Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux : "Soyons-Suave en vacances" est heureux de vous offrir trois documents officiels.
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lundi 13 août 2018
mercredi 11 juillet 2018
Le trio du jour.
Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, "Soyons-Suave en vacances" est heureux de vous offrir Line et trois suaves amis.
lundi 31 mars 2014
lundi 23 décembre 2013
17 fois Cécile Cassard ?
Non, 17 fois Cécile Cassard, ce serait trop. Contentons-nous de 9 fois Liberace, ce sera déjà hautement satisfaisant.
samedi 12 janvier 2013
C'est samedi : soyons musical !
Rien de tel qu'un début d'année pour prendre un nouveau départ et tenter de changer ce qui n'était pas jusqu'alors à votre goût. Les mp3 du weekend, eux-aussi, ont décidé de suivre cette logique et vous proposent de découvrir un homme nouveau, un homme différent, un homme désormais sans piano et chandelier : Liberace, période 1970.
Si l'auto-proclamé "Plus grand pianiste du monde" a su depuis longtemps trouver sa place sur nos pages, il n'avait pas encore eu l'occasion de se faire entendre ce qui peut sembler paradoxal. Mais l'image surpassant bien souvent le son avec celui qui nous intéresse aujourd'hui, nous attendions sagement l'album qui délaisserait momentanément Chopin et nous prouverait une bonne fois pour toute que Liberace est suave.
Avec une carrière commencée à la fin des années 30 et un sacre absolu dans les années 50, Liberace, qui fut sans doute l'homme le plus avisé du show-business américain, comprit dès la fin des années 60 qu'un piano, quelques bougies et des variations classiques ne suffiraient plus à vendre des brouettes de disques.
Commence alors une période pop, qui ne durera pas très longtemps mais au cours de laquelle le changement est là et déjà sous nos yeux : Liberace n'est plus en queue de pie, il aime désormais le mobilier design et les chemises psychédéliques. Il va même jusqu'à disparaître de ses pochettes ce qui est une révolution.
La comparaison entre ses productions de 1967, 1968 et 1969 et celle de, par exemple, 1958 ci-dessus est imparable : Liberace a changé.
Il ira jusqu'à le proclamer dans l'album qui nous intéresse aujourd'hui, sorti en 1970 et portant le titre sans appel de "A brand new me". Voici donc venu le temps de découvrir un Liberace que nous ne connaissions pas, qui aime les Beatles, les numéro 1 des hit-parade et donc Burt Bacharach, forcément Burt Bacharach.
Quel régal, suaves visiteurs, que ce "Brand new me", pop, jeune et frais, qui s'adaptera à n'importe quel moment de votre journée, qui saura vous émouvoir et vous faire pouffer affectueusement dès que le piano s'emballe, qui vous prouvera qu'un homme nouveau est forcément intéressant et qu'on peut, même si on pensait le contraire, aimer follement Liberace, selon les pistes de lecture suivante :
1. A brand new me
2. Raindrops keep fallin' on my head
3. Parks and recreation
4. Holly Holly
5. Here, There and Everywhee
6. Footprints on the moon
7. Something
8. Traces
9. Judy Blue eyes
10. Na Na Hey Hey Kiss him goodbye
11. Mixed emotions
Et pour télécharger tout cela au format zip, vous savez comment faire.
dimanche 30 septembre 2012
La promenade du dimanche.
Puisqu'il n'est pas conseillé de rester une journée entière entre quatre murs et que l'air frais est en tout point salutaire, "Soyons-Suave Weekend" vous propose d'aller vous aventurer dans de nouvelles contrées, découvrir d'autres suaves horizons.
Le dernier numéro de Vanity Fair dévoilant enfin les premières images officielles du téléfilm "Behind the candelabra" dans lequel Michael Douglas, tout toupet dehors, incarne Liberace et Matt Damon, superbement perruqué lui aussi, son chauffeur/secrétaire/amant/gigolo, peut-être est-il temps de prendre un cour de rattrapage en Liberace, en vous rendant rapidement sur l'extraordinaire "Bob's world of Liberace" qui est, semble-t-il, le site le plus vaste sur l'homme le plus suave du show-business américain.
Ce qu'il y a d'extraordinaire avec le monde de Liberace d'après Bob, ce sont les multiples catégories auxquelles nous n'aurions pas forcément pensé. On y trouve des photos, des affiches, des couvertures de magazines, des programmes, des partitions, mais aussi des bijoux, des poupées, bref tout ce qui, un jour, put se faire en l'honneur de celui que ses amis appelaient "Lee", et donc que nous appellerons dorénavant... Lee.
C'est suave, un rien inquiétant, cela donne envie d'allumer des bougies et de se mettre au piano. Une fin de dimanche idéale en somme...
vendredi 8 juin 2012
Le Brushing du jour.
vendredi 23 mars 2012
Liberace présente le dernier Instant Fourrure de la saison.
mercredi 28 septembre 2011
vendredi 24 décembre 2010
La question suave du jour : qui va forcément encore passer sa journée en cuisine ?
lundi 29 novembre 2010
La fin du Quizz de l'Anonyme


Moins de deux heures, voilà ce qu'il aura fallu à Charlus80 pour deviner que derrière cette main offensée et ce regard offusqué se cachait bien Maureen O'Hara, notre dernière invitée mystère. Saluons la proposition de notre Maharanée, Claire, qui en suggérant Rondha Fleming dut sans mettre notre gagnant sur la voie de la rousseur. Mais le Baron du Quizz fut le plus rapide : il voit donc, comme il se doit, son nom en noir sur gris, cette semaine, sur Soyons-Suave et reçoit nos sincères félicitations.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Quizz de l'Anonyme n'était que la seconde apparition de miss O'Hara parmi nous. Nombreuses sont pourtant les raisons qui auraient dû en faire l'une de nos héroïnes récurrentes : un talent inné pour le technicolor, une photogénie remarquable, une carrière exemplaire et un franc parlé savoureux : qui avez-vous par exemple déjà entendu dire des choses négatives sur James Stewart à part elle ?
Peut-être est-ce son "irlandaisitude" un peu pesante qui nous a empêché d'y penser plus souvent en dehors de la Saint Patrick : d'accord elle est née à Dublin et s'appellait FitzSimons, d'accord elle a trouvé dans "L'homme tranquille" son rôle le plus emblématique, mais était-il pour autant nécessaire d'enregistrer sur disque ses ballades irlandaises favorites, de compiler dans un livre de cuisine ses recettes irlandaises préférées, d'être à vie la marraine de la parade irlandaise de New-York... Maureen O'Hara n'était pas que rousse : une voix lyrique rarement exploitée, un talent pour les affaires redoutable et par ailleurs la première femme à diriger une compagnie d'aviation aux USA, la sténo-dactylographie dans le sang (apprise à Dublin dans ses jeunes années) ce qui en fit la secrétaire officieuse préférée de John Ford.
Toujours bon pied bon oeil à 90 ans passés depuis août dernier, Maureen O'Hara reste cependant dans nos coeur dès que l'on évoque le scandaleux magazine Confidential et le procès qui secoua Hollywood en 1957 et dont elle fut l'unique héroïne. Crée à New York en 1952 par Robert Harrison, Confidential bâtit son éphémère mais fulgurant succès en secouant la capitale du cinéma par des articles résolument crus et disant clairement ce que les journalistes potiniers de Los Angeles ne faisaient qu'insinuer. Aidé en cela par un fabuleux réseau d'informateurs armés de magnétophones miniatures et d'appareils photo infra-rouge, Confidential livra pendant 5 ans les secrets les plus inavouables des stars qui avaient toujours la possibilité d'étouffer dans l'oeuf les articles à venir en payant très chers les originaux. Délation et chantages, cela devait évidemment se finir un jour devant les tribunaux.
Alors que les cibles préférées du magazine (Marilyn Monroe, Ava Gardner, Lana Turner, Frank Sinatra ou Errol Flynn) laissaient dire, en 1957, Dorothy Dandridge décida d'attaquer Confidential, qui se vendait alors à plus de 4 millions d'exemplaires, après un article racontant ses aventures nues dans les bois en compagnie d'un serveur blanc d'un casino du Lake Tahoe. Encouragé par cette audace, Liberace porta plainte à son tour pour diffamation : il aurait harcelé sexuellement un attaché de presse, rapidement rejoint par Maureen après les révélations d'une supposée partie de jambes en l'air au premier étage du cinéma Grauman de Hollywood.
Il suffit parfois d'une petite entaille pour créer une hémorragie : ce furent bientôt plus d'une centaine de stars qui défilèrent chez leurs avocats, jusqu'à ce qu'un procès public soit organisé et que les mêmes stars retirent mystérieusement leurs plaintes. Un procès impliquait des témoignages à la barre devant les journalistes du monde entier et finalement, plus personne ne trouvait judicieux de venir s'expliquer sur des faits pour la plupart véridiques. Hollywood se vida, atteint d'une soudaine envie de vacances hawaiiennes ou de tournages en Europe. Véritable Jeanne d'Arc, Maureen O'Hara, après que Dorothy Dandrige et Liberace aient réglé cette affaire hors tribunal contre quelques grosses poignées de dollars, se retrouva donc seule devant le juge, le 4 septembre 1957. Accompagnée de ses avocats, de ses frères et même de sa soeur religieuse venue expressément d'Irlande, l'actrice n'eut qu'à exposer son passeport prouvant qu'elle était aux dates supposées en Espagne pour que son cas soit réglé. Elle demandait 2 millions de dommages, il n'y avait plus qu'à attendre la verdict.
Le système judiciaire américain imposant qu'un jury prenne ses décisions à l'unanimité ce qui ne fut pas le cas après deux semaine de délibérations dans un hôtel de luxe de Los Angeles, le procès fut ajourné mais Hollywood avait compris que la menace Confidential était réelle. Après de lourdes pressions sur le procureur général, les dirigeants des studios parvinrent à faire condamner le magazine à une amende de 5000 dollars, pour publication d'articles obscènes (ce qui le priva de distribution par la Poste) et à l'interdiction de parler de cinéma dans ses pages. Robert Harrison réorienta son journal vers la politique puis le vendit : l'orage était bien passé et les heures des scandales terminées.
En bonne catholique, Maureen O'Hara ne pouvait avoir fait ce que Confidential avait révélé et on ne sut jamais combien elle toucha réellement pour le préjudice causé. En bonne catholique elle se maria également 3 fois. Parce que nous sommes suaves nous n'en dirons pas plus. mais parce que nous sommes encore plus suaves que vous ne l'imaginez voici l'article de Confidential. Ne dites rien. Cela nous fait plaisir.
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