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vendredi 24 juillet 2026

Le trio du jour.




 












Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous prouver que John Gavin était totalement détendu sur ses tournages. 

lundi 8 octobre 2018

La fin du Quizz de Nina et Ivan.




















Reprenons en gros où nous vous avons laissés brutalement la semaine dernière et célébrons la victoire de Céline qui s'est donnés bien du mal pour rendre à Susan et Gregory leurs identités. Puisqu'il s'agissait bien d'eux dans "Les Neiges du Kilimandjaro".

Il eut été facile, comme ce fut pratiquement le cas, de se précipiter sur Ava Gardner, ce qui n'est pas poli, convenons-en, sur Ava ou quiconque d'ailleurs. Céline fut fine, Céline fut rapide et réactive, mais n'est-ce pas parce que Céline est Céline. Encore bravo donc, et salves d'applaudissements. 



































Sorti en 1952, réalisé par Henry King, produit par Zanuck et évidemment adapté de la nouvelle d'Hemingway, "Les Neiges du Kilimandjaro" fut le plus gros succès de l'année et une des nombreuses adaptations de ses oeuvres que Papa ne vit jamais, ce qui est potentiellement un mensonge puisqu'il déclara un jour, au détour d'un entretien, que la meilleure prestation dans ce gigantesque spectacle tourné aux quatre coins du monde, avait été donnée par une hyène lors d'une scène de brousse. 

Hemingway était sans doute alors sous une quelconque influence et sans doute n'était-il pas encore aussi copain avec Ava, qui devait être, rêvons un peu, une formidable partenaire de tournées de comptoirs.



































"Les Neiges du Kilimandjaro", malgré tout considéré comme un classique, semble cependant diviser les cinéphiles qui le trouvent, c'est selon, beaucoup trop long et ennuyeux ou au contraire éblouissant et épique. 

Il met par contre d'accord les admirateurs de Susan Hayward qui déclarent unanimement  que le film était indigne d'elle et que de jouer les seconds couteaux derrière Ava Gardner n'était pas à la hauteur de son statut. Sans doute, sans doute...



















Mais enfin n'oublions pas que ce film permet également d'admirer l'énigmatique mais enchanteresse Hildgarde Knef dans ce qui sera pratiquement son dernier film américain, la jeune actrice et chanteuse ayant enfin compris qu'il ne se passerait jamais rien de bien excitant pour elle à Hollywood. 

Elle rentra donc en l'Europe où entre la France, l'Angleterre et l'Allemagne, elle poursuivit une très honnête carrière jusqu'à sa disparition en 2002 à Berlin. 



































Et Gregory Peck vous dites-vous peut-être ? Eh bien saluons-le, et avec lui la saharienne d'avant YSL en annonçant que son ensemble fort seyant multipoches et intégrant de très jolies cartouchières s'est vendu récemment pour plus de 3500 dollars lors d'une vente aux enchères. 

Et le chapeau coordonné ? Malheureusement nous n'avons pu retrouver sa trace. Mais nous cherchons, croyez-le bien. 



lundi 18 juin 2018

17 fois Cécile Cassard ?







































Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 7 fois un toast à votre santé, ce sera déjà hautement satisfaisant. 

Et maintenant une semaine de Volvic ! 


vendredi 25 mars 2016

La question suave du jour : la trompette est-elle un accessoire indispensable ?








































Alors en elle-même, non, la trompette n'est évidemment pas un accessoire indispensable, on la croise d'ailleurs assez peu sur les trottoirs et elle était totalement absente des derniers défilés à Milan et New York. 

Mais lorsque vous interprétez "Mame" dans la comédie musicale du même nom de Jerry Herman, alors là, oui,  autant être à l'aise du piston parce que c'est totalement incontournable. Et pour une raison fort simple : c'est sur l'affiche. Et personne ne voudrait décevoir un spectateur amoureux des cuivres clairs. 



































Et on la retrouve même avec la poupée presque officielle, c'est dire son importance...

lundi 30 mars 2015

La fin du Quizz d'Ivan.
















Et c'est au moment où on s'y attend le moins que surgit soudain un anonyme, sûr de lui, au raisonnement imparable. Et donc oui, mystérieux visiteur, l'homme à l'imper dans sa gondole était bien Cliff Robertson dans "The honey pot", film ô combien suave de 1966 et de Mankiewicz. 

Alors même si cela claque moins qu'un patronyme déclaré, ami(e) Anonyme, vois ton nom en noir sur gris cette semaine sur Soyons-Suave et reçois nos plus chaleureuses félicitations. Nous te tutoyons. En fait nous ne savons pas pourquoi. 

















Si "The honey pot" alias "Guêpier pour trois abeilles" a, il faut le dire, un peu vieilli, certaines choses demeurent et lui confèrent encore aujourd'hui un charme particulier. Déjà il y a Venise, et nous pourrions pratiquement nous arrêter là, d'autant que nous avons déjà précisé qu'il s'agissait d'un film du divin Joseph. 

Mais comment ne pas évoquer ce casting étourdissant, ce "what a cast !" qui jaillit alors que défile le générique... Rex... Susan... Capu... (oui, nous l'appelons Capu)... Maggie... et Edie Adams, que nous aimons plus que de raison. 




































Edie est d'ailleurs plus grande que les autres, ce qui n'est que justice. 

Et Cliff donc, qu'on peut avoir tendance à oublier au milieu d'un tel firmament. Mais justement, n'est-ce pas là un trait caractéristique de la carrière de celui qui nous quittait en 2011, un jour seulement après son 88e anniversaire et après avoir ressuscité grâce à Spiderman ? Prenons un exemple à l'aide de "Love has many faces" que nous aimons presque autant qu'Edie Adams. 




















Dans "Love has many faces" donc, Cliff embrasse Lana Turner, il séduit Stephanie Powers, porte du blanc au soleil et arbore un bronzage en tout point parfait. Et ? 

Nous avons beau faire un effort, nous l'oublions systématiquement au profit de Lana, certes, mais également de Hugh O'Brian. 

































Une histoire de taille de ski sans doute...

mercredi 23 octobre 2013

La fin du Quizz de Claire.



















Suaves visiteurs, bouleversons nos habitudes et avouons immédiatement ce que nous ne comptions vous annoncer qu'en fin de journée : nous allons lâchement vous abandonner pendant une semaine et ce, à partir de ce soir. 

Comme nous serons encore absents lundi prochain, il ne nous semblait pas suave de vous laisser dans un suspense insoutenable, aussi voilà : le chignon tourbillonnant appartenait bien à Bette Davis et lançons qu'il s'agit d'une victoire collective. Nina a lancé des initiales, Céline de la Saga Bette Davis et Mo', enfin, a donné le tiercé dans l'ordre. Assisterions-nous à la création d'une coalition anti-Quizz ? 












La chose était bien extraite (nous parlons de la capture d'écran mais il en va de même pour la perruque) de l'extraordinaire "Where love has gone" de Edward Dmytryk, qui, en 1964, ne cherchait même pas à cacher qu'il n'était qu'une adaptation, à peine déguisée, de l'affaire Johnny Stompanato. 

Cheryl Crane, fille de Lana Turner, venait d'assassiner l'amant mafieux de sa maman. Dans "Where love has gone", la fille de Susan Hayward trucide l'amant peu recommandable de sa mère indigne, une traînée, comme elle l'avoue elle même. 














Il serait amusant de connaître le nombre de spectateurs qui, en 1964, crurent assister à la nouvelle production de Ross Hunter, tant "Where love has gone" en possède tous les signes caractéristiques : budget pharaonique, costumes de Edith Head, cast principalement féminin et ayant globalement dépassé la quarantaine, suffisamment de laque dans les cheveux de tout le monde pour ajouter une fissure à la couche d'ozone et l'atout vintage inévitable. Ici, nous parlons de Bette Davis. 

Ajoutons que le scénario, adapté du roman du même nom, se moque d'être vraisemblable et n'hésite pas à y aller franchement : Susan est une artiste moderne et délurée donc elle ne peint pas mais soude, Mike Connors n'est pas heureux car son épouse est nymphomane donc il devient alcoolique et surtout, Bette Davis est la mère de Susan Hayward alors que dans la vie seules neufs années les séparent donc elle arbore un chignon argenté. 























Nous reviendrons prochainement sur ce film tant il est miraculeux et tant l'inimitié entre les deux stars féminines fit les gros titres mais savourons le fait que, si, dans "Where love has gone", Bette Davis pouvait se targuer d'avoir eu son portrait, Susan prit sa revanche trois ans plus tard dans "La vallée des poupées". Et nous pouvons supposer en voyant le résultat qui, des deux, jugea judicieux d'acheter le-dit tableau à la fin du tournage. 

Ajoutons pour finir que Susan prit un avantage conséquent sur sa rivale le temps d'un tournage grâce à un accessoire pourtant généralement réservé à Joan Crawford. 


































Ne jamais mésestimer le potentiel suave de la hache; jamais !