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mercredi 21 juillet 2021

Le trio du jour.





Parce qu'à trois, c'est aussi bien qu'à deux, sinon mieux, Soyons-Suave est heureux de vous offrir trois sirènes. 

lundi 22 juillet 2019

Et maintenant dansons !



Que les dorisdayphobes qui nous lisent se rassurent immédiatement, cette semaine n'est pas consacrée à notre idole malheureusement trop tôt disparue (97 ans, c'est jeune, bien trop jeune...) mais à la chanson "Close your eyes" dont nous avons fait la connaissance sur un album de Doris, le très jazzy "Duet : Doris Day and André Previn and the André Previn trio", sorti en 1962.

Si les mêmes dorisdayphobes ont eu malgré tout la curiosité d'écouter ce qui se trouve ci-dessus, ils ont été obligés de reconnaître que nous n'avons pas là un titre classique de miss Day, qui enregistrait déjà en 1941 et cessera toute aventure discographique en 1967. Point de ballades un rien sirupeuses ("Sentimental journey", son premier hit en 1945), de gentilles mélodies qui peuvent à l'occasion prendre totalement le contrôle de votre esprit ("Que sera sera..."), non, là, la contrebasse craque, le piano s'envole, la batterie roucoule. 

Pour paraphraser Michel Legrand : ça balance ! 























Si la métamorphose de Doris Day en chanteuse de jazz ne dura qu'un seul album, c'est à André Previn que nous devons cette parenthèse enchantée, l'homme aux 50 bandes originales, aux 4 oscars, aux multiples Grammy, aux 5 mariages et aux 6 enfants avec Mia Farrow. Reconnu non pas comme un jazzman mais comme un musicien classique jouant le jazz comme personne, André consacra la fin de sa carrière à la musique classique et quitta ce monde à l'âge de 89 ans en février dernier, trois mois avant Doris. 

Nous lui saurons toujours gré en tout cas d'avoir offert à Doris le premier album qu'elle aima de la première à la dernière note, dont elle apprécia chaque seconde passée en studio pour cette simple raison : André lui laissa entièrement le choix des chansons ce qui, en 20 ans de carrière, était une première. 

Il est enfin amusant de découvrir que lorsque les chanteuses peuvent librement sélectionner les chansons qu'elles vont enregistrer, "Close your eyes" fait régulièrement partie de la short list, peut-être, comme nous l'expliquait un jour une amie qui fait vibrer ses cordes vocales pour vivre, parce que c'est un plaisir à interpréter. Elle mentionnait justement "Close your eyes" et cette phrase qui n'en finit pas : "Something dreamy for dancing while we're here romancing it's love's holiday" tout en descendant délicatement. Quant elle choisit elle aussi les titres de son unique album studio en 1957, Dolores Gray aussi, craqua. On la comprend. 

vendredi 27 juin 2014

La question suave du jour : Beverly Sills peut-elle nous sensibiliser à l'art lyrique ?

































Si vous êtes des habitués de Soyons-Suave, vous n'ignorez pas que, et sans en tirer la moindre fierté, nous sommes d'une ignorance crasse dès lors qu'il est question de musique classique, lyrique ou symphonique. Est-ce parce que très jeune, nous avons trois soirs de suite fait de la figuration dans ce qui fut sans doute l'une des plus poussives productions de "Lohengrin" de Wagner (quand à une semaine près, nous aurions pu être dans "Violettes impériales"), allez savoir. 

Quoi qu'il en soit, le monde des mezzos et des coloratures nous semble aussi obscur que l'univers de la physique quantique, à quelques exceptions près cependant. Soprano suprême de la fin des années 60 jusqu'à sa retraite en 1978, l'américaine Beverly Sills nous a toujours intrigués, peut-être parce qu'elle fit la couverture de Time magazine accompagnée du titre "The Queen of opéra", peut-être parce qu'elle chanta dans le Muppet Show, peut-être parce qu'elle sembla avoir un faible pour les costumes de scène les plus improbables. Illustrations : 


























































Chanter du Rimsky Korsakov, soit. Mais avec un chandelier sur la tête, voilà ! 

Si nous ne nous sommes toujours pas décidés à écouter en entier un enregistrement de Beverly, nous avons depuis quelques jours regardé suffisamment de photos d'elle pour que plus jamais, nous ne commettions à nouveau cette grave erreur : la prendre, selon les angles et les années, pour Dolores Gray, Eydie Gorme ou la journaliste Liz Smith. 



































Encore le fruit de notre imagination vous direz-vous ? Observons maintenant Beverly peu de temps avant sa disparition en 2007 :

































Ah ! Quand même non ? 

Enfin, pour répondre à la question du jour, il faudra sans doute encore un peu de temps pour que même Beverly nous sensibilise à l'art lyrique. Elle nous a en tout cas confirmé l'importance d'une tenue adaptée à chaque circonstance, ce qui est déjà ça. 


samedi 14 avril 2012

C'est samedi : soyons musical !


Attention : sommet de suavitude ! Les mp3 du weekend vont vous faire fondre et nous envions une fois encore ceux d'entre vous (mais sont-ils nombreux ?) qui vont découvrir pour la première fois ce "Warm Brandy" de Dolores Gray, enregistré en 1957 et qui est, peut-être, le disque que nous avons le plus offert autour de nous.

Devons-nous en dire plus sur Miss Gray ? En disparaissant en 2002 à l'âge de 78 ans, elle fit se sentir orphelins les aficionados de Broadway, la moitié des drag queens américaines et les habitués du West End londonien où se déroula une partie de sa carrière. On la pleura à Hollywood, on la pleura dans nos locaux.


Exemple typique de personnalité qui étrangement ne devint jamais la star qu'elle aurait pu être, Dolores Gray entra à la MGM en 1955 pour en ressortir deux ans plus tard mais ayant eu le temps au cours de ces brèves années de tourner dans "La femme modèle" de Minnelli, "Beau temps sur New-York" de Kelly et Donen et la curiosité qu'est "The opposite sex", remake musical de "Femmes" de Cukor dans lequel c'est June Allyson qui pousse la chansonnette.

Dolores y chantait tout de même le générique, de la même façon qu'elle joua au théâtre dans "Annie du Far-West", "Mame", "Gypsy" ou "Follies" mais à Londres. Ses aventures à Broadway furent moins spectaculaires et si elle remporta un Tony, c'est pour une pièce qui ne tint l'affiche que pendant 6 jours. Quand à "Destry rides again", elle s'y fit surtout remarquer pour avoir continué de chanter alors que le rideau prenait feu pendant son numéro.



Peu importe, comme Kay Thompson sera toujours Maggie Prescott chantant "Think pink" dans "Funny Face", Dolores Gray est à jamais Madeline qui dans "Beau fixe sur New York, fait oublier Cyd Charisse et élimine ses soupirants en déclarant "Thanks a lot but no thanks". Et lorsqu'après le millionième visionnage, vous faîtes une pause en la regardant renverser une assiette de raviolis sur les genoux de Gregory Peck sous les cameras de Minnelli, vous vous dîtes que cette femme était un génie.

Grande, mince, blonde, particulièrement en courbes, Dolores avait une voix puissante que des journalistes anglais comparèrent pourtant à du "brandy chaud", expression qu'elle retint pour l'album intimiste et moite qui montra, en 1957, qu'elle ne possédait pas que des décibels. Dolores sussure et c'est divin.


Si après cela vous n'avez pas envie d'une douche, d'un martini ou d'aller vous recoucher, et peut-être même des trois, c'est qu'une seconde écoute est nécessaire.



"Warm Brandy" fait partie de ces disques rares capables de transformer le plus banal des apéritifs dînatoire en soirée inoubliable, pour peu que vous vous laissiez aller à sa suavitude inégalée. Comme n'importe quel alcool fort il va vous tourner un peu la tête mais soyez assurés, car il est d'une qualité supérieure, que vous vous réveillerez le lendemain sans le moindre mal de tête.

1. Shangri-La
2. Penthouse Serenade
3. You're getting to be a habit with me
4. Kiss Me
5. How Long Has This Been Going On
6. Close Your Eyes
7. You Go To My Head
8. Do-Do-Do
9. Speak Low
10. Don't Blame Me
11. Isn't It Romantic ?
12. You're My Thrill



Et pour télécharger tout cela au format zip vous savez comment faire.

vendredi 16 décembre 2011

Le Brushing du jour.



Parce qu'on n'a jamais assez de hauteur, de laque et d'anglaises, revisitons les plus suaves créations capillaires. Et pour cette deux cent quatre-vingt-septième édition, Dolores Gray nous propose un modèle intitulé "Perfection bouclée"

lundi 26 octobre 2009

Après la femme, l'enfance maltraitée, le travail décent et l'absence de tabac, lançons la journée du caniche.

De tous nos amis à quatre pattes, le caniche n'est certainement pas celui qui possède la meilleure des réputations. Trop royal, trop abricot, trop frisé, n'oublions pas non plus qu'il peut dans certains cas se targuer d'avoir la pire haleine qui soit. Et pourtant, il a su et sait encore être un compagnon apprécié, de même qu'une oreille toujours attentive. Il n'y a donc aucune raison pour que son port soit réservé aux dames aux cheveux bleutés habitant souvent sur la côte méditerranéenne (mais qu'est-ce que tu es belle... Ma vie sera la tienne...). Soyons-suave, adoptons un caniche, et si vous avez quelques réticences, dites-vous que d'autres bien plus suaves l'ont fait avant vous.










lundi 22 juin 2009

Dolores Gray nous apprend à nous élever correctement.



Voilà, nous avons survécu. La ville a retrouvé son calme. Seules quelques partitions trainent au milieu des bouteilles cassées et de quelques flaques suspectes et pas suaves du tout. Mais l'essentiel est là : les apprentis musiciens du 21 juin ont disparu. Une simple pensée miséricordieuse pour ceux qui au réveil, ne vont pas parvenir à chasser de leur esprit cette entêtante question "Mais pourquoi ai-je cru que rejoindre ce groupe de kazou jouant du AC/DC serait divertissant ?"


Pour nous, qui avons sagement patienté, ce matin plein de soleil est celui de la libération, notre 6 juin 44 et il peut nous prendre l'envie de sourire à pleines dents, de dire bonjour au boulanger voir de sauter dans les airs. Mais là attention ! La poussée verticale d'un corps peut s'avérer dangereuse et dans de nombreux cas, assez disgracieuse : mauvais départ, mauvaise réception et surtout une fois loin du sol, l'absence totale d'idées sur quoi faire une fois en apesanteur.


Tournons-nous donc vers cette incarnation du suave que fut Dolores Gray, immense chanteuse dont personne n'a pu oublié les apparitions dans "La femme modèle" de Vincente Minnelli ou "Beau fixe sur New York" de Stanley Donen et Gene Kelly. En plus d'une voix surpuissante et d'un physique atomique, Dolores savait sauter comme une reine, à condition d'avoir sous la main quelques accessoires indispensables, généralement quatre danseurs en smoking.


La méthode est simple : une petite impulsion et on se laisse porter.












Voilà, à vous maintenant. Une dernière chose : la robe sirène en tulle turquoise est évidemment nécessaire.