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samedi 2 mai 2015

La promenade du weekend.

Puisqu'il n'est pas conseillé de rester un weekend entier entre quatre murs et que l'air frais est en tout point salutaire, "Soyons-Suave Weekend" vous suggère d'aller vous aventurer dans de nouvelles contrées, découvrir d'autres suaves horizons. 






















Autant le dire tout de suite, le site "Poor Michelle" est une des choses les plus drôles sur lesquelles nous sommes tombés récemment, tout en étant guère charitable, il faut le dire. Consacré à la chanteuse Michelle Williams, le seul fait que vous soyez éventuellement en train de vous demander "Michelle qui ?" justifie, dans une certaine mesure, la nécessité de son existence. 

Michelle Williams, qui porte le même nom que l'actrice... Michelle Williams, fut de 2000 à 2005, date de leur séparation, un des membres des Destiny's Child, aux côtés de Beyoncé et de Kelly Rowland. Beyoncé est aujourd'hui une star de la taille de Jupiter, Kelly Rowland a mis sur orbite quelques hits et est relativement présente dans les médias. Reste donc Michelle, qui possède tous les attributs de la sacrifiée, de celle qui doit pleurer tous les jours la fin de son groupe, de celle dont on ne peut que dire : "Pauvre Michelle".


































Avec une cruauté très réjouissante, "Poor Michelle" tente de nous démontrer qu'en fait, et pratiquement dès le début, Michelle Williams n'avait aucune chance et était condamnée à retomber dans l'obscurité relative dans laquelle elle se trouve aujourd'hui, en tout cas comparée à ses deux anciennes collègues.

Et en parcourant des articles de presse, des captures de vidéos ou de simples photos, on réalise rapidement que Michelle semble être celle qui ne tourne jamais la tête du bon côté, qui n'a pas droit à un podium quand tout le monde est juché, est sans complexe éliminée des photos ou reçoit sur son visage les étiquettes de prix. 







Sorte de Pierre Richard en plus gospel, Michelle Williams est définitivement le vilain petit canard, celle sur laquelle le pot de fleurs va tomber, une miss Poisse que les auteurs du site imaginent embarrasser plus que légèrement ses deux acolytes.

C'est en fait l'impression de voir se rejouer la terrible ascension de Diana Ross et la chute progressive de toutes ses consoeurs. Mary Wilson, d'accord. Mais Cindy Birdsong, quelqu'un ?





















Si vous vous sentez l'âme malicieuse, vous vous réjouirez des découvrir des pages et des pages de "Pauvre Michelle". Nous y avons passé des heures, puis quelques minutes à culpabiliser. 

Mais il est si bon de rire que parfois, la méchanceté peut être suave. A condition de faire amende honorables évidemment. 



Michelle, nous achetons de ce pas ton quatrième album solo (déjà ?). 

vendredi 17 février 2012

La question du jour : est-il suave de ressusciter une idole ?


Ce n'est que dans quelques semaines que nous pourrons enfin, après la presque totalité de la planète, découvrir la Marilyn de Michelle Williams, décrétée, sur les affiches du film en tout cas, meilleure performance de toute sa carrière. Incarner Marilyn ce n'est pas rien et ajoutons : redonner vie à une icone est une entreprise risquée.

Avant d'accepter un tel défi, Michelle a-t-elle pris le temps de rencontrer certaines de ses consoeurs qui, avant elle, avaient tenté de relever ce pari suicidaire ? S'est-elle renseignée sur les conséquences d'une telle entreprise ? A-t-elle seulement le numéro de téléphone de Loni Anderson ?

Même s'il est trop tard, investiguons cependant, cela pourra toujours servir à quelqu'un, à partir des cinq remarquables exemples que voilà :

1. Cheryl Ladd est Grace Kelly en 1983.


Deux ans après la fin de "Drôles de dames", il sembla judicieux à quelqu'un, non seulement de produire un téléfilm de 90mn sur la vie de Grace Kelly mais surtout d'en confier le rôle principal à Kris Monroe, c'est à dire à Cheryl Ladd. La légende prétendant que le produit finit fut montré à la véritable princesse, peu de temps avant sa mort, afin d'obtenir son accord, on comprend pourquoi l'ensemble est très inoffensif et à la limite de l'Harlequin.

Ressemblance : malgré la blondeur et la robe à double bretelle, Cheryl Ladd ressemble, ironiquement, bien plus à Tippi Hedren qu'à sa rivale hitchcockienne.

Booster de carrière : presque nul. Cheryl Ladd devint une des reines des mini-séries jusqu'à obtenir à nouveau un rôle récurent 20 ans plus tard dans "Las Vegas" de 2003 à 2008.



2. Lynda Carter est Rita Hayworth en 1983.


En 1983, Rita Hayworth était déjà très malade, aussi n'eut-elle sans doute jamais l'occasion de savoir que sa vie était en train de devenir un téléfilm avec Lynda Carter, à la recherche d'un nouveau souffle depuis l'arrêt de "Wonder Woman". Se concentrant sur les amours malheureuses de Gilda, "The love goddess" permit surtout à Lynda de porter l'une des premières paires de lentilles colorées jetables.

Ressemblance : un peu floue.

Booster de carrière : nul. Lynda Carter est et restera Wonder Woman.



3. Loni Anderson est Jayne Mansfield en 1980.


Décédée en 1967, Jayne Mansfield était depuis longtemps (toujours ?) dans l'ombre de Marilyn lorsqu'un producteur décida, en 1980, de la remettre dans la lumière. Un temps rôle le plus convoité de la télévision, il échoua entre les bras de Loni Anderson pour d'évidentes raisons, laquelle eut le privilège d'être une Jayne assez convaincante face à un Arnold Schwarzenegger débutant.

Ressemblance : plutôt spectaculaire.

Booster de carrière : confirma à Loni que son physique était son meilleur atout dramatique. Elle le promènera au cours des années 80 et 90 et lui fera rencontrer Burt Reynolds dont elle fut l'épouse pendant 5 ans.



4. Sherilyn Fenn est Liz Taylor en 1995.


Après plusieurs tentatives avortées, 1995 fut l'année où, enfin, la vie de Liz Taylor devint un téléfilm qui, étant donné les innombrables péripéties jalonnant la vie de Cléopâtre, aurait facilement pu être envisagé en mini série. 210 minutes tout de même, c'est malgré tout bien peu pour évoquer les mariages, les mariages, les divorces et les mariages. Inutile de préciser que les cures de désintoxications sont à peine évoquées.

Ressemblance : Sherilyn Fenn EST Elizabeth Taylor.

Booster de carrière : aurait dû mais n'a pas pu. Révélation de"Twin Peaks", félicitée pour "Liz", le cas Sherilyn Fenn reste un mystère. Elle tourne actuellement un téléfilm sur le Bigfoot.



5. Jennifer Love Hewitt est Audrey Hepburn en 2000.


Pour ses admirateurs, Audrey Hepburn n'aura connu que 7 années de tranquillité entre son décès en 1993 et la sortie de "The Audrey Hepburn story", officiellement le téléfilm le plus détesté et critiqué de l'histoire de la télévision américaine. Les raisons d'une telle haine se résument en 3 lettres : JLH, Jennifer Love Hewitt, ancienne héroïne de la série "la vie à 5" et chanteuse fort réputée au Japon.

Ressemblance : c'est peut-être le plus gros problème.

Booster de carrière : catastrophique. JLH connaîtra une longue traversée du désert avant de se décider à murmurer à l'oreille des fantômes dans "The Ghost whisperer", 2005-2010.



Au vu de ces exemples, ressusciter une idole semble donc potentiellement très dangereux.

Michelle Williams, qui, ne l'oublions pas, vient de la télévision où elle officia pendant 5 ans dans la série "Dawson", peut cependant se réjouir que "My week with Marilyn" soit un film et non un téléfilm. Evidemment, il y a toujours des exceptions : "Harlow", "Valentino" et ne parlons pas de "Gable and Lombard" mais dans l'ensemble, la fatalité semble moins s'acharner sur le grand écran que la petite lucarne.



Et puis surtout, Michelle Williams semble intelligente. Elle a été très claire : il n'a pas été question pour elle de chercher le mimétisme à tout prix mais plutôt de proposer dans "My week with Marilyn" sa vision de l'actrice.

Nous ne pouvons qu'attendre fébrilement en nous contentant des quelques minutes offertes gracieusement par la production. Une chose est en tout cas certaine : Michelle est parfaite en Marilyn, ce qui doit peut-être donner quelques sueurs à Noami Watts qui l'incarnera également dans l'adaptation du roman de Joyce Carol Oates, "Blonde". Pour quelqu'un dont la vie n'avait jusqu'alors été adaptée qu'à la télévision, deux films en 3 ans, c'est plutôt suave, non ?