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lundi 7 septembre 2026

Le trio du jour.























Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous saluer une dernière fois... cet été en tout cas. 

lundi 28 août 2023

Le trio du jour.






















Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois aventures olfactives dont nous ignorions tout jusqu'à hier.  

mardi 1 août 2023

Le trio du jour.




Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir Diahann et quelques ami(e)s poussant occasionnellement la chansonnette. 

vendredi 17 février 2023

La question suave du jour : doit-on croire la publicité ?

 



















Nous serions un peu prompt à l'oublier mais lors de son ouverture en 1952, l'hôtel casino Sahara, toujours en activité ce qui est également à signaler, inaugura l'ère des mamouths du divertissement qui transformèrent en quelques années, le désert du Nevada en enfer du jeu. Bien avant le Caesar palace, le MGM grand ou le Sands, ne parlons même pas du Tropicana, du Mirage ou du Bellagio, le Sahara proposa une piscine olympique, des attractions de première catégorie (Marlene Dietrich en exclusivité) et un décor à thème, pour faire simple : africain. 

Ceci explique d'ailleurs que la salle de spectacle de l'hôtel se nomme la Congo Room (vision africaine très globale donc, en non simplement nordiste) et que pour rester dans le coup au début des années 60, elle s'offrit même les Beatles, qui durent pourtant jouer au Convention Center de la ville, les 600 places de la Congo ne permettant pas de répondre à l'hystérie suscitée par ces quatre jeunes gens. 

N'étant pas forcément le premier nom qui vienne à l'esprit lorsqu'on pense célébrités en concert à Vegas, le Sahara promettait pourtant au début des années 70 qu'il y avait toujours une superstar dans ses murs, et même si certains noms ont depuis sombré dans l'oubli, retenons Sonny and Cher ou Johnny Mathis pour en être convaincus. Mais que nous révèlerait une enquête un peu poussée sur les têtes d'affiche du Sahara alors ? Voyons cela : 








Bon. De vieilles gloires MGM en panne de films (Donald O'Connor, Ann Blyth ou Jane Powell), des latin lovers (Fernando Lamas), des chanteuses perdues mais sur le chemin de la rédemption (Betty Hutton), des survivantes des big band des années 40 (Martha Raye) et des curiosités exotiques (Charo) : peut-on vraiment dire qu'il y avait en permanence une superstar au Sahara ?

Si nous ajoutons à cela qu'en ce moment même, le Sahara propose un spectacle "Magic Mike XXL" alors que le Caesar accueille Adele, le Resort Katy Perry et le Flamingo Wayne Newton (qui en est donc à son 50 000e show), nous pouvons en conclure que parfois, la publicité ne dit pas totalement la vérité. 

Sauf en de très rares exceptions...


lundi 12 juillet 2021

Et maintenant chantons !


C'est toujours l'été (surtout ne regardez pas par la fenêtre) et commence aujourd'hui notre deuxième saga musicale estivale consacrée à "I believe in you", alias "Je crois en toi" comme nous en reparlerons vendredi.  Hymne au boost d'ego parfois nécessaire, c'est dans le 17e épisode du "Judy Garland show" que nous avons pour la première fois fait la connaissance de ce qui allait devenir un des grands succès du début des années 60, ce que nous ne devions découvrir que bien plus tard. 

Le "Judy Garland show" ! Trois mots qui se suffisent à eux-mêmes et dont la simple prononciation ouvre des horizons infinis de suavitude. C'est d'ailleurs, et forcément, un programme dont nous vous parlons pratiquement depuis la création de "Soyons-Suave" avec notamment un épisode des suaves heures de l'Histoire Contemporaine dès l'été 2009. A retrouver ici

Quelques mots cependant pour nos suaves visiteurs sortis récemment d'un coma : de septembre 1963 à mars 1964, la chaine CBS produisit un show hebdomadaire autour de Judy Garland, qui jurait pourtant qu'elle ne ferait jamais régulièrement de télévision mais qui accepta cependant pour une seule et bonne raison : se retrouver enfin à l'abri du besoin (salaire de 30 000 $ par épisode) et éponger ses nombreuses dettes. Pour CBS, le programme fut un fiasco absolu et la chaîne annonça dès janvier que le show ne serait pas renouvelé. Pour Judy Garland, ce fut une épreuve de chaque instant. Mais pour le téléspectateur d'alors ou la personne suave d'aujourd'hui qui déciderait de se procurer l'intégralité de 26 épisodes disponibles en DVD, ce fut sans doute l'un des plus grands moments de la télévision américaine. Croyez-nous ! 




































Si nous nous attendons régulièrement à lire quelque part qu'une série est en préparation sur les coulisses du "Judy Garland Show", en vain jusqu'à aujourd'hui (Mais que fait Ryan Murphy ?), c'est que l'année que passa miss Garland chez CBS pourrait illustrer l'article "CHAOS" de n'importe quel dictionnaire. Malentendus, coups bas, renvois intempestifs de réalisateurs ou d'auteurs, démissions, batailles d'ego et menaces en tout genre, voilà ce qui accompagna ce programme dont la production est par ailleurs fort bien documentée. 

Vous lirez donc avec intérêt les deux ouvrages de référence consacrés au sujet, si vous les trouvez à un prix n'étant pas l'équivalent d'un organe au marché noir, à savoir "Rainbow's end" de Coyne Steven Sanders, qui vous donnera l'impression d'être sur le plateau au milieu des orages et "The other side of the rainbow" que Mel Tormé, arrangeur du show jusqu'à son renvoi brutal après l'épisode 22, écrira comme clairement une vengeance personnelle. C'est de loin le livre le plus épouvantable sur Judy que nous ayons lu. 




































































Mais revenons à ce "I believe in you" interprété en 1964 devant les caméras par Judy, Chita Rivera et Louis Nye et passons sur ce dernier qui fut l'un des innombrables comiques (dont l'humour aujourd'hui laisse un peu perplexe) que la radio et la télévision américaine produisirent dans les années 60. 

Toujours parmi nous et affichant fièrement ses 88 ans, en 1964, Chita Rivera est une étoile de Broadway mais dont la popularité peine à dépasser les planches et les écrans de télévision. Elle a été Anita dans "West side story" mais on lui a préféré Rita Moreno pour la version cinéma. Elle a également fait la création de "Bye Bye Birdie" mais c'est Janet Leigh qui reprendra son rôle lorsque la comédie musicale deviendra là aussi un film. 

Alors en attendant "Sweet charity", "Chicago" ou "Le Baiser de la femme araignée", elle enregistre des albums et fait de la télévision. Nous lui devons la rencontre avec "I believe in you" ou une fois encore, nous observons comment Judy s'écarte pour mettre ses invitées en valeurs. Une leçon. 





mardi 14 juillet 2020

Et maintenant chantons !



































Écrite on ne sait quand ni par qui mais gravée sur disque pour la première fois en 1931, "Maladie d'amour" devient un immense succès en 1948 lorsque Henri Salvador, jusqu'alors chanteur comique et membre des collégiens de Ray Ventura, l'enregistre sur son premier 78 tours, qui comprend également "Clopin clopant". Ce qui est assez savoureux puisque la composition de Pierre Dudan et Bruno Coquatrix sera également un immense succès pour Jean Sablon. 

Ahhhh, Jean Sablon ! Pendant des années, le Bing Crosby français et accessoirement le Rhett Butler (la moustache) de la libération était simplement pour nous un monsieur un peu trop souriant et aux cheveux un peu trop noirs pour être honnêtes, qu'on croisait à la tv dans des émissions de variétés, avec l'impression qu'il avait (ce qui n'était pas totalement faux) trois décennies de plus que tout le monde...  

Nous nous giflons aujourd'hui d'avoir songé "Tiens, on a sortit pépé" lorsque nous contemplons avec un respect gigantesque la carrière hallucinante du frère de Germaine, pour qui Cole Porter composa, qui fit salle comble pendant 40 ans de Rio à Beyrouth en passant par Sidney, qui accompagna les premiers pas de Carmen Miranda à Broadway et refusa tout contrat à Hollywood afin de pouvoir continuer à mener sa vie comme il le souhaitait, c'est à dire avec son compagnon américain Carl avec lequel il vécut ouvertement pendant 57 ans.

Et du coup, forcément, la première photo qui suit prend tout son sens. 



























Si la version qu'enregistre Jean Sablon de "Maladie d'amour" en 1950 ferait sans doute se lever quelques sourcils aujourd'hui (cultural appropriation, you know...), le crooner français va en tout cas beaucoup faire pour la popularité de la biguine martiniquaise puisqu'il se produit dans le monde entier et l'inscrit très vite à son répertoire sans fin.

Notons que c'est en créole qu'il choisit de l'interpréter, ce qui demeure un peu folklorique. A quand de véritables paroles en français ? Contrairement à ce qu'on peut lire à droite ou à gauche, ce n'est pas à Sacha Distel que l'on doit en 1957 la première "Maladie d'amour" en langue de Molière mais aux innombrables formations qui vont, la même année que Jean Sablon, c'est à dire 1950, faire résonner cet air dans l'hexagone.

L'exemple qui nous touche le plus est la version qu'en grave Bernard Hilda et son orchestre (à ne pas confondre avec Hilda Bernard, qui est une chanteuse argentine, quant par ailleurs Bernardo Hilda n'est autre que Bernard Hilda pendant sa période espagnole). Autre personnalité dont la vie est un appel au biopic, Bernard, né à Paris d'un père ayant fui les pogroms en Russie, va être élevé aux USA, puis revenir apprendre la musique à Paris et va devenir un des chefs d'orchestre les plus courus de la Libération et plus tard le monsieur musique de La Piste aux Etoiles.




































En 1950, Bernard Hilda officie dans l'un des plus prestigieux night-club de la capitale, le Dancing des Champs Elysées et a embauché comme chanteuse l'une de nos plus chères amies, Jane Morgan, qui commençait alors une carrière qui allait durer presque 40 ans.

Lorsqu'elle connaîtra enfin le succès dans son Amérique natale en 1957 avec une version en anglais du "Jour où la pluie viendra " de Bécaud, elle enregistrera dans la foulée des wagons de 33 tours dans lesquels Paris n'est jamais bien loin et se fera un plaisir de reprendre, évidemment, "Maladie d'amour", qui est entre temps devenu un tube international et un incontournable aux USA.

Mais ça, c'est pour demain. Aussi pour patienter, vite Jane et un Brushing !



dimanche 5 janvier 2020

Les très suaves heures de l'Histoire contemporaine : le jour où le FBI retrouva les souliers rubis.
























Le 4 septembre 2018, une certaine agitation gagne la presse du Minnesota qui s'entasse dans les bureau du FBI local en se demandant bien pourquoi elle a été convoquée en masse. L'attente sera de courte durée et c'est avec fierté pour les agents de l'Agence fédérale et effarement pour les journalistes qu'un voile noir se lève sur un coffret en plexiglas dévoilant son contenu : une paire de chaussures recouvertes de sequins couleur rubis. 

Après 13 ans d’enquête, le FBI n'est pas peu fier d'annoncer qu'il a enfin récupéré les fameux souliers portés par Dorothy dans le "Magicien d'Oz", volés en 2005 dans d'étranges conditions alors qu'ils étaient exposés au musée Judy Garland de Grand Rapids. Où étaient les chaussures pendant toutes ces années ? Le ou les voleurs ont-ils été arrêtés ? Pour l'instant les enquêteurs déclarent ne pas être en mesure d'en dire plus. Anticipons en précisant qu'aujourd'hui, tout ces éléments restent encore mystérieux. 

Mais soyez assurés que c'est une très belle histoire du weekend qui débute. 



















C'est donc le 28 août 2005 que commence, enfin presque, cette rocambolesque histoire lorsque le directeur du petit musée consacré à Judy Garland, situé dans sa ville natale de Grand Rapids, dans le Minnesota, et dans la maison dans laquelle elle grandit, constate avec effroi que durant la nuit, quelqu'un s'est introduit dans la pièce principale et a dérobé ce qui est le clou de l'exposition, les fameux souliers rubis qui permettent de rentrer chez soi lorsqu'en en claque trois fois les talons. 

Ce vol est une catastrophe absolue, non seulement parce que les "ruby slippers" sont une pièce unique, mais surtout parce qu'ils ne sont pas la possession du musée mais un prêt. Ils appartiennent en effet à un collectionneur privé, Michael Shaw, qui a accepté de les confier au musée le temps d'un été et après avoir pris soin de les assurer pour une valeur d'1 million de dollars. 

Appelée immédiatement, la police locale lève, lors de ses premières constatations, plus d'un sourcil : visiblement le ou les voleurs sont entrés par une porte qui n'était pas fermée. Les caméras de surveillance, exigées par le propriétaire, n'étaient pas installées et aucune alarme n'a retenti lorsque les chaussures ont été enlevées de leur socle. Bizarre, bizarre. 






































Si on soupçonne dans un premier temps le directeur du musée, et tous les membres du personnel, on s'intéresse également au propriétaire des chaussures qui aurait très bien pu être derrière le vol, afin de toucher l'assurance. Mais tout le monde ayant un alibi, on cherche ailleurs : de simples vandales ? Des malfrats locaux ? Un collectionneur prêt à tout pour obtenir les souliers ? C'est d'ailleurs cette dernière piste qui est longtemps privilégiée, tout ce qui touche au "Magicien d'Oz" étant hautement recherché et valant des fortunes. 

Les années passent, on s'active sans résultat, de plus en plus lassé par les innombrables pistes qui s'avèrent des voies sans issue. On drague des étangs lorsqu'une rumeur prétend que les souliers auraient été dérobés par des adolescents blagueurs, soudain effrayés par l'ampleur de leur geste et qui s'en seraient débarrassés. On rédige des mandats de perquisition, chaque fois qu'un témoin prétend avoir vu les chaussures chez un fan de Judy. 

Et on s'empare de la moindre paire vendue lors d'enchères réelles ou virtuelles, toutes prétendues authentiques et finalement toutes fausses, ce qui est assez facile à vérifier puisqu'il suffit de comparer les chaussures à l'autre paire dont on dispose : celle exposée au Smithsonian Museum de Washington. 


















Car, et c'est une surprise pour beaucoup, il n'existe pas qu'une paire de souliers rubis ayant réellement été portés par Judy Garland dans "The Wizard of Oz" mais au moins deux, et même trois, voire quatre et finalement sept, si on en croit les rumeurs. 

Tout cela est finalement assez logique et les archives de la MGM attestent de la chose : plusieurs paires ont été confectionnées en 1939, pour Judy, sa doublure, pour les plans d'ensemble et les gros plans. Particulièrement fragiles, il fallait prévoir les éventuelles détériorations des souliers en cours de tournage, des souliers taille 36 achetés blancs dans un magasin de Los Angeles et recouverts à la main, à la fois de sequins faits en France et de faux rubis pour le nœud central, en plastique et en verre. 

Et le point commun entre la paire volée et celle du Smithsonian, outre qu'elles soient toutes les deux authentiques, est un homme, Kent Warner, qui ajoute une extra touche de suavitude à cette histoire déjà incroyable. 


























Costumier de son état, Kent Warner n'aurait sans doute jamais laissé de trace dans les annales de l'histoire du cinéma s'il n'avait été contacté en 1970 par l'antiquaire David Weisz, qui venait de décrocher le contrat de sa vie : organiser la vente des archives de la MGM. Le mythique studio venait d'être acheté par l'homme d'affaire Kirk Kerkorian qui n'en avait pas grand chose à faire cinématographiquement parlant. Il voyait dans son acquisition un investissement immobilier, la MGM occupant des hectares dans Los Angeles. Mais avant de vendre les terrains il fallait se débarrasser des stocks de costumes et d'accessoires. Il allait donc tout vendre. 

Incapable, seul, de répertorier la masse invraisemblable des futurs lots, Weisz, l'antiquaire, confia donc à Warner, le costumier, la tache de réaliser l'inventaire des costumes en distinguant ceux qui pourrait rapporter de l'argent de ceux qui n'intéresseraient personne.

Warner passa donc des semaines dans les ateliers poussiéreux du studio, à faire des listes et des listes de robes, de manteaux, de chapeaux mais en prenant soin de mettre de côté, pour lui, des pièces qu'il jugeait dignes d'intérêt. C'est sur une étagère oubliée qu'il découvrit ainsi un jour 4 paires de souliers rubis, qu'il reconnut aussitôt. Il en conserva 3 et en remit une seule à Weisz, qui ignorait qu'il en exista d'autres. Le jour de la vente, la paire considérée comme unique se vendit 15 000 dollars, ce fut d'ailleurs le prix record de ces enchères, organisée sur le plus grand plateau de la MGM et qui marquèrent les débuts de collectionneuse de Debbie Reynolds.





















La paire exposée lors de la vente MGM de 1970 fut achetée par un groupe de financiers qui décidèrent en 1976 de la léguer au Smithsonian. Choix louable mais étrange lorsqu'en pense posséder une pièce unique. Choix logique en fait puisqu'en 1976, on savait désormais qu'il existait plusieurs paires de chaussures rubis. 

La nouvelle ne fut pas dévoilée par Warner, qui depuis 1970, vendait discrètement ses chaussures à des collectionneurs privés comme Michael Shaw, le futur propriétaire des chaussures volées à Grand Rapids et qu'il acquit pour 2500 $ mais par une institutrice de 72 ans, qui depuis 1940, possédait, elle-aussi, une paire de ruby slippers. Etudiante, Roberta Bowman avait participé à un concours organisé par La MGM dont elle remporta le deuxième prix : un exemplaire des chaussures du "Magicien d'Oz". 

Découvrant que les souliers vendus étaient annoncés comme une pièce unique, elle se présenta devant la presse afin de rectifier l'information. Elle devint aussitôt une célébrité locale, fut maudite par les acheteurs de la paire MGM et Weisz et décida finalement en 1988 de les vendre pour 165 000 dollars. L'acheteur les remit en vente en 2000 et il en obtint 660 000.






















Mais ne sommes-nous pas en train de nous perdre un peu ? Aussi faisons aussitôt un point nécessaire. Une paire de slippers fut donc achetée en 1970 puis offerte au Smithsonian. Une seconde, la paire Bowman, fut achetée puis revendue à un particulier. Kent Warner en vendit une paire à Michael Shaw, qui fut volée en 2005 et retrouvée en 2018. Peu de temps avant sa mort, en 2012, Warner en vendit une seconde paire pour pratiquement 2 millions de dollars, des acheteurs anonymes qui se révélèrent être Leonardo DiCaprio et Steven Spielberg qui l'offrirent au Musée du Cinéma de Los Angeles. 

Cela fait 4. Lors de la vente de sa collection, Debbie Reynolds dévoila une paire différente, dite la paire "arabe", voir ci-dessus, un temps envisagée puis finalement abandonnée par Fleming le réalisateur du "Magicien d'Oz". Elle l'avait obtenue discrètement de Warner, également en 1970, en marge de la vente MGM. Et cela fait 5. 

Et c'est alors qu'arrive le moment que nous préférons. Le 4 septembre 2018, le FBI, souvenons-nous, annonçait fièrement avoir retrouvé la paire volée à Grand Rapids, sans dévoiler comment l'Agence l'avait obtenue. Pour vérification, les souliers furent envoyés à Washington et comparés aux exemplaires exposés afin de les authentifier et là, stupeur. Si, en analysant la nature des sequins des chaussures retrouvées, on confirma bien qu'il s'agissait d'une paire MGM originale, on découvrit surtout que le pied droit de la paire de Shaw correspondait au fait au pied gauche de la paire du Smithsonian et inversement. 

Et personne n'avait réalisé avant cela qu'il y avait un problème ! 

  











Parfaitement organisée, la MGM avait pris soin de faire graver sous le talon d'une des chaussures, et non les deux, le numéro de la paire réalisée. La paire Shaw était la 7, celle du Smithsonian la 3, il y avait eu inversion des chaussures à un moment, sans doute lorsque Warner les avait subtilisées des étagères et voilà. 

Les exemplaires 1, 2, 3, 4 et 7 étant identifiés, il reste donc à découvrir où se trouvent les 5 et 6. Et qui a volé la paire de Shaw ? C'est finalement presque un  détail. L'important étant qu'une nouvelle paire vaudrait sans doute aujourd'hui autour de 6 millions de dollars. 

Et c'est suffisant pour rentrer chez soi. Ou bien aller où on veut, si vous voulez notre avis. Du moment qu'on suit la route de briques jaunes...