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lundi 12 août 2019

Le Quizz de l'été volume 5.


















Comme chaque été, le Quizz du lundi prend sa forme estivale c'est à dire qu'il n'est plus question de rendre son identité à un invité ou une invitée mystère mais d'identifier un film à partir de captures qui en sont issues.

Si au départ, il n'y a pas grand monde sur les photos, plus les jours passent, plus elles se peuplent. 

Vous identifiez le film dès lundi, vous remportez trois points, deux points si vous parvenez à cela grâce aux indices du mercredi et un seul grâce à ceux du vendredi. En fin d'été, nous faisons le compte et couronnons la triomphatrice ou le triomphateur de l'été.




































Quant au Quizz d'il y a 15 jours, il s'agissait bien de "Myra Breckinridge", la sulfureuse adaptation du non moins sulfureux roman de Gore Vidal qui coûta sa carrière à son réalisateur Michael Sarne, au pauvre jeune premier Roger Herren mais permit la rencontre improbable de deux sexe symboles que tout séparait : Mae West et Raquel Welch.

Nous pensons sincèrement que "Myra B." fait partie de ces films qu'il faut voir au moins une fois tant c'est une curiosité et qu'on devrait d'ailleurs projeter dans les écoles de cinéma, notamment les département scénarios lors du cours "Un script est-il vraiment nécessaire ? ".

Nos félicitations plus qu'émerveillées vont à Gatsby pour son sens de la déduction à nul autre pareil. Trois points donc, auxquels s'ajoutent les trois points déjà remportés. Gatsby 6, Régina 3, Nina 2. Mais quel été d'enfer. A vos cellules grises.


mercredi 10 mai 2017

La question suave du jour : Louise Dahl-Wolfe n'a-t-elle photographié que des robes ?


































Parce qu'elle vous a souvent accueilli en ouverture d'un numéro de "Soyons-Suave weekend", vous connaissez peut-être sans réellement la connaître la photographe Louise Dahl-Wolfe, qui depuis sa disparition en 1989, a cependant droit à des rétrospective de son oeuvre aux quatre coins de la planète. 

Il faut dire que, pionnière de la photographie de mode, elle enchaîna entre 1930 et 1960, 86 couvertures de magazines et produisit suffisamment de clichés pour alimenter plus de 600 pages terriblement suaves, d'Harper's Bazaar à Vogue. Et au passage elle signa la première séance de la jeune Lauren Bacall qui la conduisit droit à Hollywood dans les bras de Bogart. 







































Mais à ses heures perdues entre un shooting près de Palm Springs ou sur la butte Montmartre, Louise ne détestait pas sortir son appareil et immortaliser quelques personnalités vaguement connues, histoire, supposons-le, de donner un léger coup de pouce à leur carrière. 

Et vous conviendrez de l'efficacité de la chose puisqu'il nous semble qu'on entendit effectivement parler après cela de Mae West, Coco Chanel, Colette, Orson Welles, Balenciaga ou Bette Davis. 







































Donc pour répondre à la question du jour, non, Louise Dahl-Wolfe ne photographia pas que des robes (et des chapeaux et des manchons et des gants opéra). 

Elle photographia même des penderies avec elle dedans, ce qui est un des plus extraordinaires et touchants autoportrait que nous connaissons... chez les femmes qui portent de l'imprimé léopard, bien entendu. 


lundi 27 mars 2017

dimanche 13 octobre 2013

Les très suaves heures de l'Histoire Contemporaine : le jour où Mae West vit rouge.






















En juillet 1952, Mae West, âgée de presque 60 ans et disparue des écrans depuis une petite dizaine d'années, fut l'invitée d'honneur de la base navale de Groton, dans le Connecticut et du Ministère de la Défense américaine, afin de participer au lancement d'un équipement militaire qui ne lui était pas inconnu : un gilet de sauvetage portant son nom. 

Parcourez n'importe quelle biographie, même sommaire, de l'actrice et vous tomberez irrémédiablement sur ce détail fort suave : pendant la seconde guerre mondiale, les soldats britanniques et américains prirent l'habitude de nommer leurs vestes gonflables des "Mae West", jugeant qu'ainsi équipés, ils ressemblaient à la silhouette inimitable de la blonde originelle. 
















Evidemment, l'examen de photos d'époque montre qu'affublés de leur Mae West, les officier de la Royal Air Force ne ressemblaient pas vraiment à la comédienne mais on peut comprendre ce qui les incita à utiliser ce surnom, qui fit aussitôt entrer Mae West dans le dictionnaire ce qui la mit en joie comme l'indique la lettre qu'elle envoya aussitôt à la RAF. 

En 1952, le gilet de sauvetage n'était donc plus une nouveauté et si on invita l'actrice dans le Connecticut, ce fut pour assister au lancement de la version rouge-orangée, destinée à remplacer le modèle jaune qui sauva bien des vies (dont celle de l'ancien président Bush père) dans l'Atlantique ou le Pacifique. Découvrant la nouvelle couleur, Mae West s'écria que cela rendait encore plus évident le choix de son nom, elle-aussi aimant pouvoir être vue de loin. 























Ce qui peut surprendre dans cette histoire est finalement qu'on songea à Mae West en 1941 pour surnommer un gilet, alors qu'elle avait déjà 48 ans et venait d'apparaître sur la liste des "poisons du box-office" par les exploitants de salles américains, comprenez les stars hollywoodiennes dont les films ne rapportaient plus un dollar et sur laquelle se côtoyaient Marlene Dietrich, Fred Astaire et Joan Crawford. 

Mais c'est oublier que Mae West ne fit rien comme tout le monde et fut définitivement une exception à Hollywood, signant son premier contrat à 40 ans et devenant dans la foulée la mieux payée du monde ! En 1933, elle gagnait 10 fois plus que Cary Grant qui, il est vrai, débutait alors une carrière dont il ne savait pas qu'elle allait être fort longue. 



















Ne serait-ce qu'en 1937, Mae West devint un canapé pour Dali et une bouteille de parfum pour Schiaparelli, flacon auquel Jean-Paul Gaultier doit sans doute rendre hommage chaque jour et qui vient par ailleurs d'être relancé en édition très limitée. 

Malgré son âge, malgré sa nature et ses problèmes avec la censure (ou peut-être grâce à eux), en ce début des années 40, Mae West continuait d'incarner la féminité dans ce qu'elle avait de plus voluptueux. Scrutez les génériques de l'époque : pas une actrice n'arrivait à la hauteur de ses courbes. 


































Ce que Mae West ne sut probablement jamais concerne la bataille qui opposa Andrew Toti et Alvin Markus dans la paternité du gilet gonflable. Le second travaillait pour l'armée et déposa le brevet en 1928. Le premier vendit le même brevet mais cette fois équipé de scratches en 1935 et c'est lui que le président Bush décora pour services rendus à la nation américaine. 

Il est aujourd'hui reconnu que c'est à Alvin Markus que Mae West doit son entrée dans le dictionnaire, tout comme le monde entier doit à Toti la machine à plumer les poulets, mais ce qui nous éloigne quelque peu du cinéma. Mae West, elle, se moqua bien de qui fit quoi. Lorsqu'on lança le gilet rouge, elle en fut encore la marraine et quand on adapta pour les écrans la vie de ce soldat sauvé par un "Mae West" et incarné par Kevin Dobson en 1976, on lui demanda de signer la veste. 



















La seule inauguration à laquelle Mae West ne fut pas invitée se déroula dans les années 40 lorsque l'association des parachutistes américains décida de donner également son nom à un phénomène désagréable : la toile qui se met à former deux dômes et pousse à un atterrissage d'urgence. 

On imaginait mal en effet l'actrice se prêter à la célébration d'un problème technique. 






















Les dômes de Mae West ne furent jamais, eux, un problème.

mercredi 28 novembre 2012

samedi 24 septembre 2011

Cache-cache : saurez-vous retrouver Mae West ?



Gagné ! Elle était dans son lit ! Car oui c'est un lit et c'est d'ailleurs la thématique de la journée.