Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois succès de Marie D., et accessoirement aussi de l'interprète féminine principale. Mais accessoirement...
Affichage des articles dont le libellé est Norma Shearer.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Norma Shearer.. Afficher tous les articles
mardi 16 août 2022
vendredi 21 octobre 2011
La question suave du jour : doit-on vraiment réhabiliter la cape ?
Octobre déclinant et les températures baissant, une question ne va pas tarder à surgir : le duffle-coat soit, la doudoune éventuellement, le trench, bien que fin, bien sûr, mais quid de la cape ? Cela fait d'ailleurs maintenant près de 10 ans que, chaque automne, les esprits s'échauffent sans parvenir à une réponse claire et définitive. Parmi toutes les possibilités offertes afin de résister au froid, la cape est tentante. Mais est-elle suave ?
Il n'est sans doute pas inutile de préciser qu'une cape n'est pas une pèlerine, elle n'a rien à voir avec un manteau et survit fort bien sans capuche. A priori déclinée de "capa", "vêtement" en occitan, elle fut un temps assimilée à la pelisse ce qui n'est plus vraiment le cas et a longtemps été l'apanage des immaculées conceptions, des enchanteurs, des dictateurs de petite taille avec problèmes gastriques et des guerriers crétois. Liste non exhaustive.
Milieux de la mode mis à part, la cape, qui semble appartenir à un passé lointain n'a pas pour autant disparu. On l'aperçoit encore sur des femmes âgées fortement brushées et des octogénaires bavarois. Mais notons malgré tout que ces exemples sont rares et accompagnent la cape d'ornements divers : médailles, plumes, robes blanches, cardinaux, le Vatican : accessoires que nous ne possédons pas tous dans nos placards !
En tout cas, accordons-nous sur un point : pour que cape il y ait, manches se seront absentées. C'est un peu médiéval comme structure, certes, mais c'est catégorique. Une cape n'a pas de bras !
Pourquoi la cape est-elle tentante ? Ayant longuement débattu de ce point en conseil de rédaction, l'équipe de Soyons-Suave est parvenue à établir que le charme de la cape vint d'abord du fait qu'elle offre une possibilité qu'aucun autre vêtement ne permet : se placer sur tous les autres.
On ne termine pas plus sa tenue en enfilant une culotte qu'on ne parfait sa silhouette en boutonnant une chemise par-dessus sa veste de tailleur. La cape éclipse tout. Elle serait l'arme ultime si elle était autorisée comme figure dans une partie de "Pierre-Feuille-Ciseaux". D'ailleurs qu'il y a-t-il sous celles d'Audrey ou Grace ? On ne sait pas, on ne sait plus, on est perdu.
N'est-elle donc pour les vêtements qu'un équivalent du tapis pour la poussière ? Bien sûr que non ! On ne porte pas la cape uniquement pour cacher un trou de mite ou bien pire, un pull à rayures sur un pantalon à carreaux. On la choisit délibérément, parce qu'on la veut, elle et rien d'autre. La cape est bel et bien une déclaration.
Nous en voulons pour preuve le choix que fit Barbara Stanwyck parmi les innombrables modèles proposés lors de sa participation à la campagne Blackglama. Saisit-elle une étole ? Un trois-quart ? Un boléro en jars ras ? Que nenni, elle imposa la cape, impériale, sobre, un rien virile, et nous savons tous pourquoi.
Affirmons-le : porter une cape n'est pas innocent et encore moins anodin, cela ne convient ni aux timoré(e)s ni aux indécis(es). La cape enveloppe parfaitement une personnalité affirmée qui saura en utiliser toutes les ressources.
Car tombante elle saura dévoiler une épaule appétissante ou une gorge n'attendant qu'à être croquée, sur l'épaule à la cosaque c'est une invitation à de joyeuses cavalcades et, bien évidemment, ouverte brutalement c'est un papier cadeau qu'on déchire. Oui, la cape est sexuelle. S'en est même indécent.
Quelques précautions s'imposent tout de même dans le choix et l'utilisation d'un tel vêtement. La couleur, la matière nécessitent une attention particulière, comme n'importe quelle autre pièce nous direz-vous. Pas exactement. Un pantalon en peau est certes un peu rustique, une robe en chanvre un peu datée mais aucun de ces exemples ne passe pour un déguisement ce qui, malheureusement, peut être le cas lors d'une erreur de cape.
Trop opaque et c'est l'envol vers la Transylvanie, trop brillante voire satinée et c'est l'assurance qu'on vous tirera dessus afin de vérifier l'efficacité de vos bracelets à l'épreuve des balles.
Notons enfin que la longueur de la cape n'est pas anecdotique. Elle doit impérativement se choisir en fonction de sa morphologie et être malgré tout conséquente. "J'aime beaucoup ton pashmina". "Mais enfin Jeanine, c'est une cape !" entendait-on récemment. C'est intolérable.
Cape pas franche.
Cape extrême.
Il est grand temps d'apporter une réponse définitive à cette question du jour bien enveloppée. Les suaves visiteurs qui nous suivent depuis le début l'auront compris : évidemment, la cape est suave, il est impératif et une bonne fois pour toute de la réhabiliter et pas uniquement par qu'elle surclasse tout, sait être un appel au sexe et témoigne d'un fort caractère.
La cape est suave car elle est simple (finalement ce n'est ni plus ni moins qu'une couverture avec un lacet) supporte et appelle même l'accessoire, se décline en matières rares qui pourraient faire pleurer l'Argentine et vous permet pour un soir d'être reine de France.



Et si nous ajoutons qu'elle se fait même au crochet, nous aurons, espérons-le, achevé de vous convaincre. Encapez-vous avant qu'il ne soit trop tard. Nous vous aurons prévenu !
Libellés :
Barbara Stanwyck,
Crochet,
Faye Dunaway,
Grace Kelly,
Jane Birkin,
lana turner,
Lynda Carter,
Norma Shearer.,
question,
Rita Hayworth,
SuaveFashion,
Vintage
dimanche 10 janvier 2010
Norma Shearer vous apprend à recevoir un bouquet.
A tout moment, nous risquons d'être confronté à ce que les plus de 20 ans appellent l'instant "Soudain un inconnu vous offre des fleurs" : la réception d'un bouquet. Cet événement est en lui-même extrêmement réjouissant mais risquant de survenir par surprise, il peut alors se transformer en un instant génant qu'on ne sait pas toujours appréhender. Heureusement, Norma Shearer est là pour nous livrer, en 5 étapes, les bases d'une acceptation florale réussie.
1. Le bouquet est là, votre femme de chambre l'a aussitôt installé dans votre plus beau vase : quelques soient les fleurs, la forme ou la couleur, manifestez la surprise avec subtilité en adoptant la pose dite de la Tour de Pise (fonctionne également pour l'annonce de la grossesse de votre fille mineure ou la découverte du plasticage de votre villa en Corse).

2. De retour à la verticale, approchez-vous du vase en faisant comprendre que si vous n'aviez pas été élevé dans un pensionnat suisse, vous vous jeteriez brutalement sur ces fleurs pour les presser sur votre corps palpitant tant leur beauté vous attire. Votre visage et votre corps doivent exprimer quelque chose de l'ordre de "Petite renoncule, je vais te broyer contre mon sein". Mais bien sûr vous ne le faîtes pas.

3. Puisque vous savez qu'à un moment ou à un autre, il va vous falloir humer du pistil, autant le faire derechef. Inutile de poser littéralement votre nez dans chaque corolle : à une distance raisonnable, utilisez votre main pour amener le parfum jusqu'à vous en songeant à légèrement tourner votre visage vers votre épaule, ce qui permet, le cas échéant, un haut-le-coeur, en cas de fragrance trop présente, qui ne blessera personne puisqu'à peine visible.

4. Reprenez un peu de distance et fixez la fleur la plus haute, cherchez bien, il y en a toujours une. Un regard vers les cieux est toujours apprécié car vous voilà minuscule devant tant de splendeur. Ecrasez discrètement d'un doigt l'araignée/la coccinelle/le cafard/la tique qui en a profité pour rejoindre votre cou.

5. Il ne vous reste plus qu'à refuser ce présent. Il n'est pas question qu'on puisse imaginer pouvoir vous acheter avec trois tiges et du gypsophile. Ajoutez éventuellement un "C'est trop, je ne peux". On va bien sûr insister. Si le bouquet est admirable, cédez après deux autres refus, s'il est atroce, restez ferme.
Voilà. Merci qui ?
Inscription à :
Articles (Atom)



















