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lundi 27 février 2023

Le Brushing du jour.


 


















Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette mille soixante et unième édition, Mitzi Gaynor présente le modèle intitulé "Hydrogène". 

lundi 2 décembre 2019

La fin du Quizz de Gatsby.























Eh bien ! Eh bien ! Eh bien ! Que d'agitation pour une demi-jambe, comme on dit dans le monde merveilleux de l'épilation, une cheville, un mollet et la naissance d'un genou qui appartenaient bien à Zizi Jeanmaire dans "Anything goes", une de ses rares incursions à Hollywood lorsqu'elle se prénommait encore Renée et que les américains préféraient Jeanmaire. 

Kranzler, vous qui n'êtes jamais très loin des Quizz, voyez cette semaine votre nom en noir sur gris et  recevez comme il se doit nos félicitations et nos remerciements pour avoir mis fin à ce qui pouvait devenir un suspense insupportable. Bravo et donc merci ! 



































Production Paramount de 1956 réalisée par Robert Lewis qui avait pourtant fort à faire entre sa carrière d'acteur mais surtout celle de metteur en scène à Broadway ("Brigadoon") et de créateur de l'Actor Studio, "Anything goes" incarne par bien des aspects ce que furent les dernières comédies musicales de l'âge d'or hollywoodien : des tentatives un rien désespérées de prolonger une magie qui s'était déjà envolée depuis quelques années. 

Si jusqu'au début des années 50, ils suffisaient aux studios de réunir de grands talents afin qu'ils donnent naissance à un spectacle inoubliable (pensons MGM et "Chantons sous la pluie" par exemple), à partir du milieu de la décennie, l'impression qui domine est davantage celle d'une sorte de cuisine du placard : voyons ce que nous avons en stock et comment tout cela peut s'organiser. 

"Anything goes" propose donc des chansons de Cole Porter mais pas que et pas non plus le livret du spectacle original de Broadway, un crooner, Bing Crosby donc des chansons un peu molles, un joyeux comédien danseur, Donald O'Connor donc des numéros sautillants et deux danseuses averties, donc des solos tout en jambe. 




On pouvait raisonnablement penser que la Paramount ne se ferait pourtant pas prendre deux fois au même piège puisque déjà en 1936 et déjà avec Bing Crosby, le studio s'était essayé à une transposition sur grand écran de la comédie musicale de Cole Porter qui avait été un triomphe à Broadway lors de sa création en 1934. 

Les paroles de Cole Porter étant parfois un peu trop sophistiquées et souvent un peu trop provocatrices, de nombreux lyrics avaient alors été modifiés, certaines chansons purement et simplement coupées, ce qui avait amené les critiques à proclamer que le film n'avait aucun intérêt, si ce n'est de pouvoir voir sur grand écran Ethel Merman qui avait eu, pour une fois, la possibilité de reprendre son rôle au cinéma. 

On est donc parfois un peu sot à Hollywood. Le film de 1956 est tout autant anecdotique que celui de 1936 et c'est donc sur scène qu'il convient d'aller fredonner "You're the top", "I get a kick out of you" ou évidemment "Anything goes". Nous avons vérifié : absolument toutes les reprises sur scène du show furent des triomphes, en 1987 avec Patti LuPone, en 2011 avec Sutton Foster (qui repartit avec un Tony) et même à Londres en 1935, le spectacle qui permit aux britanniques de faire la connaissance de la française Jeanne Aubert, immortelle créatrice par ailleurs de "Mon cul sur la commode", une amie.





  






























Ah, on nous signale un autre échec : la version télévisée de 1954 avec Ethel Merman, encore elle, et Frank Sinatra, qui fut un cauchemar de production tant les deux stars se détestèrent durant le tournage. 

Mais Zizi dans tout cela ? Sa présence au générique du film Paramount s'explique par son séjour alors à Los Angeles et la tentative d'une carrière américaine, commencée grâce à Howard Hugues en 1952 pour "Hans Christian Andersen et la danseuse", la comédie musicale à Broadway "The girl in pink tights" et le succès d'une certaine Leslie Caron, sous contrat avec la MGM et qui prouvait que le public pouvait aimer une jeune femme au cheveux très courts avec une prédilection pour les pointes. 

Ajoutons que Roland Petit, responsable de la carrière de Leslie Caron, était depuis 54 l'époux de Zizi et un chorégraphe très en demande à Hollywood. Il était donc sans doute plus pratique de travailler au même endroit. Comprenant finalement que la capitale du cinéma n'avait pas grand chose à leur offrir, Zizi et Roland rentrèrent en France avec le succès que l'on sait. 






































L'Amérique connut donc une courte période de "folie Jeanmaire" : couvertures de magazines, enregistrements de disques, premières, reportages et publicités, qui prouvaient que, comme toute danseuse et sportive de haut niveau qui se respecte, Zizi choisissait avec attention ses cigarettes. Elle revint occasionnellement aux USA avec ses propres shows, chorégraphiés, évidemment, par Roland Petit et lors d'une reprise de "Cancan" sur scène en 1981. 

Mais alors que nous nous demandons comment va Zizi à l'approche de ses 96 ans, deux petites choses rigolotes. En épluchant le programme de "The girl in Pink tights", créé à Broadway en 1954, nous avons découvert dans la distribution deux noms qui allaient être fort connus : le jeune Gregory Hines et la soprano Marni Nixon, future voix de Natalie Wood dans "West side story" et de Audrey Hepburn dans "My fair lady". 

Et en déroulant le fil des reprises de "Anything goes" sur scène, nous sommes tombés sur une production datant de 1969, à Londres, avec dans le rôle féminin principal notre très chère amie Marion/Marian Montgomery. 

Et tout cela est fou, non ? 




vendredi 18 septembre 2015

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette six cent soixante treizième édition, Mitzi Gaynor présente le modèle intitulé "Le crêpé décollé". 

vendredi 14 juin 2013

Le Brushing du jour.

































Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette quatre cent soixante huitième édition, Mitzi Gaynor présente le modèle intitulé "Le voyage en ballon". 

dimanche 27 novembre 2011

Les très suaves heures de l'histoire contemporaine : le jour où Ethel et Ernest se dirent "oui".


Le 27 juin 1964 eut lieu à Beverly Hills un mariage qui est encore aujourd'hui dans la liste des unions les plus courtes de l'histoire puisqu'il s'acheva 32 jours plus tard : celui d'Ethel Merman et d'Ernest Borgnine. S'il est toujours flatteur de figurer dans un top 10, celui-ci eut de quoi réjouir les intéressés puisqu'il se plaça aussitôt et également dans le classement des mariages les plus improbables car, vraiment ? La star de Broadway qu'on prétendait lesbienne et l'ancien marin de la US Navy oscarisé ? Avaient-ils bu ?

En annonçant à la presse à Noël 63, tout juste un mois après s'être rencontrés, qu'ils avaient l'intention de convoler, Ethel Merman et Ernest Borgnine semblaient pourtant sobres. Ravis, peut-être transfigurés par le bonheur mais sobres.


Née Ethel Zimmermann en 1908 avec un nom très judaïque dans une famille pourtant avec ferveur épiscopalienne, Ethel Merman était en 1963 un monument de Broadway dont la carrière avait débuté dans "Girl Crazy" des Gerschwin en 1930 qui avait fait d'elle une star en une nuit. Tête d'affiche depuis, son curriculum était un résumé de l'histoire de la musique populaire américaine : 5 comédies musicales de Cole Porter, des shows d'Irving Berlin, de Jule Styne et Sondheim.

Si on peut s'étonner que sa voix tonitruante séduisit d'aussi suaves et sophistiqués compositeurs, elle était l'idole des directeurs de théâtre : jamais malade, ponctuelle, capable d'assurer les 8 représentations hebdomadaires d'un spectacle sans faiblir. Jurant comme une charretière et avouant ne jamais avoir lu un seul livre de sa vie, elle s'était déjà mariée 3 fois et avait deux enfants qu'on ne voyait jamais.

Ethel et son mari n° 3 le très chic président de la Continental.

Ernest Borgnine, né en 1917, était devenu acteur suite à la suggestion de sa mama italienne qui le voyait un peu désoeuvré après 10 années passées dans la marine. Il est l'incarnation du fait qu'il faille toujours suivre les conseils de sa mère puisqu'en 1947, il explosait sur scène dans "La ménagerie de verre" de Tennessee Williams et remportait un oscar en 55 pour "Marty".

Séparé de sa première épouse et mère de son premier enfant, il avait épousé en secondes noces l'actrice mexicaine Katy Jurado rencontrée sur le tournage de "L'or du Hollandais", un mariage tumultueux et fortement alcoolisé qui fit les délices de la presse pendant 4 ans.

Un verre ça va...

Ethel et Ernest n'étaient donc pas des perdreaux de l'année lorsqu'ils furent présentés l'un à l'autre au cours d'un dîner fin novembre 1963, une soirée qui, pour Merman, n'aurait certainement pas débouché sur une histoire d'amour si Borgnine n'avait été persuadé, ce soir-là, d'avoir rencontré sa prochaine épouse. Que vit Ernest en Ethel qu'Ethel ne vit pas immédiatement en Ernest : le mystère reste entier. Après trois semaines d'une cour acharnée, il fit sa demande qu'elle accepta, ajoutant plus tard qu'elle fut la première surprise de s'entendre dire "oui".

Et c'est ainsi que 6 mois plus tard en raison d'agendas chargés et surtout d'un divorce d'avec Katy Jurado un peu compliqué, le couple pouvait enfin se lancer dans la vie maritale, une cérémonie qui eut lieu dans le jardin de la propriété d'Ernest en Californie en compagnie d'amis fidèles, d'un photographe de Life magazine et d'une robe jaune avec bibi coordonné.






Selon ses biographes officiels, des nuages noirs obscurcirent les rapports entre le mari et sa femme dès la cérémonie lorsque, pressée par ses invités de pousser la chansonnette, Ethel grimaça en entendant son époux surenchérir à la demande en ajoutant "Vas-y mon bébé, en plus je ne t'ai jamais entendu chanter". Elle venait d'épouser le seul américain ne connaissant pas sa voix, ce qui aurait pu être flatteur, après tout il l'aimait pour elle et non son organe.

Bizarrement, cela ne le fut pas pour Ethel qui commença à se demander à qui elle venait de s'unir. Si les versions divergent sur ce qui suivit, une chose est certaine : partant quelques jours plus tard pour Hawaï puis Tokyo en lune de miel, Ethel et Ernest furent de retour 10 jours plus tard. Il ne s'adressaient plus la parole, cohabitèrent cependant une semaine puis se rendirent chez le juge. Le divorce, annoncé dès août, fut prononcé en décembre pour incompatibilité d'humeurs. Entre temps ils avaient pu renvoyer les cadeaux de mariage.



Si la séparation d'Ethel et Ernest fit autant parler que leur mariage, c'est en partie en raison du silence absolu des deux intéressés sur le sujet qui donna naissance à de nombreuses suppositions afin d'expliquer l'échec de la relation. Les documents officiels mentionnaient le refus par Ernest de se séparer d'une femme de ménage qui déplaisait à Ethel, on parla rapidement d'une bataille d’ego, Ethel ayant plutôt mal vécu son anonymat au Japon quand son mari était reçu comme une star.

Le personnage d'Helen Lawson interprété par Susan Hayward dans "La vallée des poupées" ayant été calqué par Jacqueline Susann sur la personnalité de Merman, on comprend aisément que celle-ci n'ait pas apprécié de n'être soudain plus en tête d'affiche. On évoqua d'impossibles problèmes de flatulences pour Ernest, peut-être doublés d'une mollesse ne favorisant pas la consommation du mariage. Ethel, de son côté fut prétendue incapable de faire quoi que ce soit sans téléphoner d'abord à ses parents. Pas très suave, à la différence de ce que fit Ethel dans son autobiographie pour le chapitre consacré à son mariage avec Ernest : une page blanche.


Ethel Merman ne se remaria jamais plus, avouant quelques années plus tard lors d'une interview que son dernier mariage l'avait vacciné des hommes pour toujours. Elle consacra la fin de sa carrière à promouvoir sa propre légende, reprenant "Annie get your gun", "Gypsy" ou "Call me madam" et acceptant enfin d'être Dolly Levy dans "Hello Dolly", show qu'elle avait refusé alors qu'il avait été écrit pour elle. En 1979 elle enregistra un légendaire album disco. Elle disparut en 1984 des suites d'une tumeur au cerveau.

Toujours vif à plus de 94 ans, Ernest Borgnine trouva enfin la félicité en épousant en 1973 la créatrice d'une ligne de produits cosmétiques avec laquelle il coule toujours des jours heureux. En 2008, lors de la parution de son autobiographie pour laquelle il accorda de nombreuses interviews, on l'interrogea évidemment sur sa courte union avec Ethel. Il répéta ce qu'il avait déjà laissé entendre à savoir que, marié précipitamment, il n'avait réalisé que trop tard qu'il avait épousé un monstre d'égocentrisme.

Il ajouta cependant qu'il survécut à cet échec et aux nombreux déboires de sa vie sentimentale en s'adonnant régulièrement à la masturbation. Et c'est une trop parfaite phrase de conclusion pour que nous imaginions ajouter autre chose. Quelle leçon !


mercredi 12 octobre 2011

dimanche 18 septembre 2011

mardi 3 mai 2011

dimanche 23 janvier 2011

La question suave du jour : doit-on acheter n'importe quoi parce que c'est soldé ?







Si nous devions ne vous donner qu'un seul conseil : résistez aux -50 ou -80% ! Céder aux sirènes des soldes est le meilleur moyen de vous retrouver avec quelque chose de trop petit, trop brillant, trop ethnique. Et n'oubliez pas que si c'est encore en rayon, c'est qu'il y a forcément une bonne raison !