Ce n'est pas parce que c'est le weekend qu'il ne faut pas faire un effort. Liza montre l'exemple et propose l'option "C'est tout bête mais c'est Warhol".
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samedi 20 décembre 2025
vendredi 12 juillet 2024
Et maintenant chantons !
Puisque nous voilà déjà vendredi, il est plus que temps de clore cette saga mais pas avant de vous avoir proposé nos versions favorites de "You stepped out of a dream", qui, mais ce n'est sans doute pas un hasard, vont toutes loucher vers la version initiale puisqu'elles possèdent unanimement une touche latine.
Et la première à s'avancer est incontestablement une femme Soyons-Suave, la délicieuse Lana Cantrell, une de nos premières amies dont nous partagions le 6e album datant de 1969 dès 2012 et dont le lien de téléchargement est toujours en activité, à notre grande surprise. Vous pouvez le retrouver ici et de là rebondir sur le billet consacré à la guerre des Barbra Steisand à laquelle Lana participa accidentellement à la fin des années 60.
Car Lana fut "la Barbra australienne". Après 6 albums enregistrés en moins de 4 ans, elle devint avocate et abandonna plus ou moins la musique. Elle est aujourd'hui âgée de 80 ans et si vous vous interrogez sur le rapport avec Streisand, voilà. Et en live s'il vous plait :
Peggy Lee, elle, ne fut jamais autre chose que Peggy Lee : 70 ans sur les planches, chantant, composant, jouant occasionnellement la comédie, jusqu'à sa disparition en 2002. Et il n'y a guère que Cher pouvant rivaliser avec sa particularité d'avoir eu un numéro 1 dans chaque décennie de sa très longue carrière.
En 1960, date de sortie de ce "Latin ala Lee", Peggy est la reine de Capitol Records, pratiquement la reine du show-business américain, rendant fou de jalousie Frank Sinatra qui ne comprenait pas comment elle pouvait transformer chaque album en succès, même lorsqu'elle décidait d'enregistrer de vieux standards à la sauce latine. Sa version "une soirée en Andalousie" ne fut pas un triomphe mais nous sommes très heureux de l'accueillir parmi nous. Et oui, nous reprendrons un verre de sangria.
Il nous était enfin impossible de ne pas achever cette semaine par autre chose que la version qu'offrit au monde en 1996 Liza Minnelli, et que nous avons souvent fait écouter à nos amis souhaitant une illustration du "too much". Liza est parfaite, d'ailleurs tout l'album est formidable, mais ces choeurs ??! Ces choeurs, suaves visiteurs, devraient être étudiés dans toutes les écoles de musique du monde, et entreraient dans un musée si cela ne dépendait que de nous.
Et avec cette merveille s'achève notre saga "You stepped out of a dream". Il ne vous reste plus, si vous le souhaitez évidemment, qu'à récupérer tout ce que nous avons entendu depuis lundi. Et compléter ainsi votre collection de compilations monomaniaques.
Et pour télécharger autant de bonheur, normalement, vous savez comment faire.
lundi 4 novembre 2019
La fin du Quizz de Mirabelle.
Mais quel talent ! Quelle perspicacité ! Quelle rapidité ! Oui Jérôme, notre inconnue chapeautée et enveloppée dans ce qui pouvait passer pour une tente Quechua était bien Lucille Ball dans "La Roulotte du plaisir" et nous sommes certains que les indices n'ont été d'aucune aide dans votre victoire sans appel.
Recevez donc, oh fidèle parmi les fidèles, notre admiration sans borne ainsi que nos félicitations humides. Car ne cachons pas avoir versé une larmichette en découvrant votre victoire. Vous la méritez. Bravo !
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| La tente Quechua est en fait doublée... |
Sorti en 1954 et adapté d'un roman de Clinton Twiss, qui ne verra jamais sur grand écran l'adaptation de son plus grand succès de librairie puisqu'il décédera quelques semaines avant la sortie du film, "The long long trailer" permit aux distributeurs étrangers de proposer leur propre vision du projet puisqu'il s'appela "La roulotte du plaisir" en France, "12 mètres d'amour" en Italie et "Lune de miel agitée" au Brésil.
Si nous ajoutons que lors de sa sortie en France, le roman fut titré "C'est du billard", nous avons potentiellement affaire à un cas problématique.
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| Toujours la tente Quechua, pourtant l'un des 43 costumes de Lucille |
Dans le même état d'esprit, lorsqu'en 1967, on fit poser Vincente Minnelli, le réalisateur du film devant les affiches de ses films emblématiques, nulle trace de la "Roulotte", qui fut pourtant l'un de ses plus grands succès commerciaux (plus de 4 millions de recettes, excellent chiffre en 1954) et dont le tournage restait un excellent souvenir aux dires de son autobiographie. Il demeura d'ailleurs fort ami avec Lucille Ball et Desi Arnaz.
Quel mystère donc entoure "The long long trailer" pour qu'en l'envisage, au mieux, comme une sympathique série B, au pire comme une erreur dans la longue et brillante carrière du papa de Liza ?
Le regard un peu condescendant jeté généralement sur "La roulotte" est peut-être dû au fait que dans la filmographie de Minnelli, le film est coincé entre "Tous en scène" et "Brigadoon", auxquels il ne peut en aucun cas être comparé (non, vraiment, même en essayant très fort) et qu'il ne met pas en scène Cyd Charisse mais Lucille Ball, déjà croisée par Vincente dans une séquence d'anthologie de "Ziegfeld follies" en 1945 mais dans laquelle elle ne chantait ni dansait mais faisait claquer un fouet.
Là encore, même en essayant très fort, il est difficile de comparer Lucille et Cyd, pour la simple raison que l'une est beaucoup plus drôle que l'autre.
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| Oh Liza ! |
"The long long trailer" est peut-être finalement regardé par beaucoup comme un très riche couscous garni où chacun des participants aurait ajouté son ingrédient favori sans qu'il fasse forcément partie de la recette originale.
Par exemple, il semble évident que la MGM ait tout fait pour mettre sa patte sur chaque fragment de pellicule, afin que personne n'ignore que le film était avant tout une production Metro et non un film Desilu, la société de production de Lucille et Desi qui produisait notamment leur triomphe télévisuel "I love Lucy". Difficile de faire plus MGM que les seconds rôles Marjorie Main et Keenan Wynn qui sont à l'écran environ 2mn. On recycla même la bande son du "Bal des sirènes" pour quelques séquences comme celle où Lucille et Desi achètent leur caravane.
Dans un autre genre, Minnelli lui même semble s'être relativement bien amusé en s'offrant quelques clins d'oeil : Lucille et Desi s'arrêtent en plein carrefour mais devant un cinéma affichant "The Band Wagon", le porche qu'ils détruisent en tentant de se garer en marche arrière appartient à un ancien décor du "Chant du Missouri" et le film que raconte Lucille en pleine ascension périlleuse d'un col n'est autre que "Lame de fond", le film noir réalisé en 1946 par Minnelli.
Et Lucille et Desi Arnaz dans tout cela ? Un peu anxieux à l'idée de faire avec ce film leur première apparition sur grand écran, ils s'assurèrent juste que leur public de télévision ne soit pas trop perturbé. Lucille fait donc de nombreuses galipettes, Desi chante tout de même une chanson (c'est sa profession première) et Philip Morris, sponsor de leur show télé est omniprésent dans le film. Buvez un shot de ce que vous voulez à chaque apparition d'une affiche pour la marque de cigarettes et vous ne verrez pas la fin du film.
Nous laissons aux spécialistes de Minnelli le soin de vous expliquer en quoi "The Long long trailer" reste un film du maître. Il s'agit en tout cas d'une comédie burlesque bien moins innocente qu'il n'y paraît, à l'issue de laquelle vous souhaitez vraiment du mal aux deux protagonistes, ce qui n'arrive pas si souvent dans un film hollywoodien des années 50.
Et la tente Quechua nous demandent soudain quelques amateurs des costumes signés Helen Rose et du camping sauvage ?
Elle se vendit 16 000 dollars lors de la vente de la collection Debbie Reynolds ce qui en fait le produit le plus cher que vous puissiez trouver chez Decathlon. Mais en plus suave. En beaucoup plus suave, bien évidemment.
lundi 6 mai 2019
mercredi 23 janvier 2019
Le Brushing du jour.
Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette neuf cent trentième édition, Liza with a Z présente le modèle intitulé "On verra si ça me plait".
lundi 17 septembre 2018
samedi 21 janvier 2017
Et maintenant dansons !
La touche Brazil sans laquelle un weekend n'est pas vraiment suave se souvient qu'un jour de 1968, Liza Minnelli entra dans un studio avec le compositeur et guitariste Luiz Enrique, enregistra 3 bossa nova et les rangea presque aussitôt dans un placard.
samedi 6 février 2016
C'est le weekend : soyons musical !
Suaves visiteurs, les mp3 du weekend sont très heureux en ce samedi de vous plonger dans un de nos genres favoris : les albums "new sound" ou "new sounds" dont nous vous avons déjà, à maintes reprises, montré la suavitude inégalée.
Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas fait leurs devoirs : un album "new sound" est la tentative parfois désespérée, parfois magique, d'une vedette confirmée du microsillon mais officiant dans, au choix, la variété, le jazz ou la comédie musicale, de coller brusquement à l'actualité en enregistrant un disque entier de "tubes" qu'apprécient les jeunes.
Particulièrement répandu dans les années 60 et découlant directement de la panique causée chez deux ou trois générations d’interprètes par la "British invasion", un album "new sound" se reconnait à quelques éléments :
le titre tout d'abord, "New sound", "hits of today", "sings for the young", en gros n'importe quoi avec "new", la pochette, un peu psychédélique ou au contraire très low profile et le répertoire, au moins deux reprises des Beatles, un Burt Bacharach, un ou deux Stevie Wonder et un Simon and Garfunkel, généralement "The sound of silence".
Concluons ce préambule : en 1966, l'album "Strangers in the night" de Sinatra était new sound puisque pratiquement aucun des compositeurs retenus par Frankie et Burt Karmpfert le producteur n'étaient nés avant 1900. Ce fut un triomphe et la renaissance d'Old blue eyes.
En 1979, le "disco album" d'Ethel Merman était on ne peut plus new sound mais marqua, dans un double effet qu'on pourrait qualifier de kiss cool, la fin définitive de la crédibilité d'Ethel et son entrée, pour ceux qui en doutait, au panthéon des idoles camp.
Quid de ce weekend alors ? Eh bien, comme nous vous l'annoncions, nous sommes très heureux de vous proposer un des albums "new sound" les plus curieux que nous ayons entendus, le "New feelin" enregistré en 1970 par Liza Minnelli.
Nous nous sentons très magistraux aujourd'hui donc nouveau petit point : en 1970, Liza Minnelli n'a pas encore incarné Sally Bowles dans "Cabaret", elle est détentrice d'un Tony pour son rôle dans la comédie musicale "Flora the red menace" et est déjà assise sur 5 albums qui ont un point commun, ils sont tous été des échecs.
Pour résumer, le public adore Liza sur scène, à Broadway ou aux côté de mère à Londres, à la télévision mais se moque totalement de la chanteuse qui enregistre pourtant des albums très contemporains, collant à son âge ; elle a à peine 25 ans. Elle a beau chanter du Randy Newman ou du John Denver, du Bacharach ou du Paul McCartney, personne n'achète.
Ayant déjà épuisé la maison de disque Capitol et désespérant à présent A&M, cette dernière décide de laisser à Liza une ultime chance. On la place donc entre les mains d'un producteur qui n'a jamais rien fait, on lui donne comme consigne de faire ce qu'il veut puisque après, on laissera tomber la fille de qui on sait et on enferme tout le monde en studio. Le résultat, ce sera cela :
L'idée de Rex Kramer, le producteur et petit ami du moment de la chanteuse est assez jubilatoire : puisqu'on se moque de Liza chantant du contemporain, faisons-lui enregistrer des très vieilles choses mais avec des orchestrations actuelles. Voici donc un très bel exemple de "new sound" inversé, à l'image de l'album des Andrew Sisters qui pour relancer leur carrière en 1958, enregistreront un disque uniquement composé de chansons des années 20 !!!
Dans "New Feelin'", Cole Porter devient donc soul, Gershwin groovy et Johnny Mercer motown ! C'est évidemment un peu surprenant à la première écoute mais ça marche. Pour la première fois depuis son premier 45 tours, Liza se classe dans le top 200, à la 158e place d'accord, mais quand même.
Il ne vous reste plus qu'à découvrir ce surprenant album dont la liste de lecture apparaît lorsque vous cliquez sur l'image ci-dessus et qui s'agrandit. Vous y découvrirez même le premier enregistrement de "Maybe this time", bien avant que la chanson soit intégrée à la BO de "Cabaret" deux ans plus tard.
Et pour télécharger cette nécessaire dose de groove et de n'importe quoi au format zip, vous savez comment faire.
samedi 2 mai 2015
Vous n'allez tout de même pas sortir en cheveux ?
Ce n'est pas parce que c'est le weekend qu'il ne faut pas faire un effort. Liza Minnelli montre l'exemple et propose l'option "Transparence".
vendredi 31 octobre 2014
mercredi 2 juillet 2014
lundi 16 juin 2014
17 fois Cécile Cassard ?
Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 8 fois un ex patient de la clinique Betty Ford, ce sera déjà hautement satisfaisant et prouvera que la cure, ça marche.
Enfin presque...
En fait non.
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