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dimanche 29 septembre 2013

La promenade du dimanche.

Puisqu'il n'est pas conseillé de rester une journée entière entre quatre murs et que l'air frais est en tout point salutaire, "Soyons-Suave weekend" vous suggère d'aller vous aventurer dans de nouvelles contrées, découvrir d'autres suaves horizons. 










Depuis le temps, peu de choses devrait encore parvenir à nous surprendre et pourtant, il n'y a pas une semaine sans que le monde merveilleux d'Internet ne parvienne à nous prouver que c'est bel et bien la plus belle invention humaine depuis celle de la machine à laver. 

La curiosité du jour s'appelle "Call on Dolly" et est consacrée à toutes ces femmes (et pas que...) qui eurent un jour la joie ou l'inconscience d'interpréter le rôle principal de ce mastodonte qui ouvrit ses portes à Broadway le 16 janvier 1964 : "Hello Dolly". 






































L'auteur du site, Richard Skinner, peut vraisemblablement être considéré comme le plus grand spécialiste mondial de "Hello Dolly", à tel point que la Dolly éternelle, Carol Channing, avoue l'appeler quand elle oublie un détail concernant le show dans lequel elle passa, pourtant, pratiquement toute sa carrière. 

Vous saurez donc tout sur Dolly Gallagher Levi, qui la joua, quand, pour combien de temps et vous vous souviendrez surtout que Ruth Gordon fut la Dolly originale, dans la pièce "The Matchmaker" qui inspira la comédie musicale. 






















Il semblerait que "Call on Dolly" ait été au départ conçu comme le site supposé accompagner la sortie de l'ouvrage de Richard Skipper sur le même sujet. Nous avons cherché, nous n'avons rien trouvé. Encore un coup du syndicat des imprimeurs, c'est sûr...

lundi 10 mai 2010

La fin du Quizz



Le dernier Quizz nous place dans une situation particulière puisqu'il est tombé par deux fois le même jour mais nous sommes les seuls à le savoir. A 22h58 jeudi dernier, Tom Peeping nous proposait la réponse mais se rétractait alors qu'à 23h53, soit presque une heure plus tard, Woky démasquait à son tour l'inconnue et maintenait son choix. Woky ne savait pas pour Tom, Tom ignorait que Woky était en embuscade. Nous seuls étions au courant. Que faire?

Notre règlement (disponible sur simple envoi d'une demande avec timbre pour la réponse) est intraitable : c'est la publication maintenue en ligne qui officialise la fin du Quizz : hourra donc pour Woky qui voit son nom en noir sur blanc sur Soyons-Suave et nos excuses à Tom qu'une trop grande exigence a fait chuter si près du but.


Notre inconnue aux arums (merci encore Divine) était donc bien Ruth Gordon, photographiée par l'inimitable Cecil Beaton en 1929 pour la page théâtre de Vanity Fair, alors que ses prestations sur les planches étaient en train de l'enfermer dans des rôles de jeunes premières éthérées pour ne pas dire franchement cruches, à des années lumières de Maud ou de l'intrigante voisine de Mia Farrow dans "Rosemary's Baby". Il est finalement heureux que des carrières ne décollent pas : malgré un contrat à la MGM en 1930, Ruth Gordon n'y tourna aucun film pendant 10 ans et c'est naturellement qu'elle se consacra à l'écriture, accouchant avec l'aide de son second mari Garson Kanin de scénarios pour George Cukor, parmi lesquels "Madame porte la culotte" pour Hepburn et Tracy.

Une femme qui aime un caniche royal est forcément notre amie.

En recevant son Oscar pour "Rosemary's Baby", Ruth Gordon remerciera l'assemblée en déclarant qu'il est toujours encourageant pour une jeune actrice de recevoir un prix. Elle avait alors 70 ans. Qu'avait-elle fait entre temps ? Du théâtre, créant de nombreux rôles et collectionnant les nominations aux Emmy, comme en 1955 où elle fut la première Dolly Levy dans la pièce qui devait inspirer la future comédie musicale "Hello Dolly", faire de Carol Channing une star de Broadway et amener Barbra Streisand à ne plus chanter à l'écran. Finalement on imagine qu'il est fort suave de démarrer véritablement une carrière cinématographique à l'âge de la retraite : moins d'enjeux, moins de stress et moins d'envie de botox.


Mariée jusqu'à sa mort avec le même homme, le seul scandale dans la vie de Ruth Gordon fut qu'en 1942, lorsqu'elle épousa Garson Kanin, il avait 16 ans de moins qu'elle. Rions donc bruyamment en parcourant les articles sur ce "nouveau" phénomène des femmes cougars. Décédée en 1985, elle eut peut-être le temps d'apprendre qu'au Royaume-Uni, les camionneurs punaisaient à tour de bras ses posters dans leurs véhicules. Ruth Gordon venait d'être élue playmate de l'année. Renseignements pris, il semblerait qu'il se soit agi d'un homonyme. En tout cas ses posters sont toujours en vente. Et on peut même se les procurer sous forme de puzzle.

L'autre Ruth Gordon, plus à l'aise au tennis que son aînée.