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lundi 29 juin 2015

17 fois Cécile Cassard ?







































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois Tura Satana, ce sera déjà hautement satisfaisant. 

lundi 25 juillet 2011

La fin du Quizz de 20100COQ1



20100 a-t-il été trop suave ? La pose était-elle trop iconique ? Notre renversée de la semaine dernière était bien Tura Satana et c'est Jérôme qui la démasqua en quelques heures à peine. Nous compatissons à la tristesse passagère de Céline et Pauline, tout cela n'a visiblement été qu'une question de timing.

Mais c'est bien l'Anonyme qui l'est beaucoup moins qui voit son nom en noir sur gris cette semaine sur Soyons-Suave et reçoit son poids à vie en fruits et légumes. Jérôme, nous tenons à ce que vous restiez en pleine santé.



Peut-on réellement s'appeler Tura Satana ? Bien sûr que non, pas plus qu'il n'est possible d'imposer Soyons-Suave comme prénom composé à l'état civil. La future vixen de Russ Meyer est née Tura Yamaguchi, nom aussi prometteur que ses origines japonaises, cheyennes et irlandaises. Avant que Satana ne devienne une évidence, Tura fut miss Japan Beautiful, un temps Galatée, évoluant des photos de charmes au circuit des danseuses exotiques, croisant sur sa route Harold Lloyd, grand amateur de nu et de 3D et Elvis Presley, grand amateur de tout.

Cheveux de jais, oeil de biche, attitude intimidante, sans doute accentuée par sa parfaite maîtrise du karate, Tura Satana était surtout une silhouette, sans doute difficile à promener lorsqu'on est adolescente mais définitivement un atout lorsqu'on envisage de passer une partie de son existence en balconnet. Saluons la perspicacité de Billy Wilder qui lui offrit l'une de ses premières apparitions sur grand écran en prostituée dans "Irma la Douce", glorifions Russ Meyer qui dans "Faster, Pussycat! Kill ! Kill !" en fera en déesse, en cuir, indomptable, furieuse : une légende.



Portant aussi bien le bikini que le Brushing ou les kimonos coutures, Tura Satana, avec 10 petits films et documentaires à son crédit, est pourtant parvenue à susciter un réel culte, dont l'ampleur fut évidente lors de l'annonce de son décès le 4 février dernier à l'âge de 72 ans. Russ Meyer certes, actrice soit, Tura était surtout une reine du Burlesque dont finalement peu de représentantes ont réussi à passer l'épreuve du temps.

A moins que vous ne soyez grand collectionneur de photos coquines ou amateur de culture underground, et en grande majorité nord-américain, le Burlesque reste sans doute un mystère, peut-être parce qu'il réussit difficilement à s'exporter en dehors des Amériques et que "Tournée" de Matthieu Amalric ou les effeuillages de Dita Von Teese, en donnent une vision assez floue. De quoi est-il finalement question ? De strip-tease ? Pas exactement. De danse ? occasionnellement. D'érotisme ? Visiblement ! Une fois écrit cela nous tournons un peu en rond. Visiblement le Burlesque, c'est un peu tout cela et bien plus. Le plus étant laissé à l'appréciation de chacun.




Elles sont pourtant suaves ces figures majeures ou mineures de cet "âge d'or du déshabillage" (nous disent les spécialistes), ayant compris qu'un accessoire bien choisi résout bien des problèmes et qu'un peu de tulle est toujours apprécié. De Gypsy Rose Lee dont la vie devint une comédie musicale à la climatiquement agressive Tempest Storm, avouons notre préférence pour Lily St Cyr, capable de jouer de n'importe quel instrument dans n'importe quelle position.

Depuis quelques années on nous annonce le retour du Burlesque, cela s'appelle le New Burlesque et sa reine indisputée en est Dirty Martini. L'adjectif nous alertant de la nouveauté de la chose est le bienvenu car effectivement, c'est toujours suave mais semble-t-il plus exactement la même chose. Heureusement le Brushing est toujours là. Nous nous y retrouvons.


lundi 28 mars 2011

La fin du Quizz de Céline de la Saga.



Nous le sentions depuis quelques semaines et ne savons pas encore comment le formuler avec précision mais le Quizz du Lundi ne serait-il pas en train de s'ouvrir à de nouveaux horizons ? Pour sa première apparition, Céline de la Saga proposait un athlète au dogue que Dsata démasqua avec une facilité frôlant l'indécence. Une nouvelle Claire, Anne et Woky de retour parmi nous pour notre plus grande joie firent de leur mieux mais quid des piliers du Quizz ? Une nouvelle ère on vous dit ! Ahhh, ça fouette le sang toute cette nouveauté.

En attendant, Dsata en reconnaissant Harold Lloyd sans lunette marque sa seconde victoire en quelques semaines. Elle voit donc son nom en noir sur gris sur Soyons-Suave et reçoit nos félicitations ainsi que notre admiration, sentiment dont elle est depuis longtemps assurée.


Il est toujours amusant de réaliser que sans un accessoire aussi banal que des verres correcteurs, l'un des plus célèbres visages du cinéma peut retourner dans l'anonymat complet. Pionnier du septième art, Harold Lloyd travailla avec Thomas Edison et Hal Roach, produisit plus de 200 films entre 1914 et 1947, lui assurant une place aux côtés de Chaplin et Keaton au Panthéon des génies comiques américains.

Sa gloire pâlissant avec l'arrivée du parlant, il subsista quelques années, devint producteur de dramatiques radiophoniques avant de se retirer à la suite du catastrophique "The Sin of Harold Diddlebock" en 47, produit par Hawks et réalisé par Preston Sturges, étrange film reprenant des images d'anciennes productions de Lloyd mêlées à de nouvelles séquences, projet supposé rendre hommage à la carrière du comique et qui se solda par un échec et un procès que Lloyd intenta à Hawks pour avoir terni à jamais son image.


Désormais éloigné des plateaux, Lloyd consacra la presque totalité de son temps libre à sa passion de l'image, en travaillant par exemple à la mise au point du procédé Technicolor et en réalisant plus de 300 000 clichés photographiques, dont une bonne partie dédiée à la nudité et à la 3D, ce qui semble logique quand on est associé à une paire de lunettes.

On doit à Lloyd quelques séries fort suaves mettant en vedette Betty Page ou Tura Satana et qui parurent dans les magazines spécialisés de l'époque mais sans forcément en divulguer l'auteur. On comprend pourquoi ce n'est qu'en 1992 que sa fille décida d'exposer au grand jour l'intérêt de son défunt papa pour le nu artistique en relief.



Appelons-en pour finir à nos suaves visiteurs : il nous semble bien avoir lu/vu/entendu que les fameuses lunettes d'Harold avaient terminé leur carrière sur le très joli nez de Colette Brosset, épouse de Robert Dhéry, co-créatrice de la troupe de Branquignols et avec laquelle le comique s'était lié lors du triomphe des Branquignols à Broadway. Avons-nous rêvé ? Quelqu'un est-il en mesure de confirmer ce qui n'est peut-être qu'un mirage ? Un suave mirage en tout cas.