul grâce à ceux du vendredi. En fin d'été, nous faisons le compte et couronnons la triomphatrice ou le triomphateur de l'été.



















Quant au Quizz de la semaine dernière, il s'agissait bien de "The Big Cube", le film de 1969 qui disait non au LSD et annonçait la fin de carrière un peu gênante de Lana Turner, ici torturée et droguée par sa belle-fille étrangement américaine mais à l'accent suisse allemand et l'horrible fiancé de celle-ci incarné par George Chakiris, dont la palette dramatique consiste à ricaner avant chaque réplique car c'est un jeune homme désabusé.

Les indices de mercredi ayant dû intervenir, c'est Nina qui reçoit deux points, tandis que Régina et Gatsby la devancent avec trois points chacun. Cela n'enlève rien à nos félicitations les plus sincères qui se seront pas servies sur un sucre.

Le suspense est à son comble. A vos cellules grises.








vendredi 25 août 2017

George Chakiris était l'invité de la semaine...


Mais voilà, c'est fini. De toutes les façons, à 82 ans, George a décidé de ralentir un peu et consacre désormais l'essentiel de son énergie à sa ligne de bijoux qu'il vend depuis des années et dans le monde entier. 

Avec un sourire en coin (George a toujours été très discret), il laisse sa place à... RuPaul qui nous accompagnera dès lundi. 


































Inutile de vous dire qu'il va y avoir du taffetas et du cheveu synthétique. 

Le trio du jour.


















Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux sinon mieux : Soyons-Suave est heureux de vous offrir George avec trois amies. 

George Chakiris est l'invité de la semaine.


































Et il vous dit bonjour.

jeudi 24 août 2017

George Chakiris est l'invité de la semaine.

















Et il vous dit bonsoir et à demain.

Le trio du jour.



















Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois instants cinématographiques où vous avez peut-être vu George Chakiris sans le savoir. 

Et ce trio permet également de jouer à "Où est Charlie ?", avec, par ordre d'apparition, "Les hommes préfèrent les blondes", "Brigadoon" et "Noël Blanc". 

George Chakiris est l'invité de la semaine.


































Et il vous dit bonjour !

mardi 22 août 2017

George Chakiris est l'invité de la semaine.

































Et il vous dit bonsoir et à demain.

Le trio du jour.








Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir une proposition en trois parties à laquelle il va être difficile de résister... "Mon pays c'est le soleil. Réveille-toi, je t'emmène en tango" !

Et quand vous serez arrivés, vous serez bien aimable de songer à envoyer une :






















Étrangement, les face B font plus haïku, non ?... "Piano bar in no heart's land, rappelle-toi fragments". 

George Chakiris est l'invité de la semaine.

































Et il vous dit bonjour !

vendredi 18 août 2017

Nana Mouskouri était l'invitée de la semaine...


































Mais hélas, c'est fini. De toutes les façons, c'était déjà extraordinaire de l'avoir avec nous pendant 4 jours, elle est si occupée. Elle nous quitte donc dans un vrombissement et sait qu'elle laisse "Soyons-Suave" entre de bonnes mains puisqu'elle sera remplacée dès lundi par George Chakiris. 

Mais dites donc... Chakiris... Chakiris... ce ne serait pas un peu grec aussi ? Le hasard, parfois...


dimanche 7 août 2011

La question du jour : est-il suave de traquer George Chakiris ?



Le bondissant George Chakiris, qui vogue sereinement vers ses 80 ans et se consacre depuis des années à la création de bijoux en argent (!!!) est et sera pour toujours Bernardo, le leader des Sharks de "West side story". Pour les amateurs de comédies en chanté, il est également et pour l'éternité Etienne des "Demoiselles de Rochefort". Et pour quelques suaves visiteurs, il est évidemment le très méchant trafiquant de LSD de "The big cube", le film qui permit à Lana Turner de connaître les joies des substances chimiques.

Débutant à l'âge de 14 ans comme figurant auprès de Katharine Hepburn dans "Passion Immortelle", il fallut exactement le même nombre d'années (14 donc) pour qu'enfin, en 1961, Hollywood et Robert Wise ne lui donnent sa chance. Il était grec, il explosera dans le rôle d'un porto-ricain : le cinéma est un monde sans frontière !


Est-ce à dire pourtant que pendant ces longues années, George Chakiris resta assis sous un pommier attendant son heure ou une révélation concernant les lois de la physique ? Bien sûr que non : il est sans doute l'homme qu'on vit le plus au cinéma mais au fond, perdu au milieu d'autres danseurs ou d'un décor, dans l'ombre d'aussi illustres personnalités que Cyd Charisse, Gene Kelly, Mario Lanza ou Debbie Reynolds.

Il est par conséquent assez excitant de se dire que, pendant que vous goûtez la suavité d'une comédie musicale tournée entre 1950 et 1960, George Chakiris peut apparaître à tout moment. Clignez des yeux et vous risquez de le louper. Soyez attentif et vous connaîtrez la même satisfaction que d'avoir retrouvé Charlie. En fait, Georges Chakiris est une permanente partie de cache-cache. Observons ensemble un célèbre exemple.


C'est Noël, vous avez cédé une fois encore à l'appel de "White Christmas", vous êtes peut-être un peu dérouté lorsque arrive le solo de Rosemary Clooney puisqu'il n'a rien à voir avec l'intrigue et repose sur une dizaine d'invraisemblances finalement sans importance lorsque soudain, il est là, tout de noir vêtu, l'oeil sombre et la démarche féline. Félicitations : vous venez de trouver George.







Sachant qu'il est possible de l'apercevoir dans "Brigadoon", "Meet me in Las Vegas", "Give a girl a break", "Caruso", "Les 5000 doigts du docteur T" ou "Une fille de province", vous voilà devant la perspective de nombreuses heures fort distrayantes, qui mettront à rude épreuve, votre sens de l'observation et votre cornée.

Nous ne pouvons évidemment pas nous quitter sans évoquer sa participation anonyme la plus célèbre : aux côtés de Marilyn dans "Les hommes préfèrent les blondes".


Vous avez 5m08 pour retrouver George. Et comme nous sommes suaves, voici un indice. Après tout nous sommes dimanche, autant être doux et surtout charitables...